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Rapatriement

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Peter Boehringer

Article publié le 8 octobre 2015 sur BullionStar.com… Peter Boehringer contre-attaque :

« Les personnes qui suivent régulièrement la campagne publique allemande « Rapatriez Notre Or » connaissent nos grandes difficultés rencontrées depuis 2011, et bien avant, avec la Bundesbank afin d’en avoir après que l’or allemand ait été stocké pendant plus de 50 ans à l’étranger, une transparence crédible sur ce dossier. Des progrès ont été obtenus récemment : en 2012, des informations à propos des quantités et de la localisation de l’or ont été publiées ; en 2013 : annonce d’un plan de rapatriement partiel jusqu’à aujourd’hui et la déclaration que 200 tonnes d’or (environ 10 %) des réserves de l’Allemagne stockées à l’étranger ont été rapatriées. On attend toujours des preuves tangibles ainsi qu’une transparence totale de la part de la Bundesbank !

L’une de nos demandes les plus anciennes était (et est toujours) la publication des numéros de série des lingots que possède la BuBa chez ses 4 dépositaires. Des listes qui devraient être statiques (non modifiées) depuis 1968 lorsque l’Allemagne a cessé d’accumuler de l’or. Soit 3 années complètes avant la fin du système sous-jacent de Bretton-Woods.

Hier le 7 octobre 2015, plus de 47 ans plus tard et 5 ans après le début de notre campagne intensive de lobbyisme auprès de la BuBa contre ses « craintes pour la sécurité »,ridicules, concernant la publication des listes : la Bundesbank a finalement et officiellement publié une soi-disant « liste de lingots ». La « liste allant faire taire les théoriciens du complot » a été célébrée aussi bien dans le communiqué de presse de la Buba que dans les médias dominants (naïfs). Voir l’article de Bloomberg intitulé : « la Bundesbank aux sceptiques : voici l’or. Chaque lingot. Sans Exception. » (…)

Pour la énième fois en 47 ans, la BuBa a prétendu hier faire toute la clarté sur l’or de l’Allemagne. Encore une fois, elle a misérablement échoué. C’est pourquoi je lance le défi suivant aussi bien à Messieurs Weidmann et Thiele de la BuBa et à M. Lorcan Roche Kelly de Bloomberg : soit effacer leur message de propagande lourd et partisan qui ne repose sur aucune preuve tangible (« Voici notre or, est-ce que vous nous croyez enfin vous les aficionados givrés de l’or »), soit de prouver leurs assertions jusqu’à présent non prouvées.

1. Aucune liste de numéros de série n’a été publiée par la Bundesbank

Premièrement, je demande aux journalistes et aux lecteurs qui sont intéressés d’ouvrir le rapport long de 2300 pages. Tout le monde peut voir au premier coup d’œil que la toute première colonne des listes de lingots de la page 7 est intitulée « numéro d’inventaire » plutôt que « numéro de série du producteur ». Ce sont pourtant deux choses totalement différentes. Le numéro d’inventaire est un numéro créé artificiellement sur papier ou sur un autocollant par les banques centrales respectives qui n’a rien à voir avec le numéro de série unique qui est estampillé par le raffineur lorsqu’il coule un lingot. La différence est absolument cruciale car seul le numéro de série pourra permettre aux experts de l’or, aux auditeurs indépendants ainsi qu’aux citoyens lambda à qui l’or appartient de vérifier que non seulement tous les lingots existent physiquement mais qu’ils ne sont également pas comptabilisés plusieurs fois sur le bilan d’autres banques centrales ou d’ETF. (…)

Cette liste n’a aucune valeur (…). Nous affirmons que cette approche n’est qu’un écran de fumée délibéré dans le but de semer le doute dans l’esprit du grand public mondial.(…)

2. Pourquoi des numéros de série de lingots après 1968 et combien ?

Deuxièmement, nous mettons au défi la Bundesbank de nous expliquer pourquoi, fait quasi sûr à 100 %, la liste réelle de lingots détaillée dans le point 1. ne comprend pas exclusivement des lingots produits dans les années 50 et 60 (pour se terminer en 1967 ou 1968 au plus tard). Depuis 1968, les réserves d’or de l’Allemagne sont censées n’avoir plus évolué sauf à une ou deux exceptions en raison de prêts de petites quantités d’or qui ont été rapportés par le passé par la Buba. Nous les propriétaires de l’or, exigeons de savoir : pourquoi et combien de lingots allemands (s’ils existent) datent d’avant 1968 dans les coffres de la Buba ou de ses dépositaires ? Comment est-il possible (d’après la liste publiée hier) que quasi tous les lingots soient d’une pureté de 995 ou plus alors qu’avant 1967 cette pureté était plutôt rare surtout aux États-Unis ? Et pourquoi, vu que les standards du LBMA sont satisfaits par quasi tous les lingots de la nouvelle liste, la Bundesbank a encore choisi de fondre les lingots rapatriés des États-Unis entre 2013 et 2014 (en effaçant ainsi à jamais les numéros de série originaux) sans disposer d’une seule photo ou vidéo pour prouver la procédure.

3. Audit de la Fed, de la BuBa, de la Banque de France et de la Bank of England

Lorsque nous aurons obtenu des réponses appuyées par des preuves tangibles et non verbales à nos questions légitimes et justifiées, le véritable travail ne fera alors que commencer : la Fed n’a plus publié d’information concernant un audit véritable de ses coffres (or américain ou étranger) depuis 1953, certains diront même depuis les années 30. C’est la même histoire du côté de la Banque d’Angleterre et de la Banque de France et même à Francfort !

“Holt unser Gold heim” / “Rapatriez Notre Or” continue d’exiger des audits externes physiques des banques centrales par des auditeurs indépendants jurés et la publication totale des résultats. De plus, nous demandons l’accélération de « l’opération de rapatriement » de la Bundesbank annoncée en 2013 et qui est bien trop opaque, lente et dénuée d’ambition (seulement 50 % de l’or allemand à Francfort d’ici la fin 2020). (…) »

Peter Boehringer est le fondateur et le président de la « Société Allemande des Métaux Précieux », une association créée en 2006. Il est également l’un des écrivains les plus lus dans les pays germanophones sur le sujet de l’or, un orateur bien connu des conférences sur les métaux précieux et l’initiateur de la campagne allemande et internationale « Rapatriez Notre Or » qui a inspiré des campagnes publiques similaires dans plus d’une douzaine de pays. Il est l’auteur du livre « Holt unser Gold heim » (rapatriez notre or), publié en allemand en 2015 par l’éditeur renommé Finanzbuchverlag. https://www.facebook.com/Holt.unser.Gold.heim.PeterBoehringer

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Dans ce reportage sur le rapatriement de l’or du Texas, Bloomberg parvient à parler pendant la moitié du temps d’antenne de Jade Helm pour ignorer le motif principal de la décision prise par le Texas : la crainte de ne jamais revoir son or alors que derrière chaque once, ce sont des dizaines de promesses papier qui existent.

Texte complet :

Le Texas veut récupérer son or stocké à New York. Le « Lone Star State » possède pour 650 millions de dollars de lingots d’or dans un coffre de Manhattan.

Mais maintenant, ils veulent le rapatrier au Texas. Notre reportrice locale Lauren Etter nous rejoint d’Austin pour nous en dire plus… Pouvez-vous nous dire ce qui se passe au juste, quel est le contexte ?

Heu… et bien… en fait… Le Texas possède pour 650 millions de dollars d’or. La société de l’université qui gère ses investissements a commencé ses achats de lingots il y a quelques années après la grande récession,

or qui fut stocké depuis à New York. Au Texas, il y a un grand intérêt pour le rapatrier désormais, principalement parce que l’État craint que…

Il y a une certaine fièvre qui règne en ce moment, les gens ici veulent être certains que le gouvernement fédéral n’ait pas la main sur ce qui leur appartient et cela vaut aussi pour l’or.

Lauren, j’ai entendu que les services de renseignements du Texas s’inquiètent des mouvements de troupes fédérales dans l’État et que le gouverneur avait mobilisé la milice locale en guise de précaution.

Mais qu’est-ce qu’il se passe là-bas ?

Eh bien, cela a un peu dégénéré suite à la propagation d’informations concernant des exercices militaires conduits à travers les États-Unis, l’opération Jade Helm.

Cela s’est passé il y a quelques mois, l’information s’est propagée et le Texas a surfé sur ce sentiment grandissant dans l’État que le gouvernement fédéral se prépare à venir les chercher.

Il (le gouverneur) a déclaré qu’il allait déployer les forces de l’État, ou au moins les mettre en état d’alerte, afin de garder un œil sur le gouvernement fédéral.

Il y a donc beaucoup de décisions politiciennes qui sont prises ici et l’or n’échappe pas à la règle.

Mais Greg Abbott – le gouvernement du Texas – est en fait en train de jouer un petit jeu de stratégie d’escalade avec le gouvernement fédéral, cela peut-il dégénérer ?

Eh bien, comme je l’ai dit je pense que cela a été un peu trop loin, le gouverneur a dit… l’État du Texas a été clair sur ce point, l’objectif n’est pas de s’attaquer aux Fédéraux.

Je pense qu’il s’agit plutôt d’envoyer un message : regardez nous les Texans, nous vous avons à l’œil, nous protégeons les intérêts de notre État.

Il n’y aura pas donc de déclaration de guerre entre le gouvernement fédéral et le Texas, bien que ce soit arrivé dans le passé.

Il s’agit donc principalement de démagogie qui montre une énorme méfiance envers le gouvernement fédéral.

Mais ce qui est intéressant ici est que cette question de l’or ne concerne pas directement le gouvernement vu qu’il appartient à l’université. Il s’agit en fait d’actifs sous gestion,

la University of Texas est seconde au classement des universités ayant les actifs sous gestions les plus importants d’après Bloomberg, qui s’élèvent à 25,9 milliards.

Quelle est la position de l’université sur ce dossier ?

Je pense qu’elle n’a pas vraiment été impliquée. Ils ont acheté l’or il y a quelques années pour leurs raisons d’investissement propres, ils avaient leurs motifs pour agir ainsi.

Le CEO de la société d’investissement m’a dit : si nous avons encore de l’or, s’il fait partie (le coffre) du système du COMEX, si cela aura vraiment lieu, si les frais de garde sont moindres qu’à New York, pourquoi ne pas le ramener à la maison.

Cela semble logique, pourquoi payer plus cher pour le garder en territoire Yankee quand vous pouvez simplement le garder chez vous dans le Fort Alamo. Mais que vont-ils en faire exactement lorsqu’ils le recevront ?

C’est une excellente question, il y a encore beaucoup de petits détails à régler. Bien sûr, le diable se cache dans les détails, le Comptroller doit encore définir le modus operandi

mais l’idée serait que ce coffre, cette facilité de dépôt, pourrait fonctionner comme une banque garantie par du métal via laquelle les simples citoyens, les autorités locales, les gouvernements, les écoles seraient en mesure de faire des transactions garanties par cet or.

Le mode de fonctionnement doit encore être déterminé mais il y a des idées qui ont été lancées.

Les Texans ont toujours des idées en cours de concrétisation, j’ai l’impression.

C’est vrai.

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Après les nations européennes qui viennent subitement de réaliser que la guerre froide est terminée, une prise de conscience subite qui les a poussé à vouloir rapatrier leur or, c’est au tour désormais du Texas ou plus précisément de son université de « ramener à la maison » son or stocké à New York. L’information est rapportée par ZeroHedge qui s’appuie sur le papier d’un journal texan, le Star Telegram.

L’University of Texas Investment Management Co. possède pour 1 milliard de dollars d’or. Cet achat avait été conseillé par le célèbre gestionnaire de hedge fund Kyle Bass qui fait partie des instances de l’université du Texas. Soit la personne même qui avait déclaré « qu’acheter de l’or, c’est acheter une option contre l’idiotie du cycle politique, c’est aussi simple que cela » mais en plus d’avoir conseillé à l’université d’acheter du métal jaune, il lui avait également recommandé d’en prendre livraison (au lieu de conserver les certificats papiers d’un COMEX leveragé).

Jusqu’à présent, les lingots se trouvaient dans les coffres de HSBC à New York mais aujourd’hui, l’université a décidé de passer à la vitesse supérieure en rapatriant son or au Texas même, un État américain où la population est particulièrement indépendante et éprise de liberté, d’où vient par exemple Ron Paul (même s’il n’y est pas né) et Alex Jones.

L’université va s’appuyer sur l’État du Texas qui a préparé la House Bill 483 afin de créer un lieu de stockage sécurisé pour l’or et d’autres actifs de valeur, pour stocker son métal. Les coffres-forts accueilleraient d’abord l’or de l’université mais aussi les métaux précieux de toute institution, ville, école, entreprise, individu ou pays qui souhaiterait stocker son or au Texas.

Giovanni Capriglione, membre du congrès du Texas qui est derrière la proposition (qui a déjà été validée par le Sénat local, il ne manque plus que l’aval du gouverneur) a déclaré :

« Il n’est pas question de créer un fort Knox mais lorsque j’ai fait l’annonce de la nouvelle, j’ai reçu énormément de courriel et d’appels téléphoniques de gens des 4 coins du monde souhaitant stocker leur or…  Dans un coffre texan. Le Texas représente pour beaucoup de gens un État grand et puissant… C’est donc pour eux l’endroit idéal pour stocker leur or. »

C’est la première fois qu’un État américain est sur le point de créer ses propres facilités pour stocker des quantités importantes de métaux précieux. Après avoir contaminé toute l’Europe, la défiance envers New York et ses banques se propage désormais aux États-Unis même.

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lingot et pièces d'or

Après l’Allemagne et les Pays-Bas, c’est au tour de l’Autriche de démarrer le rapatriement d’une bonne partie de ses réserves d’or stockées en Grande-Bretagne. Article de MineWeb.com publié le 25 mai 2015 :

« La banque centrale d’Autriche souhaite rapatrier une partie de ses réserves d’or (110 tonnes) après avoir été critiquée pour détenir la plus grande partie de ses réserves à l’étranger, d’après le journal autrichien Kronen Zeitung qui a rapporté l’information vendredi dernier sans citer ses sources.

Personne n‘était disponible à la banque centrale autrichienne pour commenter l’info vendredi. En février, elle avait balayé du revers de la main les critiques de la Cour des Comptes autrichienne concernant sa politique de stockage de son or en insistant sur le fait que la garde de la majorité de son métal à Londres allait dans son intérêt, tout en affirmant qu’une réévaluation de la situation était en cours.

La banque centrale qui veille sur les 280 tonnes d’or de l’Autriche affirmait qu’il était préférable de stocker l’or là où il peut être échangé et que de ce fait Londres était le lieu idéal vu son rôle sur le marché international de l’or.

Depuis 2007, les réserves d’or de l’Autriche n’ont pas bougé, d’après le rapport de la banque centrale autrichienne de 2013, qui affirme que 80 % des 280 tonnes se trouvaient en Grande-Bretagne, 17 % en Autriche 3 % en Suisse.

Le journal autrichien écrit qu’à l’avenir 50 % du métal sera stocké en Autriche, 30 % en Grande-Bretagne 20 % en Suisse. »

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lingot et pièces d'or

Pendant des décennies les banques centrales européennes et d’autres pays du monde se contentaient, à leur plus grande satisfaction, de confier la garde de leur or à la Fed ou à la Bank of England. Cependant depuis 2012 c’est le branle-bas de combat pour rapatrier l’or national ; principalement vers le chef des nations européennes. Pourquoi une telle agitation et aussi subite ? Quelques explications sont possibles mais il s’agit plus que probablement d’un vote de défiance contre la Fed et de préparatifs à la fin éventuelle de l’euro.

Depuis 2012, on observe un mouvement de rapatriement des réserves nationales d’or sans précédent. Le bal avait été ouvert par le Venezuela et depuis : nous assistons à un véritable rush des nations pour récupérer leur or. Depuis cette date, outre le pays d’Amérique latine, l’Allemagne, les Pays-Bas, la France, la Belgique, l’Autriche, la Pologne, l’Équateur, la Finlande, la Suisse et la Roumanie ont soit demandé officiellement un rapatriement total ou partiel de leurs réserves d’or à la Fed soit entamé des discussions avec celle-ci.

Croire qu’il s’agit d’un événement anodin serait bien naïf. Historiquement en pleine guerre froide, il ne semblait pas idiot de vouloir stocker son or aux États-Unis. Ce souci de sécurité était d’ailleurs le motif principal avancé par les banques centrales pour ne pas stocker elles-mêmes leur or à la merci des chars d’un envahisseur. Cependant après la chute du communisme aucune banque centrale n’a entrepris ce rapatriement. Aujourd’hui, on nous dit que la fin de la guerre froide ne justifie plus un tel arrangement tout en évitant de s’épancher sur les raisons exactes du timing, plus de 20 ans après la fin de l’URSS. Il est d’autant plus curieux que ces rapatriements ont lieu justement alors que l’on évoque le grand retour de la guerre froide, la faute à « une Russie aux visées impérialistes qui serait une menace pour l’Europe ».

Tout ceci ne tient évidemment pas debout. Il ne reste donc que deux explications plausibles : les banques centrales, qui connaissent mieux que quiconque le petit jeu de la location et de la réhypothécation de l’or, craignent que la Fed n’ait plus leur or donc de ne pas pouvoir le récupérer si elles ne le rapatrient pas au plus vite. La seconde raison est l’anticipation de la chute de l’euro (en ce qui concerne l’Allemagne, les Pays-Bas, etc.), l’or étant le meilleur garant de la stabilité d’une monnaie nationale qui serait créée à la va-vite pour remplacer une monnaie commune qui aurait rejoint le cimetière de l’argent papier.

Quoi qu’il en soit, ce grand mouvement de rapatriement de l’or des nations européennes est un signe que les banques centrales se préparent à quelque chose que ce soit la fin du ponzi de l’or papier et de la réhypothécation, la fin de l’euro ou les deux.

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Alors que les initiatives, publiques ou en catimini, de rapatriement des réserves d’or de nombreux pays à travers le monde se multiplient, l’or dans les coffres de la Fed de New York est passé pour la première fois au cours du 21e siècle en dessous de la barre des 6.000 tonnes.

ZeroHedge qui rapporte l’information, revient également sur la bizarrerie comptable qu’il avait relevée il y a 2 mois lorsque les Pays-Bas avaient annoncé le rapatriement de 122 t en provenance de la Fed de New York et l’Allemagne 85 t (courant 2014). Pourtant, la Fed de New York rapportait avoir expédié 177 tonnes ce qui représente une différence énorme. À ce jour, aucune explication n’a été fournie pour expliquer ce delta d’environ 15 %.

Quoi qu’il en soit, les retraits d’or des coffres de la Fed de New York se poursuivent soit un processus de rapatriement lent, discret et continu qui est en cours. D’après les derniers chiffres publiés par la Fed, rien qu’en février, ce sont 10 t qui ont quitté ses coffres alors que le mois précédent 20 tonnes avaient pris la poudre d’escampette. Cela fait 10 mois d’affilée que des retraits ont lieu.

Après les 177 tonnes de 2014 se sont déjà 30 tonnes qui ont été envoyées vers leurs propriétaires en 2015. Ce qui signifie que pour la première fois durant le 21e siècle, l’or détenu par la Fed de New York s’élève à moins de 6000 tonnes à 5989,5 tonnes pour être précis.

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Le 5 mars dernier, la Bundesbank publiait en allemand et en anglais une vidéo consacrée à ses réserves d’or. Or-argent.eu a sous-titré cette vidéo ainsi que récolté en exclusivité la réaction de Peter Boehringer, le leader de la campagne « Holt unser Gold heim! », dont l’objectif est d’obtenir le rapatriement intégral de l’or allemand et qui va d’ailleurs bientôt sortir un livre sur le sujet (en allemand).

En découvrant cette vidéo, on pouvait nourrir l’espoir de découvrir des informations intéressantes à propos de l’or allemand et du processus de rapatriement en cours. Si le documentaire est instructif sur quelques détails cosmétiques, il se garde bien d’aborder les questions les plus épineuses du dossier. Par exemple pour justifier la lenteur de l’opération, on nous sert des excuses enfantines : un grand pays comme l’Allemagne serait incapable d’organiser en toute sécurité le rapatriement de plusieurs centaines tonnes d’or en quelques mois alors qu’un pays comme le Venezuela a bouclé une telle opération, pour 160 tonnes d’or , en 2 mois en 2012 (source).

La Bundesbank n’explique toujours pas pourquoi la plupart des lingots en provenance de New York ont été fondu ni pourquoi elle refuse de fournir les anciens numéros de série des lingots fondus ainsi que les nouveaux. À ce jour, elle n’a toujours pas présenté de preuves tangibles que le tonnage rapatrié est bel et bien dans ses coffres. De quoi alimenter les « théories conspirationnistes » les plus folles alors qu’un minimum de transparence pourrait les faire taire une bonne fois pour toutes.

L’avis de Peter Boehringer

Lorsque nous avons découvert cette vidéo, nous avons contacté Peter Boehringer, l’expert en matière des réserves d’or de l’Allemagne (en dehors de la Buba…), qui se bat depuis de nombreuses années pour plus de transparence. Voici en exclusivité, son sentiment après avoir visionné ce qu’il considère être « la dernière vidéo de propagande de la Buba » :

« En bref, voici mon opinion à propos de cette dernière vidéo de propagande de la Buba :

– La Buba est clairement sous pression, ENFIN (après 50 ans), pour nous fournir des informations tangibles à propos de son or (ce qui ne fut JAMAIS le cas avant le démarrage de notre campagne « Rapatrions notre or » en 2011).

– Depuis, la Buba a fourni quelques informations à propos de son or  (mouvements, quantités, quelques photos) et a (selon ses dires) rapatrié environ 150 tonnes…

-… mais AUCUNE preuve tangible n’a été avancée pour démontrer que tout est en ordre, comme elle l’affirme.

– Cette vidéo, comme toutes les autres, ne prouve une fois de plus absolument rien : nous n’avons pas de liste des numéros des lingots, nous en voyons quelques-uns (environ 2 % de ce que l’Allemagne devrait posséder) – ce « show-room de l’or » avait déjà été filmé en 2014, il contient 77 tonnes d’or alors que l’Allemagne en possède presque 3400 dont 35 % sont censés être déjà en Allemagne.

– CERTAINS nouveaux éléments sont avancés dans cette vidéo à propos de l’or mais on ne peut cependant identifier aucun lingot et sûrement rien des 2.200 tonnes « manquant à l’appel ». Cette vidéo est de la propagande pure, des affirmations lancées en l’air.

– C’est la raison pour laquelle je n’ai rien écrit sur le net, ni en anglais ni en allemand, sur cette vidéo insignifiante. Nous avons même vu des vidéos de propagande encore plus ridicules en 2014, que j’ai décrites dans mon livre.

– J’ai écrit un livre de 430 pages (qui sortira en avril en allemand) qui réfute de nombreuses affirmations de la Buba ou qui prouve qu’elles ne sont pas étayées, par exemple que nous ne disposons d’aucune preuve permettant d’affirmer qu’aucun des lingots « allemands » stockés à la Fed ou à la BoE n’a pas plusieurs propriétaires. J’essaierai de faire traduire le livre en anglais d’ici la fin 2015.

– Il y a 5 ans la Buba avait diffusé une autre vidéo ridicule, tournée dans le show room or de Francfort (uniquement en allemand), qui ne prouvait à nouveau rien. Cette fois le président de la BuBa, Weidmann, donnait en personne une interview soi-disant spontanée à un enfant journaliste de 10 ans  (!) dans le coffre…

En résumé : nous allons devoir continuer de mettre la pression sur la Buba, il s’agit de la seule façon d’obtenir enfin des preuves et pour que l’or allemand se trouve là où il devrait être, à Francfort.

Peter Boehringer »

Pour nos lecteurs qui maîtrisent l’allemand, le lien vers le livre de Peter Boehringer, « Holt unser Gold heim – Der Kampf um das deutsche Staatsgold ». (Amazon)

Réponse originale en anglais de Peter Boehringer à or-argent.eu :

In brief here´s my opinion on this latest BuBa-propaganda video:

– BuBa clearly is under pressure to FINALLY (after 50 years) give out some tangible info re its gold (which it had NEVER done before we started the « Repatriate our Gold » campaign in 2011).

– Since then, BuBa has given OUT SOME details re its gold (whereabouts, amounts, some pictures) and has (allegedly) repatriated some 150 tonnes http://www.goldseitenblog.com/peter_boehringer/index.php/2015/01/19/comments-re-bundesbankas-announcement-of

– … but NO real evidence to prove/substantiate its claims that everything is in order.

– this video (as all others before) does not prove anything again: we have NO bar lists, we see a few bars (about 2% of what Germany should have – this « gold show room » in Frankfurt had already been videoed in 2014 – it contains 77 tonnes of material – Germany has almost 3400 tonnes – 35% of which should be in Germany)

– we see SOME new hints re more gold material in this video – no bars can be identified, however, and definitely not 2200 « missing » tonnes! The video is pure propaganda and statements without any evidence.

– this is why I actually have NOT written anything online (neither in German nor English) re this meaningless video – we have seen even MORE ridiculous propaganda videos already in 2014 – which I am describing in my book.

– I have written a 430 page book (appearing in German in April) disproving many statements by BuBa and/or demonstrating that they are unproven – especially we have NO evidence that no « German » bars abroad at the Fed or BoE have multiple owners! Will try to get the book translated by end 2015 into English. https://www.facebook.com/Holt.unser.Gold.heim.PeterBoehringer

– Just five days ago, BuBa has released yet ANOTHER ridiculous video from the gold show room in Frankfurt (not available in English) – AGAIN proving NOTHING! This time, BuBa president Weidmann himself gives an allegedly « spontaneous » video-interview to a 10-year old CHILD-reporter (!) in the gold vault…

To summarize: we will have to continue to uphold the public pressure on BuBa – it is the only way to finally get evidence – and to get the gold to where it belongs (i.e. Frankfurt).

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Après l’Allemagne et les Pays-Bas, c’est au tour de la Belgique d’annoncer son souhait de rapatrier 200 tonnes d’or qui se trouve à Londres (à la Banque d’Angleterre) depuis la fin des années 30. Il s’agit d’un peu moins de 90 % des réserves du royaume qui possède en tout et pour tout 227 tonnes.

D’après l’article du média public belge RTBF, la location des coffres coûte 250.000 € par an et le rapatriement est envisagé depuis des mois. Par contre, l’article se garde bien de s’interroger sur les raisons d’une telle décision :

La Belgique va rapatrier 200 tonnes d’or stockés en Grande-Bretagne

La Belgique veut rapatrier 200 tonnes d’or d’une valeur de 6,2 milliards d’euros. Des lingots qui se trouvent en Grande-Bretagne.

La Banque nationale possède 227 tonnes d’or. 27 tonnes se trouvent disséminées entre le Canada, la Suisse et la Belgique. Les 200 tonnes qui restent se trouvent à Londres dans un endroit vraiment protégé : une salle des coffres située à 20 mètres de profondeur et derrière des murs d’un mètre et demi d’épaisseur. Une seule clef, longue de 7 cm, permet d’ouvrir ce lieu qui est également protégé par un mot de passe.

L’or belge est stocké avec de l’or provenant de France ou des États-Unis. C’est à la fin des années 30 que l’or a pris ce chemin et cela dans la crainte d’une invasion allemande. En outre, la Banque d’Angleterre disposait à l’époque des coffres les plus sûrs au monde.

Lire la suite sur rtbf.be

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Lorsque, à la surprise générale, les Pays-Bas avaient annoncé avoir terminé l’opération de rapatriement de leur or stocké à la Fed, nous nous étions demandé pourquoi ce qui était possible pour les Pays-Bas ne l’était pas pour l’Allemagne. Depuis, il semblerait que tout se soit accéléré : les Allemands auraient reçu 85 tonnes de la part de la Fed en 2014.

Cependant, le leader du mouvement « Holt unser Gold heim! » (rapatrions notre or), Peter Boehringer, ne saute pas de joie pour la cause. Pour ceux qui affirment qu’il s’agit d’une preuve que l’or allemand n’a pas bougé des coffres de la Fed, il faut nous expliquer, en plus de la lenteur de l’opération (quand il s’agit d’envoyer d’urgence les lingots de pays en guerre, cela prend quelques jours…), pourquoi la majorité des lingots ont de nouveau été fondus en catimini…  Voici les questions que lui et son mouvement se posent (publié sur KWN le 19 janvier) :

« La Bundesbank a publié aujourd’hui, avec du retard, un communiqué concernant l’opération de rapatriement de l’or allemand en 2014. Voici les éléments du communiqué officiel, suivi de nos commentaires :

  • La BuBa affirme avoir rapatrié 120 t d’or en 2014… soit un peu plus que l’objectif de 100 tonnes.
  • 85 tonnes auraient été fournies par la Fed de New York, 35 tonnes par la Banque de France./li>
  • 50 tonnes de lingots des 85 tonnes en provenance de la Fed ont été fondus pour en faire de nouveaux/li>
  • Au moins 43 tonnes des 85 tonnes doivent obligatoirement avoir été envoyées pendant le mois de décembre 2014, d’après les chiffres de la Fed

Nos commentaires :

  1. « Holt unser Gold heim » est assez satisfait de constater que la Bundesbank a manifestement réagi à la pression populaire en accélérant significativement la cadence du rapatriement, passant de 37 tonnes en 2013 à 120 tonnes en 2014 (en 2013, la Fed n’avait fourni que 5 tonnes).
  2. Nous ne sommes pas entièrement satisfaits à propos du processus de rapatriement général en raison de 3 facteurs : la rapidité, la transparence et les quantités.
  3. Rapidité : la cadence annuelle moyenne est maintenant de 78 tonnes par an. À ce rythme, pour rapatrier les 2400 tonnes d’or de l’Allemagne, la Bundesbank aura besoin de 30 ans. Cependant, il n’y a aucune garantie que la BuBa continuera au rythme de 78 tonnes par an.
  4. Transparence : une fois de plus, la Bundesbank n’a fourni aucune preuve concernant la livraison à partir de New York ou de Paris. Comme en 2013, la plupart des lingots livrés par la Fed ont été fondus, sans raison valable et sans aucun témoin. Comme en 2013, « pour des raisons de sécurité », nous, les propriétaires, n’avons même pas le droit de consulter ne fut-ce que la liste des numéros de série des lingots, aussi bien de ceux qui ont été fondus que de ceux qui ont été fraîchement moulés.
  5. Quantités : la Bundesbank n’a pas modifié son plan de janvier 2013, qui n’est pas assez ambitieux, ne prévoyant que 700 tonnes d’ici 2020. C’est inacceptable, le public allemand veut récupérer tout son or, et le plus vite possible.
  6. Nous sommes quelque peu irrités que la Bundesbank, pour seulement 120 tonnes, doive faire appel à la BRI, sans aucune raison. (..) »

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En fin de semaine dernière, la liste des pays désireux de rapatrier leur or s’est agrandie. Après le Venezuela, l’Allemagne et la Belgique, nous pouvons désormais ajouter l’Autriche à la liste des nations pour qui « la bulle de 6000 ans de la relique barbare » est plus qu’une simple tradition.

De Bloomberg :

« La banque centrale autrichienne envisage le transfert de son or stocké à Londres

La Cour des Comptes autrichienne estime que la banque centrale devrait se pencher sur le risque de concentrer 80 % de ses réserves d’or à la Bank of England, d’après le journal Standard, sur base du brouillon du rapport qu’il s’est procuré. La Cour des Comptes conseille à sa banque centrale de diversifier les lieux où est stocké son or, ainsi que ses partenaires contractuels.

La réévaluation des conditions de stockage de l’or autrichien pourrait déboucher sur un rapatriement partiel en Autriche : le Standard cite dans ce contexte, sous le couvert de l’anonymat, des employés de la banque centrale. D’après son rapport 2013, la banque centrale autrichienne possède 280 tonnes d’or. »

Source : ZeroHedge