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Plan

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Les dés sont jetés… Le gouvernement grec ayant jugé inacceptable la dernière offre de la Troïka, Alexis Tsipras a décidé d’organiser en urgence un référendum pour que le peuple grec décide de l’avenir du pays.

Ekatherimini qui relaie l’information ce samedi matin, écrit que Tsipras a clairement signifié qu’il était contre les termes de la proposition d’accord. Ce samedi, il va demander l’aval du parlement pour organiser un référendum le 5 juillet prochain. Si celui-ci porte sur l’acceptation ou non de l’accord (déblocage d’une aide de 15,5 milliards contre la baisse des pensions l’augmentation des taxes), il s’agit en fait d’un référendum sur l’euro et l’Union Européenne. Tsipras a déclaré :

« Après 5 mois de dures négociations, nos partenaires ont malheureusement eu recours à une proposition assortie d’un ultimatum lancé au peuple grec. Je demande au peuple grec de se prononcer sur cet ultimatum à chantage qui nous demande de nous en tenir à une austérité stricte et humiliante sans aucune perspective d’avenir. »

Nous ignorons si c’est la défense de la démocratie qui a poussé Alexis Tsipras à prendre cette décision. D’un point de vue politicien, le référendum lui permet de dégager sa responsabilité des conséquences néfastes (immédiates en cas de Grexit, à moyen terme en cas d’accord) qui découleront des deux scénarios.

Mais quoi qu’il en soit, il s’agit de la décision la plus sage. S’agissant d’un tournant pour le pays, quoi de plus normal que ce soit le peuple qui se prononce. C’est ça, une véritable démocratie. Cela n’a pas empêché l’opposition de critiquer vertement Tsipras, la palme de l’idiotie revenant au leader du PASOK (socialistes), Fofi Genimmata, qui a déclaré : « vu que M. Tsipras est incapable de prendre des décisions responsables, il devrait démissionner et laisser les citoyens décider de leur futur via des élections. » Selon le PASOK, la démocratie représentative (un oxymore) serait donc plus démocratique de la démocratie directe…

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Voici la traduction de l’interview, publié le 19 février 2014 dans le journal allemand Handelsblatt, de Carl-Ludwig Thiele, responsable du rapatriement de l’or de la Bundesbank. Mr Thiele a notamment été choqué de voir le Hanselblatt lui poser des questions sur la présence réelle de l’or allemand à New York, tout en rassurant tout le monde : il a vu de ses propres yeux l’or, et l’équipe d’audit INTERNE de la Buba a tout supervisé. Ouf, nous voilà soulagés ! Par contre, même pas un semblant de réponse satisfaisante aux questions des 2 journalistes allemands, qui lui demandent en fin d’interview pourquoi les Américains acceptent de stocker cet or sans contrepartie…

Or-Stocks-Banques-Centrales-Suede-Finlande

Mr Thiele, vous considérez-vous comme le psychothérapeute de l’âme allemande ?

Non, pourquoi ?

Le président de la Bundesbank, Jens Wittmann, a décrit le rapatriement partiel de l’or allemand de New York comme une mesure visant à instaurer la confiance en Allemagne. Vous êtes la personne qui est responsable de l’organisation logistique de l’opération.

En effet, nous instillons la confiance en stockant la moitié des 3400 tonnes de notre or d’ici 2020 à Francfort. Créer la confiance signifie aussi être transparent. Nous fûmes la première banque centrale à publier des détails à propos de nos installations de stockage, y compris des quantités concernées.

Il y a-t-il un scénario dans lequel l’or pourrait être utilisé dans des politiques monétaires ?

Un scénario hautement théorique inclurait une instabilité extrême du marché des devises. L’Allemagne assure sa solvabilité grâce à des actifs de réserve. En plus de devises étrangères, nos réserves incluent de l’or. C’est or pourrait être mis en garantie ou échangé directement contre des devises étrangères. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé de laisser la moitié de nos réserves d’or à New York et à Londres. Même si nous n’envisageons pas, et bien heureusement, un tel scénario de crise, les banques centrales doivent penser à long terme.

En octobre 2012, vous avez promis au Bundestag le transfert de 150 t d’or de New York à Francfort d’ici 2015. En janvier 2013, vous avez allongé le délai à 2020, tout en augmentant le tonnage à 300 tonnes. Quels sont vos derniers objectifs désormais ?

Les 2 plans ne sont pas contradictoires. Nous avions fixé notre objectif initial en octobre 2012. En janvier 2013, nous avons alors présenté un nouveau plan de stockage de l’or, tout en fixant un objectif considérablement plus élevé que le premier. Au lieu de seulement 150 tonnes, nous allons désormais transférer 300 tonnes de New York vers l’Allemagne.