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Suppression

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billet de 500 EUR

La suppression du billet de 500 EUR était dans l’air, c’est désormais officiel : le billet de 500 € sera bientôt une relique du passé alors que la BCE a décidé de cesser de produire et d’émettre la plus grosse coupure de l’euro.

Du communiqué officiel de la BCE, publié hier après-midi :

« Le Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) a achevé ce jour la révision de la structure par coupures de la série « Europe ». Il a décidé de mettre fin de façon permanente à la production du billet de 500 euros et de le retirer de la série « Europe », tenant compte des préoccupations selon lesquelles cette coupure pourrait faciliter les activités illicites. L’émission du billet de 500 euros sera arrêtée vers la fin 2018, au moment où les billets de 100 et 200 euros de la série « Europe » doivent être mis en circulation. Les autres valeurs, de 5 euros à 200 euros, resteront en place.

Étant donné le rôle international de l’euro et la confiance généralisée à l’égard de ses billets, la coupure de 500 euros continuera d’avoir cours légal et pourra donc être encore utilisée comme moyen de paiement et réserve de valeur. L’Eurosystème, qui comprend la BCE et les banques centrales nationales de la zone euro, prendra les mesures nécessaires pour que les valeurs restantes soient disponibles en quantité suffisante.

Le billet de 500 euros, à l’instar des autres dénominations en euros, gardera toujours sa valeur et peut être échangé auprès des banques centrales nationales de l’Eurosystème pendant une période illimitée. »

L’épouvantail du terrorisme est bien entendu brandi pour justifier cette décision, ce qui est d’une hypocrisie sans nom. D’un côté l’Europe passe des accords avec la Turquie d’Erdogan qui finance le terrorisme, de l’autre elle prive les citoyens européens de leur plus grosse coupure au nom de la sécurité.

On nous affirme également que le billet de 500 € est principalement utilisé à des fins criminelles. Il s’agit d’un leurre qui ne berne pas tout le monde. C’est ainsi que Friedrich Schneider, de l’université de Linz, a déclaré : « Les représentants du crime organisé ne sont pas idiots, le blanchiment d’argent se fait depuis longtemps essentiellement par le biais d’entreprises fictives, et de manière dématérialisée ». D’autres experts, principalement allemands, affirment qu’il s’agit d’une mesure préparatoire afin de pousser les taux en territoire toujours plus négatif et empêcher toute porte de sortie (papier, l’or et l’argent offrent une bonne solution à ce problème). Pour rappel, c’est sous la pression des Allemands que le billet de 500 € fut créé afin d’offrir une alternative à l’ancien billet de 1000 marks.

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billet de 500 EUR

Les grandes manœuvres préparatoires à l’élimination pure et simple de l’argent liquide, ou à sa marginalisation, se poursuivent. Il y a 2 jours, la BCE était de sortie en annonçant qu’elle envisageait la suppression du billet de 500 €. Et le lendemain, hasard ou pas, Larry Summers se fendait d’un article pour proposer la suppression du billet de 100 $.

Les arguments sont toujours les mêmes : l’argent liquide est le véhicule de l’évasion fiscale, des crimes financiers, du terrorisme et de la corruption. C’est bien connu, les versements douteux sur des comptes dans les paradis fiscaux n’ont jamais lieu, les montages financiers destinés à éluder l’impôt n’existent que dans les contes de fées. Non, le cash est responsable de tous les maux de notre société et il faut donc s’en débarrasser. Cette décision ne sera pas sans conséquences, comme le note Zero Hedge :

« Il est intéressant de noter que la valeur totale des billets de 500 € en circulation s’élève à 306,8 milliards d’euros. La suppression de ce billet signifierait que la valeur nominale de la monnaie unique en circulation baisserait de 30 % du jour au lendemain pour atteindre désormais 700 milliards. Et voilà les conséquences : même si la BCE n’a pas encore interdit l’argent liquide, diminuer la masse monétaire papier de 30 % serait un bon début tout en invoquant la lutte contre la fraude, le terrorisme, la corruption et le trafic de drogue. 

Bien entendu, ce que fait l’Europe en réalité, c’est préparer le terrain à une politique de taux encore plus agressive. En éliminant son billet de banque à la dénomination la plus importante, la BCE compliquera les possibilités d’échapper aux taux négatifs (ce qui devrait en fait bénéficier à l’or). »

Le franc suisse pourrait également bénéficier de la disparition du billet de 500 €, le billet de 1000 francs suisses étant lui toujours disponible. Pour combien de temps ? L’avenir nous le dira. En attendant, coïncidence ou pas, un article de Larry Summers était publié par le Washington Post afin de plaider pour la suppression du billet de 100 $ sur base de l’argumentaire précité. « It’s time to kill the $100 bill », soit « le moment est venu de tuer le billet de 100 $ ».

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Les preuves établissant que les gouvernements se préparent petit à petit à la suppression pure et simple de l’argent liquide s’accumulent. Aujourd’hui, un nouveau clou dans le cercueil (en sapin ?) de l’argent liquide vient d’être planté alors que le ministre des Finances français souhaite répandre les paiements par carte bancaire à partir d’un euro. D’après l’article de 20 Minutes c’est même « sa priorité » :

« Limiter le cash. C’est l’une des priorités de Michel Sapin, le ministre des Finances. Elle n’est pas nouvelle : en mars, il avait déjà abaissé le plafond des paiements en espèces de 3.000 à 1.000 euros. Cette mesure, effective depuis le 1er septembre dernier, avait été prise dans le cadre de la lutte contre le financement du terrorisme mais elle avait également pour ambition de combattre la fraude fiscale.

Sapin veut désormais aller plus loin. Son nouvel objectif réaffirmé ce lundi au sortir de sa réunion avec le Comité consultatif du secteur financier (CCSF) qui réunit les représentants des banques, des assurances et des consommateurs : permettre aux citoyens de régler leurs achats par carte bancaire dès le 1er euro.

Un comparateur des tarifs bancaires

Si certaines enseignes le permettent déjà, c’est rarement le cas chez les petits commerçants. Et pour cause : ce mode de réglement leur coûte. Les banques appliquent en effet des frais en partie fixes sur les terminaux de paiement. Ces derniers, appelés «commissions interbancaires de paiement», pénalisent les petits achats.

Mais cela est en train de changer. D’abord parce que depuis le 9 décembre, la partie fixe de ces frais a été supprimée. Quant à la partie variable, elle ne peut plus dépasser 0,23 % de la valeur de transaction. « Les commissions interbancaires sont maintenant proportionnelles au montant de la transaction » se réjouit Sapin qui assure que ces frais vont encore baisser « notamment sur les petits montants ». (…)

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