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Alors que (hormis la Chine) la situation sur les marchés apparaît stable, la demande mondiale d’argent (pièces et lingot) semble suggérer que la population ou du moins une partie grandissante de celle-ci se prépare à des lendemains moins roses. Article de SRSRoccoReport, publié le 28 juillet 2015 :

« Une nouvelle tendance se profile sur le marché de l’argent. Une tendance qui inquiète les banquiers. Cette affirmation peut sembler jouer sur les peurs mais je peux vous assurer que les faits sont incontestables. Si nous observons ce qui se passe sur le marché de l’argent depuis 2008, on constate qu’un changement radical a eu lieu depuis cette date. En bref, le système bancaire américain est mort en 2008 et de plus en plus d’investisseurs s’en rendent compte. (…)

Les chiffres du graphique ci-dessus concernent la demande d’argent sur des périodes de 3 ans. J’aime montrer les chiffres de cette façon car cela permet de supprimer la volatilité annuelle. En 2005-2007, la demande pour les pièces et les lingots d’argent fut de seulement 4712 tonnes. Donc avant que la Fed et les banques centrales furent confrontées à la quasi implosion du système financier mondial en 2008, la demande pour l’argent d’investissement était relativement faible.

Cependant, tout a changé en 2008 lorsque Bear Stearns et Lehman Brothers se sont retrouvés au tapis et lorsque AIG s’est déclaré en faillite. Les investisseurs qui commencèrent à s’inquiéter de la pérennité du système financier si bien qu’ils se sont mis à acheter de l’or et de l’argent physique en grande quantité.

Ce fait est prouvé par l’énorme augmentation de la demande pour les pièces et lingots d’argent durant la période 2008-2010. Elle est passée à plus de 13.000 tonnes soit une augmentation de 177 % par rapport à la période précédente. Cependant, il s’est ensuite passé quelque chose de très intéressant par la suite.

Alors que le cours de l’argent explosait jusqu’à atteindre 49 $ en 2011 : la demande pour l’argent physique bondit jusqu’à 6550 tonnes cette année-là, en hausse par rapport aux 4457 tonnes de 2010 mais alors que le déclin du cours de l’argent devenait la règle en 2012, la demande pour le métal baissa jusqu’à 4292 tonnes. Lorsque la tendance d’un marché est incertaine les investisseurs ont tendance à temporiser, c’est normal.

Mais tout a changé en 2013 alors que le cours de l’argent chutait de 32 $ à 18 $ en seulement 6 mois. Contrairement aux habitudes, les investisseurs se sont rués sur les métaux précieux en propulsant la demande pour l’argent à 7577 tonnes. La demande pour la période 2011-2013 a donc atteint le total impressionnant de 18.419 tonnes. Durant cette période, le déficit entre la production et la demande a atteint 220 millions d’onces d’après le Silver Institute. Sans l’accroissement de cette demande, nous aurions connu un surplus de 70 millions d’onces.

Lorsque je dis que les banques se font du souci à propos de la demande d’argent d’investissement, c’est qu’elles sont inquiètes. Pourquoi ? Car en ce qui concerne l’or, ils ont pu fournir le métal à partir des coffres des banques centrales occidentales (ainsi que d’autres sources non allouées). Malheureusement, la plupart des banques centrales se sont déjà débarrassées de leur argent il y a des décennies de cela.

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S’il est vrai que quelques pays, comme la Chine, l’Inde et la Russie ont permis de combler le déficit d’offre d’argent en fournissant du métal au marché durant la dernière décennie, cette source s’est totalement tarie en 2014.

Non seulement aucune banque centrale n’a vendu d’argent cette année-là mais les quantités d’argent disponible à la surface continuent de baisser. C’est le problème qui terrifie les banquiers. Combien reste-t-il d’argent à fournir au marché ? D’autant que si le cours continue de baisser, l’offre en provenance du recyclage sera encore moindre. (…) »

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Article de ZeroHedge, publié le 30 décembre 2014 :

« Il y a quelques jours, nous avions rapporté qu’en raison des faibles cours de l’or qui persiste, le métal étant poussé à la baisse par une offre apparemment infinie d’or papier permettant de juguler l’appétit débridé pour l’or physique, non seulement les plus gros fournisseurs d’or, soit les Chinois, allaient devoir prendre une pause forcée, mais que tout d’abord de nombreuses mines occidentales allaient devoir jeter l’éponge.

Comme l’a déclaré Lin Haoxiang,  un analyste d’UBS de Shanghai, « la chute des prix impacte certaines mines privées en Chine, qui produisent à coûts élevés, tandis que certaines grosses sociétés minières ont décidé de réduire leurs coûts en licenciant et en réduisant leurs investissements. » Concernant les défauts des mines d’Amérique du Nord, elles ont déjà démarré avec la société canadienne San Gold, qui a averti ses créanciers qu’une partie de sa dette ne sera pas honorée.

Cependant, alors que la production baissera, il devient de plus en plus clair que, à l’instar de ce qui se passe sur le marché du brut, nous sommes sur le point d’entrer dans une zone de fortes turbulences, alors que les producteurs se retrouvent en prise avec ce que l’on appelle le dilemme du prisonnier, et inondent le marché avec de l’offre dans l’espoir de massacrer leurs concurrents les plus fragiles. Le marché physique de l’or risque donc d’être fort agité, et nous pourrions atteindre le pic de l’or en 2015, d’après GoldCorp.

La seule différence est que GoldCorp n’analyse pas la situation du point de vue de la théorie des jeux, dans laquelle ce serait du chacun pour soi pour toutes les sociétés minières, mais plutôt sur base du pic des découvertes de gisements d’or, qui a eu lieu en 1995. Sur base de ce fait, GoldCorp affirme en bref : « les prévisionnistes de l’or s’attendent à un pic de la production du métal en 2015. »

Évidemment, cela ne signifie pas que l’or ne pourra pas baisser davantage, même en dessous des 1000 $. Comme nous l’avons démontré à de maintes reprises, les « nouveaux marchés » sont tellement manipulés, avec la bénédiction des banques centrales, que toute tentative de prévision rationnelle, surtout lorsqu’il s’agit de la matière la plus haïe des banquiers centraux de toute l’histoire, est malheureusement vaine.

Nous pensons même que lorsque tout ceci arrivera (pic de production), l’or continuera de plonger vers des plus bas toujours plus manipulés, parce que aucune solution n’existe pour contrecarrer les manipulations du marché actuel, qui permet de créer à l’infini des contrats papier sortis d’un chapeau. C’est pourquoi l’infographie suivante qui montre le taux d’endettement des sociétés minières sera assez utile dans les années à venir, alors que les sociétés les plus fragiles tomberont les unes après les autres.

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Lorsque tous ces événements auront eu lieu, soit d’ici quelques années, la production mondiale d’or sera bien plus basse que celle d’aujourd’hui. Reste à savoir comment les banquiers centraux vont parvenir à orchestrer un déclin parallèle de l’or physique, car même avec toute la manipulation papier du monde, la loi de l’offre et de la demande d’une matière première physique ne peut être ignorée ad vitam aeternam.

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Traduction de l’article de Lawrence Williams de Mineweb, paru le 25 novembre 2014 sur le déficit entre l’offre fournie par la production d’or physique et la demande :

« Dans un article précédent, nous avons déjà démontré que la demande chinoise et indienne, d’environ 3100 tonnes, correspond déjà à la production mondiale d’or d’après les chiffres du World Gold Council.

Ces chiffres de la demande chinoise et indienne sont probablement sous-estimés, car il est difficile d’évaluer les transactions réalisées via l’or de contrebande en Inde, faites afin de ne pas payer les 10 % de droits de douane tout en profitant des primes élevées du marché indien. Les chiffres chinois sont également sous-évalués, car ils ne concernent que la Chine elle-même, sans inclure Hong Kong. Vu que cette dernière fait techniquement partie de la Chine, on peut ajouter à ces chiffres 40 à 50 tonnes.

Par contre, nous nous n’étions pas attardés sur les niveaux réels de la demande d’or ailleurs dans le monde. Pour ce faire, nous allons reprendre les chiffres du World Gold Council en détail. Les chiffres du WGC peuvent être incomplets, comme nous venons de le démontrer avec la Chine, mais ce sont les meilleurs dont on dispose en ce qui concerne le reste du monde. Le WGC évalue à 1566 tonnes la demande d’or en dehors de la Chine et de l’Inde.

C’est ainsi que de septembre 2013 à septembre 2014, l’Asie, sans compter la Chine et l’Inde, aurait consommé 280 tonnes, le Moyen-Orient 218,6 tonnes, la Turquie 121,9 tonnes la Russie 73,8 tonnes, les États-Unis 174,3 tonnes, l’Europe sans les membres du Commonwealth 272,1 tonnes, et le reste 425,3 tonnes, pour un total de 1566 tonnes.

Le rapport du WGC estime la production minière durant cette même période à 1143,5 tonnes, soit un chiffre bien inférieur à la demande. Sans même prendre en compte l’Inde et la Chine, dont la demande équivaut plus ou moins à la production minière mondiale annuelle, cela signifie que cette année, il aura manqué 420 tonnes à la production pour assurer la demande.

En ce qui concerne l’avenir, la production minière se stabilisera au mieux, ou baissera, en raison des réductions de capitaux des sociétés, ainsi que de l’appauvrissement des gisements, en termes quantitatifs et qualitatifs. L’or de récupération restera au plus bas, les ventes d’or des ETF devront diminuer fortement. Tous ces facteurs devraient empêcher l’or de baisser fortement (et si cela devait arriver, cela déclencherait une nouvelle vague d’achats d’or physique). La demande, quant à elle, ne devrait pas beaucoup évoluer – mais elle pourrait grimper si le cours devait rester à des niveaux attractifs, comme ce fut le cas ces dernières semaines, la baisse marquée ayant débouché sur des achats massifs en Inde et en Chine.

Tous ces éléments suggèrent qu’un déficit de plus de 500 tonnes d’or devra être comblé en 2015, voire même plus dans les années suivantes, la production étant bien partie pour tomber à moyen terme.

Les mouvements récents de l’or ont démontré que les fondamentaux de la loi de l’offre et de la demande ont très peu d’effets sur le marché. Alors que toute baisse du cours est accompagnée d’achats massifs de métal physique, ces achats n’ont pas permis dans l’immédiat de renverser la tendance. Ce sont les traders sur les marchés des futures de l’or qui donnent le la. Mais cet état de fait ne pourra pas perdurer. Les fondamentaux, qui ne cessent de s’améliorer pour l’or, finiront pas remettre l’église au milieu du village. Les perspectives à long terme pour l’or sont donc très bonnes. À moyen terme, nous devrions assister à un redressement. Par contre, à court terme, il ne faudra pas s’attendre à des miracles, l’or papier continuant de dicter sa loi… Jusqu’au jour où. »

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Article de Lawrence Williams, publié sur MineWeb le 10 octobre :

« Certains surnomment l’argent ‘le métal du diable’, ou ‘l’or sous stéroïdes’, en raison de sa volatilité bien plus grande que celle de l’or, auquel il est inextricablement lié. En fait, ce sont les cours de tous les métaux dits précieux qui semblent suivre celui de l’or, alors que chaque métal dispose de fondamentaux indépendants. En ce qui concerne l’argent, qui est principalement un métal industriel, c’est cette demande qui devrait dicter les évolutions du cours, pourtant ce n’est pas le cas.

Durant les 2 dernières années, tandis que le cours de l’or chutait, l’argent a été entraîné encore plus bas que le métal jaune. Il s’agit d’une tradition : s’il suit le mouvement haussier ou baissier de l’or, l’argent connaît des hausses et des baisses plus marquées. Afin de suivre cette évolution, un indicateur est très important : le ratio or/argent, qui peut se situer entre 35 à 70 suivant les périodes. Pour le moment, ce ratio est supérieur à 70, soit son plus mauvais niveau (du point de vue de l’argent) depuis 4 ans.

En fait, l’argent est un métal industriel. Son utilisation industrielle sous toutes les formes, y compris la bijouterie, représente 75 % de la demande mondiale. C’est le secteur de l’électronique, de la photographie, des panneaux solaires, ainsi que dans les secteurs médicaux et environnementaux (en tant que biocide) que ce métal industriel est le plus utilisé. Si l’argent partage avec l’or de nombreux avantages dans un contexte d’utilisation industrielle, il est beaucoup meilleur marché, ce qui le rend beaucoup plus attractif.

Cependant, ce qui peut surprendre en ce qui concerne le cours de l’argent, c’est que les dernières analyses de la société de consultance londonienne spécialisée dans les métaux précieux, Metals Focus, suggère que nous allons assister à une nouvelle pénurie d’argent physique cette année. Pourtant, le cours continue de baisser. Certains rendront responsable le Comex, avec ses investisseurs shortant le métal.

Pourtant, le secteur de l’argent attire toujours les investissements, et Metals Focus estime que la situation va continuer. Le facteur de volatilité de l’argent peut jouer à son avantage : si le cours de l’or devait remonter d’ici la fin de l’année, comme c’est attendu par beaucoup d’analystes, l’argent devrait performer encore mieux. Il se pourrait aussi que le marché estime que l’argent représente une bonne opportunité.

Metals Focus anticipe un cours de 18,5 à 21,6 dollars l’once d’ici la fin de l’année, même si cette estimation a été faite avant la récente chute brutale du cours. Si c’est l’estimation haute qui devait se matérialiser, cela signifierait une hausse de 25 % en 3 mois. C’est peut-être improbable, mais sûrement pas impossible vu la situation actuelle des marchés, ainsi que les nombreux facteurs géopolitiques susceptibles d’influencer le cours de l’or… donc encore plus celui de l’argent ! (…) »