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Union Européenne

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Nous l’avons évoqué à travers plusieurs articles consacrés à la mise en place de nouvelles règles concernant la résolution des faillites bancaires : désormais, ce sera le concept du bail-in, ou renflouement interne, qui sera appliqué en lieu et place des plans de sauvetage gouvernementaux. Dans ce rapport spécial de Catalyst Equity Research, Robin Cornwell explique comment ces nouvelles règles vont bouleverser la façon dont vous épargnez, ainsi que les risques qu’elles font peser sur vos économies.

Le rapport de Robin Cornwell commence par spécifier que les citoyens de tous les pays occidentaux ne seront pas « épargnés » : les États-Unis, l’Europe, le Canada et le Royaume-Uni ont déjà pris les mesures nécessaires. Et les pays du G20 qui ne l’ont pas encore fait ne tarderont plus.

Il enchaîne en expliquant qu’il suffit de se pencher sur les textes de loi et règles qui ont été ratifiés en Europe et ailleurs pour comprendre que votre argent pourra être saisi sans autre forme de procès. Désormais, les banques qui sont en faillite, ou semblent l’être (ce qui signifie que, potentiellement, de l’argent pourrait être saisi pour simplement recapitaliser une banque), ne recevront plus d’aides des gouvernements avant d’avoir exploité tous les actifs qui se trouvent en leur possession.

Les premiers visés seront les actionnaires lambda, mais cela sera loin de suffire. Avec les actifs qui appartiennent à la banque, on atteint seulement 10 à 15 % des fonds de tout établissement bancaire. Le reste sera donc pris directement sur les dépôts non assurés d’épargnants qui ne se doutent de rien. L’auteur rappelle qu’en faisant un dépôt à la banque, c’est celle-ci qui devient la propriétaire légitime de l’argent ; elle vous remet en échange un « IOU », une reconnaissance de dette. Autrement dit, pour votre banque votre argent est un engagement non-garanti.

Vous considérez cela comme du vol ? Robin Cornwell affirme que vous avez raison. Le renflouement interne, c’est un dispositif qui légalise le vol. C’est exactement ce qui s’est passé à Chypre ; 47,5 % des dépôts au-dessus de 100.000 € ont été confisqués, du jour au lendemain, pour un total de 4 milliards d’euros.

Pourquoi de telles règles, et pourquoi maintenant ?

C’est en raison de la crise de 2007-2009 et des plans de renflouement bancaire qui ont coûté des fortunes aux gouvernements du monde occidental, que de telles règles ont été instaurées. Malgré leur fragilité, les banques ont augmenté leurs fonds propres de seulement 1 à 3 %.

Depuis le 1er janvier 2016, ces dispositions sont appliquées dans l’Union européenne et au Royaume-Uni. Aux États-Unis, elles existent dans le Titre II de la loi Dodd-Frank. Ces lois sont à l’étude en Australie et en Nouvelle-Zélande tandis qu’elles ont été votées par le Parlement du Canada.

En conclusion

Dans de nombreuses économies développées, les gouvernements ont décidé de faire des épargnants le filet de sécurité des banques en faillite. Vu ce risque, il est crucial de préserver la liquidité de vos actifs, nécessité devenue difficile pour votre épargne à la banque en raison de ces règles de renflouement interne. Il existe cependant des alternatives, selon Robin Cornwell :

  1. Garder de l’argent « sous le matelas » (selon l’expression consacrée, nous vous conseillons quand même de trouver une meilleure cachette) : en définitive, cela n’est pas si idiot que cela, non ?
  2. Accepter les taux négatifs des obligations d’État vu la très haute liquidité de cet actif (selon Robin Cornwell  c’est sûr, nous ne sommes pas de cet avis).
  3. Posséder de l’or alloué et assuré. Les taux négatifs rendent la possession de l’or très attractive vu que le métal jaune a suivi le rythme de l’inflation depuis 1972 tout en offrant un rendement moyen annuel de 8,3 % sur ces 40 dernières années, et tout ceci sans risque, selon l’auteur. L’or est utilisé en tant que monnaie depuis plus de 3000 ans, il est encore utilisé aujourd’hui par les banques centrales à cette fin. L’or est un actif hautement liquide. D’après les statistiques du LBMA, pour 23 milliards de dollars d’or sont échangés chaque jour.

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Article de Paul Craig Roberts publié sur son blog le 27 juillet 2016 :

« La conséquence de la Seconde Guerre mondiale fut la conquête de l’Europe non pas par Berlin, mais par Washington.

La conquête était assurée, même si elle allait prendre du temps. La conquête de l’Europe par Washington fut possible grâce  : au plan Marshall, à la crainte de l’Armée Rouge de Staline poussant l’Europe à compter sur la protection de Washington et à subordonner les armées européennes à Washington via l’OTAN, au remplacement de la livre sterling en tant que monnaie de réserve par le dollar américain ainsi que par le long procès de soumission de la souveraineté des nations européennes à l’Union européenne, un projet de la CIA qui fut porté par Washington afin de contrôler toute l’Europe via l’entremise d’une seule entité qui n’a de comptes à rendre à personne.

À quelques exceptions près, principalement le Royaume-Uni, l’adhésion à l’Union européenne a également débouché sur une perte d’indépendance financière. Étant donné que seule la BCE, une institution de l’UE, a le droit de créer des euros, les pays qui ont été assez fous pour accepter de faire de cette monnaie leur devise ont perdu le pouvoir d’utiliser la planche à billets pour financer leurs déficits.

Les pays qui ont rejoint l’euro ne peuvent compter que sur les banques privées pour financer leurs déficits. Résultat des courses, les pays surendettés ne peuvent plus rembourser leur dette via la création monétaire ou espérer une décote à des niveaux remboursables. Au lieu de cela, la Grèce, le Portugal, la Lettonie et l’Irlande ont été pillées par les banques privées.

L’Union européenne a forcé les pseudo-gouvernements de ces pays à payer les banques européennes du nord en abaissant les conditions de vie de leur population et en privatisant les biens publics pour des cacahuètes. Les retraites, les services publics, l’éducation et les soins de santé ont fait l’objet de coupes sombres tandis que l’argent a été aiguillé vers les banques. Les sociétés d’eau municipale ont été privatisées, faisant grimper le prix des factures. Etc.

Être membre de l’UE n’engendre que des punitions, les avantages sont nuls. Pourquoi les gouvernements, malgré les souhaits de leur population, ont-ils décidé d’adhérer ? La réponse est qu’il s’agissait de la volonté de Washington. Les pères fondateurs européens de l’Union sont des créatures mythiques. Washington a utilisé des politiciens qu’elle contrôlait pour créer l’UE.

Les preuves de l’implication de la CIA dans la création de l’UE

Il y a quelques années, des documents prouvant que l’Union européenne est un projet de la CIA furent publiés. Voir ici et ici. Dans les années 70, le rapporteur de ma thèse de doctorat, qui était un politicien de haut vol de Washington responsable des affaires de sécurité internationale, me demanda de conduire une mission sensible à l’étranger. J’avais refusé. Néanmoins, il a répondu à ma question, qui est de savoir comment Washington s’y prend pour imposer sa volonté aux pays étrangers.

« L’argent », m’a-t-il répondu. « Nous donnons à leurs dirigeants des valises remplies d’argent. Ils sont à nous. »

Les faits montrent clairement que l’Union européenne sert les intérêts de Washington et pas ceux de l’Europe. Par exemple, les Français et leur gouvernement sont contre les OGM. Pourtant, l’Union européenne a permis leur « autorisation de précaution », en se basant peut-être sur les « découvertes scientifiques » de gens de Monsanto. Lorsque l’État américain du Vermont a ratifié une loi exigeant l’étiquetage des aliments contenant des OGM, Monsanto l’a attaqué en justice. Lorsque les responsables corrompus de l’UE ratifieront le traité transatlantique rédigé par les multinationales américaines, Monsanto prendra le contrôle de l’agriculture européenne.

Mais le danger pour l’Europe est bien plus important que la santé des Européens, qui seront obligés de se nourrir avec du poison. Washington utilise l’UE pour pousser les Européens au conflit avec la Russie, une puissance nucléaire de taille capable de détruire l’intégralité de l’Europe et des États-Unis en quelques minutes.

Ceci est possible en raison des dirigeants européens, payés à coups de « valises d’argent », qui préfèrent profiter des largesses de Washington à court terme plutôt que de se soucier du futur des Européens.

Il n’est pas possible qu’un seul politicien européen soit suffisamment idiot pour croire que la Russie a envahi l’Ukraine, que la Russie pourrait envahir la Pologne ou les pays baltiques ou encore que Poutine est un nouveau Hitler manœuvrant pour reconstruire l’Empire soviétique. Ces accusations absurdes ne sont rien d’autre que de la propagande de Washington qui ne contient même pas une once de vérité. La propagande de Washington est grosse comme une maison. Même un crétin ne pourrait pas y croire.

Pourtant, l’Union européenne l’accepte pour argent comptant, comme l’OTAN. Pourquoi ? À cause de l’argent de Washington. L’UE et l’OTAN sont corrompus jusqu’à la moelle. Ce sont les prostituées grassement payées de Washington.

La seule façon pour les Européens d’éviter une 3e guerre mondiale nucléaire et de continuer à vivre en profitant des restes de leur culture que les États-Unis n’ont pas encore détruit avec leur culture du sexe, de la violence et de l’avarice, consiste à suivre la voie tracée par les Anglais en quittant l’Union européenne créée par la CIA. Ainsi qu’en sortant de l’OTAN, dont la raison d’être s’est évaporée depuis l’effondrement de l’Union soviétique, et qui est devenu depuis un instrument de l’hégémonie mondiale de Washington.

Pourquoi les Européens veulent-ils mourir au nom des désirs d’hégémonie mondiale de Washington ? Pourquoi les Européens veulent-ils soutenir Washington alors que certains de leurs hauts représentants, comme Victoria Nuland, disent : « que l’UE aille se faire foutre » (sic).

Les Européens souffrent déjà des sanctions économiques que le seigneur de Washington les a forcés d’imposer à la Russie et à l’Iran. Pourquoi les Européens iraient se fracasser contre la Russie dans une guerre, sont-ils suicidaires ? Les Européens ont-ils été tant américanisés qu’ils ne savent plus apprécier leur patrimoine artistique et architectural, leur réussite dans les domaines culturels que sont la littérature et la musique, dont les pays européens sont les dépositaires ?

Le souci est que la volonté de la population n’a aucune importance vu qu’elle n’a aucune emprise sur le gouvernement qui décide de leur sort. Le gouvernement de l’Union européenne ne répond qu’à un maître : l’argent de Washington. Une poignée de gens ayant le pouvoir de publier des édits sont des employés de Washington. Le reste est composé de serfs.

Donc, si les Européens restent les gens crédules, insouciants et stupides qu’ils sont actuellement, ils sont condamnés, tout comme nous. Par contre, si les peuples d’Europe retrouvent leurs esprits, se libèrent de la matrice imposée par Washington et se révoltent contre ses agents, ils pourront sauver leur vie, ainsi que la nôtre. »

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Si la procédure d’adhésion de la Suisse à l’UE était complètement au point mort depuis des années, il n’en reste pas moins que sa demande, introduite en 1992, était toujours valable. Certains politiciens ont donc tout de même tenu à enterrer officiellement cette demande d’adhésion.

C’est le conservateur Lukas Reimann qui est à l’origine de l’initiative. En mars, la chambre basse avait déjà voté en faveur de l’annulation de la candidature par 126 voix contre 46. Ce mercredi, ce fut au tour de la chambre haute de voter largement en faveur de l’annulation, avec 27 voix contre 13. Un partisan de la demande d’annulation, Thomas Minder, a déclaré à RT que son intention est de fermer ce chapitre une bonne fois pour toutes, dans le calme, alors que selon lui, « seuls quelques allumés souhaitent encore adhérer à l’Union ».

Pour d’autres politiques suisses, ce vote est néanmoins important d’un point de vue symbolique. Selon eux, il fait écho au vote similaire que l’Islande a tenu en 2015.

Mais, à vrai dire, cette candidature d’adhésion à l’Union, vieille de plus de 20 ans, n’a eu quasi aucun impact politique en Suisse durant toute cette période. Elle fut immédiatement mise au frigo suite à la victoire du non lorsqu’on demanda aux Suisses s’ils souhaitaient rejoindre l’Union économique européenne (EEE). Certains politiciens suisses affirment que ce vote n’a aucune portée vu que la Suisse n’était plus considérée comme une candidate officielle.

Pour d’autres, le timing est malheureux, ce vote risquant de donner du grain à moudre aux partisans de la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne, alors que le référendum aura lieu dans une semaine seulement.