Tags Posts tagged with "Obama"

Obama

0
Janet Yellen

Articles de Jim Rickards, publié le 11 avril 2016 sur Daily Reckoning :

« Hier en soirée, nous avons appris que le président Obama a convoqué aujourd’hui Janet Yellen à la Maison-Blanche.

En soi, un déjeuner entre le président des États-Unis et de la Fed pour discuter de politiques économiques n’a rien d’inhabituel : Bush 43, par exemple, rencontrait souvent Allan Greenspan pour parler de l’économie. Mais cette réunion est différente…

Il ne s’agit pas d’un déjeuner informel. Il s’agit d’une réunion de haut niveau organisé à la dernière minute par Obama. Le dernier précédent similaire date de 1951, lorsque Harry Truman convoqua l’ensemble des gouverneurs de la Fed à la Maison-Blanche. Vu que ce n’est plus arrivé depuis près de 70 ans, la réunion d’aujourd’hui est plutôt extraordinaire. Pourquoi Obama a-t-il convoqué cette réunion ? Plusieurs facteurs peuvent l’expliquer…

Tout d’abord, Obama ne souhaite pas voir la Fed augmenter ses taux. Si la Fed devait suivre son programme de hausse, cela donnerait aux Républicains de bonnes chances aux élections présidentielles de l’automne prochain. Tout simplement car des hausses pourraient entraîner le pays dans la récession, ce qui n’augurerait rien de bon pour les Démocrates.

Obama se soucie également beaucoup de son héritage, que les Républicains voudraient effacer. (..) Janet Yellen elle-même est démocrate, avec un profil d’économiste du travail et de nombreuses années passées à l’université de Berkeley. Elle n’est donc pas nécessairement hostile au message d’Obama.

En la faisant venir à la Maison-Blanche, Obama envoie à Yellen un message public évident : ne relevez pas les taux. Cette réunion est en quelque sorte une menace implicite.

Deux sièges de gouverneur sont vacants à la Fed. Obama pourrait nommer 2 de ses plus fervents opposants s’il souhaitait lui mener la vie dure. Ces 2 critiques pourraient s’opposer à Yellen sur chaque dossier et menacer son autorité. (…)

Un autre facteur pèse de tout son poids : les Démocrates ont aussi peur de Bernie Sanders que les Républicains craignent Donald Trump. Sanders a remporté 7 primaires et caucus d’affilée. Ses meilleures armes sont la critique incessante des grosses banques, de Wall Street et de Clinton qui est leur valet.

Sanders a exigé de Clinton de fournir les textes des 3 discours qu’elle a prononcés devant Goldman Sachs, pour lesquels elle a reçu 675.000 $. Elle a refusé de les fournir. Il s’agit du tendon d’Achille de la campagne de Clinton, que Sanders exploite à fond.

Obama n’a aucun contrôle sur Trump. Par contre, son influence sur Sanders est réelle. Pour faire du tort à Sanders, les Démocrates pourraient miner sa position populiste anti banques. Obama pourrait faire pression sur Yellen afin de s’attaquer à un problème considéré comme crucial par les éléments démocrates les plus à gauche : les salaires exorbitants des cadres dans les banques. Ce qui priverait Sanders de l’un de ses arguments massue.

La Fed exerce une grande influence sur la façon dont les banques sont gérées, même s’ellle ne dispose pas d’une autorité directe. La Fed peut très bien suggérer à une banque que l’un de ses dirigeants gagne trop. Même si elle n’a pas le pouvoir de baisser son salaire, la banque pourrait se voir refuser une future acquisition, ou l’ouverture d’une succursale, si elle ne prend pas en compte la « suggestion » de la Fed. En représailles, elle peut également faire traîner des dossiers en longueur. (…) »

0

Article de Jerome Corsi, publié le 22 mars 2016 sur wnd.com sous le titre original « la dernière fraude Obama : la reprise économique réfutée en seulement 9 graphiques » (note : l’auteur s’en prend manifestement à Obama. Sans être un fan du président américain, nous pensons néanmoins que le contenu de cet article aurait été quasi identique si un président républicain avait été élu à sa place. En dehors de cette focalisation sur Obama, le reste de l’article reste factuel et pertinent) :

« Chaque trimestre, la Fed de Saint-Louis met à jour 9 graphiques faciles à comprendre qui démontrent comment les politiques économiques de l’administration Obama n’ont pas réussi à fournir des bienfaits économiques réels à la population américaine.

Ils montrent comment les Obamanomics ont fortement augmenté la dette privée et publique ; poussé les travailleurs en dehors de la population active en manipulant les statistiques afin de rapporter un taux de chômage sous-évalué ; augmenté le coût des soins de santé malgré Obamacare ; et produit une reprise économique douteuse, les taux de croissance américains restant proches des niveaux de quasi-récession de la stagnation économique (…).

Crédits étudiants

Le premier graphique suit les évolutions des crédits étudiants. Au 3e trimestre 1993, ils étaient inexistants. Au début de l’administration Obama, au premier trimestre 2009, ils s’élevaient à 146,6 milliards de dollars. Depuis, la courbe est partie à la verticale. Au 4e trimestre 2015, soit les derniers chiffres mis à disposition par la Fed de Saint-Louis, les prêts étudiants s’élevaient à 945,6 milliards de dollars.

credit-etudiant

L’origine des crédits étudiants remonte à 1993. On les doit à Bill Clinton, qui décida de commencer à substituer les prêts du privé par des crédits du gouvernement. Depuis la réforme Obama de 2010, seul le gouvernement octroie des crédits étudiants.

Food stamps

Sous la présidence Obama, l’aide alimentaire des Food Stamps est passé de 54,8 milliards en 2009 à 69,4 milliards en 2014.

food-stamps

En janvier 2015, le nombre de bénéficiaires des Food Stamps dépassait la barre des 46 millions depuis 38 mois d’affilée. Ce qui signifie que 14,6 % de la population en bénéficiaient, pour 19,7 % des ménages. Par rapport à 1969, il s’agit d’une augmentation de 1516,96 %.

Dette fédérale

On estime que la dette fédérale aura presque doublé sous la présidence Obama. Le graphique de la Fed de Saint-Louis montre que la dette est passée de 11,1 trillions de dollars au premier trimestre 2009 à 18,9 trillions de dollars au 4e trimestre 2015. (…)

dette-usa

Création monétaire

Durant ses QE, la Fed a créé de la monnaie pour acheter des obligations américaines. Ces opérations, démarrées sous le président George Bush, ont décollé sous la présidence Obama.

creation-monetaire

De 1,772 trillion au 14 janvier 2009, la base monétaire ajustée des États-Unis est passée à 3,996 trillions au 16 mars 2016. (…)

Coût des soins de santé

Malgré la promesse d’Obama que l’implémentation d’Obamacare aiderait à faire baisser les soins de santé, leur inflation s’est poursuivie depuis la mise en application de l’Affordable Care Act.

cout-soins-sante-obamacare

Participation à la population active

Depuis l’administration Obama, le taux de participation à la population active a baissé de façon constante en raison du pourcentage croissant de chômeurs qui ont tout simplement abandonné leurs recherches d’emploi. Entre janvier 2009 et février 2016, le taux de participation à la population active est passé de 65,7 % à 62,9 %.

pop-active-participation

En mai 2014, nous avons rapporté que le BLA avait mis en place des changements permettant de sortir plus de personnes de la population active, et ce afin de faire baisser artificiellement le chômage. (…)

Quote-part de l’activité économique qui revient aux travailleurs

Les statistiques du BLA suivent le pourcentage de l’activité économique qui revient aux travailleurs, une baisse de cet indicateur est interprétée en tant qu’outil de mesure du mécontentement économique de la classe moyenne. De 103,605 au premier trimestre 2007, cet indicateur est passé à 99,350 au 4e trimestre 2015.

revenu-travailleurs

Revenu médian des ménages

Le revenu médian réel des ménages est passé de 57.357 $ en 2007 à 53.657 $ en 2014.

revenu-median

Taux de propriété

Sous Obama, le taux de propriété a poursuivi son net déclin, initié sous Bush durant l’effondrement du marché immobilier de qualité inférieure. (…) Le 28 juillet 2015, le Wall Street Journal a écrit que le taux de propriété n’avait jamais été aussi bas depuis près de 50 ans.

taux-propriete-usa

2

Vladimir Poutine a décidé d’intervenir directement en Syrie afin de tenter d’en finir avec Daesh. Si la nouvelle est connue, tout le monde n’en mesure pas encore les conséquences : ce faisant, la Russie signifie aux États-Unis que le temps où ils prenaient toutes les décisions sur l’échiquier géopolitique mondial est révolu. Voici les états d’âme sur le sujet de Paul Craig Roberts (source KWN) :

« Dr Roberts, à propos de la Syrie, il semble acquis que les Russes ont bombardé des positions clés. Le reste du monde observe et se dit que Poutine a décidé de s’en mêler pour mettre un terme à cette folie. »

Paul Craig Roberts : ça en a tout l’air. Daesh est un groupe qui est né des forces qui furent créées en Libye par les États-Unis pour renverser Kadhafi. Et lorsque la Russie a bloqué les velléités d’invasion de la Syrie par les États-Unis, Obama a envoyé ces gens en Syrie en prétendant qu’il s’agissait de Syriens oppressés s’étant constitué en armée pour combattre et libérer leur pays d’un dictateur qui aurait eu recours à des armes chimiques contre son propre peuple.

Mais les États-Unis ont perdu le contrôle de ces groupes, même si les opérations clandestines de Washington semblent toujours les approvisionner. En bref les Russes ont déclaré qu’ils ne pouvaient tolérer un Moyen-Orient dans le chaos total.

La Russie change de politique extérieure

Poutine fait preuve d’un leadership tel qu’on ne l’a plus vu depuis longtemps aux États-Unis. Il s’est en quelque sorte inspiré de la citation célèbre d’Orwell : en temps de tromperie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire. C’est exactement ce que Poutine a fait aux Nations unies en disant platement la vérité. Il a demandé directement à Obama : « savez-vous ce que vous avez fait ? » (…)

Ce changement s’est opéré très rapidement. Je pense que Washington en a été estomaqué. D’abord Poutine se rend aux Nations unies et affirme « nous ne pouvons plus tolérer la situation mondiale actuelle ». 2 jours plus tard, la Russie se met à bombarder l’État islamique. C’est incroyable.

La Douma a rapidement voté cette décision, ainsi que l’équivalent russe du conseil de sécurité des Nations unies. Ces gens, au lieu de palabrer et de se disputer entre eux, ont identifié ce qu’ils devaient faire et ils ont agi rapidement. (…)

Il ne s’agit pas que d’une décision de Poutine, le pays entier est derrière lui. Son taux d’opinion favorable est de 86 %, du jamais vu en Occident. Et parmi les 14 % qui ne l’approuvent pas, il y a 11 % qui le trouvent trop conciliant avec l’Occident ! Il a donc en fait 97 % de la population russe derrière lui. Aucun autre gouvernement ne dispose d’un tel soutien populaire.

La légalité de l’opération, chose sur laquelle a insisté Poutine, est également importante. L’opération est légale car elle a été officiellement demandée par le président de la Syrie.  (…) Les bombardements américains et français ont eux été faits sans l’aval de la Syrie. (…)

Une fois de plus, c’est Vladimir Poutine qui insiste sur la légalité et le droit international, et ce sont les Américains qui le violent. La comparaison n’est pas avantageuse pour Washington. Elle montre les États-Unis pour ce qu’ils sont : un pays qui se croit au-dessus de tout, qui ne respecte pas le droit international et qui provoque le chaos. (…) »

0

On raille souvent la Chine pour la fiabilité de ses statistiques économiques mais qu’en est-il exactement du côté des pays développés ? Cet article de John Crudele en dit long sur ceux des États-Unis aussi fiables que les prévisions de croissance du FMI :

« Mon article d’aujourd’hui concerne le PIB (le produit intérieur brut) l’indicateur utilisé par Washington pour mesurer l’activité économique dans le pays. (…) Il s’agit d’un sujet qui peut être extrêmement distrayant, d’une certaine façon. Par exemple : savez-vous que quasi tous les économistes et les journalistes ne cessent d’avaler des couleuvres avec les écailles et tout le reste car ils continuent de croire en la fiabilité des statistiques du Département du Commerce.

Pourtant, ces chiffres ne le sont pas. En fin de semaine dernière, le Département a révisé à la baisse les chiffres du PIB de ces six dernières années tout en fournissant de nouvelles statistiques pour les trimestres récents qui seront révisées un jour ou l’autre.

Désolé, les couleuvres ne sont pas à mon menu. Cela fait un moment que j’affirme que les statistiques économiques produites par Washington ne sont ni fiables ni correctes et parfois de façon délibérée.

Mais que pense le Département de la situation économique actuelle ? Il affirme que la croissance annuelle enregistrée durant ces 6 dernières années a juste atteint 2 % alors que cette estimation était de 2,3 % précédemment.

Mais vous savez quoi ? Malgré tout, ces deux chiffres sont mauvais d’un point de vue historique mais au vu de cette nouvelle révision, la pire reprise économique de ces 70 dernières années est encore plus mauvaise.

Il est particulièrement intéressant de s’attarder sur la révision du T3 2012 (note : car oui, même au 21e siècle on révise les chiffres du PIB 3 ans plus tard, voire plus), ce que personne ne fait d’ailleurs. Rappelez-vous, en 2012 c’est l’année de la dernière élection présidentielle. L’annonce des chiffres du 3e trimestre eut lieu au plus fort de la campagne.

Quelques semaines avant les élections, le Département du Commerce affirmait que la croissance était de 2,5 %. Aujourd’hui, ce chiffre a été révisé à 0,5 %. Donc, alors que les Américains s’apprêtaient à voter, le Département a exagéré la croissance par un facteur 5. Ils se défendent en affirmant que l’erreur fut provoquée par un changement de méthodologie ainsi que par des ajustements saisonniers.

Au 4e trimestre 2012, la croissance fut de 0,1 % seulement. Les T3 et T4 signalaient donc que le pays se rapprochait dangereusement de la récession, un environnement peu propice à une réélection… Je n’affirme pas que quelqu’un a sciemment trafiqué les chiffres pour donner un coup de main au président Obama. Je dis juste que c’est très bizarre et même amusant. (…)

Le Département du Commerce affirme également que les États-Unis ont connu une croissance de 2,3 % durant le T2. Ce qui n’est pas terrible mais toujours mieux que les 0,6 % révisés du premier trimestre. Seul hic, cette croissance est mise quasi intégralement au crédit de la consommation. Alors que, comme les commerçants peuvent en attester, les consommateurs ne dépensent pas autant que Washington le pense.

En fait, un sondage récent a montré que 55 % des Américains pensent que la situation économique se détériore. Pas de quoi encourager à la dépense… On peut donc s’attendre raisonnablement à voir ce chiffre de croissance de 2,3 % être révisé dans un futur proche. Pas grave, les mangeurs de couleuvres ont pu festoyer sur cette bonne nouvelle temporaire. (…) »

Après ne pas être parvenus à décourager ses « alliés » de rejoindre la nouvelle banque de développement à leadership chinois, les États-Unis ont annoncé leur souhait de collaborer avec l’AAIB, signe que l’influence américaine est sur une pente savonneuse. Article de ZH :

« Washington vient de céder. Comme nous l’avions expliqué la semaine dernière, la pression a petit à petit augmenté sur Washington afin que l’administration Obama adopte un ton plus conciliant à propos de la nouvelle banque asiatique d’investissement pour les infrastructures. (…) La décision de la Grande-Bretagne de rejoindre la banque a poussé d’autres pays occidentaux à l’imiter, la date-butoir pour les candidatures ayant été fixée aux 31 mars.

Vu que l’AAIB représente le début de la fin de l’hégémonie américaine, la Maison-Blanche a critiqué l’initiative dès ses débuts en remettant en question la capacité des Nations hors du G7 à créer une institution de confiance répondant aux « standards ». Désormais avec 35 pays prêts à rejoindre les nations fondatrices, il semble que Washington soit sur le point de déclarer sa défaite.

Un article du Wall Street Journal a ainsi expliqué que l’administration Obama souhaitait désormais collaborer avec l’AIIB dans le cadre de financements conjoints de projets de développement avec la banque mondiale et l’ADB.

Autrement dit, il s’agit de la bonne vieille tactique « si vous ne pouvez pas les vaincre, rejoignez-les » dans le but d’amener l’AIIB dans le giron des institutions internationales dominées par les États-Unis. Mais ne vous méprenez pas, il s’agit au mieux d’une tentative de limiter les dégâts au pire d’une capitulation pure et simple. En effet qui pourrait croire un seul instant que l’AIIB, qui démarrera ses activités avec un capital de 50 milliards de dollars se contentera d’un rôle de satellite de l’Asian Development Bank (ADB) qui après 50 ans, dispose à peine d’un capital supérieur de 3 fois à cette mise de départ. (…) Christine Lagarde a d’ailleurs embrayé rapidement déclarant qu’elle « serait ravie de collaborer avec l’AIIB. » (source BBC news)

Il s’agit d’une nouvelle étape sur le chemin de la dédollarisation qui va être franchie.

0

Le Dr Paul Craig Roberts fut au Trésor américain sous Reagan. Il n’est pas tendre avec l’administration actuelle, qu’il accuse de détruire les États-Unis.  Voici son point de vue sur la situation en Ukraine (source KWN) :

Plafond-de-la-dette-Dr-Roberts

« On risque bien une confrontation avec la Russie. Les Américains sont incapables de gagner sur le terrain, la victoire est impossible alors que les Russes sont sur leur terrain et que nos bases sont si loin. Il y a donc un risque de voir la guerre dégénérer vers un conflit nucléaire.

Je ne sais pas si nous survivrons à l’incompétence, à la stupidité et à l’arrogance de l’administration Obama. Elle représente plus grand danger auquel le monde doit faire face.

Écoutez, il faut vraiment être stupide pour s’attaquer aux intérêts stratégiques directs d’un pays qui dispose d’une armée puissante et d’armes nucléaires comme la Russie. Il faut être fou. Le problème, c’est que ce sont ces idiots qui mènent le monde.