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Pic de l’or

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Echec de la découverte de gisements d'or

L’or a connu cette année des hauts et des bas, allant jusqu’à grimper de 30 % pour ensuite abandonner une grosse partie de ses gains. Cependant, une tendance est constante : les sociétés minières spécialisées dans l’or éprouvent de plus en plus de difficultés à trouver et à extraire du métal.

Les graphiques suivants expliquent pourquoi ainsi que les conséquences pour le secteur.

Des découvertes en baisse

Même si les budgets d’exploration des producteurs ont été multipliés par plus de 10 pour atteindre jusqu’à 6 milliards de dollars par an durant la décennie s’étant terminée en 2012, les nouvelles découvertes de gisements d’or déclinent. La quantité des découvertes de l’année dernière est en baisse de 85 % par rapport à 2006.

Echec de la découverte de gisements d'or

Dépenses d’investissement réduites

Pour faire face au plongeon de 41 % de l’or par rapport à son record de 2011, les sociétés minières ont dû réduire leurs dépenses d’investissement. Ce qui a diminué la durée de vie de nombreuses mines vu que les sociétés n’ont pas été en mesure de construire l’infrastructure nécessaire pour avoir accès à davantage de minerai.

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Des réserves en chute

En raison de la baisse des découvertes, de la durée de vie inférieure des mines et de la baisse du cours de l’or, la quantité de métal exploitable de façon rentable diminue. Les réserves des producteurs majeurs ont glissé de 40 % depuis 2011.

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Une crise de l’offre à venir

La production annuelle d’or est peut-être proche de son record historique, mais cela ne devrait pas durer longtemps. L’offre de métal en provenance des mines devrait atteindre un pic en 2019 pour ensuite baisser inexorablement jusqu’au moins en 2025, d’après BMO Capital Markets. Mark Bristow, CEO de Randgold Resources Ltd, fait partie de ceux qui anticipent un pic de l’or dans les années à venir.

pic de l'or en 2019

Mais il faut également prendre en compte que la production annuelle mondiale d’or ne représente que 2 % de la quantité totale de métal qui se trouve à la surface et que, contrairement à d’autres matières premières comme le pétrole et le cuivre, la majorité de cet or existe sous forme de lingots et de bijoux. Ce qui signifie que la production antérieure peut alimenter le marché en cas de pénurie.

La course aux réserves via les fusions et acquisitions

Alors que le secteur fait face à un futur qui s’annonce plus compliqué pour la production, les CEO du secteur minier de l’or sont activement à la recherche de concurrents à racheter afin de compenser la baisse de leurs réserves. Les accords de fusions et acquisitions concernant les producteurs d’or ont dépassé ceux des autres secteurs des matières premières jusqu’à aujourd’hui, en 2016.

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Source : Bloomberg, article de Kevin Crowley du 21 décembre 2016

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mine d'or

Dans cette interview de Mark Bristow par Bloomberg, le pic de l’or est annoncé par le CEO de Randgold en raison de la baisse des investissements dans l’exploration et des découvertes ; la production mondiale d’or pourrait plafonner dès 2019 alors que les sociétés minières ont identifié moins de la moitié des gisements nécessaires pour remplacer la production depuis 2000 :

« Le pic de la production d’or pourrait être atteint dans les 3 ans alors que les sociétés minières ne parviennent pas à remplacer leurs réserves, d’après Mark Bristow, CEO de Randgold Resources Ltd.

L’absence de nouvelles découvertes de gisements, la réduction des coûts et l’exploitation des filons les plus riches afin d’engranger des bénéfices à court terme (stratégie qui peut ainsi réduire la durée de vie d’une mine) sont les coupables de cette crise de l’offre à venir, a déclaré Bristow ce lundi à Johannesburg.

Bristow, un Sud-Africain qui s’est fait un nom en découvrant et en exploitant des mines d’or parmi les plus importantes du continent, est un critique de longue date de son secteur. Il fustige régulièrement les sociétés minières pour leurs acquisitions douteuses et l’explosion de leurs coûts.

« Le grand débat est le suivant : quand aura lieu le pic de l’or ? En 2019, comme le montre ce graphe ? », a déclaré Bristow en se référant à des données compilées par BMO Capital Markets. « Il s’agit de la chute que j’évoque depuis un bon moment, elle se rapproche désormais. »

Cependant, toute augmentation à court terme du cours de l’or pourrait rendre les réserves des sociétés profitables et déboucher sur une augmentation de la production, a-t-il déclaré.

Des réserves d’or fraîches

Contrairement à de nombreuses sociétés minières, Randgold n’a jamais déprécié la valeur de ses actifs. Aujourd’hui, elle continue de valoriser ses réserves à 1000 $ l’once. Trouver des réserves fraîches dont l’exploitation sera rentable comme les onces d’or qui sont actuellement extraites est le plus gros défi de la société. (…)

Barrick Gold Corp., le producteur d’or mondial numéro 1, a extrait 1,34 million d’onces d’or durant le second trimestre, soit 7,5 % de moins par rapport à l’année précédente. AngloGold Ashanti Ltd., 3e producteur mondial, a enregistré quant à lui une baisse de 12 % de sa production durant le premier semestre de l’année par rapport à 2015. (…) »

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lingot et pièces d'or

Article du Business Insider, publié le 18 janvier 2016 :

La production de l’or a plafonné à 3155 tonnes

Le cours de l’or pourrait grimper substantiellement cette année alors qu’une baisse de l’offre pointe à l’horizon.

La production mondiale annuelle d’or devrait baisser de 3 % cette année d’après un rapport de l’équipe de recherche spécialisée dans les métaux précieux de Thomson Reuters, GFMS, cité par le Financial Times.

Cela mettrait un terme à sept années consécutives d’augmentation de la production d’or qui a plafonné en 2015 à 3155 tonnes. Ce déclin est dû à la chute du cours de l’or qui s’est effondré de plus de 40 % depuis son plus haut de 2011.

La production d’or devenant moins profitable pour les mines, elles ont réduit leurs investissements dans de nouveaux projets.

Le Financial Times cite Ross Strachan, spécialiste de la demande des métaux précieux chez GFMS, qui a déclaré que la baisse attendue de la production aurait lieu « alors que la contribution des projets lancés durant les années précédentes diminue et que le nombre de nouveaux projets en cours est limité étant donné le climat financier sous tension d’aujourd’hui. »

Le rapport cite également Kelvin Dushnisky, le président de Barrick Gold, qui affirme que cette tendance est « positive pour les perspectives à moyen et à long terme du cours. »

Il n’est pas le seul à penser que l’or est sur le point de décoller. Michael Riesner et Marc Müller d’UBS ont dit à leurs clients que l’or pourrait tirer profit de la volatilité qui a enrayé les marchés mondiaux en 2016 dans un document long de 39 pages envoyé par e-mail.

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Alors que l’offre diminue et que la demande augmente, le cours de l’or pourrait partir en flèche en 2016.

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D’après cet article de goldsilverworlds.com la production mondiale d’or commence à baisser, ce qui signale que nous allons bientôt atteindre le pic de l’or : 

« Cette semaine, le Financial Post a publié un article confirmant que le pic de l’or où le moment lorsque la production du métal va plafonner, semble être imminent.

D’après les estimations de nombreux professionnels, la production d’or devrait plafonner en 2015 ou 2016 pour ensuite décliner pendant au moins plusieurs années. En utilisant les chiffres du consensus, GoldCorp estime que la production mondiale déclinera de 6 % durant les 3 prochaines années, et de presque 18 % dans les 9 prochaines années.

Le graphique ci-dessus estime que le pic de l’or sera atteint cette année en 2015.

Le secteur minier de l’or a connu un véritable boum entre 2000 et 2011. Cependant, comme il en va toujours avec une période d’euphorie, elle a été suivie par un véritable effondrement de proportions bibliques. Le marché baissier qui a frappé les métaux précieux entre 2012 et aujourd’hui est l’un des plus sévères de l’histoire. Le cours de l’or s’est effondré de 1930 $ l’once en septembre 2011 à 1080 $ l’once le 28 juillet 2015. Pour cette raison, de nombreuses sociétés minières spécialisées dans l’or ont dû réduire leur production durant ces dernières années.

De plus, comme le note le Financial Post, très peu de gisements ont été découverts durant la dernière décennie ce qui signifie que les perspectives de production du secteur sont relativement faibles. Simultanément, les sociétés ont dû reporter ou annuler des projets car leur concrétisation est jugée trop risquée. Notamment en raison de frais d’exploitation et de coûts de construction en hausse, des risques politiques, de la difficulté d’obtenir les permis nécessaires et bien d’autres facteurs.

Cet environnement est positif pour les petites sociétés minières qui exploitent des projets profitables. »