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Syrie

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james turk

Interview de James Turk du 5 octobre 2015 (KWN) :

« Tous les lecteurs doivent observer attentivement ce qui se passe en Syrie. Les risques se développent rapidement alors que la Russie s’implique dans la guerre afin de porter secours à son allié, soit le gouvernement même que les États-Unis souhaitent renverser. Nous savons tous que le problème des imbrications d’alliances est ce qui a provoqué la Première Guerre mondiale.

Nous avons déjà vu dans la presse des articles et des vidéos d’avions russes bombardant des objectifs un peu partout en Syrie, mais l’implication de la Russie pourrait ne pas s’arrêter là.

Des rumeurs affirment que la Russie est en train d’envisager un blocus maritime de la Syrie, ce qui ne ferait évidemment que mettre de l’huile sur le feu sur une situation déjà explosive dans cette région du monde, voire même plus loin. Tout ceci a lieu évidemment dans un contexte de tragédie humaine horrible pour la population locale.

Les chiffres de l’emploi ou la Syrie : à quoi est due la hausse des métaux précieux ?

Espérons que le bon sens l’emporte, mais je m’interroge désormais sur ce qui a véritablement poussé les métaux précieux à la hausse vendredi dernier. Bien sûr, les chiffres catastrophiques de l’emploi montrant que l’économie américaine faiblit rapidement furent l’élément déclencheur. Le rapport fut tellement mauvais qu’il semble inévitable que la Fed décide d’un affaiblissement du dollar afin de donner un peu d’air à son économie. Il semble donc logique que les métaux précieux aient anticipé un dollar plus faible en progressant.

Néanmoins, les perspectives du dollar sont-elles véritablement la raison qui a permis à l’or et à l’argent de poursuivre leur hausse ou s’agit-il des tensions géopolitiques grandissantes ?

Pour répondre à cette question, considérez ce qui s’est passé avec le dollar vendredi. Il a d’abord chuté comme une pierre après l’annonce des chiffres de l’emploi, une réaction logique si la situation économique et la politique de la Fed sont derrière ce mouvement. Cependant, le dollar n’a pas poursuivi sa baisse au cours de la journée.

En fait, c’est même le contraire qui s’est produit : le dollar n’a cessé de se redresser. Cette vigueur pourrait signaler que les investisseurs voyaient plus loin, d’autres facteurs, que les chiffres de l’emploi. Vu que le dollar grimpe habituellement durant les périodes de troubles géopolitiques, ces autres facteurs pourraient être l’escalade de la tension en Syrie. Le fait que le dollar a grimpé à nouveau aujourd’hui semble confirmer ce point.

Il se peut que les investisseurs perçoivent la situation syrienne comme une poudrière où l’accident est possible à tout moment. Les accidents géopolitiques mènent le plus souvent à une hausse du cours de l’or et de l’argent. Il est intéressant de noter que l’argent mène la danse. Nous avons assisté à une baisse régulière du ratio or/argent depuis son pic de 80 du mois d’août. Les meilleurs marchés haussiers des métaux précieux ont lieu lorsque l’argent mène la hausse, soit exactement ce qui se passe en ce moment. »

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Vladimir Poutine a décidé d’intervenir directement en Syrie afin de tenter d’en finir avec Daesh. Si la nouvelle est connue, tout le monde n’en mesure pas encore les conséquences : ce faisant, la Russie signifie aux États-Unis que le temps où ils prenaient toutes les décisions sur l’échiquier géopolitique mondial est révolu. Voici les états d’âme sur le sujet de Paul Craig Roberts (source KWN) :

« Dr Roberts, à propos de la Syrie, il semble acquis que les Russes ont bombardé des positions clés. Le reste du monde observe et se dit que Poutine a décidé de s’en mêler pour mettre un terme à cette folie. »

Paul Craig Roberts : ça en a tout l’air. Daesh est un groupe qui est né des forces qui furent créées en Libye par les États-Unis pour renverser Kadhafi. Et lorsque la Russie a bloqué les velléités d’invasion de la Syrie par les États-Unis, Obama a envoyé ces gens en Syrie en prétendant qu’il s’agissait de Syriens oppressés s’étant constitué en armée pour combattre et libérer leur pays d’un dictateur qui aurait eu recours à des armes chimiques contre son propre peuple.

Mais les États-Unis ont perdu le contrôle de ces groupes, même si les opérations clandestines de Washington semblent toujours les approvisionner. En bref les Russes ont déclaré qu’ils ne pouvaient tolérer un Moyen-Orient dans le chaos total.

La Russie change de politique extérieure

Poutine fait preuve d’un leadership tel qu’on ne l’a plus vu depuis longtemps aux États-Unis. Il s’est en quelque sorte inspiré de la citation célèbre d’Orwell : en temps de tromperie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire. C’est exactement ce que Poutine a fait aux Nations unies en disant platement la vérité. Il a demandé directement à Obama : « savez-vous ce que vous avez fait ? » (…)

Ce changement s’est opéré très rapidement. Je pense que Washington en a été estomaqué. D’abord Poutine se rend aux Nations unies et affirme « nous ne pouvons plus tolérer la situation mondiale actuelle ». 2 jours plus tard, la Russie se met à bombarder l’État islamique. C’est incroyable.

La Douma a rapidement voté cette décision, ainsi que l’équivalent russe du conseil de sécurité des Nations unies. Ces gens, au lieu de palabrer et de se disputer entre eux, ont identifié ce qu’ils devaient faire et ils ont agi rapidement. (…)

Il ne s’agit pas que d’une décision de Poutine, le pays entier est derrière lui. Son taux d’opinion favorable est de 86 %, du jamais vu en Occident. Et parmi les 14 % qui ne l’approuvent pas, il y a 11 % qui le trouvent trop conciliant avec l’Occident ! Il a donc en fait 97 % de la population russe derrière lui. Aucun autre gouvernement ne dispose d’un tel soutien populaire.

La légalité de l’opération, chose sur laquelle a insisté Poutine, est également importante. L’opération est légale car elle a été officiellement demandée par le président de la Syrie.  (…) Les bombardements américains et français ont eux été faits sans l’aval de la Syrie. (…)

Une fois de plus, c’est Vladimir Poutine qui insiste sur la légalité et le droit international, et ce sont les Américains qui le violent. La comparaison n’est pas avantageuse pour Washington. Elle montre les États-Unis pour ce qu’ils sont : un pays qui se croit au-dessus de tout, qui ne respecte pas le droit international et qui provoque le chaos. (…) »

Egon von Greyerz

La déflation que nous connaissons actuellement peut être brutalement remplacée par l’hyperinflation, vu que les banques centrales des pays du monde entier sont engagées dans un grand concours global de création monétaire. Certains pays sont déjà entrés dans une phase d’hyperinflation d’après Egon von Greyerz (source) :

« Il est désormais très clair que l’hyperinflation à laquelle je m’attendais est de plus en plus présente et se propage de pays en pays. Le phénomène est pour le moment concentré à la périphérie mais il ne tardera pas à se propager aux pays développés du monde entier.

L’hyperinflation est un événement monétaire. Elle se déclare lorsque des pays vivent au-dessus de leurs moyens durant une période prolongée, ce qui entraîne la constitution d’une dette massive et éventuellement de la création monétaire. (…)

Il suffit d’observer le cours de l’or dans diverses devises pour identifier des signes très clairs d’hyperinflation. Depuis 2008 soit le début de la grande crise financière, l’or a augmenté de 800 à 900 % en Biélorussie et en Ukraine, de 400 à 600 % en Argentine et en Syrie. (…) L’Ukraine est massivement financée par l’Occident malgré tout le pays est en train de se désintégrer, en manque d’argent et de nourriture.

Malgré cela, les gouvernements du monde entier poursuivent dans la même direction. Depuis 2008, la dette mondiale a augmenté de 45 % soit de 60 trillions de dollars. En raison des problèmes de l’Union européenne et de la Grèce, la monnaie unique est aussi faible qu’en 2003.

Cet environnement a permis au dollar de s’apprécier mais il s’agit d’une vigueur temporaire. Le billet vert va terminer son mouvement haussier dans les semaines à venir pour commencer à refléter la réalité de son pays émetteur, à savoir une nation qui a vécu au-dessus de ses moyens pendant au moins 50 ans. Je m’attends à ce que ce phénomène d’hyperinflation affecte les États-Unis dans les 2 à 4 années à venir. Ce phénomène frappera également l’Europe, bien sûr. (…) »

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Or-Syrie-Manipulations-BarronDans sa dernière interview, Keith Barron avait affirmé que la Syrie n’était pas à la base de l’augmentation des cours de l’or et de l’argent de fin août. Dans sa dernière interview, il estime que la Syrie sert d’écran de fumée à la manipulation des cours des métaux précieux.

Keith Barron : « comme je l’ai lu dans ma dernière interview du 29 août, ce ne sont pas les événements du Moyen-Orient qui sont responsables des fluctuations du cours des métaux précieux. Je vous avais dit que les médias dominants nous expliquaient que la hausse du cours était due à la Syrie, mais que leur message sonnait faux. Désormais, ils utilisent le même prétexte pour massacrer le cours de l’or et de l’argent.

Quand on y réfléchit, c’est à croire que le scénario était écrit d’avance. Nous savons qu’il y a des acteurs puissants en Occident qui souhaitent contrôler le cours des métaux précieux. On peut voir ces interférences dans un pays comme l’Inde. Ils ont taxé l’or à mort, tout simplement parce que ce sont les Occidentaux qui contrôlent l’Inde, et pas les marionnettes de politiques qui ont le pouvoir là-bas.

Imaginez que l’on s’amuse à interférer sur la balance des paiements d’un pays européen ou américain. Comme le dit John Embry, c’est une guerre psychologique, mais une guerre tout court. Dès qu’un prétexte se présente, ils se servent du marché papier pour faire baisser le cours, tout en envoyant leurs larbins sur les médias dominants pour discréditer l’or.

Cela fait 12 ans que l’or finit chaque année à la hausse. Cela embête les banques centrales occidentales. Mais comment vont-elles faire pour empêcher les populations chinoises et indiennes d’acheter de l’or, ainsi que dans d’autres pays asiatiques, où le métal jaune fait partie intégrante de la culture de la richesse.

Pour les Asiatiques, l’or n’est pas un investissement, ou une épargne pour sa retraite. Il s’agit d’une habitude ancrée dans leurs gènes. Pour de nombreuses familles indiennes, elles préféreront vendre tout ce qu’elles possèdent avant de se départir de leur or. C’est pourquoi les banques centrales occidentales se fatiguent pour rien : le marché papier finira tôt ou tard par s’effondrer.

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SYrie-Or-William-KayeTraductions des idées clés de 2 articles consacrés à William Kaye sur KWN :

Nous entrons désormais de la période de l’année la plus favorable pour les métaux précieux. Je suis donc attentivement l’or et l’argent alors que les entités qui veulent les contrôler semblent à court de munitions (note : au moment où nous écrivons ces lignes, l’or et l’argent ont baissé brusquement, sans raison apparente).

Désormais, la question est de savoir quelle stratégie sera adoptée. J’ai l’impression qu’ils vont passer au plan B. Le plan A consistait à massacrer le cours, mais la réaction de l’Asie qui a acheté de l’or physique à tour de bras a empêché la poursuite de cette stratégie.

Désormais, pour contrôler le cours, le plan B consiste à balancer sur le marché tout l’or sur lequel ils peuvent mettre la main. C’est ce qu’il s’est passé avec la banque d’Angleterre, qui a mis sur le marché via l’entremise de banques de lingots intermédiaires 1300 tonnes d’or. C’est une quantité impressionnante, la moitié de la production annuelle de 2012, mais bien plus que 50 % de la production qui sera extraite des mines en 2013. Lorsqu’on est désespéré, on agit de façon désespérée.

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Crisis in SyriaKeith Barron (KWN) :

« Malgré une légère retraite, en général le marché de l’or et de l’argent se porte bien. Il se passe ce que les intervenants de King World News prédisaient depuis quelques semaines. Nous savions tous que le cours de l’or et de l’argent été bien trop bas. Ce niveau ne pouvait perdurer trop longtemps, car cela aurait entraîné la faillite d’une grosse partie du secteur minier.

Ce cours sous-évalué a cependant vidé les stocks du COMEX et du LBMA. Cet or se trouve se trouve désormais en Orient. Et on peut lui dire au revoir, car on ne le reverra jamais. Cela a d’énormes conséquences sur le cours de l’or, pour le court terme, mais aussi le long terme. Désormais, ce métal physique n’est pas détenu par des gens qui cherchent les profits à la petite semaine.

Il s’agit des banques centrales orientales et de gens souhaitant mettre leur richesse à l’abri, car ils savent ce qui nous attend. Les Chinois se sont débarrassés de beaucoup de leurs dollars. En Inde, les gens cherchent désespérément à mettre la main sur du métal physique, alors que leur monnaie nationale, la roupie, s’effondre littéralement. Malgré cela, les Indiens ne veulent pas non plus du dollar. C’est donc la course au métal jaune, qui doit désormais entrer dans le pays via le marché noir à cause des mesures anti or prises par le gouvernement.

Les médias dominants nous racontent que le cours de l’or augmente à cause des tensions en Syrie. Ce sont des conneries (sic). Cela fait des décennies que les événements du Moyen-Orient n’ont aucune influence sur le marché de l’or. Mais les médias dominants font leur boulot : mentir et tromper le public à propos des véritables raisons qui entraînent l’or à la hausse.

Si la guerre devait éclater demain en Syrie, l’or pourrait en profiter un jour ou 2, mais ce n’est pas un événement qui pourrait porter le marché à long terme (note : sur ce point, nous n’en sommes pas aussi persuadés que Keith Barron : avec la Russie et la Chine qui sont contre cette intervention, le conflit pourrait dégénérer).

La véritable raison, c’est le plafond de la dette, qui sera une nouvelle fois atteinte en octobre. Il s’agit de la véritable raison qui explique la hausse du cours de l’or. Encore une fois, les 2 grands partis américains nous font leur show devant les caméras. Mais en coulisse, ils se serrent la main et rigolent.

Cela va permettre également de distraire les gens à propos de la décision qui sera prise par la Fed quant à son « tapering » (réduction des injections mensuelles de liquidités du QE). Comment réduire les achats de Treasuries alors que le gouvernement américain manque d’argent ? Ils vont rehausser le plafond de la dette, ce qui signifie plus de dépenses et plus d’inflation.

Alors que le brut s’approche des 110 $ le baril, ce cours du pétrole pose des risques inflationnistes sur l’économie mondiale. C’est également très constructif pour le cours de l’or et de l’argent. Le marché haussier des métaux précieux connaîtra des bas occasionnels, mais je pense que nous sommes désormais partis pour battre le record précédent, aussi bien de l’or et que de l’argent.

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Syrie-BIS-Or-EmbryPlusieurs médias et spécialistes de l’or ont évoqué la bagarre qui a eu lieu sur le marché de l’or autour du seuil des 1400 $. À chaque fois que l’or a dépassé ce seuil, il a été illico renvoyé en dessous de cette barre critique. Comme nous le disions il y a quelques heures sur Twitter, ces interventions sont inutiles. Ensuite, la nouvelle de la quasi-probabilité d’une nouvelle guerre initiée par les États-Unis et leurs caniches de l’OTAN, France incluse, avec cette fois dans le rôle de la victime la Syrie, a permis au métal jaune de décoller pour s’installer confortablement autour des 1420 dollars l’once.

D’après ZeroHedge et John Embry, ce serait la BIS qui serait intervenue ces derniers jours pour systématiquement faire passer le cours de l’or en dessous des 1400 $ l’once. Embry, qui s’appuie sur une expérience longue de 50 ans le marché, estime cependant qu’il s’agit de l’énergie du désespoir. Et les faits semblent lui donner raison : aujourd’hui, le GOFO s’est fortement détendu, le 1 mois passant de – 0,10833 % à – 0,05 %. Qu’à cela ne tienne, la folie guerrière de l’Occident a de nouveau propulsé le cours des métaux précieux à la hausse.

Cependant, il n’y a vraiment pas de quoi se réjouir. Cette attaque de la Syrie est un peu une surprise, les choses s’étant calmées dernièrement. Distraction de masse par excellence, cette guerre arrive juste avant la rentrée de septembre, alors que la tension monte sur les marchés. Les élites gouvernantes souhaitent-elles organiser une petite diversion pour occulter les soucis financiers qui nous attendent dans les mois qui viennent ? Nous le saurons très bientôt.

Pour revenir à John Embry, celui-ci affirme que la réunion entre Obama et les grands argentiers américains avait pour objectif de s’attaquer à la problématique des taux obligataires. Le jour de la réunion, les taux se sont d’ailleurs détendus. Hasard ou pas, peu importe : ici aussi, les éventuelles manipulations ne pourront pas durer ad vitam aeternam. Aujourd’hui, les banquiers centraux sont pris entre le marteau et l’enclume. Entre l’or et les taux obligataires, la priorité est clairement les obligations.

Pour l’or et l’argent, les conditions d’une explosion du cours sont réunies. Malheureusement, cette bonne nouvelle est ternie par ce son insupportable produit par les tambours de la guerre, que nos gouvernants hypocrites et menteurs (les chantres des « droits de l’homme ») ont une fâcheuse tendance à faire résonner de façon intempestive. Ce sont une fois de plus des innocents qui vont payer pour les petits jeux stratégiques visant à protéger les intérêts d’une minorité.