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Or

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lingot d'or

« Le dollar a grimpé en flèche après l’élection, tout comme le Dow Jones et le S&P 500. Ce mouvement n’est basé sur aucun facteur fondamental. Ce fut plutôt un petit effet de mode alimenté par la promesse vide de l’espoir. Si l’espoir est une émotion valide pour ceux qui croient à la vie après la mort, l’espoir en l’absence de raisons concrètes peut rapidement se muer en peur, la peur de perdre de l’argent.

Bank of America a publié un sondage, fait auprès de « professionnels » de Wall Street, dans lequel les interrogés ont indiqué que la hausse du dollar est de loin l’investissement le plus encombré. Le Dollar Index a déjà reculé d’environ 3,5 % depuis le 1er janvier. Si l’Index passe en dessous de la barre des 100, l’exode actuel du dollar pourrait rapidement se muer en sauve-qui-peut vers la sortie.

Côté face on retrouve l’or, qui a augmenté de presque 6 % depuis la fin décembre, et l’argent, qui a grimpé de 7,8 % depuis son plus bas de la fin décembre. Les facteurs fondamentaux qui alimentent la hausse de l’or par rapport au dollar est :

  • l’augmentation continue de l’émission d’obligations américaines, qui ont doublé durant les huit dernières années ;
  • la contraction de l’activité économique malgré la pléthore de « fausses nouvelles économiques » ;
  • le déficit du gouvernement qui ne cesse de se creuser, ainsi que le déficit commercial.

La solution rapide, de fortune, que Trump va implémenter sera une politique visant à faire baisser le dollar. Il l’a tweeté pas plus tard qu’aujourd’hui. Le bond de l’or est attribué à ce tweet.

Ce qui alimente vraiment la hausse récente de l’or

Mais minute papillon, vous qui appréciez les « fausses nouvelles ». 50 % de cette hausse de l’or a eu lieu ce lundi, alors que c’était jour férié aux États-Unis, bien avant le tweet de Trump. Les actions minières au Canada ont largement grimpé hier. Cela nous dit qu’il y a d’autres facteurs derrière la hausse de l’or que la simple attente d’une baisse du dollar.

Lael Brainard, un des gouverneurs de la FED, a donné un discours aujourd’hui dans lequel elle a en quelque sorte fait marche arrière par rapport à la menace de la FED de relever quatre fois son taux directeur en 2017. Nous savions que cela allait se produire. L’or va commencer à anticiper la posture plus mesurée de la FED sur sa politique monétaire, qui deviendra probablement officielle à l’occasion de sa prochaine réunion, surtout au vu des chiffres des ventes de détail et de la consommation de décembre qui furent catastrophiques.

Alors que le Dollar Index passe en dessous de 100, les algorithmes des hedge funds passeront de l’achat à la vente de dollars, et de la vente d’or à l’achat. Mais il ne s’agit que de zakouski. L’initiative de démonétisation de Modi n’a pas réussi à entraver les importations d’or en Inde, alors que la Chine et les États-Unis continuent d’engloutir de grandes quantités d’or physique. Ces facteurs permettront de donner de la substance aux actions des hedge funds sur les marchés papier or et argent. »

Interview de Dave Kranzler, ancien collaborateur de Paul Craig Roberts au Trésor américain, publiée le 17 janvier 2017 sur KWN

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or physique

Tensions géopolitiques ? Trump ? Cette courte vidéo affirme que l’or devrait atteindre un plus haut en 2017, et pour d’autres raisons que celles avancées habituellement… tout simplement si l’histoire se répète.

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Le dollar a arrêté sa hausse, il baisse même.

Une note arrive sur mon écran : « l’actuelle force du dollar est-elle une conséquence de la faiblesse du yuan ou bien est-ce l’inverse », se demande l’auteur ?
Mmmmmmmm… Heu, attendez, mais pourquoi fichtre se poser cette question ?

L’économie consiste à échanger quelque chose contre autre chose. Nous partons du principe que lorsqu’acheteur et vendeur ont conclu librement, les deux sont satisfaits et l’économie tourne de façon optimale.

A l’origine, la monnaie a été inventée pour faciliter les échanges. Après beaucoup de tâtonnements dont il reste des traces depuis la nuit des temps, les « monnaies marchandises » se sont imposées comme plus fiables face aux promesses et autres reconnaissances de dettes. Les monnaies marchandises permettent d’échanger quelque chose contre un bien que tout le monde reconnaît et accepte. Ensuite, le vendeur peut contracter un autre échange avec sa monnaie marchandise. Le système s’est avéré bien supérieur à l’échange de quelque chose contre rien (la violence) ou une reconnaissance de dette.

Aristote défendait les monnaies marchandises, contrairement à Platon qui ne voyait dans la monnaie qu’une « convention sociale », tout comme Janet Yellen ou Mario Draghi.  L’or et l’argent se sont finalement imposés comme monnaies marchandises (des essais avec du bétail n’ont pas été concluants) et, à partir de -600 avant JC – le commerce mondial s’est développé à une vitesse jamais vue auparavant.

Personne ne se posait de questions sur la valeur de l’or ou de l’argent car la question était stérile, inutile. La seule question qui se posait de temps à autre était de savoir si on avait intérêt à négocier plutôt avec de l’or ou plutôt avec de l’argent.

Aujourd’hui, la monnaie est redevenue, comme à la nuit des temps, de la dette. Là où, il y a des millénaires, les registres de dettes étaient tenus par des autorités religieuses ou politiques, ils sont désormais tenus par des banques centrales, le FMI et des instances auxquelles personne ne comprend rien comme la Banque des règlements internationaux. L’habillage est différent, mais le fond est le même. Les Etats ont confisqué le choix de la monnaie aux contractants d’un marché. Ce que la Parasitocratie appelle le progrès est en réalité une régression.

Evidemment, chaque pays, chaque gouvernement cherche à tricher sur sa monnaie. Tous les honnêtes bipèdes qui aimeraient simplement commercer paisiblement se prennent donc la tête.

Et figurez-vous que depuis le début de la « guerre des devises », le commerce mondial ralentit. Après son effondrement de 2008, il s’est redressé mais depuis 2014, il s’étouffe…

commerce des pays du G20

Le « commerce équitable » commence par une « monnaie équitable » – et ce n’est pas celle que nos gouvernements nous imposent. En fait, ce n’est jamais celle que nos gouvernements nous imposent.

La monnaie équitable serait celle sur laquelle acheteur et vendeur se mettraient d’accord spontanément sans menace de « cours légal », contrôle des changes, change forcé, contrôle des capitaux et autres manoeuvres étatiques.

Nous constatons donc que le dollar « baisse » depuis le début de l’année mais que l’or et l’argent exprimés en dollar remontent. Le bitcoin, la monnaie purement électronique non-étatique, monte aussi…

Les monnaies non-étatiques – l’or, l’argent, le bitcoin – semblent retrouver la faveur des investisseurs lassés des manipulations monétaires.
D’autres notes qui me sont parvenues ces derniers jours montrent un revirement des analystes spécialistes de l’or et des minières. Il semblerait que le point bas ait été touché et que la reprise de la hausse entamée début 2016 soit à l’ordre du jour.

Peut-être retrouverons-nous un jour le secret d’une monnaie vraiment équitable ?

Pour plus d’informations et de conseils de ce genre, c’est ici et c’est gratuit.

Article de Simone Wapler, des éditions Agora. 

simone_waplerSimone Wapler est directrice éditoriale des publications Agora, spécialisées dans les analyses et conseils financiers. Ingénieur de formation, elle a quitté les laboratoires pour les marchés financiers et vécu l’éclatement de la bulle internet. Grâce à son expertise, elle sert aujourd’hui, non pas la cause des multinationales ou des banquiers, mais celle des particuliers.

Elle a publié « Pourquoi la France va faire faillite » (2012), « Comment l’État va faire main basse sur votre argent » (2013), « Pouvez-vous faire confiance à votre banque ? » (2014) et “La fabrique de pauvres” (2015) aux Éditions Ixelles.

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or physique

« Le cours de l’or pour livraison immédiate a grimpé suite au retour des investisseurs dans les ETF, tandis que le dollar a baissé après la conférence de presse animée de Donald Trump, de laquelle peu de détails concernant ses politiques de stimulation fiscale ont transpiré.

Le métal jaune a grimpé de plus de 2 % depuis le début de sa conférence de presse à New York, lui faisant franchir la barre des 1200 $ l’once pour la première fois depuis la fin novembre. Les ETF ont assisté au retour des investisseurs le plus massif depuis l’élection. La monnaie américaine a reculé par rapport à la plupart de ses pairs, baissant par exemple de 1,1 % par rapport au yen.

Le président élu a passé le plus clair du temps de sa conférence de presse, la première depuis sa victoire à la présidentielle, à attaquer les médias et les agences de renseignement, ainsi qu’à expliquer comment il allait isoler ses affaires de sa présidence, ce qui a déçu ceux qui souhaitaient en savoir plus sur ses politiques économiques et fiscales.

« L’or grimpe alors que des points d’interrogation émergent par rapport à l’opinion prévalente affirmant que Trump aura un impact très positif pour le dollar et pour la Bourse grâce à ses projets d’investissement non financés », a déclaré Adrian Ash, responsable de la recherche du site de vente d’or en ligne BullionVault, à l’occasion d’une interview téléphonique. « Les transactions que nous connaissons sont quasi à sens unique, les clients achètent », a-t-il ajouté.

« L’or pour livraison immédiate a grimpé jusqu’à 1207,07 dollars l’once. » (source Bloomberg)

« La faiblesse du dollar continue d’aider le redressement de l’or », a déclaré Richard Perry, analyste chez Hantec Markets.

« Une clôture aujourd’hui au-delà des 1200 $ serait une avancée psychologique clé pour les bulls… si le seuil de résistance de 1200-1211 $ peut être franchi, il y a peu de raisons pour qu’une hausse jusqu’à 1241 $ – 1250 $ n’ait pas lieu.

Le dollar index a glissé jusqu’à 101,02, son niveau le plus bas depuis un mois. Cette baisse abrupte du dollar intervient après que Trump, durant sa première conférence de presse digne de ce nom depuis juillet, ait dévoilé très peu de détails sur les intentions de son administration quant à la stimulation de l’économie, les politiques commerciales ou encore les réformes fiscales. Au lieu de cela, il a préféré tirer sur les médias alors que les investisseurs attendaient plus de clarté sur ses politiques afin de poursuivre la hausse du dollar et des marchés actions. » (source MarketWatch)

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lingot et pièces d'or

« La déflation fut le contexte des deux derniers marchés baissiers de la Bourse américaine. Le prochain devrait avoir pour thème l’inflation. À cette occasion, on pourrait voir le dollar et l’or grimper de concert.

Les prix des producteurs chinois viennent subitement d’augmenter à un rythme plus vu depuis cinq ans. Cette inflation sera bientôt exportée vers les États-Unis.

or-rally-2017

L’or est en hausse depuis la mi-décembre. Il pourrait s’affranchir de la fourchette 1170-1185 $ et grimper jusqu’à 1200 $ l’once (voir ci-dessus). Les hedge funds détiennent beaucoup de positions short sur le marché de l’or du Comex (voir ci-dessous). C’est plutôt positif pour le court, car la plupart de ces fonds utilisent d’énormes effets de levier. Cela signifie qu’ils ont énormément de mal à tenir leurs positions lorsqu’ils sont proches de leur appel de marge ou qu’ils l’ont atteinte. Il semble que ces hedge funds sont nombreux à avoir augmenté leurs positions short durant la hausse actuelle de l’or, ce qui signifie qu’un grand nombre de leurs positions sont très proches de leur appel de marge.

hedge-fund-short

Cela dit, il est important que les investisseurs de l’or se focalisent sur le cours actuel, et non sur les prix futurs. Voici pourquoi : tout comme les plantes d’un jardin, les minières et l’or doivent être « plantés et entretenus ». L’or a grimpé d’environ 60 $ depuis son plus bas de 1125 $. Les investisseurs doivent profiter de cette vigueur pour élaguer leurs positions. (…)

Je reçois beaucoup d’e-mails à propos de la demande d’or en Inde. Il est indubitable que les politiques du gouvernement indien ont eu un effet négatif sur la demande d’or en 2016. Mais ce qui se passera en 2017 sera conditionné par le budget de février. Si les droits de douane sur les importations d’or sont réduits, les Indiens seront plus enclins à acheter de l’or via des paiements électroniques, la méthode encouragée par le gouvernement.

Cependant, le facteur déterminant pour l’or en 2017 sera probablement centré davantage sur les événements qui auront lieu aux États-Unis qu’en Inde. Les flux de transferts monétaires à partir de la FED vers les banques sont en cours, le relèvement des taux va accélérer ces mouvements. La baisse de la vélocité de la monnaie va se retourner, peut-être vers la mi-2017, alors que simultanément le marché haussier de la Bourse américaine est en bout de course.

Les investisseurs ne doivent pas craindre la hausse des taux

L’or s’est bien apprécié après le premier relèvement des taux de la FED de 2015. Nous assistons au même scénario cette fois-ci, après le second relèvement. Les investisseurs n’ont rien à craindre de la hausse des taux. Ce relèvement du loyer de l’argent va encourager les banques à sortir leurs réserves parquées à la FED pour les réinjecter dans le système bancaire à réserves fractionnaires.

Les crédits bancaires accordés à la fin d’un cycle économique ont tendance à être bien plus inflationnistes que ceux accordés à ses débuts. Je m’attends à assister en 2017 à la croissance du crédit bancaire sur fond de taux nominaux plus élevés, mais de taux réels inférieurs (taux – inflation). Cette configuration est très positive pour les métaux précieux.

Voir ci-dessous concernant l’argent. Les partisans du métal gris pourraient être quelque peu déçus de la performance de l’argent dans ce marché haussier. Mais il est important de se souvenir que l’argent évolue souvent dans le sillage de l’or, avec un temps de retard, au début d’un mouvement important, pour ensuite mener la danse. D’ici la fin 2017, lorsque les craintes concernant l’inflation s’installeront, l’argent devrait surperformer l’or d’une marge significative.

cours de l'argent métal

Article de Stewart Thomson, publié le 10 janvier 2017 sur GoldSeek.com

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or

Après s’être approché de la barre psychologique des 1100 $ l’once durant décembre 2016, l’or continue de remonter la pente pour se rapprocher des 1200 $ l’once sur fond d’affaiblissement du dollar et d’un retour à la raison après l’euphorie de l’élection de Trump :

« L’or, sur les marchés à terme, a grimpé ce lundi pour presque atteindre son niveau le plus élevé de ces 6 dernières semaines, alors que les incertitudes qui entourent le rythme du relèvement des taux de la FED ont permis d’affaiblir le dollar et de faire baisser les taux.

L’or pour livraison en février a grimpé de 11,5 dollars, soit d’environ 1 %, pour clore à 1184,9 dollars l’once. Cette clôture fut la plus élevée depuis le 29 novembre, d’après les statistiques de FactSet. (…) L’argent pour livraison en mars a également connu une hausse de 1 % pour clore à 16,683 $ l’once, après avoir progressé d’environ 3,3 % la semaine dernière.

Wall Street “pourrait assimiler la notion que les 4 à 5 relèvements de taux que le dollar a déjà intégré étaient peut-être un peu trop agressifs, alors que les décideurs de la FED, durant ces derniers jours, penchent plutôt pour le scénario plus réaliste de 2 à 3 hausses”, a déclaré Colin Cieszynski, stratégiste en chef de CMC Markets.

Des taux plus élevés peuvent doper le dollar et rendre l’or moins attractif par rapport aux investissements sensibles aux taux.

Lundi, le président de la FED de Boston Eric Rosengren a déclaré dans un discours que les conditions économiques devraient probablement garantir “un relèvement toujours graduel, mais plus régulier” du taux directeur. Le président de la FED d’Atlanta Dennis Lockhart, de son côté, a déclaré que l’économie “semble solide” mais devrait afficher un taux de croissance modéré.

Le Dollar Index, qui mesure la vigueur du billet vert par rapport à un panier de 6 devises majeures, a baissé de presque 0,2 % à 102, même s’il a atteint jusqu’à 102,52 durant la session d’hier. Un dollar plus fort rend les actifs libellés en cette devise, comme la plupart de l’or échangé sur les marchés, plus cher aux acheteurs qui utilisent d’autres devises. L’or et le dollar évoluent habituellement en sens inverse.

Les marchés actions américains ne furent pas au mieux de leur forme ce lundi, la barre des 20 000 points du Dow Jones s’éloignant un peu plus.

D’autres décideurs de la FED doivent communiquer cette semaine, dont le président de la FED d’Atlanta Dennis Lockhart, qui s’est déjà exprimé ce lundi et dont on attend de nouvelles déclarations publiques ce jeudi. La présidente de la FED, Janet Yellen, est également attendue à un événement à la mairie de Washington ce jeudi 19 heures. De son côté, le président élu Donald Trump donnera sa première conférence de presse depuis juillet ce mercredi.

Une partie de la hausse récente de l’or est liée aux incertitudes qui entourent l’investiture proche de Trump, a déclaré Cieszynski. Mais “plus vraisemblablement, je pense qu’il s’agit d’un rebond des valeurs défensives, qui furent désertées au lendemain de l’élection et ensuite survendues durant la fin de l’année. Si bien qu’elles rebondissent désormais un peu”, a-t-il déclaré. (…)

Article de MarketWatch.com, publié le 9 janvier 2017

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bitcoin ou or

Vous savez que nous en croyons pas aux coïncidences, en tout cas, pas lorsque des milliards de $ sont en jeu.

Et voyez ce qui survient sur le Bitcoin au cours des dernières 24H : après être venu taquiner les 1150$ – ce qui correspondait au prix de l’once d’or exprimée en $ affiché mardi à la mi-journée, le Bitcoin se désintègre de -22,5% à 895$ en quelques heures, avant de s’équilibrer vers 925$ (soit encore -20% par rapport à ses niveaux médians de mardi et mercredi).

Pour rappel, le record absolu sur le Bitcoin avait été établi en 2013, à 1165$.

Pour rappel (bis): le Bitcoin ne valait guère plus de 700$ à la veille de l’élection de Donald trump : il venait de prendre +61% en 2 mois !

La bulle du Bitcoin éclate une fois de plus, mais n’empêchera pas de dormir ceux qui l’ont acheté cet automne… en revanche, ceux qui ont cru le Bitcoin – le soi-disant nouvel étalon-or numérique – allait doubler en trombe le cours de la « relique barbare » (l’or physique), le réveil s’avère rude.

Pour plus d’informations et de conseils de ce genre,  c’est ici et c’est gratuit

Article de Philippe Béchade, via les publications Agora

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or

L’ère de Donald de Trump marque un nouveau départ pour l’or en tant que valeur refuge. Tandis que le métal jaune est toujours populaire durant les périodes troubles, une volée de surprises politiques et économiques en 2016 ont enclenché une augmentation des achats qui a permis à l’or d’enregistrer sa première hausse annuelle depuis 4 ans. Le cours pourrait augmenter de 13 % en 2017, d’après les 26 analystes interrogés par Bloomberg.

Ces perspectives optimistes sont alimentées par des risques en provenance de plusieurs fronts : une guerre commerciale possible entre les États-Unis et la Chine sur fond de relations qui se détériorent, les accusations de hacking des partis américains par la Russie, la sortie compliquée de la Grande-Bretagne de l’Union européenne ainsi que les élections à risque à venir en France, en Allemagne et aux Pays-Bas, qui pourraient voir émerger des partis nationalistes. Mais il y a aussi les Tweets fréquents de Donald Trump via lesquels le président élu se querelle avec des rivaux et fâche des alliés avant même son investiture, prévue pour le 20 janvier.

« 140 caractères de Trump non filtrés sont en mesure de créer des tensions avec les plus gros partenaires commerciaux des États-Unis, » a déclaré Mark O’Byrne, directeur de GoldCore basé à Dublin. « Les marchés sont déjà secoués par les conséquences du Brexit, les élections à venir en Europe… les perspectives grandissantes de cyberguerres pourraient engendrer des achats dictés par la recherche de la sécurité. »

previsions-or-2017

L’or pour livraison immédiate est en hausse de 8,1 % cette année (note : au 30 décembre) à 1155,12 dollars l’once, mettant ainsi un terme à 3 années de baisses. Plus de deux tiers des analystes et des traders interrogés, basés de Singapour à New York, ont indiqué être optimistes pour 2017. La prévision médiane pour la fin de l’année prochaine était de 1300 $, alors que l’or pourrait atteindre un pic de 1350 $. Deux analystes, dont O’Byrne, estiment que le métal pourrait atteindre les 1600 $.

La demande pour l’or pourrait être dopée en cas de victoire de partis anti-establishment dans les élections européennes à venir, d’après les analystes de Commerzbank et leur patron Eugen Weinberg. Des politiques de plus en plus protectionnistes et la possibilité d’une guerre commerciale entre l’administration Trump et la Chine pourraient également pousser l’or à la hausse, ont-ils déclaré.

Dans de plus en plus de pays, « des tendances nationalistes émergent, des tendances davantage isolationnistes, » a déclaré Peter Marrone, CEO de Yamana Gold, société qui possède des mines au Canada et en Amérique du Sud. « Cela provoquera de la volatilité géopolitique et socio-économique, peut-être de l’instabilité, et certainement du risque. »

Cela ne signifie pas pour autant qu’il n’y a pas de raisons d’être pessimiste. Après avoir démarré 2016 avec un rally le plus fort du premier semestre d’une année depuis 40 ans, les cours ont baissé depuis leur plus haut de juillet tandis que les investisseurs se retiraient. Cela s’explique principalement par l’amélioration de l’économie américaine est le relèvement des taux, qui rendent les autres classes d’actifs plus attractives, notamment les actions.

Quatre des analystes interrogés par Bloomberg ont prédit la baisse de l’or en dessous de 1000 $, surtout si la Fed relève son taux directeur par trois fois et si Trump tient ses promesses de doper les investissements dans les infrastructures afin de relancer la croissance. (…)

Cependant, les signes optimistes persistent. Un sondage de Bloomberg Intelligence du 10 novembre montre que 42 % des répondants ont prédit que l’or serait le métal le plus performant de 2017. Ronald Stoeferle, partenaire d’Incrementum AG et le prévisionniste le plus précis de ceux interrogés par Bloomberg durant le dernier trimestre, a déclaré que le métal jaune allait grimper jusqu’à 1422 $ car la Fed pourrait être plus conciliante qu’anticipé, ce qui signifierait une accélération de l’inflation, soit un contexte qui augmente l’attrait de l’or.

« L’or est sujet aux manies, que ce soit à la hausse comme à la baisse, » a déclaré Christopher Cruden, qui gère 350 millions de dollars en tant que CEO d’Insch Capital Management à Lugano. Son fonds spécialisé dans l’or est en hausse de 39 % cette année. « C’est irrationnel, mais vous pouvez en profiter, » a-t-il déclaré. « Si vous êtes du bon côté de cette irrationalité, vous pouvez engranger de beaux profits. »

Source

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collier en or en Inde

Dans un article précédent, nous avons clairement réfuté l’idée selon laquelle l’Inde se serait engagée dans une guerre totale contre l’or, bien qu’elle continue d’être véhiculée ici et là. Aux faits que nous avons avancés vient s’ajouter cette nouvelle importante : l’Inde est en train de considérer l’abaissement de ses droits de douane sur le métal jaune. De plus, comme l’explique Stewart Thomson (source), les politiques de croissance de Modi ne peuvent être à terme que positives pour l’or, un pouvoir d’achat en hausse des Indiens ne pouvant en effet que doper la demande, dans un pays où l’or est une seconde religion :

Je reçois des e-mails de la communauté des investisseurs dans l’or, qui s’inquiètent d’une guerre menée contre le métal jaune par le gouvernement indien. Il s’agit d’une réalité, mais jusqu’à un certain degré. N’oubliez pas non plus que tous les gouvernements préfèrent la dette et l’argent papier à l’or.

Pouvoir d’achat en hausse = achats d’or en hausse

L’or donne le pouvoir aux citoyens, tandis que la dette et l’argent papier permettent au gouvernement de s’ériger en tant que sauveur de la population. En tant qu’investisseur professionnel, je pense que l’obsession de Narendra Modi, qui est le Premier Ministre indien, est de faire de l’Inde ce que l’on pourrait appeler une énorme usine à croissance.

Les libertés individuelles ne semblent pas importantes aux yeux de Modi. Il se concentre sur la création d’une croissance à deux chiffres, et par extension, la création d’une énorme classe moyenne.

Modi est clairement en faveur de l’adage « la fin justifie les moyens », mais je ne pense pas que ce soit négatif pour l’or, sauf peut-être à très court terme.

À terme, les actions de Modi sont très positives pour doper la demande d’or. Car tout simplement, lorsque les revenus de la population augmentent, celle-ci peut acheter davantage de métal. Une partie est achetée sur le marché officiel, l’autre via le marché noir.

Baisse des droits de douane sur l’or envisagée

Les perspectives à court terme pour les investisseurs indiens qui privilégient l’or se présentent également bien. Dans cet article de Bloomberg, on apprend que l’Inde envisage d’abaisser les droits de douane sur l’or de 10 à 6%. Le gouvernement Modi deviendrait ainsi enfin cohérent : s’il souhaite combattre le marché noir, y compris celui de l’or, rien de tel que de baisser ces droits de douane, qui avaient été relevés par trois fois en 2013. Cette année, on estime que l’or de contrebande présent en Inde représente environ 20% du métal jaune qui y est importé. On devrait savoir, d’ici au budget de février, si le ministère des Finances indien annonce cette baisse des droits de douane.

billet de banque en feu

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Que deviendrait l’or dans un monde sans cash ?

Voilà une sacrée question !

Bon, tout d’abord, nous n’y sommes pas à la société sans cash… Et il n’est pas certain que nous puissions y arriver ou que nous ayons le temps d’y arriver avant de passer, contraints et forcés, par une case troc, mais pour les besoins du raisonnement, admettons que ça y est ! Nous sommes en 2021, et les pièces et billets sont désormais interdits.

Vous ne pouvez plus payez que par CB, téléphone et autres bitcoins dématérialisés validés avec la reconnaissance de votre iris par exemple.

Bref, un monde « new age » et de haute technologie.

Dans un tel monde, l’or serait lui aussi tout simplement dématérialisé comme c’est d’ailleurs déjà le cas aujourd’hui.

Vous avez ce que l’on appelle l’or papier ! Peu importe que nous parlions de trackers, ou de fonds, l’idée c’est que l’or peut se dématérialiser.

Allez voir votre banque, dites-lui que vous voulez 10 lingots en comptes titres, et vous recevrez un beau papier de la banque disant que vous avez 10 lingots en comptes titres. Bref, vous n’avez rien d’autre qu’un papier.

Dans tous ces cas, votre or a été dématérialisé. Dans une telle hypothèse, il ne pose pas de problème au « système ». Le système veut de la traçabilité : en dématérialisant l’or, vous le rendez traçable. Et traçable, il est donc taxable.

Mais alors l’or physique qui s’échange de la main à la main ?

Eh bien paradoxalement, dans un monde sans espèce, tout numérique, seul l’or physique dans votre poche et qui s’échange de la main à la main pourra assurer un anonymat dans une transaction.

D’ailleurs, que ce soit en Inde, en Chine et même en France où nos compatriotes détiennent au moins 2 500 tonnes d’or dans leurs bas de laine, il y a peu de chance que ces pièces et lingots réintègrent le système bancaire traçable classique.

Il est fort à parier au contraire, qu’en interdisant le cash, se développent des actifs parallèles non traçables et tangibles. L’or et l’argent évidemment, mais également les bijoux, ou encore même des objets. Mais dans toutes ces possibilités offertes, la plus efficace sera évidemment la possession d’or ou d’argent physique qui existe déjà à l’état de monnaie sous forme de pièces. L’or et l’argent sont intrinsèquement des monnaies.

Même le KGB n’a pas réussi à empêcher les Russes de commercer au marché noir en dollars. Il en sera de même avec l’or.

Aucun pays, aucune autorité à aucune époque n’a pu interdire le marché noir.

Le contrôle numérique d’une population a lui aussi une limite.

La limite est simple : c’est celle du consentement.

Si les masses consentent, le système tient. Quand le consentement s’effondre, alors le système s’effondre.

Sur ces considérations, je vous souhaite évidemment d’excellentes fêtes de fin d’année à commencer par un joyeux Noël. Pour vous souhaiter un joyeux Noël en ces temps d’exacerbation des religions et d’une laïcité branlante ne sachant plus se définir, je voulais citer cette lettre qui a été rédigée l’année dernière à l’attention d’un tribunal qui avait refusé une crèche.

« Une question de tradition

La crèche, c’est ce qu’on appelle une tradition. Et ne me faites pas croire, Monsieur le tribunal, que le principe de la tradition vous est étranger. Sinon comment expliquer que les magistrats exercent leur métier dans un costume aussi ridicule si ce n’est parce qu’il est le fruit d’une tradition ?

Vous êtes un briseur de rêves Monsieur, vous êtes un étouffeur de sens. La crèche, c’est Noël, et Noël, c’est la crèche. La crèche, c’est aussi l’histoire d’une famille qui faute de droit opposable au logement est venue se réfugier dans une étable. C’est un signe d’espoir pour tous les sans-logement. La crèche, c’est aussi un roi arabe et un autre africain qui viennent visiter un juif. C’est un signe d’espérance et de paix en ces temps de choc de civilisations et de conflit au Moyen-Orient. 

La crèche, c’est aussi des éleveurs criant de joie et chantant dans une nuit de décembre. Connaissez-vous beaucoup d’agriculteurs qui rigolent en cette période de crise ? La crèche c’est un bœuf, symbole de la condition laborieuse de l’Homme. Enfin, la crèche, c’est un âne, même si une rumeur court disant que cet âne a quitté la crèche en 2013 pour rejoindre le Tribunal administratif de Nantes.

Malgré le fait que vous allez sans doute, par souci de cohérence, vous rendre à votre travail le 25 décembre, je vous prie de croire, Monsieur le tribunal, à l’expression de mes souhaits de bon et joyeux Noël. »

Oui, c’est tout cela Noël, mais pas uniquement. On peut fêter un Noël laïc, ou même un Noël païen. Mais l’esprit chrétien de Noël est un esprit d’ouverture vers l’autre, un symbole d’union et pas de rejet.

Nous sommes dans une société où nous nous rejetons mutuellement et nous voyons bien la gravité de la situation.

Il n’y a pas de fatalité ; pourtant, toutes les décisions prises vont dans le sens d’une aggravation.

J’espère vous retrouver l’année prochaine, le 3 ou 4 janvier, sans que nous ayons connu de nouveaux drames collectifs.

Ce que dit la Crèche, ce que raconte Noël, c’est exactement ce que disait Martin Luther King avec cette formule :

« Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots. »

Bonnes fêtes à tous mes amis, et à très bientôt!

Il est déjà trop tard. Préparez-vous !

Charles SANNAT

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