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Plafond de la dette

plafond de la dette

Article de Zero Hedge, publié le 3 octobre 2015 :

« Le 16 mars 2015, le Trésor américain a officiellement atteint le plafond légal de la dette, fixé à 18,113 trillions. À partir de ce moment, il a commencé à utiliser des mesures d’urgence pour se financer tandis que le chiffre de la dette supérieur de quelques dollars au plafond n’a plus été modifié. Ce fait sema la confusion chez les commentateurs : pourquoi les États-Unis ne mettent plus à jour le chiffre officiel ?

La raison était pourtant simple : jusqu’à vendredi dernier, aucun accord sur le plafond de la dette n’avait été trouvé. Le gouvernement ne pouvait donc pas avouer officiellement que sa dette dépassait le plafond légal.

Depuis vendredi, cette situation étrange a été résolue suite à l’accord trouvé entre les Républicains et les Démocrates pour suspendre le plafond de la dette jusqu’à mars 2017, ce qui signifie que le chiffre officiel de la dette a été mis à jour.

162 jours après la dernière publication, nous apprenons ainsi que la dette officielle des États-Unis est de 18.492.091.120.833,99 dollars (oui, au centime près), soit une augmentation de 339,1 milliards depuis la dernière mise à jour officielle. Ce montant total représente 102,5 % du PIB.

Et quid du nouveau plafond de la dette ? En vertu de sa suspension, cela signifie qu’il n’en existe plus. Pourquoi ? Comme nous l’avions calculé il y a 2 semaines, il aurait fallu relever ce plafond à 19,6 trillions pour que les États-Unis puissent tenir jusqu’à mars 2017. Le problème est le suivant : si vendre aux démocrates le principe que la dette américaine pourrait atteindre le chiffre arrondi de 20 trillions est une formalité (la seule critique qu’ils puissent émettre est que ce chiffre n’est pas assez élevé…), pour de nombreux Conservateurs l’idée que le Congrès, à majorité conservatrice, puisse donner  son blanc-seing pour ajouter 1,1 trillion de dette est difficilement envisageable.

Qu’ont-ils alors fait ? Ils ont décidé de supprimer purement et simplement le plafond de la dette, « temporairement » bien sûr, tout ceci pour éviter de parler de l’évolution future de la dette. Et que se passera-t-il le 15 mars 2017 ? Le plafond de la dette sera de nouveau suspendu pour 2 ans, une nouvelle fois de façon « temporaire ». Car si les élus américains n’ont pas le courage de dire la vérité à leur électorat, ils n’ont pas non plus les tripes pour supprimer définitivement le plafond de la dette. »

Fed taux

Dans cet article de Reuters publié le 11 mai 2015, on apprend que non seulement la Fed a dans ses cartons des plans en cas de défaut momentané des États-Unis, un scénario désormais récurrent durant les palabres concernant le relèvement du plafond de la dette américaine. Plafond qui s’élève à 18,1 trillions de dollars aujourd’hui et qui devrait être atteint d’ici l’automne 2015 :

« La Fed aurait conçu des plans d’urgence élaborés pour faire face à un défaut des États-Unis. Ils prévoient le report de certains remboursements et des prêts aux investisseurs, d’après un législateur qui cite des documents internes de la Fed.

Les États-Unis sont passés à un fifrelin du désastre entre 2011 et 2013 lorsque des disputes politiques sur la dette nationale on presque mis le gouvernement dans l’impossibilité de payer ses factures.

Les analystes et les responsables politiques avaient averti que le non-respect des délais de paiement pourrait mener à une catastrophe économique. Des détails ont fini par émerger sur les mesures qui auraient été prises si l’impensable s’était passé.

Dans une lettre de juin 2014 adressée au secrétaire du Trésor, Jack Lew que Reuters a pu lire lundi dernier, le membre du Congrès républicain Jeb Hensarling, du Texas, a déclaré que son équipe avait passé en revue les plans non classifiés de la Fed en cas de défaut.

Ces plans prévoyaient de définir de nouvelles dates de règlement pour les obligations en défaut, affirme Hensarling dans sa lettre qui fut également signée par Patrick McHenry un collègue de Caroline du Nord.

La Fed de New York qui représente le bras de la Fed sur les marchés financiers, continuerait d’accepter les Treasuries en tant que collatéral dans l’éventualité d’un tel événement, toujours selon la lettre.

La Fed de New York n’a pas souhaité commenter l’information. De tels scénarios restent d’actualité pour les investisseurs aujourd’hui parce que les débats autour du plafond de la dette américaine sont devenus un danger récurrent pour Washington.

Le Trésor doit actuellement composer avec un plafond de 18,1 trillions de dollars alors que le Congressional Budget Office estime que cette limite pourrait être atteinte d’ici octobre ou novembre si le Congrès et la Maison-Blanche ne s’accordent pas pour relever ce plafond d’ici là.

Des défauts souverains dans d’autres pays ont engendré des crises financières. Afin de garantir le calme sur le marché, la banque centrale américaine pourrait prêter de l’argent aux investisseurs après avoir pris leur Treasuries en garantie dans le cadre d’opérations classiques de repo, affirme Hensarling. La Fed a également proposé des paiements compensatoires pour les investisseurs qui ont été remboursés en retard.

Dans sa lettre, Hensarling affirme également que le document montre que le Trésor a la possibilité de choisir les créances qu’il souhaite rembourser ce qui lui permettrait de privilégier les détenteurs d’obligations par rapport à d’autres créanciers. (…) »

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Dans sa dernière interview sur KWN, Michael Pento explique pourquoi les États-Unis sont à genoux, et les événements qui vont précipiter leur chute en 2014. 

Michael-Pento-Treasuries

Michael Pento : « les médias dominants ne vous en parleront jamais, mais le consommateur américain sera bientôt à genoux. En fait, je suis très inquiet pour l’économie mondiale, et pour la population de la planète entière.

Nous avons assisté à un gros coup de frein de la croissance chinoise. La Chine avait pour habitude d’obtenir des taux de croissance à 2 chiffres, mais je pense qu’elle va tomber à 5 ou 6 % en 2014. Nous avons donc désormais un problème de croissance en Chine.

Second problème, nous avons un chaos dans les marchés émergents. Cela a provoqué de gros soucis pour leur devise. Aux États-Unis, après inflation et taxe, les revenus stagnent. Le revenu disponible n’a augmenté que de 0,7 % en 2013.

marc-faber-or-point-entreeÀ l’occasion de sa dernière intervention sur Bloomberg TV, rapportée par écrit par le site d’informations financières ZeroHedge, Marc Faber explique qu’il n’y a désormais plus de valeurs refuges.

« Votre meilleure chance, c’est de disperser votre patrimoine dans différentes classes d’actifs, en espérant qu’elles ne s’effondrent pas toutes en même temps. Les comptes en banque ne sont plus sûrs, l’argent liquide n’est plus sûr, les obligations ne sont plus sûres à 100 %. Les actions sont chères si on les compare à tout indicateur de valorisation. »

Cependant, Faber insiste sur le fait que l’once d’or à environ 1250 $ « est une bonne affaire », vu la création globale de monnaie pour financer la dette.

Sur le plafond de la dette :

«  S’il n’y a pas d’accord d’ici le 17 octobre, je pense que la Fed pourrait financer directement le Trésor, afin d’effectuer les paiements nécessaires aux détenteurs d’obligations. S’il devait y avoir des retards dans ce domaine, cela influencera négativement les marchés. Mais cela ne m’inquiète pas. En fait, il s’agit d’une simple décision politique. Démocrates et Républicains veulent dépenser, ils sont juste en désaccord sur les postes. »

Marc Faber sur l’or :

« Lorsque l’or a atteint son plus bas, à 1180 $, un beau mouvement haussier a démarré, jusqu’au franchissement de la barre des 1400 $. Maintenant, le cours redescend. Je pense qu’entre 1200 et 1250 $, c’est un excellent point d’entrée pour l’or. Le sentiment à son propos est très négatif, mais si on regarde la situation d’ensemble, comme la monétisation de la dette, le plafond de la dette (qui sera relevé quoiqu’il arrive, car Démocrates et Républicains sont tous les 2 très dépensiers)… »

Sur le gouvernement américain :

« Oui,  ils font des idioties. C’est le terme approprié. Nous avons en fait un gouvernement dysfonctionnel, qui a pris une place beaucoup trop importante et qui gaspille de l’argent de tous les côtés. Les Républicains dépensent pour entretenir le complexe militaire, tandis qu’en gros, les Démocrates achètent des votes avec des programmes sociaux variés. C’est un énorme gâchis, le souci, c’est que je ne vois pas de solution. Je pense que le débat actuel sur le plafond de la dette et sur le budget n’est que le symptôme d’un problème plutôt qu’un problème. Le problème, c’est la taille du gouvernement, pas qu’américain d’ailleurs. Les gouvernements ont pris trop de place et entravent la croissance économique. »

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Plafond-de-la-dette-Dr-RobertsAlors que la presse mainstream parle d’un éventuel défaut des États-Unis, voici les états d’âme du Dr Paul Craig Roberts, ancien du trésor sous Ronald Reagan, à propos du plafond de la dette (KWN) :

Eric King : « Dr Roberts, les États-Unis pourrait-il faire défaut ? »

Dr Roberts : « non. Si cela arrivait, cela signifierait la fin des États-Unis en tant que superpuissance. Personne ne souhaite perdre ce statut du côté de Washington, donc je m’attends à un accord de dernière minute. Cela dit, si les 2 parties décident de camper sur leurs positions en espérant faire plier l’autre jusqu’à la toute dernière minute, il y a 2 scénarios possibles.

Le premier, c’est que la Fed prête, à son initiative, l’argent dont le Trésor a besoin. N’oubliez pas que la Fed a prêté 16 trillions de dollars aux banques américaines et européennes pour leur éviter de faire défaut ou faillite.

Rappelez-vous, les banques étaient « too big to fail » (trop grosse que pour pouvoir se permettre leur disparition). Le sauvetage ne s’est pas fait uniquement via le TARP (troubled assets relief program, programme d’aide aux actifs douteux, formule poétique pour rachat d’actifs pourris). En fait, ce sont surtout les prêts de la Fed, de plus de 16 trillions, qui ont permis aux navires de ne pas faire naufrage. Si les banques sont« too big to fail », il est clair que le gouvernement américain l’est aussi. Comme je l’ai dit, la Fed pourrait simplement prêter directement au Trésor.

La seconde possibilité, ce serait qu’Obama, parce que la loi est déjà passée, décide de décréter l’état d’urgence et de s’octroyer tous les pouvoirs du gouvernement. Cela signifie que le Congrès et les tribunaux deviendraient simplement des éléments de décor. Dans un tel contexte, les pouvoirs du président deviennent illimités s’il déclare l’état de « catastrophe nationale ».

Cela signifie que le président pourrait de sa propre initiative augmente le plafond de la dette. Ces 2 scénarios sont possibles si aucun accord n’est entériné par le congrès.

Eric King : « cette concentration du pouvoir américain que vous décrivez est extrêmement dangereuse »

Dr Roberts : « bien sûr. Cela signifierait que le président serait une sorte de César. Cela signifierait aussi que le Congrès deviendrait une sorte de Sénat romain lorsqu’il a perdu tous ses pouvoirs pour devenir une simple collection de figures mondaines. En général, lorsque les régimes démocratiques échouent, on termine avec à leur tête une sorte de César. Une fermeture des services publics est évidemment le parfait exemple d’un échec démocratique. Cela fournit tous les prétextes nécessaires pour que le président puisse recourir à l’Executive Order et gouverner indépendamment du Congrès et des tribunaux.

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or-argent-plafond-dette-USARick Rule est un associé d’Eric Sprott. En plus de gérer la fortune de clients aisés, il doit également se soucier de sa propre richesse. Voici sa dernière interview sur KWN :

Eric King : « Rick, vers où croyez-vous que l’Occident se dirige ? »

Rick Rule : « il s’agit d’une question intéressante, particulièrement vu le contexte de la fermeture partielle des services publics américains, et de la réponse à celle-ci. Tout d’abord, je voudrais demander : ‘ quelle fermeture’ ? Ensuite, je voudrais demander en quoi la mise en congé de 800.000 personnes jugées non essentielles est une mauvaise chose (note : mis à part qu’il s’agit de 800.000 chômeurs en plus…). 3e question : pourquoi avons-nous 800.000 « travailleurs non essentiels ». Ces 3 questions mènent à quelque chose de plus important : les commentaires parlent plus de la menace de la fin des liquidités qui créent ces bulles financières.

Il serait beaucoup plus sain si on parlait du plafond de la dette dans les médias dominants, du besoin de ne pas dépenser plus que ce que l’on gagne. Je n’entends rien de cela, les causes de nos problèmes ne sont pas discutées. Soit que le gouvernement prend trop de place, que nous dépensons de trop.

J’ai l’impression que personne ne parle à ceux qui devront rembourser la dette, soit les travailleurs d’aujourd’hui, ainsi que nos enfants et nos petits-enfants. Ce qui me gêne dans le débat actuel sur la fermeture de certains services publics et du plafond de la dette, c’est que la raison structurelle de ces événements n’est pas discutée, que nous dépensons trop d’argent.

Eric King : « que va-t-il se passer lorsque l’Occident rentrera dans le mur ? »

Rick Rule : « je ne sais pas, et je ne sais pas quand cela va arriver. Les États-Unis peuvent revenir sur de nombreuses promesses sociales. Ce qui me choque, c’est que la dure réalité qui attend les Américains, si de gros changements n’ont pas lieu dès aujourd’hui, n’est pas expliquée.

Tout ce qu’on entend, c’est « on ne peut pas réduire les injections de liquidités, l’économie est trop faible, on ne peut pas fermer les services publics car ils fournissent des services essentiels ». L’austérité que nous devons mettre en place n’est évidemment pas amusante, mais tôt ou tard nous devrons admettre ce que le QE est : une activité de faux-monnayeurs.

Le problème avec toutes les promesses de nos politiciens, c’est qu’il s’agit de mensonges. Je recommande l’achat d’or et d’argent à tout le monde vu qu’en raison de ces bonimenteurs, notre devise est devenue une véritable arnaque. La monnaie papier est la monnaie d’échange du mensonge.

Lorsque ces mensonges seront dévoilés, les monnaies papier vont se déprécier, tandis que les métaux précieux ont retrouvé leur véritable valeur. Il me semble que l’on se dirige vers un tel scénario. Je suis assez terrifié de voir ce qu’il se passe en ce moment, de voir la fin de partie. Draps l’horizon. Cependant, je dors bien, grâce à l’or et l’argent que je possède.

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Fermeture-USA-ShutdownDémocrates et Républicains n’ont pas su se mettre d’accord sur un budget, notamment à cause d’Obamacare. Voici les états d’âme de James Turk, qui a anticipé le « shutdown » à quelques heures de son annonce, sur KWN.

James Turk : “ bien qu’ils restent encore quelques heures pour que le congrès évite une fermeture des services publics, il semblerait que l’on se dirige vers ce cas de figure. Les 2 camps se sont disposés pour une bataille rangée, les attaques fusent, chacun essayant de remettre la faute sur l’autre.

Il y a 2 choses importantes à considérer : tout d’abord, le Congrès et le président doivent s’accorder sur un budget pour l’année fiscale qui commence ce 1er octobre. Mais ils pourraient également gouverner sur base de résolutions, comme ils l’ont fait durant ces 5 dernières années, sans budget approuvé.

Cependant, si cette option est à nouveau choisie, cela mettra en difficulté le dollar, car il y a un autre dossier lié bien plus important, le second volet de la problématique : le plafond de la dette doit être relevé afin de permettre au gouvernement de faire face a ces dépenses.

Le gouvernement ne dispose que de quelques semaines de fonds avant de manquer d’argent, vu que le gouvernement dépense plus qu’il ne gagne. D’ici la mi-octobre, les caisses seront vides.

Même s’il parvient à voter des résolutions en lieu et place d’un budget pour financer le gouvernement, celui-ci doit tout de même augmenter le plafond de la dette, ou réduire significativement ces dépenses, un second scénario auquel je ne crois pas du tout.

Tout ceci n’est pas un secret. Par contre, ce que les gens ignorent souvent, c’est que les politiciens et le trésor ont déjà eu recours à des ficelles pour passer outre le plafond de la dette. Ils l’ont déjà atteint à la mi-mai, mais ont réussi à vivoter en allant chercher de l’argent à gauche et à droite.

Le gouvernement dépense environ 60 milliards de plus qu’il n’en reçoit tous les mois. Cela signifie que depuis la mi-mai, le gouvernement a dépensé 200 milliards de plus que le plafond de la dette, ce qui est selon moi intéressant : depuis cette date, les taux d’intérêt ont augmenté.

Alors que le gouvernement n’a pas émis de dette, que la Fed a acheté pour 45 milliards d’obligations par mois, les taux ont grimpé. Lorsque de nouvelles émissions obligataires auront lieu, on devrait assister à une nouvelle envolée des taux.

Je fais l’analogie entre la situation des États-Unis d’aujourd’hui à celle de la république de Weimar dans les années 20, quand le gouvernement allemand dépensé tout ce qu’il voulait. Lorsque les gens compris ce qu’il s’est passé, tout s’est emballé.

Malgré qu’il y ait un plafond, le gouvernement américain a trouvé le moyen de continuer à fonctionner, donc de dépenser environ 200 milliards. La Fed continue d’acheter des obligations, comme la Reichsbank l’avait fait dans les années 20. On sait ce qu’il s’est ensuite passé : une terrible hyperinflation.

Les États-Unis font face à un tel risque s’ils continuent à dépenser de cette façon, avec des déficits permanents. Je pense qu’à court terme, la situation sera positive pour les obligations (et encore une fois, les faits donnent raison à Turk : les taux sont aujourd’hui en baisse). Mais lorsque le plafond de la dette sera relevé, les taux vont augmenter avec les nouvelles émissions qui vont s’ajouter à celles déjà programmées.

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Argent-James-Turk plafond de la dette« Aujourd’hui (lundi 23 septembre 2013), on a assisté à une journée calme pour les métaux précieux, mais c’est probablement le calme avant la tempête. Dans les semaines à venir, on devrait assister à beaucoup de volatilité sur de nombreux marchés. L’or et l’argent seront impactés sans aucun doute, mais je pense qu’il faut surtout observer l’index du dollar et les rendements des obligations américaines.

On a assisté à une forte détente des taux, ainsi qu’à un déclin du dollar, suite à la décision de la Fed de ne pas couper le robinet. Cependant, 2 événements qui arrivent à grands pas risquent de les impacter.

Il y a tout d’abord le manque d’argent frais, qui pourrait être atteint le 1er octobre prochain, dans les jours qui suivent, alors que le président et le Congrès sont incapables de s’accorder sur un budget.

Cela fait 5 ans que le gouvernement américain opère sans budget. Aujourd’hui, les politiciens semblent plus divisés que jamais, les positions semblent figées. Le ton monte, bientôt ils vont laisser tomber les gants et cela deviendra du pugilat. On devrait assister à un fracas politique, et a des conséquences sur les marchés.

Il y a également le plafond de la dette. S’il n’est pas relevé à nouveau, le gouvernement américain ne pourra plus emprunter de l’argent, ce qui signifie découpe massive dans les dépenses. Ces 2 événements sont bien sûr liés. Une gestion sans budget, c’est un peu vivre d’un salaire à l’autre. Dans le cas du gouvernement américain, d’un relèvement du plafond de la dette à l’autre.

Depuis 1940, les États-Unis ont relevé leur plafond de la dette à 106 reprises. Je pense que c’est la preuve que les finances des États-Unis ne sont plus contrôlées. Grâce à la Fed, le gouvernement peut augmenter sa dette, car celle-ci achète les obligations dont le marché ne veut pas. Le QE a pour seul objectif de transformer la dette en monnaie, ce qui débouche sur la dévaluation du dollar.

Durant les dernières années, la Fed a acheté environ 50 % de la dette émise par le gouvernement. Il n’est donc pas étonnant qu’il n’y ait pas eu de « tapering ». Si la Fed n’achète pas les obligations, qui le fera ? Peut-être d’autres banques centrales, mais les investisseurs savent désormais que les obligations américaines ne sont plus un actif sans risque, comme avant. Ils ont retenu la leçon depuis août 2011.

Après d’interminables palabres, le plafond de la dette avait fini par être relevé à l’époque. Mais cela ne s’était pas fait sans dégâts : les États-Unis avait alors perdu leur AAA. Malheureusement, presque rien n’a été fait durant ces 2 dernières années pour résoudre le problème structurel des déficits.

C’est à cette époque aussi que l’or a connu son record. Je pense que l’on doit s’attendre à un bis repetita. Voici également un tableau à long terme qui augurent de bonnes choses pour l’argent à l’avenir. »

Source : interview de James Turk sur KWN.

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inflation-michael-pentoDans sa dernière intervention sur KWN, Michael Pento aborde bien entendu le sujet des bons du trésor américain, mais aussi les marchés asiatiques, où une certaine panique a lieu en ce moment, ce qui aura des conséquences pour l’or ainsi que pour les marchés occidentaux. Michael Pento :

« Après avoir été optimsite pour les actions en 2013, le 16 juillet dernier j’avais prédit une correction significative. Depuis, le S&P 500 a reculé d’environ 5 %. Je pense que les dégâts ne font que commencer. J’estime que les marchés vont encore baisser de 15 % d’ici la fin octobre, voici pourquoi.

Situation précaire du Japon

La semaine dernière, on a annoncé que le Japon est enfin parvenu à créer une inflation annualisée de 0,7 %, soit le chiffre le plus important depuis 5 ans. Leurs obligations ne peuvent donc offrir un rendement égal à l’inflation, surtout que le gouvernement souhaite que celle-ci augmente encore plus.

Personne ne voudra détenir des obligations dont le taux d’intérêt est inférieur à l’inflation. Ce qui signifie que dans un tel contexte, le seul acheteur potentiel des obligations japonaises, ce sera la banque du Japon. La triste vérité, c’est que le pays se rapproche le plus en plus d’un chaos extrême pour son marché obligataire et pour son économie. Les investisseurs doivent agir en conséquence.

Des marchés émergents en pleine tempête

En plus de ce qui se passe au Japon, les marchés émergents sont également difficulté. Ces économies dynamiques ont récemment souffert de la hausse des taux, d’une chute de leurs marchés actions et de leur devise, dont on a très peu parlé en Occident.