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Suisse

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lingot et pièces d'or

Dans le secteur de l’or physique, l’opacité règne. Qui achète, qui vend, en quelles quantités… L’information est parfois difficile à obtenir pour l’investisseur individuel. Mais quelques éléments permettent de mieux comprendre la situation.

Quelles sont les informations disponibles concernant les flux d’or physique, et susceptibles de nous aider à comprendre la situation de l’offre et de la demande ?

Il y a un peu de tout.

Certains acteurs du marché de l’or physique sont totalement opaques et ne déclarent pas de façon transparente les achats et les ventes qu’ils effectuent. Les Chinois et les Saoudiens sont les moins transparents concernant leurs activités sur le marché de l’or.

D’un autre côté, la Suisse est extrêmement transparente. Les Suisses déclarent leurs achats et ventes d’or chaque mois, par source et par destination.

Ces informations suisses nous permettent de voir ce qu’il se passe dans le monde. En effet, l’essentiel des importations et exportations suisses sont liées au secteur des raffineries du pays, leader mondial dans ce domaine. Il n’y a pas de grandes mines d’or, en Suisse. Et les citoyens suisses, à ma connaissance, ne sont pas de gros acheteurs d’or (contrairement aux Chinois et aux Indiens). L’industrie horlogère suisse utilise beaucoup d’or, mais les importations s’équilibrent avec les exportations ; la Suisse n’est pas une destination importante, pour les montres qu’elle produit.

En fait, la Suisse est une sorte de canal dans lequel transite une grande partie de l’or présent dans le monde. L’or arrive en Suisse sous forme de barres good delivery de 400 onces, de doré (barres pures à 80%, issues des mines d’or), et d’or recyclé (terme désignant l’or provenant des bijoux et d’autres objets en or recyclé).

Cet or est ensuite fondu et raffiné pour former généralement des barres de 1 kg, d’une pureté de 99,99%, valant chacune 45 000 dollars au cours actuel du marché. Ces barres d’1 kg, de qualité “4 neuf”, représentent la nouvelle norme en vigueur, et celle que privilégient les Chinois.

En étudiant les importations et les exportations suisses, nous constatons d’où viennent l’offre et la demande d’or physique, et si elles sont proches de l’équilibre (ou du déséquilibre). Cette information peut nous aider à prévoir la prochaine super-flambée des cours de l’or.

Le premier graphique, ci-dessous, indique le total des importations et exportations d’or de la Suisse. Les barres rouges, au bas du graphique, indiquent pour chaque mois si la Suisse est importateur net ou exportateur net.

import-export-or-suisse

Ce qui est révélateur, sur ce graphique, c’est que la Suisse est exportateur net depuis ces quatre derniers mois : les mouvements de sortie de l’or sont supérieurs aux mouvements d’entrée. Cela signifie que la demande demeure forte, mais que l’approvisionnement est tendu.

La Suisse ne produit pas son or. Certaines raffineries possèdent peut-être des stocks, et il existe des chambres fortes qui stockent de l’or et peuvent être une source d’approvisionnement. Mais les gens très fortunés qui conservent leur or en Suisse sont des investisseurs qui achètent et conservent l’or sur le long terme : ils ont tendance à ne pas en vendre. Tout bien considéré, ces flux nets sortants sont intenables. S’ils persistent, le cours de l’or pourrait grimper car c’est ainsi que le marché règle la question d’une demande excessive.

A présent, observons uniquement les exportations suisses détaillées par pays. Elles figurent dans le graphique suivant. Les cinq principales destinations sont la Chine, Hong Kong, l’Inde, le Royaume-Uni et les Etats-Unis. Ces cinq destinations absorbent 91% des exportations suisses.

exportations d'or de la Suisse

La demande émanant de Hong Kong est principalement destinée à être réexportée vers la Chine. C’est ce que révèlent les chiffres relatifs aux importations et exportations de Hong Kong, publiés par ailleurs et également réputés fiables selon les critères internationaux. En se servant de Hong Kong comme canal où transite son or, la Chine a trouvé un autre moyen de dissimuler ses véritables activités sur le marché de l’or.

Les demandes chinoise et indienne (environ 70 tonnes au total, y compris Hong Kong) sont essentiellement destinées aux particuliers, soit sous forme de lingots, soit sous forme de bijoux. (Je considère que les bijoux représentent “une valeur transportable”, qui diffère peu, matériellement, de la demande en faveur de lingots). Gardez à l’esprit que la Chine est le plus grand producteur d’or dans le monde. Il faut donc ajouter les 450 tonnes par an issues de sa production nationale, qui viennent satisfaire l’énorme demande en or officiel émanant de sa banque centrale et de ses fonds souverains.

Les demandes chinoise et indienne sont fortes, mais quelque peu en baisse par rapport à des périodes antérieures où elles ont représenté jusqu’à 100 tonnes par mois. Historiquement, la demande indienne est cyclique et tend à enregistrer un pic au quatrième trimestre (saison des mariages).

La demande chinoise a été atténuée par la vigueur récente du dollar, qui augmente le coût de l’or lorsqu’il est acheté en yuans. Ce contretemps pourrait se dissiper si la Fed orchestre une dépréciation du dollar (ce que je crois) afin de s’attaquer au ralentissement de l’économie américaine.

Les 102 tonnes exportées vers le Royaume-Uni et les Etats-Unis sont presque toutes destinées à satisfaire la demande émanant des investissements en ETF, en or-papier. Cette forte demande va-t-elle persister ? La demande en faveur des ETF évolue dans une boucle de rétroaction par rapport aux cours de l’or. Lorsque l’or augmente, la demande en faveur des ETF augmente également, ce qui accentue la pression à la hausse sur le cours. Cela fonctionne également en sens inverse, comme nous l’avons constaté en 2013. Lorsque l’or baisse, les ETF tendent à “déverser” de l’or sur le marché, ce qui accentue la pression à la baisse exercée sur son cours.

Dans les deux cas, la demande en faveur des ETF a tendance à être procyclique et à amplifier le comportement de l’or, quels que soient les facteurs qui en sont à l’origine. Si nous avons des raisons de penser que les cours de l’or grimpent d’eux-mêmes, la demande en faveur des ETF a tendance à faire grimper le cours encore plus haut et encore plus vite.

La dernière pièce du puzzle, c’est la question des importations d’or de la Suisse. D’où vient l’or que les Suisses importent, raffinent et réexportent ? Ces informations figurent dans le graphique ci-dessous.

importations d'or de la Suisse

L’or expédié vers la Suisse vient principalement du Burkina Faso, d’Allemagne, du Ghana, d’Italie, de Hong Kong, du Royaume-Uni, du Pérou, de Russie, d’Afrique du Sud, de Thaïlande, de Turquie, des Emirats arabes unis et des Etats-Unis. Ces treize sources représentent 73% des importations d’or de la Suisse.

Le Burkina Faso, le Ghana, le Pérou, la Russie, les Etats-Unis et l’Afrique du Sud correspondent à la production minière. Cette production a été relativement constante au cours de ces dernières années et il est peu probable qu’elle se développe ou se contracte de façon considérable d’un mois sur l’autre.

L’or provenant d’Allemagne, d’Italie, de Hong Kong, du Royaume-Uni et de Thaïlande est essentiellement recyclé (la Thaïlande est la plaque tournante de l’or recyclé provenant d’Asie du Sud-est, notamment du Vietnam, d’Indonésie et de Malaisie, entre autres). Une partie de l’or britannique est constitué de barres de 400 onces acquises directement auprès des banques affiliées à la LBMA.

La Turquie et les Emirats arabes unis constituent deux cas intéressants : ils représentent quasiment 30% des importations d’or de la Suisse. Les Emirats arabes unis sont l’un des principaux opérateurs de chambres fortes stockant de l’or pour le compte du Moyen-Orient et de la Russie. La Turquie est un canal de transit pour l’or provenant du Golfe Persique et d’Iran. Il y a encore peu, la Suisse n’importait presque pas d’or des Emirats arabes unis : il n’était pas disponible. Les chiffres de la Turquie et des Emirats arabes unis révèlent un déstockage massif de la part des investisseurs russes et moyen-orientaux, probablement en réaction à la baisse persistante des prix du pétrole et à un besoin de liquidités afin de rembourser leurs dettes libellées en dollars.

Quelles sont les conséquences de ces mouvements d’or mondiaux, en ce qui concerne le futur cours de l’or ?

Actuellement, les indicateurs et alertes les plus puissants sont l’augmentation du cours du pétrole et la perspective d’une baisse du dollar alors que l’économie américaine s’oriente vers une récession :

– La hausse des cours du pétrole va alléger une partie de la pression qui s’exerce sur les pays du Moyen-Orient et la Russie, qui sont endettés en dollars, et réduire les flux d’or provenant des Emirats arabes unis.

– La dépréciation du dollar rendra les cours de l’or en dollar plus attrayants aux yeux des acheteurs chinois.

Observez à nouveau le graphique des importations et des exportations, ci-dessus. Imaginez que les exportations vers la Chine augmentent et que les importations depuis les Emirats arabes unis et la Turquie diminuent. En conséquence, les exportations nettes provenant de Suisse vont augmenter : il y aura une sorte de “déficit commercial” de l’or.

En Suisse, les stocks d’or sont déjà tendus, (je l’ai appris de source sûre, via mes contacts au sein des raffineries et des chambres fortes). Si cette pénurie s’aggrave, comme nous le prévoyons, il n’y aura qu’une seule façon de réajuster le déséquilibre de la balance-or de la Suisse : la hausse des cours.

Une fois que la hausse des cours entrera en jeu, la demande en faveur des ETF la fera accélérer. Ensuite, ce ne sera qu’une question de temps avant que l’ensemble de la pyramide de l’or-papier ne s’écroule.

La conjonction entre les fondamentaux de l’offre et de la demande et cette boucle de rétroaction procyclique, dans laquelle évoluent les ETF, devrait faire flamber les cours de l’or. Si l’or augmente, le cours des actions des mines d’or devrait grimper encore plus vite. En fait, l’achat de minières est un pari assorti d’un effet de levier sur le cours de l’or lui-même.

Par Jim Rickards via les Publications Agora. Pour plus d’informations et de conseils de ce genre, c’est ici et c’est gratuit.

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Si la procédure d’adhésion de la Suisse à l’UE était complètement au point mort depuis des années, il n’en reste pas moins que sa demande, introduite en 1992, était toujours valable. Certains politiciens ont donc tout de même tenu à enterrer officiellement cette demande d’adhésion.

C’est le conservateur Lukas Reimann qui est à l’origine de l’initiative. En mars, la chambre basse avait déjà voté en faveur de l’annulation de la candidature par 126 voix contre 46. Ce mercredi, ce fut au tour de la chambre haute de voter largement en faveur de l’annulation, avec 27 voix contre 13. Un partisan de la demande d’annulation, Thomas Minder, a déclaré à RT que son intention est de fermer ce chapitre une bonne fois pour toutes, dans le calme, alors que selon lui, « seuls quelques allumés souhaitent encore adhérer à l’Union ».

Pour d’autres politiques suisses, ce vote est néanmoins important d’un point de vue symbolique. Selon eux, il fait écho au vote similaire que l’Islande a tenu en 2015.

Mais, à vrai dire, cette candidature d’adhésion à l’Union, vieille de plus de 20 ans, n’a eu quasi aucun impact politique en Suisse durant toute cette période. Elle fut immédiatement mise au frigo suite à la victoire du non lorsqu’on demanda aux Suisses s’ils souhaitaient rejoindre l’Union économique européenne (EEE). Certains politiciens suisses affirment que ce vote n’a aucune portée vu que la Suisse n’était plus considérée comme une candidate officielle.

Pour d’autres, le timing est malheureux, ce vote risquant de donner du grain à moudre aux partisans de la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne, alors que le référendum aura lieu dans une semaine seulement.

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euro

L’idée de verser à chaque citoyen un revenu mensuel fixe, quelle que soit sa situation, n’est pas neuve. Cette idée sociale a été reprise depuis peu par des économistes pour des raisons plus terre-à-terre à savoir s’assurer que la création monétaire des QE soit dirigée vers l’économie réelle. Si ce revenu universel pourrait bientôt être justifié par la robotisation et l’automatisation du travail, reste encore à le financer. La Finlande pourrait être le premier pays à tenter l’expérience, d’après cet article de Yahoo ! Finance :

« La Finlande envisage une nouvelle approche pour redresser son économie alors que le pays fait face à un taux de chômage record. La Finlande se rapproche du versement d’un revenu universel de 800 € qui remplacerait divers programmes sociaux existants (allocations familiales, pensions, allocations-chômage).

La proposition qui est peaufinée par la sécurité sociale finlandaise bénéficierait à l’ensemble de la population, qu’elle soit active ou pas. La proposition finale ne sera pas présentée avant novembre 2016, d’après Quartz. Si elle est approuvée, la Finlande deviendra le premier pays du monde à instaurer un revenu universel de base. Cependant, donner à chaque Finlandais 800 € par mois coûtera cher. Avec sa population de 5,5 millions d’habitants, la facture s’élève à presque 53 milliards d’euros par an.

L’idée gagne en popularité auprès de la population. D’après une enquête : 69 % des Finlandais sont en faveur de la proposition.

Le chômage en Finlande s’élève actuellement à 8,7 %. L’instauration de ce revenu universel serait un incitant au travail d’après ses partisans mais les critiques de la proposition estiment que l’effet contraire sera atteint. Selon eux, la perception automatique de revenus mensuels encouragera à la paresse et mènera à un taux de chômage encore plus élevé.

Depuis la récession de 2012, la Finlande ne parvient pas à sortir de l’ornière. Le Premier ministre finlandais, Juha Sipilä, a déclaré à la BBC que l’instauration d’un revenu universel permettrait de simplifier le système de sécurité sociale.

La Finlande n’est pas le seul pays à débattre sur ce thème. L’année prochaine, la Suisse tiendra un referendum sur l’instauration d’un revenu universel de 2500 francs suisses par mois tandis que les Pays-Bas ont prévu la conduite de projets pilotes dans plusieurs villes, également en 2016. »

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lingot et pièces d'or

La vérité concernant la manipulation du marché de l’or (et d’autres métaux précieux) va enfin éclater selon cet article de Zero Hedge, publié le 28 septembre 2015. UBS serait sur le point de vendre les autres membres du cartel bancaire ayant participé aux manips alors que le régulateur suisse dispose déjà de preuves irréfutables de la culpabilité d’UBS et lui a proposé de balancer ses pairs en l’échange d’une immunité partielle ou totale :

« Tandis que les nombreux « arrangements à l’amiable » ont fourni la preuve de la réalité de la manipulation de toutes les classes d’actifs existantes, ce n’était qu’une question de temps avant que les régulateurs, toujours en retard d’une guerre, finissent par découvrir la manipulation de l’or, même si nous avons démontré par le passé que les banques centrales en général et la Fed en particulier sont parmi les plus gros manipulateurs du métal jaune.

Cela dit, nous sommes confiants dans le fait que désormais, personne ne sera surpris d’apprendre que le casino de l’or était truqué. En fait, depuis le début de l’enquête du régulateur allemand (Bafin) sur Deutsche Bank et la manipulation de l’or et de l’argent, il était clair que la question était simplement de savoir quelles banques finiraient par payer combien de milliards pour fermer le dossier de la manipulation de l’or (aucun coupable ne finissant en prison, bien entendu, et comme d’habitude).

Suisse : le régulateur coince UBS pour manipulation de l’or

Plus tôt aujourd’hui, nous avons appris que l’organisme qui régule la concurrence en Suisse est devenu l’une des dernières entités à rejoindre les enquêtes en cours concernant la manipulation de l’or tandis que Reuters annonçait que cet organisme venait d’ouvrir une enquête concernant les possibles collusions de plusieurs banques sur le marché des métaux précieux. Soit l’ouverture d’une nouvelle enquête concernant la manipulation du cours de l’or, de l’argent, du platine et du palladium.

Voici quelques détails de Reuters, qui ne devraient surprendre personne :

« Le WEKO de Suisse a déclaré que son enquête, prolongement d’examens préliminaires, cherche à déterminer si UBS, Julius Baer, Deutsche Bank, HSBC, Barclays, Morgan Stanley et Mitsui ont conspiré pour fixer les écarts entre l’offre et la demande. »

Ne retenez néanmoins pas votre souffle : un porte-parole du WEKO a affirmé que l’enquête ne devrait pas aboutir avant 2016 ou 2017, tout en ajoutant que les banques étaient soupçonnées d’avoir violé les lois suisses régissant les affaires.

La bonne nouvelle est que contrairement à la pseudo enquête de Bart Chilton concernant les manipulations de l’argent (aux USA) et qui n’ont soi-disant rien donné après des années d’enquête de la CFTC, les Suisses trouveront des preuves de la manipulation pour la simple raison qu’elles existent déjà. (…)

Certains pseudo-experts se sont rapidement mobilisés pour étouffer les preuves que les soi-disant « aficionados paranoïaques de l’or » dénoncent depuis si longtemps :

« L’impact de l’enquête sur les échanges globaux d’or sera probablement nul d’après Brian Lucey, professeur de finance à la School of Business de Trinity College Dublin. « La question n’est pas de savoir si des individus, ou des groupes d’individus ont collaboré pour manipuler le jeu à leur avantage, mais de savoir s’il y a eu des effets matériels, » a-t-il déclaré. « Je ne suis pas convaincu qu’une collusion ait eu un effet micro-économique significatif sur la structure des échanges d’or à travers le monde. »

Donc pour ce Monsieur la question n’est pas de savoir si les traders et les banques ont fait des milliards de profits illégaux en manipulant un énième marché, mais de savoir « s’il y a eu des effets matériels »… De quoi mériter un titre professoral prestigieux : « Génie Keynésien ».

Tout ceci ne surprendra personne, les manipulations et encore moins les remarques complètement idiotes de notre cher « professeur de finance ». Cependant, contrairement à d’autres enquêtes sur les manipulations de l’or, celle-ci aura des conséquences. Comment pouvons-nous en être si sûrs ?

Pourquoi cette enquête va secouer le marché de l’or

Car à l’instar du LIBORgate et du FXgate, c’est le plus gros mouchard de la meute, la mégabanque suisse UBS, qui est sur le point de balancer ses anciens partenaires de crime.

Comme Bloomberg l’a rapporté précédemment, « une indulgence conditionnelle a été octroyée à UBS dans le cadre de l’enquête concernant l’éventuelle manipulation du cours des métaux précieux, d’après une personne proche du dossier ». Bloomberg ajoute également que la banque pourrait soit éviter totalement le paiement d’une amende, soit s’acquitter d’un montant bien moindre que les autres 6 banques soupçonnées.

Pourquoi UBS ferait-elle cela ? Pour la même raison qui l’a poussé à agir de cette façon à au moins 2 autres occasions : les régulateurs disposent déjà de preuves irréfutables de son implication. Ils lui ont donc offert 2 options : soit fournir les preuves de l’implication des autres membres du cartel en échange de mansuétude ou faire face à des amendes encore plus salées.

UBS a rapidement choisi la première option en saisissant à 2 mains l’opportunité de minimiser de nouvelles charges contre elle, UBS étant une banque multirécidiviste (Libor, marché des changes, le scandale d’évasion fiscale qui pourrait lui faire perdre sa licence bancaire à New York City).

En bref, tout ceci signifie que le compte à rebours de l’annonce officielle de ce qui sera le plus grand scandale de manipulation de l’histoire, celle de l’or, a commencé. »

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Le blog de Pierre Jovanovic rassemble depuis des années les histoires de nombreux épargnants à qui les banques mettent des bâtons dans les roues lorsqu’ils souhaitent récupérer de grosses sommes d’argent (ou même de petites, à vrai dire). On sait que cette pratique est « monnaie courante » dans des pays comme la France et la Belgique mais voilà que même la Suisse est impactée. La Suisse !?

Il faut dire que dans la confédération helvétique, posséder un compte en banque n’est pas très attractif en vertu des taux négatifs en vigueur.  Dans un article de la SRF rapporté par le blog Acting-Man.com, un gestionnaire suisse explique que les taux négatifs sont tellement prononcés qu’il est désormais moins cher de retirer l’argent de la banque et de stocker les billets dans un coffre assuré.

Pour chaque 10 millions de francs suisses, avoir l’argent sous la main dans un coffre lui permettrait de réaliser une économie d’au moins 25.000 francs par an. Une fois le calcul fait, le gestionnaire a donc notifié à sa banque qu’il allait faire un gros retrait pour suivre sa nouvelle stratégie, son rôle étant de fournir à ses clients les solutions les plus rentables.

Seul hic, la banque a simplement refusé de livrer l’argent en liquide à son client en fournissant en guise de réponse le message laconique suivant : « nous sommes désolés, mais dans le délai que vous avez spécifié, aucune solution correspondant à vos attentes n’a pu être trouvée. »

Et bien sûr, ce n’est pas vraiment une surprise. Après tout dans un système bancaire de type fractionnaire, la banque ne possède qu’une toute petite partie des dépôts en argent. Cependant, le contrat type d’un compte à vue spécifie que l’argent est disponible immédiatement. Nous avons donc un nouveau cas d’une banque qui refuse de suivre les règles qui se trouvent dans ses propres contrats. Mais comment est-il possible que cela arrive dans une grande banque suisse, dans un pays vanté de par le monde pour sa liberté économique ?

La réponse est probablement à chercher du côté de la BNS, qui a probablement fourni des directives aux banques concernant ce genre de scénario. C’est en tout cas ce que pense Hanspeter Konrad, le président de l’association des fonds de pension suisses. Des taux négatifs qui engendrent un Bank Run mais quel génie aurait-il pu prédire un tel scénario ?

Ce nouvel épisode met une nouvelle fois en exergue le risque de confier ses économies à une banque, une entité qui n’assume aucune responsabilité de ses actes qui est au-dessus des lois et qui fait ce que bon lui semble. Pourtant, une solution toute simple existe : acheter de l’or, stocké en dehors du système bancaire bien sûr. Qui sait, nos gestionnaires suisses seront peut-être bientôt tentés.

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Grâce à la magie des taux d’intérêt négatifs, la Suisse est parvenue à boucler une émission obligataire à 10 ans sur un taux négatif ce qui signifie que la Confédération helvétique se fait payer pour emprunter ! Article du Business Insider publié le 8 avril 2015 :

« Le fait que les obligations des nations européennes affichent un rendement négatif n’est plus désormais la conséquence d’une subtilité de la valorisation des marchés.

Mercredi, la Suisse a vendu pour 377,9 millions de francs suisses d’obligations qui arriveront à maturité en 2025 et 2049. Le taux de l’émission obligataire à 10 ans s’est clôturé à -0,055 % d’après le Wall Street Journal.

Cela signifie que les investisseurs doivent payer 5,5 points de base, tous les 6 mois, pendant les 10 années à venir pour avoir le privilège de prêter de l’argent à l’État suisse.

Durant les mois précédents, les rendements d’obligations allemandes et suisses à plus courte échéance sont tombés en territoire négatif mais cette émission suisse est la première, avec une telle échéance, à afficher un taux négatif.

Bon nombre d’obligations avaient déjà basculé en territoire négatif mais c’est en partie à cause du mécanisme de valorisation des marchés. Soit que le rendement effectif de ces obligations est devenu négatif parce que leur prix d’acquisition est supérieur à leur valeur de départ.

Cependant, concernant ces obligations, le coupon de paiement reste positif (note : la « perte » est donc encaissée à l’achat, et la plus-value par le porteur du titre). C’est la raison pour laquelle cette obligation suisse à 10 ans est historique : tout détenteur de cet actif doit payer le gouvernement suisse pour la posséder.

Bien sûr cela reste une offre décente, vu que le taux au jour le jour de la Banque Nationale suisse est de – 0,75 %, ce qui signifie qu’en prêtant au gouvernement suisse vous perdez moins d’argent que si vous parquez votre argent sur un compte en banque. Néanmoins, comme Jeff Gundlach l’a affirmé, c’est une bien triste nouvelle. »

Pourquoi une bien triste nouvelle ? Notamment pour tous les épargnants qui ont une assurance-vie en euro et dont le rendement dépend en grande partie des obligations européennes. Alors que les rendements obligataires s’effondrent, on risque de pousser les épargnants vers les unités de compte soit alimenter un peu plus la bulle boursière jusqu’à son éclatement et le rinçage complet des titulaires de ces contrats.

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Nous nous préparions à faire le point sur ce référendum en parcourant la presse suisse de ce vendredi, à la recherche d’un dernier sondage, d’infos… Malheureusement, notre recherche fut tout sauf probante.

A part sur le Temps, après une recherche, nous sommes tombés sur le texte suivant :

« FORUM – Initiative sur l’or: un pari économiquement irrationnel

Il me paraît important de s’engager dans le débat en espérant préserver l’indépendance de la BNS. Une indépendance indispensable, mise en péril par une loi hasardeuse »

dont nous n’avons pas pu prendre connaissance des arguments (réservés aux abonnés). Inutile de préciser que le texte est hostile…

Mais de quoi parlent 24 Heures, Le Matin, Le Temps, La Tribune de Genève et cie ? Quelques titres au hasard :

  • La Suisse a vécu un automne exceptionnellement doux
  • La Confédération va-t-elle exiger un permis pour aquarium ?
  • Dilettante, narcissique, mégalo: qu’il est bon de railler Nicolas Sarkozy

Sans parler de la nouvelle du moment, l’affaire Nabila… On nous présente la Suisse comme la dernière véritable démocratie. Peut-être, mais au niveau de la pluralité de la presse et du débat, on est en droit de rester sur sa faim. Si les conséquences d’un oui étaient si catastrophiques, où est le débat ?

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L’échéance du référendum de l’initiative « Sauvez l’or de la Suisse » qui poursuit plusieurs objectifs, à savoir rapatrier l’or suisse stocké à l’étranger, empêcher toute vente de métal à l’avenir et obliger la BNS à détenir 20 % de ses actifs en or, se rapproche. Le premier sondage concernant les intentions de vote vient d’ailleurs d’être publié. Le oui est en tête !

Contrairement à la fin du fixing de l’argent, ou l’ouverture de la bourse de l’or de Shanghai, des évènements qui ne nous semblaient pas avoir le potentiel nécessaire pour bouleverser le marché, nous sommes convaincus que si l’initiative pour l’or Suisse devait être votée, on assistera à une envolée du cours du métal.

En l’état des réserves de la Banque Nationale suisse actuelles, cela l’obligerait à acheter plus de 1500 tonnes sur le marché, soit un peu moins que la production mondiale annuelle, qu’achète déjà la Chine à elle seule. Les banques centrales occidentales devront déployer des trésors d’ingéniosité pour éviter alors que le Ponzi de l’or papier soit mis à jour, avec les conséquences que vous pouvez imaginer (défaut du COMEX, etc.).

Le vote est prévu pour le 30 novembre 2014, soit dans un peu plus d’un mois. Le premier sondage vient d’être publié, et il est très prometteur : le « oui » tourne autour des 45 %, le non des 39 %, tandis que les 16 % restants rassemblent les personnes indécises. Ces chiffres ont été dévoilés par Egon von Greyerz, qui s’est impliqué dans l’initiative, dans sa dernière interview sur KWN :

« L’initiative Sauvez l’or de la Suisse est privée. Plus de 100.000 personnes ont déjà signé en sa faveur. Si le oui devait l’emporter à ce référendum, cela voudrait dire que ses règles seraient inscrites dans la Constitution suisse. Ce facteur est très important, car cela signifie qu’aucun gouvernement ne pourra contourner ces règles sans passer par un autre vote.

Le journal 20 Minuten vient de publier le premier sondage sur le sujet. Le camp du oui rassemble 45 %, le camp du non 39 %, tandis qu’il y a 16 % d’indécis. Ces résultats sont un véritable choc, parce que la campagne du oui n’a même pas encore commencé !

Elle démarrera ce jeudi avec une conférence de presse. C’est à ce moment-là que les raisons qui rendent nécessaire cette initiative seront expliquées et argumentées. Le gouvernement suisse est contre cette initiative, comme tous les gouvernements, parce que cela leur ôterait toute possibilité de manipuler les marchés des devises et de l’or.

Vous ne devez pas oublier que la Suisse a déjà vendu 50 % de son or lorsque le marché était au plus bas, entre 2000 et 2005. Cela a déjà coûté 29 milliards de francs suisses au gouvernement.

Mais celui-ci continue d’affirmer que l’or n’est pas bon pour le pays. Le ministre des Finances suisse l’a qualifié « d’actif risqué », et que donc la Suisse ne devrait pas en posséder. Il a évidemment tort, car c’est le franc suisse qui est risqué, pas l’or. Par rapport au métal jaune, le franc suisse a déjà perdu 50 % de sa valeur en 15 ans, et même 90 % depuis 1914.

Et cela va continuer car les gouvernements utilisent la planche à billets comme bon leur semble. Toutes proportions gardées, c’est la Suisse qui a créé le plus de masse monétaire depuis 2008. La Suisse a créé 400 milliards de francs suisses afin d’acheter de l’euro (note : pour faire baisser le cours du franc suisse, qui explosait) et d’autres devises risquées.

La Suisse a toujours prospéré dans un environnement de monnaie nationale forte, de basse inflation et d’une économie vigoureuse. Maintenant, la Suisse a arrimé le franc suisse à l’euro, la monnaie d’une zone économique très faible. C’est se tirer une balle dans le pied. Aligner la Suisse avec une expérience politique ratée telle que l’Union européenne ne peut que déboucher sur une catastrophe.

La BNS affirme également qu’elle stocke son or à l’étranger pour pouvoir le vendre facilement. C’est totalement absurde. Tout le monde sait que l’on peut vendre de l’or et l’envoyer où que se trouve l’acheteur. Mais pourquoi même évoquer le fait de le vendre ? Ils ont déjà liquidé la moitié de l’or de la Suisse lorsque le marché était au plus bas.

L’or n’est pas le joujou de la BNS. Il appartient à la nation suisse, ainsi qu’aux cantons. Cet or n’appartient pas à la Banque Nationale suisse, mais au peuple.

Il s’agit d’un grand moment, car une fois de plus, il semblerait que les Suisses, comme à leur habitude, se prononcent en faveur d’une monnaie saine, de principes sains sans interférence du gouvernement. Malgré la propagande du gouvernement suisse et de la BNS, les résultats de ce premier sondage sont très positifs. Ils ont choqué bon nombre de responsables de l’establishment, notamment parce que la campagne pour le oui n’a même pas encore débuté. Malgré cela, le Oui est déjà en tête. On pourrait assister à un événement historique le 30 novembre prochain. »

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Le 30 novembre, les Suisses devront se prononcer sur l’initiative « Sauvez l’or de la Suisse », qui propose que la BNS ne puisse plus vendre son or, qu’elle rapatrie tout le métal jaune stocké à l’étranger mais, surtout, que l’or totalise 20 % de ses réserves.

Pour découvrir cette initiative en détail, lisez l’article de 24 Heures ou le site http://initiative-or-oui.ch/. Si elle devait passer, on devrait assister à un véritable séisme sur le marché de l’or. Et d’après Egon von Greyerz, citoyen suisse qui vit sur place, il y a de bonnes chances pour que le oui l’emporte ! C’est ce qu’il a affirmé dans sa dernière interview sur KWN :

« ( …) Nous avons parlé récemment de l’initiative « sauvez l’or de la Suisse », qui propose d’imposer à la BNS de détenir 20 % de ses actifs en or, de rapatrier le métal stocké en Grande-Bretagne et au Canada. La BNS affirme que cet or n’est pas loué, le rapatriement ne devrait donc poser aucun problème.

Si l’initiative devait passer, cela signifie que la banque nationale suisse serait contrainte d’acheter 1700 tonnes d’or, soit environ 70 % de la production annuelle mondiale, pour une valeur de 66 milliards de dollars. J’ai discuté avec les porteurs du projet « Sauvez l’or de la Suisse », et je pense qu’ils ont de très bonnes chances de remporter le référendum du 30 novembre.

Il n’y a pas vraiment d’opposition contre ce projet. Il est donc critique jusqu’à cette date d’informer les Suisses sur l’importance de leur vote. Les Suisses ont toujours eu une affinité pour l’or. Je pense donc que les chances de voir le oui l’emporter sont très bonnes.

Cela bouleverserait le marché de l’or. Non seulement la BNS devrait acheter énormément de physique, mais cela poussera également d’autres pays à rapatrier leur métal jaune. Si elle devait être votée, cette initiative sera le catalyseur qui mettra fin à cette correction longue de 3 ans sur le marché de l’or. On assisterait alors à une nouvelle hausse à long terme. »

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Lorsque la majorité des pays industrialisés sont engagés dans un course monétaire visant à toucher le fond, les quelques nations comme la Suisse qui souhaitent se tenir à l’écart des politiques folles de ces pays se retrouvent de gré ou de force entraînées dans la spirale. C’est le constat fait par Keith Barron dans sa dernière interview sur KWN :

« L’une des infos les plus intéressantes du moment, c’est la Banque Nationale suisse qui compte instaurer des taux d’intérêt négatifs. Cette intention est la conséquence des capitaux qui ont afflué ces dernières semaines en Suisse en provenance de la zone euro. Ces capitaux entrants déstabilisent le taux de change entre le franc suisse et l’euro.

Cela fait quelques années que la Banque Nationale suisse a mis en place un arrimage artificiel de sa devise, fixé à environ 1,2 franc suisse pour un euro. Cet arrimage a été mis en place à cause du rush vers le franc suisse qui a démarré il y a quelques années. À l’époque, les investisseurs voulaient acheter du franc suisse pour se protéger de l’euro.

Ces opérations ont fait grimper en flèche le franc suisse, ce qui a fait du tort aux exportations helvètes. Mais, en contrepartie, les produits d’importation, comme le pétrole, devinrent très bon marché. Donc, je ne crois pas que les arguments de la banque centrale suisse (notre monnaie est trop chère) tiennent la route. La vérité, c’est qu’il y a d’énormes pressions sur le gouvernement suisse pour que ce pays ne devienne pas un refuge pour les capitaux étrangers.

Il était impératif de massacrer le franc suisse pour prévenir l’afflux de capitaux, non seulement européens, mais du monde entier. Ce massacre du franc suisse a eu en même temps que celui de l’or, alors que son cours atteignait des records, supérieur à 1900 $ l’once. Le timing simultané de ces 2 événements ne relève pas du hasard.

Mais durant les dernières semaines, nous avons vu une grosse pression s’amonceler sur l’arrimage de cette devise. C’est la raison pour laquelle le gouvernement suisse envisage de mettre en place des taux d’intérêt négatifs. C’est le genre de décision qui est prise lorsque de grosses distorsions, découlant des manipulations des monnaies, émergent.

Le résultat des courses, c’est que c’est la population suisse qui en paie les pots cassés. Je vis en Suisse, je suis donc directement concerné. La Banque Nationale suisse a augmenté le nombre de francs suisses en circulation de plus de 300 % durant ces dernières années. Cette création monétaire a servi à acheter de l’euro afin de le faire augmenter.

La plupart des réserves de la Banque Nationale Suisse sont désormais libellées en euros, ce qui signifie que si l’euro vacille, les Suisses seront pris à la gorge. Les Italiens, les Espagnols et les Grecs naviguent déjà en eaux troubles, mais pourquoi ces pays devraient-ils entraîner avec eux une économie vigoureuse comme celle de la Suisse, et sa population travailleuse. Cela me dépasse. C’est pourquoi les politiques de la Banque Nationale Suisse sont très dangereuses et destructrices.

J’ajouterai que je suis un supporter de l’initiative suisse pour l’or. Je sais que vous avez abordé ce sujet sur KWN. La quantité d’or qui soutient désormais le franc suisse, en raison de cette création monétaire massive, a chuté jusqu’à 8 %. Historiquement, ce support s’est élevé jusqu’à 40 %.

Il y a quelques années, la loi a changé, permettant au gouvernement suisse de vendre une partie de son or. En fait, le gouvernement a quasi vendu au plus bas, un peu comme l’avait fait Gordon Brown en Grande-Bretagne. La Suisse a vendu plus de 1000 tonnes d’or, si bien que seulement 20 % d’or soutenaient le franc suisse. Aujourd’hui, ce pourcentage est passé à 8 %.

Ce qui la fait passer au rang de nations comme le Liban et la Thaïlande. Cela s’est passé dans le dos des Suisses, je pense que le peuple a été floué. Lorsque le référendum aura lieu en novembre, j’espère sincèrement que la population votera en faveur de l’initiative pour l’or. Cela obligera la banque centrale de racheter l’or qu’elle a vendu. »