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Perth Mint

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pièces d'or et d'argent

Article de Bloomberg, publié le 1er avril 2016 :

« Les Européens, en proie avec la crise des réfugiés et les taux négatifs, achètent de l’or en tant que valeur-refuge d’après Andrea Lang de la Monnaie autrichienne, qui s’attend à ce que la forte demande se poursuive durant 2016. (…)

Muenze Oesterreich AG, la monnaie autrichienne qui fabrique les Philharmoniques, a enregistré une augmentation des ventes de 45 % de ses lingots et de ses pièces d’or en 2015 (total : 1,32 millions d’onces) tandis que les ventes d’argent ont bondi de 4,6 à 7,3 millions d’onces, selon Lang.

« Les gens se font du souci à propos de la stabilité de l’économie, » a-t-elle déclaré. « Tous les pays européens éprouvent des difficultés. Le chômage est très élevé dans les pays du Sud. À ce niveau, l’Autriche se porte bien mais nous voyons ce qui se passe autour de nous. Et alors que les taux sont négatifs, tout joue en faveur de l’or. »

Les investisseurs achètent de l’or aux 4 coins du monde. Les ventes de pièces d’or American Eagle ont bondi à 83.500 unités écoulées en février 2016 contre 18.500 pièces vendues durant le même mois de 2015, selon les données publiées par la US Mint le 1er mars. (…) Les ventes de la Perth Mint ont grimpé en mars de 29 % à 47.948 onces par rapport au mois précédent. (…)

« L’histoire montre que durant les périodes de taux plancher, le rendement de l’or est 2 fois supérieur à sa moyenne historique, » a écrit le World Gold Council dans un rapport publié le 31 mars. « À long terme, les politiques de taux négatifs pourraient créer une demande d’or structurellement plus élevée, aussi bien des investisseurs que des banques centrales. » (…) »

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argent 1 once Philarmonique

Ce n’est pas parce que Silver Doctors s’est spécialisé dans les prédictions sensationnalistes (et erronées) que tout ce qui y est publié est fantaisiste. Pour preuve, Reuters vient de publier un papier (1er octobre 2015) faisant état de la pénurie avérée en pièces d’argent qui frappe le marché des métaux précieux :  

« Le marché mondial des pièces d’argent est victime d’un étranglement sans précédent de l’offre, forçant certaines monnaies à rationner les ventes et à faire des heures supplémentaires tandis que les acheteurs américains se tournent vers l’étranger pour satisfaire la hausse subite de la demande.

La US Mint a commencé à mettre en place en juillet des quotas hebdomadaires sur son produit-phare, la pièce d’argent Silver Eagle, car elle ne parvient pas à satisfaire la demande. La monnaie du Canada l’a imité peu de temps après suite à des ventes record en juillet. En Australie, la Perth Mint a vendu en septembre une quantité record de plus de 2,5 millions d’onces d’argent, soit près de 4 fois plus qu’en août. Elle a également commencé à mettre en place des quotas sur sa nouvelle gamme de pièces, selon les déclarations d’un officiel de la monnaie.

La demande d’argent crève tous les plafonds

« La demande d’argent crève tous les plafonds, » a déclaré Neil Vance, manager des ventes en gros de la Perth Mint. « Une frénésie semble s’être installée alors que les gens pensent qu’il y a une pénurie de métal. Mais il s’agit en fait d’un déficit de capacités de production. » (…)

La monnaie autrichienne, qui a commencé elle aussi à mettre des quotas sur les ventes de sa célèbre pièce d’argent Philharmonique, a augmenté sa production de pièces après une demande plus importante que prévu en juillet et août.

Durant ses 35 années de carrière dans les métaux précieux, Roy Friedman, vice président des ventes de Manfra, Tordella & Brookes (l’un des plus gros grossistes du marché des métaux précieux aux États-Unis), a déclaré ne pas se souvenir d’un tel déficit d’offre concernant les pièces d’argent nord-américaines, pénurie qui s’est ensuite étendue aux pièces produites en Autriche et au Royaume-Uni.

Selon les marchands et les monnaies, la pénurie serait due à l’explosion des achats des particuliers aux États-Unis, qui se sont rués sur les pièces d’argent en raison de la chute du cours de début juillet, propulsant le prix du métal à un plus bas de 6 ans. Le ratio entre l’argent et l’or, un indicateur suivi de près sur le marché des métaux précieux, (…) est désormais à 76. L’argent devient donc encore plus attractif alors qu’il est déjà préféré en raison de son prix inférieur par rapport à l’or.

La US Mint a vendu 14,26 millions d’onces d’argent au 3e trimestre 2015, soit un record depuis 1986. (…) La monnaie canadienne a quant à elle battu tous ses records en août et en septembre.

Tandis que les monnaies nord-américaines étaient dépassées par la demande, les investisseurs se sont tournés vers l’étranger face à la rareté de l’offre, enclenchant un effet domino en Europe et en Asie.

« Nous ne pouvons obtenir qu’une fraction de ce que nous pourrions vendre », a déclaré Terry Hanlon, président de Dillon Gage, l’un des plus grands marchands de métaux précieux du monde (basé à Addison, Texas). (…) »

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or

C’est désormais devenu une ritournelle : lorsque le cours de l’or baisse, la demande repart de plus belle. Il ne s’agit pas de déclaration en l’air, mais de faits avancés par des producteurs comme la US Mint et Perth Mint. Article de GoldCore, publié le 31 juillet 2015 :

« Les cours déprimés des métaux précieux ont entraîné la réponse habituelle du marché, soit une augmentation mondiale de la demande pour les pièces et les lingots.

Ceci nous a été confirmé par les conversations que nous avons eues avec notre raffineur et avec les monnaies dont nous sommes les partenaires durant ces derniers jours. L’offre en pièces et lingots d’or et d’argent est de plus en plus réduite. Ce qui débouche sur des délais de livraison rallongés ainsi que des primes à la hausse.

Le marché asiatique de l’or a repris cette semaine avec des primes robustes légèrement supérieures à celles des autres grands marchés du monde. Le trésorier de la Perth Mint, Nigel Moffatt, a déclaré avoir observé une augmentation de la demande depuis que l’or est passé en dessous de 1100 $ l’once.

Dans une interview accordée à l’émission First Up de Bloomberg, il a déclaré : « la quantité d’or non raffiné que nous pouvons obtenir des producteurs représentent notre plus grosse restriction, » pour ensuite ajouté que « tout ce que nous recevons est immédiatement transformé et expédié. »

Moffatt a déclaré que la Perth Mint enregistre une forte demande pour les lingots d’or d’un kilo qui sont expédiés vers l’Asie, et plus particulièrement l’Inde, la Chine et maintenant la Thaïlande, ajoutant que les acheteurs traditionnels d’Asie ont tendance à « charger la mule » lorsque le cours de l’or baisse.

Il y a également une énorme demande des particuliers des États-Unis et d’Europe pour les pièces. « Nous en vendrions plus si nous pouvions trouver davantage d’opérateurs de presse qualifiés. » Moffatt a également ajouté que les banques centrales restent à l’achat malgré le sentiment négatif qui règne sur le marché de l’or car « l’or a toujours une valeur intrinsèque ». Il ne s’attend pas à voir le cours de l’or baisser de façon significative vu les coûts de production du métal même s’il estime que nous pourrions assister à une baisse jusqu’à 1000 $ avant de nouvelles hausses. Aujourd’hui, le coût de production d’une once d’or s’élève à 1000 $ en moyenne.

Les Silver Eagles de la US Mint à nouveau disponibles, mais en quantités limitées

Du côté de la US Mint, les ventes de pièces d’argent Silver Eagle ont repris après une interruption de 3 semaines. Le 7 juillet dernier, la monnaie américaine fut forcée de suspendre les ventes n’ayant plus aucune pièce en stock (…). Aujourd’hui, les ventes ont repris mais en quantités limitées afin de ne plus provoquer d’interruption de l’offre.

Légalement, la US Mint est obligée de satisfaire l’intégralité de la demande. Son incapacité à le faire montre à quel point elle est très robuste. (…) »

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pièces d'argent

Ces dernières semaines, les articles concernant la JP Morgan qui stockerait des quantités énormes d’argent physique se sont multipliés principalement sur la base des spéculations de Ted Butler. Sans prétendre détenir la vérité ou trancher la question, voici la réfutation de Bron Suchecki responsable de la stratégie chez Perth Mint :

« Vendredi, GoldCore a publié un article se demandant si la JP Morgan est en train de cerner le marché de l’argent physique en notant que la banque possède 55 millions d’onces dans les coffres du COMEX alors que Ted Butler affirme qu’elle « pourrait posséder jusqu’à 350 millions d’onces ». En bref, ma réponse est : je ne pense pas.

Selon l’article, le fait que le nom de JP Morgan figure sur le fronton de l’entrepôt signifie que tout l’argent qu’il contient lui appartient. Cependant cela fait fi du fait que la banque occupe un grand pan du marché des métaux précieux, de nombreux acteurs du marché transitant par la JP Morgan pour acheter et vendre aussi bien du métal physique que sur le marché des futures ou encore pour utiliser leur service de stockage. Il est donc grandement improbable qu’aucun ou seulement une petite partie de cet argent appartienne à un tiers.

Même s’il est impossible de savoir à qui appartient réellement le métal que ce soit via le COMEX ou d’autres rapports (pensez-vous vraiment que les banques autoriseraient la mise en place d’un système qui permettrait de définir avec précision leurs positions propres ?), Il est tout de même possible de consulter les volumes de métal qui ont été livrés depuis l’ouverture du compte de JP Morgan.

Les clients de JP Morgan ont pris livraison nette de 4781 contrats (soit 23,9 millions d’onces)
La JP Morgan, sur ses positions propres, s’est livrée en net 4683 contrats ( soit 23,4 millions d’onces)

Vu qu’une banque active sur le marché des futures peut recevoir ou livrer de l’argent dans l’entrepôt d’une autre banque, nous ne pouvons donc pas en déduire que JP Morgan possède 23,4 millions d’onces. Néanmoins, ces chiffres montrent une certaine activité des clients de la banque (quasi égale à celle de JP Morgan en son nom).

Il ne faut également pas perdre de vue que l’une des activités les plus profitables d’une banque est l’arbitrage et la tenue de marché. Par exemple, si les spéculateurs de l’argent prennent des positions longues sur le marché des futures, JP Morgan peut décider de se positionner short et d’acheter de l’argent physique en tant que hedge (couverture).

Cela signifie donc que l’argent dans l’entrepôt de la JP Morgan peut appartenir à ses clients (particuliers et grossistes), à d’autres banques ou à elle-même en tant que couverture pour ses positions short. C’est uniquement après avoir soustrait cet argent que l’on peut évaluer le métal accumulé par la JP Morgan.

Concernant le chiffre de 350 millions d’onces cité, il provient d’un article de Ted Butler publié en décembre 2014 sur base de spéculations argumentées mais qui n’en restent pas moins des spéculations. (…)

Selon Ted Butler, JP Morgan aurait acheté jusqu’à 70 millions de Silver Eagles soit la moitié de la production de la US Mint depuis avril 2011. Pour Butler, c’est fort probable car le grand public n’achète habituellement pas des actifs lorsque leur prix baisse. La seule explication serait alors à trouver du côté d’un gros acheteur. Sur ce point, je suis d’accord avec SRSroccoreport : Ted semble sous-estimer la foi des investisseurs dans l’argent. (…)

Mais selon l’argumentation de Ted, un tel positionnement de la JP Morgan l’obligerait à intervenir à de nombreux niveaux (ETF, pièces, etc.) afin de protéger sa position qui est tellement énorme que cela semble improbable.