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Ted Butler

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pièces d'argent métal

Tout le monde ne partage pas les opinions de Ted Butler, notamment à propos des énormes stocks d’argent physique que la banque américaine aurait accumulés selon ce spécialiste de l’argent métal. Cependant, à une époque où les banques n’hésitent pas à attaquer en justice ceux qu’elles accusent de diffamation, force est de constater que Ted Butler n’a jamais été inquiété. Sans être une preuve irréfutable, ce fait montre que ses théories controversées sont peut-être avérées… Voici sa dernière interview en date du 31 décembre 2016 :

Q : Les gens qui possèdent de l’argent depuis plusieurs années commencent à perdre patience. Qu’avez-vous à leur dire ?

Butler : Que le contexte n’a jamais été aussi positif pour l’argent métal.

Q : Pour quelle raison, par exemple ? 

Butler : Durant ces dernières années, des changements énormes ont transformé le marché de l’argent.

Q : Pouvez-vous nous expliquer comment ?

Butler : En quelques années seulement, la JP Morgan a accumulé le plus gros stock d’argent métal de l’histoire.

Q : Dans quelles proportions, par rapport à celui des frères Hunt en 1980 ?

Butler : Ils ont 5 à 6 fois plus de métal que les Hunt, peut-être plus.

Q : Quelles preuves pouvez-vous apporter à ceux qui doutent ?

Butler : Cela fait cinq 5 que je suis les moindres faits et gestes de la JP Morgan. Dans ses entrepôts du Comex, où la quantité de métal qu’elle possède est publique, elle a 80 millions d’onces. C’est presque autant que le stock des Hunt, ou celui de Warren Buffett lorsqu’il a acheté de l’argent en 1998.

Q : Continue-t-elle d’accumuler du métal ?

Butler : Oui, chaque fois que l’opportunité se présente. Elle est le plus gros stop ou récepteur de livraison d’argent métal du Comex. Ce mois-ci, il pourrait s’agir de 7,5 millions d’onces. La semaine dernière, 3 millions d’onces ont été vendues par le SLV, je suis certain qu’elle en a fait l’acquisition. Elle le fait afin que l’information ne devienne pas publique. Ce sont les maîtres du jeu, ils continuent d’accumuler du métal sans que personne ne le sache sauf vous, moi et nos lecteurs.

Q : Où est conservé tout cet argent ?

Butler : Notamment à Londres, un lieu où elle a éjecté les autres entités qui avaient pour habitude d’y stocker de l’argent. Mais il y a bien d’autres endroits de par le monde où c’est possible de le faire. Posséder de l’argent présente l’avantage que cela n’exige aucune déclaration.

Q : Avec tous ces achats, pourquoi les prix ne grimpent-ils pas ?

Butler : Ce sont les champions mondiaux de la manipulation. Ils maintiennent d’énormes positions papier short sur les marchés à terme, ce qui leur permet de faire évoluer le cours à leur guise. JP Morgan peut ainsi acheter de l’argent physique bon marché, ce qu’ils ont fait d’une main de maître.

Q : Quelle est la taille de leur position short ?

Butler : Environ 90 millions d’onces. Ils l’ont réduite récemment.

Q : C’est bon signe.

Butler : Oui, mais ne soyez pas trompé par cette énorme position short. Lorsque vous avez 550 millions d’onces physiques, vous êtes toujours long de 460 millions d’onces après soustraction des positions short.

Q : Vous dites que cette position short a pour objectif de manipuler le marché pour leur permettre d’acheter de l’argent pas cher. N’est-ce pas une violation de la loi ?

Butler : Évidemment que si. Comme vous le savez, j’ai bombardé les régulateurs avec mes bulletins d’information et autres courriers qui mettent en exergue cette manipulation.

Q : Mais ils n’ont pas bougé ?

Butler : Non. J’ai aussi envoyé des centaines de missives à la JP Morgan, à son conseil d’administration, à ses avocats et à son CEO, en les accusant dans les termes les plus forts de méfaits. Chaque bulletin d’information que je rédige les accuse publiquement.

Q : Que répondent-ils à cela ?

Butler : Je n’ai jamais rien entendu de leur part. Soyons clairs : lorsque vous accusez une grande entité financière d’être des escrocs, vous pouvez être sûrs de recevoir une lettre de leurs avocats. Si vous continuez, ils finiront par vous attaquer en justice. Je pense que le fait que mes accusations se poursuivent sans que je sois inquiété prouve que j’ai raison.

Q : Quand l’argent va-t-il s’affranchir de tout cela ?

Butler : Lorsque la JP Morgan l’aura décidé.

Q : Ce moment est-il proche ?

Butler : Je pense que oui. Voici une analogie. Le marché de l’argent est comme une partie de poker. Les mises s’élèvent à des milliards. La JP Morgan a un as, un roi… une quinte royale. Ils ont la certitude de gagner. Tous les autres joueurs à la table ont un carré : c’est bien, mais c’est insuffisant. La JP Morgan n’est pas pressée de rafler la mise. Elle attend patiemment, relance après relance. Elle veut empocher un profit maximum donc elle patiente.

Q : Comment rester patient de notre côté ?

Butler : L’une des plus grosses entités financières du monde accumule de l’argent. Elle est votre alliée. Si vous possédez de l’argent métal, la JP Morgan est votre partenaire. Vous ne pourriez pas avoir un meilleur allié.

Q : Les gens n’ont plus envie d’attendre.

Butler : Et pourquoi pas ? La hausse des prix est inévitable. Si vous savez que vous finirez tôt ou tard par gagner beaucoup d’argent, vous devriez être capables d’attendre. Au vu de l’implication de la JP Morgan, vous savez qu’un gros profit vous attend. La jugulaire est leur objectif, les profits seront donc énormes.

Q : Pouvez-vous nous dire plus ou moins quand ?

Butler : Bientôt je pense. Toute une série de choses inhabituelles se passe sur les marchés à terme. Par exemple, les gros hedge funds ou les gestionnaires étaient toujours short à ce niveau de prix. Pour la première fois, ce n’est pas le cas. (…)

Q : Pour conclure ?

Butler : Le thème majeur du marché de l’argent, comme je le perçois, est la JP Morgan qui est de plus en plus agressive dans son acquisition de métal physique d’argent et d’or, et qui réduit simultanément ses positions short au COMEX, presque aussi agressivement. Il est difficile d’imaginer un contexte plus favorable pour les cours futurs.

Source : SilverSeek.com

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le bull de la bourse de Wall Street

Article de Ted Butler, publié le 30 septembre 2016 sur SilverSeek.com :

Toute tentative d’identifier le plus sérieux des scandales financiers exige de se pencher sur de nombreux dossiers, ainsi que le besoin d’utiliser des critères de comparaison objectifs. Les scandales financiers sont devenus monnaie courante : ils sont de nature variée, d’ampleur variable et reçoivent une publicité spécifique. Il y a cependant une grande différence entre les scandales qui font le plus la une des journaux et ceux qui causent le plus de tort au plus grand nombre de victimes. À mon avis, le plus gros scandale doit être défini comme celui qui inflige les plus gros dégâts financiers au plus grand nombre, et pas celui dont on parle le plus.

À ce titre, le scandale actuel qui secoue la banque Wells Fargo est exemplatif. Bien sûr, l’amende importante de 185 millions de dollars et le licenciement des 5.300 employés impliqués dans l’ouverture frauduleuse de millions de comptes sans la permission de leurs clients, ce n’est pas rien. On va probablement découvrir d’autres corps dans les placards de Wells Fargo, (…) mais en termes de dégâts financiers pour les victimes, le scandale devrait être limité à quelques millions de dollars.

Je ne souhaite pas minimiser le comportement de Wells Fargo, mais en termes de pertes réelles pour ses clients, ce scandale est mineur. (…) Dans ce cas, il s’agit plus de stupidité qu’autre chose : comment a-t-on pu plonger aussi bas dans l’illégalité pour si peu en retour ? (…)

Pourtant, en termes de publicité négative, Wells Fargo a décroché la timbale. Bien sûr, le nombre de gens impliqués est important. (…) Mais en termes de montants concernés, le scandale de Wells Fargo est plutôt mineur. Par contre, je peux vous dire qu’il y a un scandale qui se déroule en ce moment, dont est victime quasiment toute la population mondiale, et tout cela à hauteur de plusieurs milliards de dollars. Pire encore, il ne s’agit que d’un scandale de ce type parmi tant d’autres. (…)

Le scandale du sucre

Commençons par tracer les grandes lignes de ce scandale. Un nombre relativement faible de traders (81) sur les produits dérivés des contrats à terme du sucre (échangés sur ICE, l’Intercontinental Exchange) ont tellement acheté de contrats durant les 6 derniers mois que le prix mondial du sucre est passé de 13 centimes la livre à 23 centimes, soit une augmentation de plus de 75 %, la plus importante de ces 4 dernières années. Le sucre est peut-être mauvais pour la santé, mais il est largement consommé par presque chacun des 7,5 milliards d’habitants que compte notre planète, qui paient 75 % de plus pour leur consommation collective de sucre. Les dégâts occasionnés en dollars sont faciles à calculer.

La planète produit et consomme environ 170 millions de tonnes de sucre chaque année. À 13 centimes la livre (286 $ la tonne), la valeur de la production/consommation mondiale de sucre est de 50 milliards de dollars. À 23 centimes, cette valeur grimpe à 85 milliards, ce qui signifie que la planète paye 35 milliards de dollars de plus, ou 4,5 dollars par habitant. Je vais expliquer comment le prix du sucre est manipulé, mais en comparaison avec le scandale Wells Fargo, dont le préjudice est évalué à 3 millions de dollars, l’arnaque du prix du sucre est 10.000 fois plus importante.

Comment le cours du sucre est manipulé

Les acheteurs principaux des contrats à terme de sucre depuis février sont les traders de l’argent sous gestion, qui ont acheté en net plus de 250.000 contrats, soit plus de 27 % de l’intérêt ouvert. Il s’agit du plus grand nombre de contrats à terme de sucre achetés par toute catégorie de trader. Ce n’est donc pas une coïncidence si les prix du sucre ont atteint leur plus haut niveau en 4 ans alors que ces traders constituaient leur plus grosse position long de l’histoire sur ce marché. (…)

Jamais il ne fut  question que les traders de l’argent sous gestion soient ceux qui déterminent le prix des matières premières, que ce soit le sucre ou autre chose. Ces gens sont des spéculateurs qui essayent de faire des profits sur les marchés des contrats à terme. Leur objectif n’est pas d’influer sur les cours. Tout comme Wells Fargo ne pensait pas qu’un système destiné à augmenter le nombre de comptes ouverts allait se muer en un scandale détruisant une réputation construite pendant des décennies.

En ce qui concerne le sucre et les autres matières premières, la raison du dérapage est simple : le nombre de traders est devenu trop important. C’est probablement dû au fait que les autres types d’actifs sont peu attractifs dans notre monde où règnent les taux zéro. (…) C’est ce qui explique pourquoi les positions sur les marchés des matières premières ont fortement augmenté pour faire de ces marchés les plus spéculatifs. Et vu que ces traders opèrent de façon très ordonnée, de façon rigide sur base d’analyses techniques, ils ont tendance à acheter et à vendre en même temps vu qu’ils suivent les mêmes systèmes de trading. Donc je n’affirme pas que l’objectif de ces traders est de délibérément manipuler les prix. (…) Mais peu importe les intentions, ces positions donnent le la sur de nombreux marchés des matières premières. (…)

La responsabilité de tout ceci incombe principalement aux régulateurs et aux bourses d’échange. Comme la direction de Wells Fargo, les régulateurs des marchés des matières premières et les bourses d’échange sont censés être composés d’adultes qui s’assurent du bon déroulement des opérations. Tout comme la direction de Wells Fargo a lamentablement échoué, la CFTC et le CME Group ont lamentablement échoué lorsqu’il s’agit de réguler les marchés de l’argent, l’or, le cuivre et le pétrole. À cette liste d’échecs nous pouvons ajouter ICE et le sucre. (…) »

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lingots d'argent

Article signé Ted Butler, publié le 28 janvier 2016 sur SilverSeek.com :

« Les rotations, ou mouvements de métal physique arrivant au quittant les entrepôts du COMEX, ont littéralement explosé durant les 3 dernières semaines. Quasi 22 millions d’onces ont transité tandis que les inventaires totaux ont baissé de 4,5 millions d’onces pour atteindre 156,9 millions d’onces.

De mémoire, nous avons connu durant ces 5 dernières années des mouvements de plus grande ampleur durant quelques semaines seulement. Ne perdez pas de vue que je parle de mouvements d’argent physique et non d’ajustements comptables concernant de l’argent passant de la catégorie « éligible » à « enregistré » et vice versa. Les rotations physiques, c’est simplement cela : de l’argent métal se trouvant dans les entrepôts du COMEX qui est chargé sur des camions ou du métal arrivant par camions qui est stocké dans les coffres du COMEX.

Les quantités allant et venant des différents entrepôts d’argent du COMEX sont énormes. Elles peuvent parfois s’élever à 50 % ou plus de la production mondiale. Je suis toujours étonné de voir à quel point ces mouvements sont ignorés par la communauté des analystes malgré les énormes volumes concernés, la fréquence des occurrences et la facilité de vérifier leur véracité.

Une situation unique au marché de l’argent

Depuis 5 ans, je ne cesse de fulminer contre les rotations effrénées et les mouvements d’argent physique des stocks du COMEX. Plus important encore, ce jeu des chaises musicales est une particularité du marché de l’argent : on ne le retrouve sur aucun autre marché des matières premières. Par rapport à toute autre matière première, ces rotations sont curieuses car la quantité d’argent disponible au sol est bien moins importante qu’il y a 20,30 ou 60 ans. Le peu d’argent physique qui reste ne cesse de faire de grands va-et-vient comme si demain allait être le dernier jour. J’en conclus qu’il s’agit de la preuve des tensions sur le marché de gros de l’argent physique. Tension et pénurie ne diffèrent que de peu, il s’agit juste d’une question d’intensité.

Il y a plus d’or disponible au sol que d’argent !

Des 40 à 50 milliards d’onces d’argent qui ont été extraites au cours de l’histoire, les inventaires visibles de lingots de 1000 onces représentent moins d’un milliard d’onces. De plus, nous savons pourquoi il ne reste qu’une si petite quantité d’argent physique par rapport à la production historique : la majorité a été consommée par l’industrie durant les 50 ou 100 dernières années. C’est pourquoi il y a plus d’or que d’argent disponible au sol, malgré la production bien supérieure du métal gris.

Durant les 5 dernières années, les inventaires existants d’argent physique furent stables ou légèrement en baisse, malgré le fait que les statistiques reflètent que les inventaires totaux véritables ne baissent plus. Cet état de fait crédibilise ma théorie selon laquelle JP Morgan est en train d’accumuler en catimini de grandes quantités d’argent physique.

Récemment, les stocks d’argent du COMEX ont atteint leur plus bas depuis 3 ans à 155,4 millions d’onces. C’est près de 30 millions d’onces de moins que l’année dernière, soit une claque pour la croyance largement répandue qu’il y a un surplus d’argent. Non seulement les stocks d’argent physique visible diminuent, mais ils passent frénétiquement de mains en mains. Le cours de l’argent reste calé à un niveau tellement bas qu’il est impossible à justifier. Néanmoins, la demande pour le métal physique a provoqué l’explosion des rotations. Je pense qu’il s’agit de la preuve ultime de la manipulation du cours de l’argent et de l’explosion à venir de son cours. L’excédent de pétrole est quant à lui bien vrai, son prix est la conséquence de sa surabondance. Mais « l’excédent » d’argent ne concerne que les surplus de contrats futures, et non de métal véritable. Les preuves indiquent une tension grandissante sur le marché, à savoir les rotations du COMEX et les stocks visibles qui baissent au lieu d’augmenter. S’il ne s’agit pas d’une invitation pour acheter et s’accrocher à son argent métal, alors je ne sais pas de quoi il s’agit. »

Crédit photo : Flickr/Sprott Gold

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pièces d'argent

Ces dernières semaines, les articles concernant la JP Morgan qui stockerait des quantités énormes d’argent physique se sont multipliés principalement sur la base des spéculations de Ted Butler. Sans prétendre détenir la vérité ou trancher la question, voici la réfutation de Bron Suchecki responsable de la stratégie chez Perth Mint :

« Vendredi, GoldCore a publié un article se demandant si la JP Morgan est en train de cerner le marché de l’argent physique en notant que la banque possède 55 millions d’onces dans les coffres du COMEX alors que Ted Butler affirme qu’elle « pourrait posséder jusqu’à 350 millions d’onces ». En bref, ma réponse est : je ne pense pas.

Selon l’article, le fait que le nom de JP Morgan figure sur le fronton de l’entrepôt signifie que tout l’argent qu’il contient lui appartient. Cependant cela fait fi du fait que la banque occupe un grand pan du marché des métaux précieux, de nombreux acteurs du marché transitant par la JP Morgan pour acheter et vendre aussi bien du métal physique que sur le marché des futures ou encore pour utiliser leur service de stockage. Il est donc grandement improbable qu’aucun ou seulement une petite partie de cet argent appartienne à un tiers.

Même s’il est impossible de savoir à qui appartient réellement le métal que ce soit via le COMEX ou d’autres rapports (pensez-vous vraiment que les banques autoriseraient la mise en place d’un système qui permettrait de définir avec précision leurs positions propres ?), Il est tout de même possible de consulter les volumes de métal qui ont été livrés depuis l’ouverture du compte de JP Morgan.

Les clients de JP Morgan ont pris livraison nette de 4781 contrats (soit 23,9 millions d’onces)
La JP Morgan, sur ses positions propres, s’est livrée en net 4683 contrats ( soit 23,4 millions d’onces)

Vu qu’une banque active sur le marché des futures peut recevoir ou livrer de l’argent dans l’entrepôt d’une autre banque, nous ne pouvons donc pas en déduire que JP Morgan possède 23,4 millions d’onces. Néanmoins, ces chiffres montrent une certaine activité des clients de la banque (quasi égale à celle de JP Morgan en son nom).

Il ne faut également pas perdre de vue que l’une des activités les plus profitables d’une banque est l’arbitrage et la tenue de marché. Par exemple, si les spéculateurs de l’argent prennent des positions longues sur le marché des futures, JP Morgan peut décider de se positionner short et d’acheter de l’argent physique en tant que hedge (couverture).

Cela signifie donc que l’argent dans l’entrepôt de la JP Morgan peut appartenir à ses clients (particuliers et grossistes), à d’autres banques ou à elle-même en tant que couverture pour ses positions short. C’est uniquement après avoir soustrait cet argent que l’on peut évaluer le métal accumulé par la JP Morgan.

Concernant le chiffre de 350 millions d’onces cité, il provient d’un article de Ted Butler publié en décembre 2014 sur base de spéculations argumentées mais qui n’en restent pas moins des spéculations. (…)

Selon Ted Butler, JP Morgan aurait acheté jusqu’à 70 millions de Silver Eagles soit la moitié de la production de la US Mint depuis avril 2011. Pour Butler, c’est fort probable car le grand public n’achète habituellement pas des actifs lorsque leur prix baisse. La seule explication serait alors à trouver du côté d’un gros acheteur. Sur ce point, je suis d’accord avec SRSroccoreport : Ted semble sous-estimer la foi des investisseurs dans l’argent. (…)

Mais selon l’argumentation de Ted, un tel positionnement de la JP Morgan l’obligerait à intervenir à de nombreux niveaux (ETF, pièces, etc.) afin de protéger sa position qui est tellement énorme que cela semble improbable.

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Depuis la fin de l’année, l’un des événements les plus importants ayant touché le marché de l’or est la liquidation de 10 millions d’onces d’or par l’ETF (fond indiciel côté) GLD. Ted Butler estime que c’est probablement la JP Morgan, seule ou avec l’aide d’autres banques, qui a mis la main sur cet or physique.

D’après Butler, cette vaste opération de rachat d’or physique justifie les manipulations du cours de l’or à la baisse que l’on a pu observer depuis le début de l’année. En poussant le prix de l’once vers le bas via les marchés à terme du COMEX, la JP Morgan aurait pu mettre de la main sur de l’or physique à bon compte, tout en poussant les propriétaires de GLD à vendre.

Si l’intuition de Ted Butler est vraie, on peut s’attendre à un beau mouvement à la hausse dans les mois à venir.