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Septembre

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Egon von Greyerz avait déjà prédit il y a quelques semaines un crash boursier à l’automne. Aujourd’hui, de nombreux indicateurs pointent dans cette direction : l’index VIX (voir ci-dessus), les matières premières, la multiplication des crashes boursier chez les émergents (Shanghai en chute de 8,49 % ce lundi ! Tokyo -4,69 %), l’effondrement du transport par conteneurs, etc. L’expert suisse n’a fait qu’enfoncer le clou durant son dernier passage sur KWN :

« Eric, une terrible tempête pointe à l’horizon. Cette tempête va probablement se transformer en ouragan dans les 2 prochains mois. Dans les 60 à 90 jours qui viennent nous allons voir tous les marchés actions baisser d’au moins 25 à 30 %, peut-être même bien plus. L’or pourrait atteindre les 2000 $ et l’argent les 50 $ d’ici là.

Je suis bien conscient que cette prédiction peut sembler extrême, mais tout ceci est la fin d’une bulle du crédit de 100 ans qui doit imploser. Le cours de l’or ne sera que le reflet de la chute des devises papier vers leur valeur intrinsèque, qui est de zéro.

Durant la crise qui arrive, le prix de l’or ne reflétera pas uniquement un pouvoir d’achat stable mais aussi l’énorme demande pour le métal physique en tant qu’unique méthode sûre pour assurer et protéger son patrimoine.

De nombreux facteurs contribueront à l’augmentation du cours de l’or dans les mois à venir : l’effondrement des devises et des marchés sera la raison principale de la hausse de l’or, mais le dilemme est qu’il reste très peu d’or physique disponible en Occident. La frénésie d’achat de l’Orient a virtuellement épuisé les réserves d’or de l’Occident.

Cette année, la Chine devrait acheter 2.000 tonnes et l’Inde 1000 tonnes. Cela fait 3000 tonnes rien que pour ces 2 pays alors que la production annuelle des mines est de seulement 2500 tonnes. Je pense que les banques centrales occidentales n’ont même pas la moitié des 23.000 tonnes qu’elles déclarent posséder officiellement. Les banques de lingots ont plus que certainement des stocks limités.

En septembre octobre, lorsque l’économie mondiale et les marchés actions déraperont, l’énorme crainte qui découlera de ces événements se transformera en souhait ardent de se protéger en achetant de l’or physique. Les positions shorts sur le marché or des futures et le marché interbancaire étant à des niveaux sans précédent, il y aura une panique d’achat pour couvrir ces positions. Il s’agit de l’événement déclencheur qui pourrait permettre aux métaux précieux de battre leur record avant la fin de l’année. (…) »

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nuages noirs

Plus septembre se rapproche, plus les avertissements concernant l’imminence d’un crash boursier et de la prochaine crise financière se multiplient. Le dernier massacre des métaux précieux est déjà de l’histoire ancienne, l’or et l’argent ayant récupéré petit à petit ce qu’ils avaient perdu en quelques heures. Pourtant, d’après Michael Snyder, cette crise financière se développe actuellement, sous nos yeux, si nous prenons la peine d’observer ce qui se passe à travers le monde :

« N’essayez plus d’anticiper la date de la prochaine crise financière mondiale. La vérité, c’est que nous sommes en train de vivre un tel événement en ce moment même. À travers le monde, les bourses sont déjà en train de s’effondrer. La plupart de ces crashes ont lieu dans ce que l’on appelle les marchés émergents. Ces dernières années, les pays en voie de développement d’Asie, d’Amérique du Sud et d’ Afrique ont accumulé les crédits bon marché libellés en dollars. Mais vu le raffermissement du billet vert, ces emprunteurs se retrouvent désormais confrontés à d’onéreux remboursements en monnaie locale. Simultanément, le prix des matières premières qui sont justement exportées par ces nations s’effondre. Soit une situation de prise en étau qui fut la cause de la crise de la dette d’Amérique latine des années 80 et la crise financière asiatique des années 90.

En ce moment, quasi toutes les bourses du monde ont baissé significativement par rapport à leur niveau record du début de cette année ou de la fin 2014. Mais même si les actions ont faibli dans le monde occidental, elles ne se sont pas encore effondrées. Par contre, le monde en voie de développement vit une toute autre situation. Les marchés de ces pays ont violemment tangué, les récessions démarrent tandis que les actions souffrent. Voici ci-dessous la liste de 23 pays à travers le monde dont les marchés actions s’effondrent déjà. Vous pouvez mesurer l’effondrement en cliquant sur chaque lien.

1. Malaisie
2. Brésil
3. Égypte
4. Chine
5. Indonésie
6. Corée du Sud
7. Turquie
8. Chili
9. Colombie
10. Pérou
11. Bulgarie
12. Grèce
13. Pologne
14. Serbie
15. Slovénie
16. Ukraine
17. Ghana
18. Kenya
19. Maroc
20. Nigéria
21. Singapour
22. Taiwan
23. Thaïlande

Bien sûr, il ne s’agit que du début. Les pays occidentaux vont sentir ce genre de douleur très bientôt. À ce propos, je voudrais d’ailleurs partager avec vous l’extrait d’un article qui est paru récemment dans le Telegraph et intitulé « l’horloge de l’Apocalypse pour les marchés actions mondiaux est à minuit moins une alors que les banques centrales perdent le contrôle ». Voyez-vous, le Telegraph est non seulement l’un des journaux les plus importants du Royaume-Uni mais surtout le plus important de la planète. Lorsqu’il donne son avis sur des sujets financiers, des millions de gens l’écoutent très attentivement. Le fait que le Telegraph lance un tel avertissement est un signe qui ne trompe pas.

« Lorsque le la crise bancaire a dévasté les marchés actions mondiaux il y a 7 ans, les banquiers centraux sont intervenus en tant que prêteurs de la dernière chance. Des crédits douteux du secteur privé ont été transférés au secteur public et l’importante création monétaire qui débuta mit du baume au cœur de l’économie mondiale.

Aujourd’hui, le temps nous est compté. De la Chine au Brésil, les banques centrales ont perdu le contrôle tandis que l’économie mondiale est quasi à l’arrêt. Ce n’est qu’une question de temps avant que les marchés actions s’effondrent sous le poids de leurs valorisations records et de leurs attentes irréalistes. »

Je vous encourage à lire le reste de l’article qui propose de nombreux graphiques et aborde les mêmes sujets que j’évoque sans cesse depuis des mois. Lorsque l’un des journaux financiers les plus lus de la planète adopte un ton identique à celui d’un site comme The Economic Collapse Blog, alors il n’y a aucun doute que le moment de vérité approche à grands pas.

Ceux qui tirent la sonnette d’alarme sont nombreux. Récemment, Egon von Greyerz a déclaré à King World News :

« Eric, je crains que d’ici septembre/octobre, l’économie mondiale et les marchés se désintègrent. De nombreux facteurs évoluent dans ce sens, que ce soit aussi bien des indicateurs techniques ou des fondamentaux. (…) »

Septembre est un mois qui revient souvent dans les prédictions de crash financier. Ce n’est pas pour rien : la plupart des krachs boursiers américains ont eu lieu durant l’automne. Ce fut notamment le cas en 1929, en 1987, en 2001 et en 2008. (…)

Une crise financière a déjà débuté. Ceux qui avaient prédit que rien ne se passerait en 2015 ont donc déjà tort. Dans les mois à venir, nous allons découvrir son niveau de gravité.

Parfois, je suis critiqué pour parler de telles choses. Certaines personnes ne supportent pas les nouvelles pessimistes et moroses qui figurent sur mon site. Apparemment, il n’est pas bon de parler des sujets vraiment importants, nous devrions plutôt parler des Kardashian.

Je me considère simplement comme un guetteur sur une tour, parmi tant d’autres. Nous observons ce qui se passe et nous tirons la sonnette d’alarme lorsque nous voyons un danger approcher clairement. Si nous ne le faisions pas, nous serions coupables.   (…) »

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Fed taux

Ils attendaient tous ou presque une hausse des taux américains en septembre, la première depuis près de 10 ans. D’après les dernières minutes de la Fed, nous sommes très loin du compte. Pour résumer la situation, quoi de mieux que la conclusion de l’article de Zero Hedge consacré au sujet : « quelle hausse des taux ? Le compte à rebours du QE a démarré ».

Alors que les médias mainstream commencent tout doucement à se réveiller pour constater que le blues des matières premières n’est pas un accident de parcours mais une tendance lourde qui prouve que l’économie mondiale est tout sauf sur les bons rails, la Fed, dans son style alambiqué, commence elle aussi à constater que la situation économique mondiale n’est pas mûre pour une baisse de son support.

Que ce soit au niveau de l’économie américaine (évolution de l’emploi et de la consommation en juin, inlfation) ou mondiale (Grèce, crash boursier en Chine, Porto Rico), il n’y a rien qui permette de se réjouir. Ce qui explique pourquoi l’or et l’argent ont bien évolué hier, le métal jaune passant même brièvement au-dessus du support de 1140 $ l’once ce matin.

À noter qu’il s’agit des minutes de la réunion de fin juillet. Soit bien avant la dégradation des soucis du marché boursier chinois, la dévaluation du yuan et autres joyeusetés.

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james turk

Septembre est traditionnellement un mois positif pour l’or. Malheureusement, malgré les nombreuses mauvaises nouvelles qui s’amoncellent, la tendance est à la baisse alors que nous arrivons à la moitié du mois. Voici ce qu’en pense James Turk (interview du 15 septembre) :

« Après la grosse baisse du cours de l’or et de l’argent durant les dernières semaines, la question que l’on se pose est de savoir si le pire est derrière nous. Nous allons voir comment les choses vont tourner durant cette semaine, mais le rebond que nous avons connu aujourd’hui (lire le 15) est bon signe.

Les métaux précieux essayent de se stabiliser. La petite base qui s’est créée aujourd’hui en est le résultat. Certains diront que c’est le premier petit pas avant un retournement de tendance ; le retour de la hausse, que nous attendons tous de façon intuitive, doit bien commencer quelque part.

Bien sûr, seul l’avenir le dira si le plus bas de lundi et le rebond qui a suivi sont bel et bien le moment pivot du retournement de tendance. Il pourrait s’agir d’un rally d’apaisement alors que l’or et l’argent ont été trop vendus. Pour preuve, chaque clôture de la semaine dernière fut inférieure à celle de la veille.

Avoir 5 clôtures en baisse d’affilée est très inhabituel. Il s’agit de l’un des nombreux signes que les métaux sont sous-évalués (à court terme). Le sentiment extrême « bearish » qui prédomine, aussi bien pour l’or que pour l’argent, en est un autre. Cependant, il est intéressant que l’or n’a toujours pas franchi son plus bas de 2013. Pour moi, il s’agit d’un point important. Des seuils plus élevés sont le signe d’une tendance haussière qui s’installe. Peut-être pas d’une hausse spectaculaire, mais d’une hausse quand même.

Malgré le sentiment extrêmement négatif qui règne sur les métaux précieux, l’or a tout de même progressé de 2,5 % cette année. L’argent, qui est plus volatil, est en baisse de 3 %, mais celle-ci pourrait être gommée facilement en une semaine ou deux ; nous devrions y voir plus clair d’ici la fin de la semaine.

Aujourd’hui et mercredi, le Comité de la Fed est en réunion. Les métaux précieux devraient être donc calmes en attendant le communiqué du mercredi après-midi de la Fed. Nous approchons la fin du dernier QE de la banque centrale américaine. Il est important de se rappeler que lorsque la Fed a mis fin à son QE2 en 2011, les marchés actions avaient baissé et l’or avait augmenté. Il sera donc intéressant de voir si l’histoire se répète alors que la Fed annonce mercredi la fin de son QE 3.

Il n’y a aucun doute que la Fed a pris des décisions dangereuses. Ses expériences de création monétaire n’ont pas produit les résultats économiques escomptés. Au lieu de cela, les QE ont permis à des banques non liquides et techniquement insolvables de garder la tête hors de l’eau.

Les assouplissements quantitatifs ont également créé des bulles sur les marchés actions et obligataires, tandis que le cours de l’or a pu être contrôlé via des ventes à découvert. S’il y a une chose que les marchés n’aiment pas, ce sont les surévaluations et les sous-évaluations extrêmes. C’est pourtant ce que nous avons avec les marchés actions et obligataires et les métaux précieux. Les actifs papier sont surévalués tandis que les actifs tangibles sont sous-évalués.

Alors, que va-t-il se passer lorsque la Fed coupe le robinet du carburant qui a propulsé les marchés actions et obligataires ? Que se passera-t-il si la Fed annonce la fin du QE3 sans annoncer le démarrage d’un autre programme d’achat d’obligations ? Je pense que nous allons assister à un remake de 2011, avec une baisse des actifs papier, ainsi qu’une hausse des métaux précieux. »

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James-Turk-septembre-tapering« On saura bientôt si la Fed va commencer à réduire ses achats d’obligations ce mercredi, lorsque les minutes de la dernière réunion du comité seront publiées. Cependant, on a déjà eu un aperçu suite au discours donné par le président de la Fed de Boston, un petit discours passé inaperçu mais très révélateur.

Eric Rosengren a déclaré que la décision de réduire les achats aurait probablement été prise pour septembre si « les dossiers fiscaux américains n’étaient pas aussi problématiques. »

Ce commentaire révèle ce que la Fed va faire, mais confirme aussi selon moi 2 choses : tout d’abord, malgré ce que l’on dit, la Fed n’est pas indépendante par rapport au gouvernement. Il s’agit d’un instrument du gouvernement, qui fait ce que celui-ci demande. Ce qui mène au second point : même si la Fed affirme que ses missions sont d’avoir un taux de chômage bas et de maintenir la stabilité des prix, il ne s’agit pas de ses véritables objectifs.

Si c’était le cas, il y a belle lurette que la Fed aurait disparue car sa performance dans ces 2 dossiers est exécrable. Par rapport à la création de la Fed, il y a 100 ans, le dollar a perdu presque toute sa valeur, tandis que le chômage a été un problème récurrent depuis que la Fed contrôle les taux d’intérêt, donc l’économie.

La véritable raison pour laquelle la Fed existe est dévoilée par M. Rosengren : la Fed a pour objectif de fournir au gouvernement l’argent dont il a besoin. La Fed s’assure qu’il y ait des acheteurs pour les émissions obligataires, que ce soit quelqu’un d’autre qu’elle-même. C’est le but du QE.

Les déficits américains énormes ont engendré des emprunts records. Il y a plus de dette émise que d’acheteurs. C’est pourquoi la Fed achète aujourd’hui plus de 70 % des T-bonds (obligations à court terme) et est le plus gros détenteur d’obligations américaines (plus de 50 % en tout). Si la Fed n’achetait pas tout ce papier, qui le ferait ?

Il est possible que d’autres banques centrales, poussées par Washington, puissent en acheter. Mais il est important de constater que les investisseurs sortent du marché obligataire en masse. Le plus gros fonds mutuel obligataire voit ses clients fuir.

Mais admettons que la décision de Bernanke soit vraiment dépendante des chiffres, comme il le dit. La question est de savoir : quels chiffres ? La Fed parle de chômage et d’inflation, mais les chiffres qu’elle analyse sont erronés, car les méthodes statistiques utilisées ne reflètent pas la réalité. Si les décisions sont prises sur base de chiffres, ceux-ci doivent être corrects.

Mais quel chiffre correct la Fed regarde-t-elle ? La réponse : les déficits gouvernementaux, l’accumulation de dette et qu’il achète. La Fed sait que si elle n’achète pas les obligations, il faudrait des taux d’intérêt « à la Volcker » (note : ancien président de la Fed qui avait augmenté radicalement les taux directeurs) pour convaincre les investisseurs d’accepter le risque qui accompagne l’achat d’obligations américaines, d’un pays à qui une nouvelle baisse de notation pend au nez.

Je pense que désormais, la fin de partie est proche. On peut reporter le problème, mais pas indéfiniment. La dette et les promesses intenables sont plus que jamais là. Les Américains pensent que leurs politiques folles peuvent continuer ad vitam aeternam, mais ce genre de choses finit toujours par une catastrophe.

C’est pourquoi le débat autour du plafond de la dette est tellement important. Il s’agit du dernier garde-fou aux dépenses folles du gouvernement. Lorsque celui-ci est augmenté, et je pense que ce sera encore le cas, ce sera la porte ouverte à une nouvelle vague de création monétaire. Je pense que la fin de partie sera beaucoup plus radicale qu’anticipé habituellement. Nous allons subir les conséquences de 40 ans de mauvaises politiques monétaires et fiscales.

Je pense aussi que c’est la raison pour laquelle l’or et l’argent ont atteint un plus bas il y a environ 3 mois. Depuis, la tendance est plutôt haussière, tandis que les métaux précieux commencent à repasser au-dessus de seuils clés. L’or et l’argent sont les seuls actifs sans risque qui survivront au chaos à venir. »

Source : James Turk sur KWN