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New York

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Article du New York Post, publié le 21 septembre 2015 (note : non il ne s’agit pas de Pierre Jovanovic sur la photo, que nous saluons au passage, même s’il y a un petit air !) :

« Angelo Torres pointe chaque matin à 5 heures pour ensuite nettoyer pendant 8 heures les débris qui atterrissent sur la plage Midland de Staten Island.

C’est un boulot épuisant, selon cet agent chevronné de l’entretien des Parcs, mais aussi une échappatoire bienvenue face à l’incertitude de vivre dans les rues, à l’instar des plus de 300 fonctionnaires de New York qui sont sans domicile fixe.

« Chaque soir, je pleure en espérant que ce ne soit qu’un mauvais rêve, mais c’est la réalité, » a déclaré Torres, 45 ans, au Post.

Il a lancé un appel au maire de New York, Bill de Blasio : « de grâce, aidez-nous ». Torres gagne 33.662 $ par an mais il affirme que ce n’est pas suffisant pour trouver son chez-lui dans une ville où, d’après StreetEasy, le loyer moyen est de 2.690 $ par mois.

Il a donc vécu durant les 4 derniers mois dans son vieux Chevy Blazer de 2001 à vitres teintées dans lequel 2 sacs à son nom rassemblent ses effets personnels.

« Tout le monde me dit d’aller prendre une douche et de laver mes vêtements. Ils ignorent ma situation. Cela me fait très mal. Je travaille pour la Ville. Je n’ai jamais cru que cela pourrait m’arriver, » a-t-il déclaré.

Ses problèmes démarrèrent il y a 3 ans, lorsque l’ouragan Sandy détruisit son appartement de New Dorp Beach, sur Staten Island. Il vivait à l’époque avec sa petite copine mais ils se séparèrent et la séparation le laissa sans le sou, d’après ses déclarations.

Il a choisi de vivre dans sa voiture car il ne connaissait personne avec qui partager un appartement et en raison de ses craintes de vivre dans un centre d’accueil. Et il n’est pas le seul.

Georgie Grier, 55 ans, agent de contrôle de la propreté, connaît les risques de la vie en abri. Son salaire de 33.600 dollars par an l’a tout de même forcée à devoir déménager en juin 2014 vers l’hôtel Aladdin, un centre pour SDF gangréné par le crime.

« Il y a beaucoup de toxicomanes. C’est très effrayant, j’ai perdu beaucoup de poids, » a-t-elle déclaré. (…)

« Un emploi municipal permettait de se sortir de la pauvreté, » a déclaré Joseph Puelo, président d’une association qui représente 3.000 ouvriers de la ville de New York.

« Vous saviez que vous recevriez une retraite, un bon emploi qui vous évite les soucis, mais c’est désormais de l’histoire ancienne, » a-t-il déclaré. Puelo a également ajouté que la situation des SDF n’avait jamais été aussi mauvaise. Certains travailleurs à temps plein gagnent tout juste 24.000 $ par an.

Dilcy Benn, présidente du syndicat Local 1505, a déclaré que plus de 100 des 1.000 agents d’entretien des parcs qu’elle représente vivent dans des refuges tandis qu’au moins 4, dont Torres, vivent dans les rues de Staten Island et du Bronx. (…)

On ignore combien de ces personnes étaient déjà des sans-domiciles fixes avant de décrocher leur emploi. Le département des SDF de la ville de New York s’est refusé à tout commentaire. »

Conclusion en 3 mots : merci la Fed !

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Dans ce reportage sur le rapatriement de l’or du Texas, Bloomberg parvient à parler pendant la moitié du temps d’antenne de Jade Helm pour ignorer le motif principal de la décision prise par le Texas : la crainte de ne jamais revoir son or alors que derrière chaque once, ce sont des dizaines de promesses papier qui existent.

Texte complet :

Le Texas veut récupérer son or stocké à New York. Le « Lone Star State » possède pour 650 millions de dollars de lingots d’or dans un coffre de Manhattan.

Mais maintenant, ils veulent le rapatrier au Texas. Notre reportrice locale Lauren Etter nous rejoint d’Austin pour nous en dire plus… Pouvez-vous nous dire ce qui se passe au juste, quel est le contexte ?

Heu… et bien… en fait… Le Texas possède pour 650 millions de dollars d’or. La société de l’université qui gère ses investissements a commencé ses achats de lingots il y a quelques années après la grande récession,

or qui fut stocké depuis à New York. Au Texas, il y a un grand intérêt pour le rapatrier désormais, principalement parce que l’État craint que…

Il y a une certaine fièvre qui règne en ce moment, les gens ici veulent être certains que le gouvernement fédéral n’ait pas la main sur ce qui leur appartient et cela vaut aussi pour l’or.

Lauren, j’ai entendu que les services de renseignements du Texas s’inquiètent des mouvements de troupes fédérales dans l’État et que le gouverneur avait mobilisé la milice locale en guise de précaution.

Mais qu’est-ce qu’il se passe là-bas ?

Eh bien, cela a un peu dégénéré suite à la propagation d’informations concernant des exercices militaires conduits à travers les États-Unis, l’opération Jade Helm.

Cela s’est passé il y a quelques mois, l’information s’est propagée et le Texas a surfé sur ce sentiment grandissant dans l’État que le gouvernement fédéral se prépare à venir les chercher.

Il (le gouverneur) a déclaré qu’il allait déployer les forces de l’État, ou au moins les mettre en état d’alerte, afin de garder un œil sur le gouvernement fédéral.

Il y a donc beaucoup de décisions politiciennes qui sont prises ici et l’or n’échappe pas à la règle.

Mais Greg Abbott – le gouvernement du Texas – est en fait en train de jouer un petit jeu de stratégie d’escalade avec le gouvernement fédéral, cela peut-il dégénérer ?

Eh bien, comme je l’ai dit je pense que cela a été un peu trop loin, le gouverneur a dit… l’État du Texas a été clair sur ce point, l’objectif n’est pas de s’attaquer aux Fédéraux.

Je pense qu’il s’agit plutôt d’envoyer un message : regardez nous les Texans, nous vous avons à l’œil, nous protégeons les intérêts de notre État.

Il n’y aura pas donc de déclaration de guerre entre le gouvernement fédéral et le Texas, bien que ce soit arrivé dans le passé.

Il s’agit donc principalement de démagogie qui montre une énorme méfiance envers le gouvernement fédéral.

Mais ce qui est intéressant ici est que cette question de l’or ne concerne pas directement le gouvernement vu qu’il appartient à l’université. Il s’agit en fait d’actifs sous gestion,

la University of Texas est seconde au classement des universités ayant les actifs sous gestions les plus importants d’après Bloomberg, qui s’élèvent à 25,9 milliards.

Quelle est la position de l’université sur ce dossier ?

Je pense qu’elle n’a pas vraiment été impliquée. Ils ont acheté l’or il y a quelques années pour leurs raisons d’investissement propres, ils avaient leurs motifs pour agir ainsi.

Le CEO de la société d’investissement m’a dit : si nous avons encore de l’or, s’il fait partie (le coffre) du système du COMEX, si cela aura vraiment lieu, si les frais de garde sont moindres qu’à New York, pourquoi ne pas le ramener à la maison.

Cela semble logique, pourquoi payer plus cher pour le garder en territoire Yankee quand vous pouvez simplement le garder chez vous dans le Fort Alamo. Mais que vont-ils en faire exactement lorsqu’ils le recevront ?

C’est une excellente question, il y a encore beaucoup de petits détails à régler. Bien sûr, le diable se cache dans les détails, le Comptroller doit encore définir le modus operandi

mais l’idée serait que ce coffre, cette facilité de dépôt, pourrait fonctionner comme une banque garantie par du métal via laquelle les simples citoyens, les autorités locales, les gouvernements, les écoles seraient en mesure de faire des transactions garanties par cet or.

Le mode de fonctionnement doit encore être déterminé mais il y a des idées qui ont été lancées.

Les Texans ont toujours des idées en cours de concrétisation, j’ai l’impression.

C’est vrai.

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Alors que les initiatives, publiques ou en catimini, de rapatriement des réserves d’or de nombreux pays à travers le monde se multiplient, l’or dans les coffres de la Fed de New York est passé pour la première fois au cours du 21e siècle en dessous de la barre des 6.000 tonnes.

ZeroHedge qui rapporte l’information, revient également sur la bizarrerie comptable qu’il avait relevée il y a 2 mois lorsque les Pays-Bas avaient annoncé le rapatriement de 122 t en provenance de la Fed de New York et l’Allemagne 85 t (courant 2014). Pourtant, la Fed de New York rapportait avoir expédié 177 tonnes ce qui représente une différence énorme. À ce jour, aucune explication n’a été fournie pour expliquer ce delta d’environ 15 %.

Quoi qu’il en soit, les retraits d’or des coffres de la Fed de New York se poursuivent soit un processus de rapatriement lent, discret et continu qui est en cours. D’après les derniers chiffres publiés par la Fed, rien qu’en février, ce sont 10 t qui ont quitté ses coffres alors que le mois précédent 20 tonnes avaient pris la poudre d’escampette. Cela fait 10 mois d’affilée que des retraits ont lieu.

Après les 177 tonnes de 2014 se sont déjà 30 tonnes qui ont été envoyées vers leurs propriétaires en 2015. Ce qui signifie que pour la première fois durant le 21e siècle, l’or détenu par la Fed de New York s’élève à moins de 6000 tonnes à 5989,5 tonnes pour être précis.

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Sans surprise, la Crimée a décidé par référendum de rejoindre la Russie en tant que nouvelle province. Les pseudos démocraties occidentales à géométrie variable ont jugé ce référendum illégal, alors que comme l’a très justement signalé Jacques Sapir, lorsqu’une révolution éclate dans un pays, le droit international prévoit que la constitution devient caduque.

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Soit les Occidentaux considèrent qu’il y a eu une révolution, ce qui libère la Crimée de ses obligations envers le gouvernement central vu que la constitution n’est plus, soit il y a eu un coup d’état, ce qui signifie alors que c’est le gouvernement actuel de Kiev qui est illégitime.

Mais bon, peu importe, il y a bien longtemps que l’Europe et les États-Unis n’en ressortent au droit que lorsque cela les arrange. Ce week-end, KWN est revenu sur la rumeur faisant état de l’envoi express de l’or de l’Ukraine vers la Fed de New York via Chris Powell, qui aime toujours fourrer son nez dans les affaires louches qui concernent l’or. Le mur du silence auquel il s’est heurté ne va certainement pas aider à faire taire la rumeur, qui semble désormais un fait sûr à 80 % :

« KWN fut le premier à parler de l’or ukrainien qui se serait envolé vers les États-Unis. Vous l’avez fait en citant William Kaye, qui, je le sais, a d’excellents contacts en Ukraine. Cette histoire m’a remué, c’est pourquoi j’ai pensé qu’il était important d’obtenir des confirmations officielles.

J’ai donc contacté par e-mail le service de presse de la Fed de New York, ainsi que du Département d’État américain. J’ai également appelé ces derniers, qui m’avaient promis de me rappeler, et dont j’attends toujours l’appel.

J’ai vite reçu une réponse de la Fed de New York, ils ont dit qu’ils allaient examiner l’affaire et me répondre rapidement. Ils ont tenu parole : le lendemain, ils m’ont simplement dit de m’adresser à la Banque Nationale d’Ukraine. Ce qui revient à refuser de commenter l’information.

Après quelques jours de mauvaise volonté du côté du département d’État, j’ai impliqué mon représentant au Congrès. Ils ont fini par me répondre en renvoyant la balle du côté de la Fed de New York, que j’avais déjà contactée et qui m’avait dirigé vers la banque centrale d’Ukraine.

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ZeroHedge, qui fut le premier média à annoncer la demande de rapatriement de l’or de l’Allemagne, pour 674 tonnes, vient de publier un nouvel article très intéressant concernant le sujet. Un an après le début de l’opération, l’Allemagne n’a reçu que 37 tonnes, soit 5 % du total, et bien moins que les 84 tonnes qu’elle devrait recevoir annuellement pour que l’objectif des 674 tonnes soit atteint en 2020.

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L’annonce de ces chiffres a eu le don d’irriter quelque peu la population allemande, alors que de nombreuses théories sont nées pour expliquer pourquoi le transfert prenait tant de temps : l’or ne serait plus dans les mains de ceux qui sont censés le stockés au nom de l’Allemagne.