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Paul Craig Roberts

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Article de Paul Craig Roberts publié sur son blog le 27 juillet 2016 :

« La conséquence de la Seconde Guerre mondiale fut la conquête de l’Europe non pas par Berlin, mais par Washington.

La conquête était assurée, même si elle allait prendre du temps. La conquête de l’Europe par Washington fut possible grâce  : au plan Marshall, à la crainte de l’Armée Rouge de Staline poussant l’Europe à compter sur la protection de Washington et à subordonner les armées européennes à Washington via l’OTAN, au remplacement de la livre sterling en tant que monnaie de réserve par le dollar américain ainsi que par le long procès de soumission de la souveraineté des nations européennes à l’Union européenne, un projet de la CIA qui fut porté par Washington afin de contrôler toute l’Europe via l’entremise d’une seule entité qui n’a de comptes à rendre à personne.

À quelques exceptions près, principalement le Royaume-Uni, l’adhésion à l’Union européenne a également débouché sur une perte d’indépendance financière. Étant donné que seule la BCE, une institution de l’UE, a le droit de créer des euros, les pays qui ont été assez fous pour accepter de faire de cette monnaie leur devise ont perdu le pouvoir d’utiliser la planche à billets pour financer leurs déficits.

Les pays qui ont rejoint l’euro ne peuvent compter que sur les banques privées pour financer leurs déficits. Résultat des courses, les pays surendettés ne peuvent plus rembourser leur dette via la création monétaire ou espérer une décote à des niveaux remboursables. Au lieu de cela, la Grèce, le Portugal, la Lettonie et l’Irlande ont été pillées par les banques privées.

L’Union européenne a forcé les pseudo-gouvernements de ces pays à payer les banques européennes du nord en abaissant les conditions de vie de leur population et en privatisant les biens publics pour des cacahuètes. Les retraites, les services publics, l’éducation et les soins de santé ont fait l’objet de coupes sombres tandis que l’argent a été aiguillé vers les banques. Les sociétés d’eau municipale ont été privatisées, faisant grimper le prix des factures. Etc.

Être membre de l’UE n’engendre que des punitions, les avantages sont nuls. Pourquoi les gouvernements, malgré les souhaits de leur population, ont-ils décidé d’adhérer ? La réponse est qu’il s’agissait de la volonté de Washington. Les pères fondateurs européens de l’Union sont des créatures mythiques. Washington a utilisé des politiciens qu’elle contrôlait pour créer l’UE.

Les preuves de l’implication de la CIA dans la création de l’UE

Il y a quelques années, des documents prouvant que l’Union européenne est un projet de la CIA furent publiés. Voir ici et ici. Dans les années 70, le rapporteur de ma thèse de doctorat, qui était un politicien de haut vol de Washington responsable des affaires de sécurité internationale, me demanda de conduire une mission sensible à l’étranger. J’avais refusé. Néanmoins, il a répondu à ma question, qui est de savoir comment Washington s’y prend pour imposer sa volonté aux pays étrangers.

« L’argent », m’a-t-il répondu. « Nous donnons à leurs dirigeants des valises remplies d’argent. Ils sont à nous. »

Les faits montrent clairement que l’Union européenne sert les intérêts de Washington et pas ceux de l’Europe. Par exemple, les Français et leur gouvernement sont contre les OGM. Pourtant, l’Union européenne a permis leur « autorisation de précaution », en se basant peut-être sur les « découvertes scientifiques » de gens de Monsanto. Lorsque l’État américain du Vermont a ratifié une loi exigeant l’étiquetage des aliments contenant des OGM, Monsanto l’a attaqué en justice. Lorsque les responsables corrompus de l’UE ratifieront le traité transatlantique rédigé par les multinationales américaines, Monsanto prendra le contrôle de l’agriculture européenne.

Mais le danger pour l’Europe est bien plus important que la santé des Européens, qui seront obligés de se nourrir avec du poison. Washington utilise l’UE pour pousser les Européens au conflit avec la Russie, une puissance nucléaire de taille capable de détruire l’intégralité de l’Europe et des États-Unis en quelques minutes.

Ceci est possible en raison des dirigeants européens, payés à coups de « valises d’argent », qui préfèrent profiter des largesses de Washington à court terme plutôt que de se soucier du futur des Européens.

Il n’est pas possible qu’un seul politicien européen soit suffisamment idiot pour croire que la Russie a envahi l’Ukraine, que la Russie pourrait envahir la Pologne ou les pays baltiques ou encore que Poutine est un nouveau Hitler manœuvrant pour reconstruire l’Empire soviétique. Ces accusations absurdes ne sont rien d’autre que de la propagande de Washington qui ne contient même pas une once de vérité. La propagande de Washington est grosse comme une maison. Même un crétin ne pourrait pas y croire.

Pourtant, l’Union européenne l’accepte pour argent comptant, comme l’OTAN. Pourquoi ? À cause de l’argent de Washington. L’UE et l’OTAN sont corrompus jusqu’à la moelle. Ce sont les prostituées grassement payées de Washington.

La seule façon pour les Européens d’éviter une 3e guerre mondiale nucléaire et de continuer à vivre en profitant des restes de leur culture que les États-Unis n’ont pas encore détruit avec leur culture du sexe, de la violence et de l’avarice, consiste à suivre la voie tracée par les Anglais en quittant l’Union européenne créée par la CIA. Ainsi qu’en sortant de l’OTAN, dont la raison d’être s’est évaporée depuis l’effondrement de l’Union soviétique, et qui est devenu depuis un instrument de l’hégémonie mondiale de Washington.

Pourquoi les Européens veulent-ils mourir au nom des désirs d’hégémonie mondiale de Washington ? Pourquoi les Européens veulent-ils soutenir Washington alors que certains de leurs hauts représentants, comme Victoria Nuland, disent : « que l’UE aille se faire foutre » (sic).

Les Européens souffrent déjà des sanctions économiques que le seigneur de Washington les a forcés d’imposer à la Russie et à l’Iran. Pourquoi les Européens iraient se fracasser contre la Russie dans une guerre, sont-ils suicidaires ? Les Européens ont-ils été tant américanisés qu’ils ne savent plus apprécier leur patrimoine artistique et architectural, leur réussite dans les domaines culturels que sont la littérature et la musique, dont les pays européens sont les dépositaires ?

Le souci est que la volonté de la population n’a aucune importance vu qu’elle n’a aucune emprise sur le gouvernement qui décide de leur sort. Le gouvernement de l’Union européenne ne répond qu’à un maître : l’argent de Washington. Une poignée de gens ayant le pouvoir de publier des édits sont des employés de Washington. Le reste est composé de serfs.

Donc, si les Européens restent les gens crédules, insouciants et stupides qu’ils sont actuellement, ils sont condamnés, tout comme nous. Par contre, si les peuples d’Europe retrouvent leurs esprits, se libèrent de la matrice imposée par Washington et se révoltent contre ses agents, ils pourront sauver leur vie, ainsi que la nôtre. »

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Article de Paul Craig Roberts, publié le 25 mai 2016 sur son blog et sous-titré :

L’assaut de l’Allemagne sur le FMI

Ayant utilisé avec succès l’UE pour conquérir le peuple grec en faisant de son gouvernement « de gauche » la marionnette des banques allemandes, l’Allemagne trouve désormais sur son chemin le FMI, qui l’empêche de poursuivre le pillage de la Grèce.

Les règles du FMI l’empêchent de prêter à des pays qui sont dans l’incapacité de rembourser. Sur base des faits, le FMI a conclu que la Grèce est bel et bien dans l’incapacité de payer. Le FMI ne souhaite donc pas prêter davantage d’argent à Athènes, argent qui sert à payer les banques privées.

Le FMI affirme que les créditeurs de la Grèce, qui sont nombreux à ne pas être des créditeurs de longue date, mais simplement des entités qui ont acheté de la dette grecque bon marché dans l’espoir de profits, doivent effacer une partie de la dette afin que l’économie grecque soit en mesure de la rembourser.

Les banques, de leur côté, ne veulent pas que la Grèce soit en mesure de rembourser sa dette, car elle souhaite exploiter cette faiblesse afin de piller le pays de ses actifs et de ses ressources, de supprimer les filets de sécurités qui ont été mises en place au cours du 20e siècle. L’objectif du néolibéralisme est de restaurer le féodalisme, soit un système fait de quelques barons voleurs et de nombreux serfs : les 1 % contre les 99 %.

Selon l’Allemagne, le FMI est censé prêter à la Grèce l’argent nécessaire pour payer les banques allemandes privées. Le FMI, pour être remboursé, devra réduire ou supprimer les retraites, réduire les services publics, le nombre de fonctionnaires et utiliser les économies pour se rembourser.

Si cela ne devait pas suffire, des mesures d’austérité additionnelles seront imposées, notamment la vente de ses bijoux de famille comme les sociétés publiques de distribution d’eau, ses ports et ses îles protégées à des investisseurs étrangers, soit principalement ces mêmes banques ou leurs clients principaux.

Jusqu’à présent, ces soi-disant créditeurs n’ont accepté qu’une forme d’allègement de la dette de principe, qui n’est pas encore définie, d’ici 2 ans. D’ici là, les plus jeunes Grecs auront émigré et seront remplacés par des immigrants fuyants les guerres du Moyen-Orient et africaines de Washington, qui ont pesé sur le système de sécurité sociale sous-financé.

Autrement dit, la Grèce est en train d’être détruite par une Union européenne qu’elle a rejoint en toute confiance. La même chose est en train de se produire avec le Portugal, tandis que le processus est également en cours en Espagne en Italie. Le pillage a déjà eu lieu en Irlande et en Lituanie, ainsi que dans bon nombre de pays d’Amérique latine. Il est également en cours en Ukraine. (…)

À travers le monde occidental, toute une série de mesures, publiques et privées, ont provoqué la stagnation des revenus. Afin de continuer d’afficher des profits, les mégabanques et les multinationales ont décidé de recourir au pillage. (…) L’endettement, parfaitement décrit par John Perkins dans son livre « Confessions d’un assassin économique », est utilisé afin de préparer le pillage de pays entiers. »

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drapeau américain

Article de Paul Craig Roberts, publié le 18 février 2016 sur son blog

« L’économie américaine fut enterrée lorsque les emplois des classes moyennes furent délocalisés et le système financier dérégulé.

Les délocalisations ont profité aux cadres supérieurs et aux actionnaires car la baisse des coûts du travail a augmenté les profits. Ces profits ont ruisselé jusqu’aux actionnaires sous la forme de plus-values tout en profitant aux dirigeants sous la forme de « bonus de performance ». Wall Street a quant à lui bénéficié de la hausse des marchés engendrée par l’augmentation des bénéfices.

Cependant, la délocalisation des emplois a également entraîné les délocalisations de la croissance et du pouvoir d’achat des consommateurs. Malgré les promesses de « nouvelle économie » et de meilleurs emplois, les emplois de substitution consistent de plus en plus en des postes à temps partiels, des emplois mal payés dans les services, par exemple en tant que vendeur, serveuse ou barman.

La délocalisation des emplois industriels et dans les services qualifiés vers l’Asie a stoppé la croissance de la demande aux États-Unis, décimé les classes moyennes et engendré des perspectives d’emploi insuffisantes pour les diplômés de l’enseignement supérieur qui sont alors dans l’incapacité de rembourser leurs prêts étudiants. L’échelle de la promotion sociale qu’offraient les États-Unis en tant que « société des opportunités » a été vendue pour des profits à court terme.

Le crédit pour compenser la baisse ou stagnation des revenus

En l’absence de croissance des revenus des consommateurs pour porter l’économie, la Fed sous Alan Greenspan a eu recours à la croissance du crédit des ménages pour compenser la différence. Sous le régime de Greenspan, les revenus en stagnation ou en baisse des Américains furent dopés par la possibilité de consommer à crédit. Les citoyens étaient en mesure d’obtenir des crédits grâce à leur bien immobilier, qui s’était apprécié depuis, pour gagner ainsi en pouvoir d’achat.

L’expansion de la dette, largement corrélée au crédit hypothécaire, s’est subitement arrêtée lorsque la fraude perpétrée par un système financier dérégulé a provoqué l’effondrement des marchés immobilier et actions. Le renflouement des coupables a alors alourdi le fardeau de leurs victimes.

Sous Bernanke, l’économie américaine fut soutenue par les assouplissements monétaires, soit l’augmentation massive de la masse monétaire afin de sauver les banques « too big to fail ». Les liquidités fournies par la Fed se sont déversé sur les marchés actions et obligataires, enrichissant ainsi ceux qui avaient investi dans ces actifs. Les dirigeants des entreprises ont contribué à la hausse des marchés actions en utilisant les profits et en empruntant pour racheter les propres actions de leur société, donc en creusant leur dette.

Les bénéficiaires de l’inflation des prix des actifs financiers, produite par les QE et les rachats d’actions, sont bien moins nombreux que ceux qui ont profité de l’expansion du crédit à la consommation de Greenspan. Une poignée de gens relativement riches, ce n’est pas suffisant pour porter l’économie.

La politique des taux 0 de la Fed fut conçue afin de soutenir les bilans des grosses banques tout en privant les Américains du paiement d’intérêts sur leur épargne. Cette politique a réduit les revenus des retraités. Ils furent donc forcés de réduire leur consommation ou de taper dans leur épargne pour compenser, privant ainsi leurs héritiers d’un filet de sécurité.

En utilisant des statistiques sous-évaluées de l’inflation et du chômage en tant qu’écrans de fumée, le gouvernement américain a maintenu les apparences d’un redressement économique. Les étrangers ayant mordu à l’hameçon ont continué de soutenir le dollar en détenant des instruments financiers américains.

L’arnaque du calcul de l’inflation

Le calcul officiel de l’inflation fut « réformé » durant l’ère Clinton afin de sous-estimer fortement l’inflation. 2 méthodes ont été utilisées pour y parvenir :

  1. La première consiste à supprimer du panier de référence du calcul de l’inflation les produits dont le prix augmente pour les remplacer par des alternatives moins chères. Par exemple, si le prix de l’entrecôte augmente, on la remplace par un steak de ronde. Auparavant, l’inflation était calculée sur base d’un niveau de vie constant. Aujourd’hui, le calcul réformé mesure la baisse de la qualité de la vie.
  2. L’autre méthode utilisée pour sous-estimer l’inflation consiste à ne pas prendre en compte la hausse des prix lorsque la qualité augmente. Il est vrai que l’augmentation de la qualité peut provoquer une hausse des prix. Cependant, lorsque l’ancienne alternative n’est plus disponible il s’agit toujours d’une hausse de prix pour le consommateur. (…)

Ces 2 « réformes » ont permis de dissimuler la véritable inflation, mettant ainsi un terme à l’indexation du montant des aides sociales au coût de la vie. La baisse des revenus réels des bénéficiaires de la sécurité sociale a également impacté négativement la demande globale. La sous-évaluation de l’inflation donne également l’illusion que l’économie américaine se redresse vu qu’elle engendre la surestimation de la croissance du PIB. (…)

Sur les chiffres du chômage, qui s’élève réellement à 23 % aux États-Unis

Le taux de chômage rapporté par les presstituées est sans valeur vu qu’il ne prend pas en compte les travailleurs découragés, qui représentent un pan important des chômeurs américains. Le taux officiel est d’environ 5 %, soit celui rapporté par le calcul U-3 qui ne prend pas en compte les chômeurs qui ont abandonné leur quête d’un emploi par découragement.

Le gouvernement américain dispose néanmoins d’un autre mode de calcul, l’U-6, qui prend en compte les travailleurs découragés depuis moins d’un an. Ce taux officiel est de 10 %. Si on prend en compte les chercheurs d’emploi découragés depuis plus d’un an, comme c’était le cas auparavant, le taux de chômage américain s’élève à 23 % (voir John Williams sur shadowstats.com).

Les stimulations fiscales et monétaires ne peuvent remettre les chômeurs au travail que si des emplois locaux existent. Mais vu qu’ils ont été délocalisés, ces politiques sont inutiles. (…) Les politiques américaines du 21e siècle ont détruit la possibilité de voir augmenter la demande réelle des consommateurs. Les économistes le nieront car ils sont complices du globalisme et des délocalisations. Ils les vendent sous l’illusion du libre-échange qui soi-disant profite à tout le monde tout en étant incapables de prouver leurs dires. (…)

Sur la « nouvelle économie »

On nous a dit que les revenus allaient provenir d’emplois mieux rémunérés, de la « nouvelle économie », mais aucun signe des effets de cette mythique nouvelle économie n’est visible dans les statistiques de l’emploi.

Il n’y a pas de nouvelle économie. La nouvelle économie est telle la promesse des néoconservateurs d’une guerre en Irak qui devait être une promenade de santé de 6 semaines remboursée par le pétrole irakien. Alors que la facture s’élève à 3 trillions de dollars d’après Joseph Stiglitz et Linda Bilmes et que cette guerre a duré tout au long du 21e siècle et devient toujours plus dangereuse. (…)

Le gouvernement américain a abandonné l’ensemble de sa population à l’exception des riches. »

Crédit photo : Sergio Vassio via Flickr

La Fed, ce 16 décembre 2015, s’est enfin décidée à relever son taux directeur pour la première fois depuis 2006. Selon Paul Craig Roberts (ancien du Trésor), il s’agit d’une arnaque et il s’en est expliqué hier soir sur KWN :

« La Fed a relevé hier son taux interbancaire d’un quart de pourcent ou 25 points de base. Certains lecteurs se demandent ce que cela implique.

Cette décision signifie que la Fed a pu déterminer que cette petite remontée des taux n’aura quasi aucune conséquence. Autrement dit, la petite augmentation dans l’écart de taux souhaité, passé de 0-0,25 % à 0,25-0,5 %, est insuffisante pour créer des problèmes sur le marché des produits dérivés liés aux taux d’intérêt ou pour provoquer une baisse des marchés actions ou obligataires.

Avant l’annonce de la Fed et depuis le début des QE, le taux interbancaire s’est élevé en moyenne à 0,13 %. Autrement dit, la demande des banques ne fut pas suffisante pour pousser les taux vers la limite des 0,25 %. Similairement après l’annonce du « relèvement du taux directeur », les taux pourraient se stabiliser à 0,25 % soit le plafond précédent et le minimum de l’écart actuel.

La hausse des taux est une arnaque

Il est cependant important d’insister sur le fait que les liquidités disponibles excèdaient la demande durant l’ancien écart des taux. Le but d’un relèvement des taux est de réduire la demande de crédit mais une telle décision n’était pas nécessaire vu que la demande de crédit était juste suffisante pour maintenir le taux interbancaire au milieu de son écart souhaité. Cette hausse des taux est donc une arnaque. Elle est juste à l’attention des idiots des médias financiers qui en parlent depuis des lustres. Elle sert également à protéger la crédibilité de la Fed.

Voyons les choses sous un autre angle. Le système bancaire dans son ensemble n’a pas besoin d’emprunter alors qu’il est assis sur 2,42 trillions de dollars de réserves excédentaires. L’impact négatif du relèvement du taux directeur n’affectera qu’une petite frange des banques qui prêtent aux entreprises et aux consommateurs.

Les grosses banques vont en profiter, les consommateurs seront le dindon de la farce

Si les petites banques rencontrent des soucis de sous-capitalisation et doivent emprunter pour satisfaire les exigences de réserve, elles devront payer des intérêts plus élevés aux grosses banques protégées par la Fed.

Une autre mise en contexte de cette hausse des taux consiste à montrer que les banques « too big to fail » sont les grandes bénéficiaires vu qu’elles sont assises sur des réserves confortables tandis que les petites banques qui prêtent à l’économie sont pénalisées. Autrement dit, il s’agit d’une nouvelle manœuvre pour favoriser le pillage des 99 % parle les 1 %. »

Pour prolonger l’analyse du Dr Roberts jusqu’au consommateur, ZeroHedge a rapporté que de nombreuses banques, comme JP Morgan et Wells Fargo ont déjà remonté les taux d’intérêt sur les cartes de crédit de 3,25 à 3,5 % tandis que le coût du crédit des prêts à taux variable sera également impacté prochainement. Par contre, en ce qui concerne les intérêts versés aux épargnants, rien de neuf sous le soleil… Et il y a très peu de chances de voir le maigre rendement des livrets et autres comptes d’épargne être revu à la hausse. Pourquoi ? Pour la raison déjà expliquée par le Dr Roberts : les banques disposent déjà de réserves confortables, elles ne sont donc pas prêtes de se livrer une guerre commerciale pour attirer les dépôts.

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Alors que l’implication turque dans l’écoulement du pétrole de l’EI, et donc son financement, apparaît de plus en plus au grand jour et que la Russie a infligé des sanctions économiques à la Turquie suite à la destruction de son bombardier tactique, pour Paul Craig Roberts cet événement ne fait que consolider la Russie. C’est ce qu’il a déclaré dans sa dernière interview sur KWN :

Dr Roberts : « La situation est en train d’évoluer tellement favorablement pour la Russie que Poutine pourrait bien envoyer une lettre de remerciement au président turc disant : merci beaucoup, vous nous avez rendu un grand service. Certes, nous avons perdu un pilote et un soldat, mais nous avons gagné énormément en retour. Seulement 2 morts pour gagner une guerre.

C’est probablement le résultat que nous allons obtenir. Les conséquences involontaires de cet incident sont tellement positives pour la Russie que les États-Unis en frémissent alors que l’Europe se demande ce qu’elle fabrique dans l’OTAN.

Eric King : « Si je vous comprends bien, la Russie maîtrise la situation en Syrie. Les Russes ont pris le contrôle et Washington est impuissant. »

Dr Roberts : « Oui, tout ce qu’ils peuvent faire est se ridiculiser eux-mêmes en supportant l’EI. Nous avons implanté l’État islamique en Syrie, tout le monde le sait. Il y a quelques jours, l’ancien responsable du service de renseignements du Pentagone  a déclaré à la télévision « qu’ils ont créé l’EI et les ont utilisés pour renverser des gouvernements. »

En Europe, les sondages d’opinion montrent que le peuple est du côté de la Russie à propos de la destruction de l’avion. Il ne croit plus les bobards de l’Occident. C’est toute l’arrogance, la stupidité et l’orgueil démesuré du gouvernement américain qui s’étalent. Tout ce qu’ils font profite aux Russes.

Ce gouvernement américain est le plus incompétent de l’histoire politique du monde. Ses responsables font n’importent quoi. Contemplez leur bilan. En 14 ans ils ont détruit 7 pays, tué des millions de gens et déplacé des millions d’autres. Et où vont ces migrants ? Ils envahissent l’Europe.

Tout cela parce que les Européens ont été assez stupides pour se laisser entraîner dans nos guerres. Désormais, les partis politiques en Europe sont sous une pression énorme à cause de ces réfugiés et de leur électorat qui s’oppose à leur arrivée. Sans parler des partis dissidents qui ont le vent en poupe et qui disent : « regardez ce que les gens en qui vous aviez confiance ont fait. Ils ont changé votre pays. On n’est plus en Allemagne, on est en Syrie. »

C’est un désastre. Seuls des Américains stupides pouvaient produire une telle catastrophe. Poutine doit-il faire quoi que ce soit ? Non, nous lui facilitons la tâche. Il n’a besoin de rien faire. Pourquoi devrait-il attaquer quelqu’un ? Les imbéciles d’Américains se détruisent eux-mêmes ainsi que leurs alliés. Il s’agit d’un fiasco incroyable. »

Eric King : « Dr Roberts, certaines personnes craignent l’éclatement d’une 3e guerre mondiale mais malgré cela, l’or a atteint un plus bas de 5 ans et demi. Même si Washington a perdu le contrôle de la situation au Moyen-Orient, ils parviennent toujours à sauver les apparences. »

Dr Roberts : « L’or n’a pas atteint un plus bas, il a été poussé de façon artificielle à la baisse par les banques de lingots qui agissent pour la Fed. C’est ainsi qu’elle procède pour protéger la valeur du dollar. Cela se poursuit de plus belle depuis l’automne 2011. Régulièrement, aux moments les plus étranges du jour et de la nuit, sans aucune raison, on voit apparaître d’énormes positions short apparaître qui font chuter le cours (note : comme c’est encore arrivé vendredi dernier, un semi jour férié). (…) »

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Article de Paul Craig Roberts publié le 10 août 2015 :

« Vous souvenez-vous de l’époque à laquelle nous avions de vrais journalistes ? C’était avant que le régime Clinton concentre les médias dans quelques mains et fasse de la presse le Ministère de la Propagande, un outil de Big Brother. La fausse réalité dans laquelle les Américains vivent s’étend jusqu’à la vie économique. Vendredi dernier, les statistiques concernant l’emploi furent la continuation d’une série de mauvaises nouvelles présentées comme bonnes. Les médias ont insisté sur 2 chiffres comme s’ils avaient une espèce d’importance, le nombre d’emplois créés et le taux de chômage, tout en continuant d’ignorer les chiffres qui montrent la baisse des perspectives sur le marché de l’emploi alors que l’économie est soi-disant en train de se redresser.

La soi-disant reprise se base sur la mesure U.3 du taux de chômage. Ce chiffre ne prend pas en compte les chômeurs tellement découragés qu’ils ne cherchent plus d’emploi depuis 4 semaines. U.3 ne comptabilise que les chômeurs qui ont toujours l’espoir de trouver un travail.

Le gouvernement utilise un autre indicateur officiel du chômage, U.6. Celui-ci, dont on ne parle quasi jamais, inclut également les chômeurs qui n’ont plus cherché de travail depuis moins d’un an. Ce pourcentage est le double des 5,3 % de U.3. Ce qui signifie que le taux de chômage américain est de plus de 10 % après 6 ans de soi-disant redressement économique.

En 1994, le régime Clinton arrêta de comptabiliser les chômeurs de longue durée découragés quant à leur capacité de trouver un travail. Clinton voulait afficher un bilan économique plus positif que Reagan, il décida donc de ne plus inclure les chômeurs de longue durée dans les statistiques du chômage. John Williams, de ShadowStats.com, continue de calculer le taux de chômage américain en utilisant la méthodologie officielle de l’époque Reagan. En ajoutant ces chômeurs de longue durée exclus aujourd’hui, le taux de chômage en juillet 2015 s’élevait à 23 %. (…)

Aujourd’hui, les nouveaux emplois sont majoritairement occupés par des personnes de plus de 55 ans. Par exemple, tous les emplois créés durant le mois de juillet ont mis au travail des plus de 55 ans (en moyenne). Les Américains qui devraient être au travail, les 25 à 54 ans, ont perdu 131.000 postes en juillet.

Durant les 12 derniers mois, les plus de 55 ans ont gagné plus de 1,5 million d’emplois. Les 16-18 ans en ont perdu 887.000 et les 20 à 24 ans 489.000. Aujourd’hui, il y a 4 millions d’emplois de moins pour les 25 à 54 ans par rapport à décembre 2007. (…)

Les jeunes ne peuvent pas se mettre en ménage sur la base de temps partiels, mais les retraités occupent ces emplois afin d’obtenir le complément de revenus nécessaire pour combler les pertes engendrées par les politiques de taux zéro de la Fed, dont l’objectif est de soutenir les bilans des géants bancaires dont les patrons contrôlent la Fed et le Trésor US. Alors que de nombreux emplois qualifiés sont délocalisés en Chine et en Inde, comme celui d’ingénieur informatique, les possibilités de carrière disparaissent aux États-Unis.

Les emplois les plus rémunérateurs aux États-Unis s’obtiennent en conduisant des arnaques à Wall Street, en faisant du lobby pour les intérêts privés. (…)

Les emplois soi-disant créés en juillet tombent dans des catégories qui nous sont familières, mois après mois et année après année. Il s’agit d’emploi locaux : des serveuses et des barmans, des vendeurs, des chauffeurs, des magasiniers, des assureurs, des infirmières, des assistantes sociales, etc. Soit rien ne pouvant assurer des exportations afin de payer nos importations massives. Sans croissance du revenu médian des ménages, alors que les l’épargne s’érode et que le recours au crédit augmente, même l’impact de la consommation dans l’économie fléchira.

Il ne s’agit clairement pas d’une économie qui a un futur. Malheureusement, ce n’est pas en écoutant les médias financiers ou en lisant le New York Times ou le Wall Street Journal que vous l’apprendrez. Lorsque je travaillais pour le Wall Street Journal, la condition déplorable de l’économie américaine aurait fait la une. »

Alors qu’un nouvel ultimatum expirant samedi a été lancé à Alexis Tsipras, ce qui se trame actuellement en Grèce va bien plus loin que le défaut d’un pays de 10 millions d’habitants. Ce qui est en jeu, c’est l’avenir de l’Union européenne dans une moindre mesure de la puissance américaine dans le monde. C’est en tout cas ce qu’estime Paul Craig Roberts :

« Le peuple grec et son gouvernement disposent d’une opportunité unique d’empêcher la 3e guerre mondiale. Tout ce que le gouvernement grec doit faire s’il est soutenu par son peuple c’est de faire défaut, se retirer de l’Union européenne et de l’OTAN et d’accepter l’offre russe.

Cela démarrerait le démantèlement de l’OTAN. Rapidement, l’Espagne et l’Italie suivraient. Le sud de l’Europe déserterait l’OTAN ainsi que l’Autriche, la Hongrie et la République tchèque. L’OTAN est le véhicule que Washington utilise pour provoquer un conflit avec la Russie. En cas de démembrement de l’Union européenne et de l’OTAN, la capacité de Washington de générer ce conflit disparaîtrait.

Le gouvernement grec comprend que ce qui est imposé à la Grèce n’est pas viable. Depuis le début de l’austérité, l’économie grecque a chuté de 27 %. Il s’agit d’une dépression. Il espère que les Allemands finissent par voir la lumière et comprennent que l’austérité ne permette pas de résorber la dette, que le gouvernement ne peut pas accepter des conditions qui envoient la population au tapis. (…)

Les Russes comprennent que la Grèce est pillée par l’Occident. Ils ont donc rencontré Tsipras en lui proposant un accord. Ils lui ont dit : nous vous financerons mais ne remboursez par les banques allemandes, hollandaises, les hedge funds de New York et le FMI. »

Eric King : Dr Roberts, ce que vous dites rejoint ce que vous déclariez le 4 février dernier (note : les phrases suivantes sont un résumé de l’original) que le cas de la Grèce va bien plus loin que les intérêts des banques créditrices. Cet intérêt, c’est la centralisation du gouvernement européen qui utilise la crise grecque pour renforcer sa puissance. En juin, vous avez également dit que les membres du gouvernement grec pourraient se faire assassiner s’ils décidaient de choisir le chemin de l’indépendance en évoquant les nombreux dirigeants qui ont été renversés par un coup d’État après avoir désobéi à Washington.

Depuis, cette tragédie grecque s’est développée et vous fûtes le premier à prédire que la Russie allait s’en mêler mais la Grèce n’a pas encore pris ces décisions souveraines, est-ce en raison de ces menaces ?

Dr Paul Craig Roberts : « c’est possible, les Grecs (gouvernement) savent peut-être qu’il leur est impossible de faire défaut si ce n’est au péril de leur vie. Cela leur a peut-être même été signifié clairement. (…) Je ne serais pas surpris d’apprendre qu’on leur ait tout simplement dit : « libre à vous de partir mais si vous le faites, vous êtes mort. » En cas de Grexit, il y a des chances que la Grèce débute un processus de démantèlement de l’OTAN. Ce faisant, les Grecs ont donc la possibilité de sauver la planète de la 3e guerre mondiale. »

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Les fidèles lecteurs d’or-argent.eu connaissent désormais bien le Dr Paul Craig Roberts, un ancien de l’administration Reagan qui pose un regard particulièrement critique sur son pays et ses actions. Dans un article publié en date du 9 avril sur son site, le Dr Roberts estime que 2014 sera une année charnière pour les États-Unis. Et il ne voit rien venir de bon : soit nous allons assister à la fin des États-Unis en tant que superpuissance, soit à la 3e guerre mondiale :

Dr-Paul-Craig-Roberts

La fin des États-Unis ou la fin du monde ? Ce sera l’un ou l’autre.

Les États-Unis sont sur le point de connaître l’heure de vérité en 2014.

2 types de pressions pèsent de plus en plus sur le dollar. La première provient du déclin de la capacité de la Fed à trafiquer le cours de l’or, alors que les stocks de métal physique en Occident déclinent et que le marché est de plus en plus au courant des manipulations de la banque centrale américaine. Il suffit de voir les preuves en face: d’énormes quantités de ventes à découvert nues sont balancées sur les marchés futures de l’or à des moments de la journée où la liquidité est minimale. Il est aujourd’hui évident que le cours de l’or est manipulé sur le marché des futures afin de protéger la valeur du dollar, qui devrait baisser à cause du QE.

L’autre pression découle des menaces insensées du régime (sic) Obama lancées à l’encontre de la Russie. D’autres pays ne sont plus prêts à tolérer les abus du statut du dollar par Washington. Washington utilise le système de paiements internationaux en dollars pour affaiblir les économies de pays qui résiste à l’hégémonie politique de Washington.

La Russie et la Chine en ont assez. Comme j’en ai déjà parlé, ainsi que Peter Koenig, la Russie et la Chine se détournent petit à petit du dollar pour leurs échanges internationaux. Désormais, la Russie libellera ses contrats, notamment de ventes de pétrole et de gaz naturel à l’Europe, en roubles ainsi qu’en d’autres devises de ses partenaires des BRICS. Ce qui entraînera une lourde baisse de la demande pour le dollar, ainsi qu’une baisse proportionnelle de sa valeur.

Comme John Williams de Shadowstats.com l’a prouvé (note : un site qui calcule l’inflation, le chômage, etc., avec les modes de calcul d’il y a 10, 20 ou 30 ans), l’économie américaine ne s’est pas relevée de la crise de 2008 et s’est même affaiblie. La grande majorité de la population américaine se retrouve sous grosse pression alors que ses revenus stagnent depuis des années. Vu que les États-Unis sont désormais un pays importateur, une baisse de la valeur du dollar fera grimper les prix et baisser le niveau de vie.

Cette année, nous pourrions assister à une explosion de l’OTAN, voire même de l’Union européenne. Le coup d’état téméraire de Washington en Ukraine, ainsi que les menaces de sanctions à l’encontre de la Russie ont poussé les états marionnettes de l’OTAN sur un terrain dangereux. Washington a mal jugé les conséquences de son coup d’État en Ukraine. La Crimée a rapidement fait sécession pour rejoindre la Russie. D’autres anciens territoires russes dans le giron de l’Ukraine pourraient l’imiter prochainement. Des manifestants à Lugansk, Donetsk et Kharkov exigent désormais leur propre référendum. Les manifestants ont déjà proclamé la République populaire de Donetsk et de Kharkov. Les caniches de Washington qui composent le gouvernement ukrainien ont menacé de disperser les manifestations dans la violence. Washington affirme que les manifestations sont organisées par la Russie, mais personne ne les croit, même pas leurs caniches sur place.

La presse russe a cependant identifié des mercenaires américains parmi les forces de l’ordre du gouvernement qui ont été envoyées dans les régions séparatistes de l’est de l’Ukraine. Un parlementaire de l’extrême droite ukrainienne a proposé de tirer sur les manifestants.

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Plafond-de-la-dette-Dr-RobertsAlors que la presse mainstream parle d’un éventuel défaut des États-Unis, voici les états d’âme du Dr Paul Craig Roberts, ancien du trésor sous Ronald Reagan, à propos du plafond de la dette (KWN) :

Eric King : « Dr Roberts, les États-Unis pourrait-il faire défaut ? »

Dr Roberts : « non. Si cela arrivait, cela signifierait la fin des États-Unis en tant que superpuissance. Personne ne souhaite perdre ce statut du côté de Washington, donc je m’attends à un accord de dernière minute. Cela dit, si les 2 parties décident de camper sur leurs positions en espérant faire plier l’autre jusqu’à la toute dernière minute, il y a 2 scénarios possibles.

Le premier, c’est que la Fed prête, à son initiative, l’argent dont le Trésor a besoin. N’oubliez pas que la Fed a prêté 16 trillions de dollars aux banques américaines et européennes pour leur éviter de faire défaut ou faillite.

Rappelez-vous, les banques étaient « too big to fail » (trop grosse que pour pouvoir se permettre leur disparition). Le sauvetage ne s’est pas fait uniquement via le TARP (troubled assets relief program, programme d’aide aux actifs douteux, formule poétique pour rachat d’actifs pourris). En fait, ce sont surtout les prêts de la Fed, de plus de 16 trillions, qui ont permis aux navires de ne pas faire naufrage. Si les banques sont« too big to fail », il est clair que le gouvernement américain l’est aussi. Comme je l’ai dit, la Fed pourrait simplement prêter directement au Trésor.

La seconde possibilité, ce serait qu’Obama, parce que la loi est déjà passée, décide de décréter l’état d’urgence et de s’octroyer tous les pouvoirs du gouvernement. Cela signifie que le Congrès et les tribunaux deviendraient simplement des éléments de décor. Dans un tel contexte, les pouvoirs du président deviennent illimités s’il déclare l’état de « catastrophe nationale ».

Cela signifie que le président pourrait de sa propre initiative augmente le plafond de la dette. Ces 2 scénarios sont possibles si aucun accord n’est entériné par le congrès.

Eric King : « cette concentration du pouvoir américain que vous décrivez est extrêmement dangereuse »

Dr Roberts : « bien sûr. Cela signifierait que le président serait une sorte de César. Cela signifierait aussi que le Congrès deviendrait une sorte de Sénat romain lorsqu’il a perdu tous ses pouvoirs pour devenir une simple collection de figures mondaines. En général, lorsque les régimes démocratiques échouent, on termine avec à leur tête une sorte de César. Une fermeture des services publics est évidemment le parfait exemple d’un échec démocratique. Cela fournit tous les prétextes nécessaires pour que le président puisse recourir à l’Executive Order et gouverner indépendamment du Congrès et des tribunaux.