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Swap

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manip or

Affirmer que le cours de l’or est manipulé vous fait courir le risque, souvent de façon péremptoire, d’être accusé de propager une « théorie du complot ». Ce PDF de MoneyInsights.org, traduit de façon synthétique ci-dessous, fournit toute une série de preuves documentées et irréfutables concernant l’implication et la collusion des plus grandes institutions financières internationales telles que la BRI, la FED, le FMI, etc. Bien plus qu’un complot, c’est une véritable guerre qui est menée depuis des décennies contre le métal jaune, du London Gold Pool jusqu’à nos jours. Voyez plutôt :

« Cet article concerne les abus commis sur le marché de l’or. Sur base de notre analyse, nous avons créé notre diagramme du circuit des interventions sur le marché de l’or. L’objectif de ces interventions secrètes est la stabilisation de la valeur du dollar. De nombreux acteurs sont impliqués, allant des politiciens à des banquiers centraux en passant par des institutions telles que la BRI, le FMI et le LBMA ou encore les acteurs du marché OTC (les banques commerciales). Nous estimons qu’une intervention est secrète lorsqu’elle n’est pas rapportée aux participants au marché le jour même, ou lorsqu’elle n’est pas du tout rapportée.

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Quelques explications par rapport au diagramme

À propos du Gold Reserve Act de 1934

… Autorisation d’intervenir sur le marché de l’or et des devises avec l’approbation du président des États-Unis…

Le Gold Reserve Act de 1934 a établi un fonds (le fonds de stabilisation des échanges ou « Exchange Stabilization Fund ») géré par le secrétaire au Trésor après approbation du président. La section 10 de la loi explique que « dans le but de stabiliser la valeur du dollar, le secrétaire au Trésor, avec l’approbation du président, directement ou via des agences qu’il peut désigner, dispose de l’autorisation, au nom du fonds établi dans cette section, d’intervenir sur les marchés de l’or et des devises ainsi que d’autres instruments de crédit et de titres lorsque jugé nécessaire afin d’atteindre les objectifs décrits dans cette section ».

Au 30 septembre 2015, le montant total des actifs du fonds s’élevait à 93 milliards de dollars.

À propos du système de Bretton Woods

Les accords de Bretton Woods sont le système clé de la gestion monétaire et des changes établis en 1944. Cet accord fixa le taux de change des devises de certaines nations par rapport au dollar, dont la valeur fut également fixée en or. En 1971, le président Nixon jugea nécessaire de suspendre la convertibilité du dollar en or. Plusieurs devises majeures furent autorisées à fluctuer par rapport au dollar (ère des taux flottants).

Dans les années 60, la BRI (banque des règlements internationaux) fut au centre des efforts des banques centrales pour maintenir le cours de l’or sur les marchés à des niveaux proches du prix officiel du système de Bretton Woods via le London Gold Pool.

À propos des lignes de SWAP

Le 1er novembre 1978, la FED et le Trésor américain annoncent la création d’un nouveau programme étendu pour défendre la valeur du dollar par rapport aux autres devises. Un aspect majeur de cette capacité étendue d’intervention fut l’augmentation de la taille des lignes de SWAP de la FED avec les autres banques centrales majeures clés (le fameux « réseau swap »), accordant ainsi davantage d’emprunts de devises étrangères afin d’alimenter les interventions.

Le réseau swap est un ensemble d’accords réciproques à court terme que la FED entretient avec 14 banques centrales étrangères et la BRI. Chaque accord permet à la FED et à la banque partenaire d’avoir un accès à court terme à leur devise mutuelle et selon un plafond défini. Un contrat de swap est rédigé à la fin de chaque journée et recense l’intervention de la FED.

Les banques centrales tentent de randomiser au maximum leurs interventions afin d’éviter que les traders les anticipent pour en profiter.

N’oubliez pas que l’or est une devise : la BRI a indiqué dans son rapport annuel de 2013 que « l’or doit être plutôt traité en tant que devise étrangère, et non en tant que matière première, car sa volatilité est plus proche de celle des devises et les banques l’appréhendent telle qu’une devise étrangère ».

Alan Greenspan, l’ancien patron de la FED, a rappelé au Council of Foreign Relations le 29 octobre 2014 ce qu’est véritablement l’or : « L’or est une devise. Elle est encore à ce jour, à l’évidence, une devise de premier choix. »

À propos du réseau swap dans la pratique

« …interventions secrètes des banques centrales sur le marché des changes… »

D’après une publication de février 1978, la FED de Saint-Louis affirmait que l’or n’était pas utilisé pour des interventions en raison des pratiques courantes justifiées par les swaps.

Pourtant, la Riksbank ne fait pas de mystère sur ces interventions. En octobre 2016, elle a mentionné sur son site : « La Riksbank est la banque centrale suédoise, elle est responsable des politiques monétaires dont l’objectif est de maintenir la stabilité des prix. La Riksbank est l’un des actionnaires de la BRI. D’après la Riksbank, ses réserves en or sont justifiées principalement par le fait que la valeur de l’or ne suit pas les mêmes modèles que les réserves en devises. L’or peut être utilisé pour financer une opération d’urgence de mise à disposition de liquidités ou des interventions sur le marché des changes, entre autres. De plus, la Riksbank a conclu un accord avec toute une série d’autres banques centrales, le Bank Gold Agreement, qui limite la quantité d’or que la banque peut vendre chaque année. L’objectif de l’accord est de limiter les ventes d’or de la banque centrale pour éviter les effets non désirés sur le cours. »

Un rapport confidentiel du FMI de mars 1999 à propos du modèle de reporting des banques centrales recommande de dissimuler leurs prêts d’or et leurs swaps car cette information « est extrêmement sensible pour les marchés » tandis que la transparence « entrave les interventions secrètes sur le marché des changes » par les banques centrales, vu le nombre restreint de participants à de telles transactions.

La FED, les banques centrales et la BRI ont formé le Gold and Foreign Exchange Committee, un comité secret. Dans des notes rapportant les discussions sur le marché de l’or de la réunion du comité qui a eu lieu durant le G-10 des gouverneurs de la BRI le 7 avril 1997, Terry Smeeton, responsable or et devises étrangères à la banque d’Angleterre, a déclaré qu’en mai 1996 les accords de swaps représentaient 75 % des volumes des échanges du marché de Londres.

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William R. Wright, responsable du département monétaire et économique de la BRI, a tenu un discours franc à la 4e conférence annuelle de la BRI, qui s’est tenue du 27 au 29 juin 2005. M. Wright avait mentionné les 5 objectifs intermédiaires de la coopération des banques centrales, le 5e étant l’effort conjoint des banques centrales pour influencer le cours de l’or et des devises.

Le 10 février 2010, Michel Beine, de l’université de Luxembourg, a rapporté que la plupart des interventions des banques centrales ont lieu entre 7:00 et 15:00 EST, ce qui suggère que la FED intervient via son réseau de banques commerciales américaines. Choisir le timing peut être une problématique stratégique : la banque du Japon intervient en dehors de son fuseau horaire pour dissimuler ses interventions.

Dans son rapport annuel de 2010, la BRI a déclaré que « l’or qu’elle détient en connexion avec ses opérations de swaps, dans le cadre desquelles la banque échange des devises contre de l’or physique, équivaut à 8160,1 millions de DTS, soit l’équivalent de 346 tonnes cette année ».

Voici les résultats choquants de l’enquête de juin 2001 de Christopher J. Neely (économiste senior de la FED de Saint-Louis) à propos de 22 autorités monétaires – l’enquête pose des questions sur les buts des interventions, le délai requis pour qu’elles fassent effet, etc. (…)

Fait intéressant, les interventions ont lieu sur le marché OTC

Les échanges d’or sur les marchés OTC sont tout sauf transparents. D’après une étude de 2011 du LBMA, les volumes d’or échangés sur le marché OTC de Londres sont 10 fois plus importants que suggéré par les statistiques de compensation (clearing).

En janvier 2009, le G20 a demandé des réformes substantielles des marchés OTC afin « d’augmenter la transparence, de limiter le risque systémique et de prévenir les abus sur les marchés ». L’agenda des réformes du G20 exige des dérivés OTC standardisés compensés par des contreparties centralisées, d’une bourse ou de plates-formes électroniques d’échange. (…)

Derrière le cours spot de l’or

Le cours spot de l’or est le prix de l’or instantané. Il s’agit en fait d’une soumission du prix de l’or par les teneurs de marché (Citi, Goldman Sachs, HSBC, JPM, UBS, Bank of Nova Scotia, ICBC, Merrill Lynch, Morgan Stanley, Société Générale and Standard Chartered Bank) sur base de leur activité sur les marchés OTC très peu régulés. D’après le LBMA, les marchés OTC offrent la confidentialité, vu que les transactions ne sont connues que des 2 parties prenantes, ce qui est particulièrement important pour l’activité des banques centrales sur les marchés. Le cours spot de l’or est sous le contrôle des banques centrales (voir notre article du 23 septembre 2016 « Derrière le cours spot de l’or »).

Coordination des banques centrales

En 2016, la FED a étudié les interactions entre les banques centrales en temps normal ainsi qu’en temps de crise (par exemple durant la crise financière de 2007-2008). L’une des conclusions de l’étude est que la réponse des banques centrales durant la crise a exigé une coordination extraordinaire entre elles qui aura des implications sur la façon dont elles travaillent et collaborent pour des générations à venir.

Les raisons qui poussent à l’intervention

Nous avons rassemblé les raisons qui poussent les banques centrales à intervenir sur le marché de l’or :

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Conclusion

Il est évident que les banques centrales, au sein du réseau de la BRI, poursuivent une politique d’intervention sur le marché de l’or. De plus, elles ont créé une structure capable d’exécuter cette politique. Les interventions sont secrètes car elles ne sont pas rapportées au moins le jour même de l’intervention. Les interventions ont pour objectif de contrôler le cours spot de l’or. Les régulateurs semblent fermer les yeux. (…)

Le réseau de la BRI est le successeur du Gold Pool de Londres. Les banques centrales qui possédaient un surplus d’or fournissaient du métal afin d’intervenir sur le marché de Londres et ainsi contrôler les fluctuations de prix. Le réseau de la BRI détermine les zones d’intervention du cours de l’or en dollars via ses agents.

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Poser la question revient à se faire taxer de complotiste. Pourtant, une analyse objective des faits permet d’en douter, et c’est un euphémisme. De plus en plus de pays souhaitent rapatrier leur or, ou au moins procéder à un audit de leurs réserves. Est-ce un hasard, ou se font-ils également du souci pour leur métal jaune ? Voici l’état des lieux sur le sujet par Wendy McElroy (source, traduction condensée) :

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« Le dollar pourrait s’effondrer en un claquement de doigts si on apprenait soudainement que les réserves d’or de la Fed de New York se sont volatilisées. La semaine dernière, un nouvel événement nous a rapprochés de cette possibilité : l’Autriche souhaite procéder à l’audit des 150 tonnes d’or qui sont stockées en Grande-Bretagne (certaines sources parlent de 280 tonnes).

Si les lingots sont manquants, des audits en cascade pourraient révéler que les coffres à travers le monde sont vides. Mais plus particulièrement à un endroit précis. Une quantité disproportionnée des réserves d’or mondiale se trouve dans les coffres de la Fed de New York. Ou, du moins, elle prétend qu’elles s’y trouvent. La demande récente de rapatriement de son or par l’Allemagne, qui se fait actuellement avec une extrême lenteur, a de quoi rendre sceptique.

Une mention qui disparaît mystérieusement du site web de la Fed de NY

Le site Web de la Fed de New York affirme que

« Tous les lingots stockés pour dépôt sont soigneusement pesés, et… le marquage sur les lingots est inspecté afin de s’assurer qu’ils sont conformes aux instructions du déposant et qu’ils sont enregistrés dans les livres de la Fed de New York. Cette étape est vitale car la Fed de New York rend exactement les mêmes lingots qui ont été mis en dépôt par le déposant – les dépôts en or ne sont pas considérés comme étant fongibles. »

Mais pour être plus précis, le site Web de la Fed offrait cette garantie. Il y a quelques mois, la Fed a rendu à l’Allemagne des lingots fondus et reconditionnés, ce n’était donc pas les lingots d’origine. Et désormais, la page qui affichait ce texte n’est plus disponible. Il se peut que cette page ait été supprimée après qu’un blogueur ait attiré l’attention sur le fait que la Fed semble ne pas suivre ses propres politiques.

Un mémo de 1968, découvert et publié en 2012 par l’iconoclaste financier ZeroHedge révèle pourquoi il est important que ce soit l’or d’origine qui soit rendu. Le mémo expose une conspiration entre la banque d’Angleterre et la Fed pour fournir à l’Allemagne de l’or qui était connu pour être de mauvaise qualité (bad delivery), pour un total de 172 lingots.

Mais aujourd’hui, la sonnette d’alarme est tirée à propos de la possible absence de l’or. En 2003, la confiance sur le marché a été ébranlée après l’annonce de la banque centrale du Portugal. Elle annonçait que 433 tonnes d’or, soit environ 70 % de ses réserves, avaient été prêtées ou swappées sur le marché. Ce qui a fait dire à James Turk : « quel que soit le cas de figure… Cet or ne se trouve plus dans les coffres de la banque centrale portugaise… Et n’est plus disponible en temps que monnaie de réserve. » Pourtant, la politique du FMI permet de comptabiliser sur son bilan de l’or qui est prêté ou swappé. Et James Turk de demander comment il est possible que l’on puisse comptabiliser quelque chose que l’on ne possède pas.

Comment ? Les réserves d’or ne sont pas auditées par des inspecteurs indépendants… lorsqu’un audit a lieu. De plus, le FMI souhaite maintenir la confiance dans le réseau chancelant des banques. Pour les banquiers et le FMI, seul le bilan compte. Même la Bundesbank semblait se satisfaire de cette comptabilité et n’a jamais pensé à vérifier la présence physique de l’or. Satisfaite jusqu’au jour où un tribunal allemand a décidé que l’Allemagne était tenue de tenir un audit annuel de ses réserves d’or stockées à travers le monde.

Ce fétichisme des banques centrales pour le papier a de quoi rendre perplexe.

En octobre 2012, l’Allemagne annonce son intention de rapatrier 600 tonnes de son or qui est stocké à la Fed de New York d’ici 2020. Ces réserves n’ont pas été auditées depuis 1979. La population allemande était clairement inquiète pour son or, elle voulait savoir si elle avait du métal alloué, ou simplement une reconnaissance de dette papier. Les Allemands ne font pas trop confiance au gouvernement américain. Si celui-ci est la Fed est incapable de protéger la valeur de son propre dollar, en raison de ces politiques monétaires et fiscales déficientes, comment pourrait-on compter sur elle pour garder de l’or qui ne lui appartient pas ?

Lorsque les officiels allemands ont rencontré la Fed de New York, cela ne s’est pas très bien passé. La Fed de New York a empêché les Allemands de voir leur or, en invoquant toutes sortes de raisons. En réponse, l’Allemagne a accusé la Fed de malhonnêteté et de corruption. Après de nombreuses réactions négatives tombées des 4 coins du monde, la Fed a finalement accepté de restituer 674 tonnes d’or, mais en insistant sur le fait que la livraison ne serait pas finie avant 2020. 2 autres délégations allemandes ont pu voir un lingot, mais ils se sont vus interdire l’accès aux salles qui étaient censées contenir le reste.

En janvier 2014, un an après la demande officielle de la Bundesbank, la New York Fed n’avait rendu que 5 tonnes. Et, encore une fois, il ne s’agissait pas des lingots originaux.

Mais où est l’or ?

En 2012, un audit conduit par l’inspecteur général du trésor a établi que 99,98 % de l’or détenu par la Fed se trouve à New York. L’Allemagne a stocké 1500 tonnes d’or aux États-Unis, cependant l’audit affirme que la Fed de New York en possède 419 tonnes au total, un chiffre qui inclut des pièces.

Désormais, c’est au tour de l’Autriche d’envoyer une équipe pour inspecter ses réserves d’or à la banque d’Angleterre. Il est quasi certain qu’il manque de l’or dans les coffres aux États-Unis et/ou au Royaume-Uni.