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Bill Murphy de l’association GATA (Gold Anti Trust Comittee), qui milite pour mettre un terme à la manipulation des métaux précieux, a eu l’occasion d’en parler sur un média de grande écoute alors qu’il était l’invité de CNBC.

Transcription de l’interview de Bill Murphy de GATA sur CNBC (février 2016)

(…) nous exposons ce que nous appelons le cartel de l’or qui est composé du gouvernement américain, du fonds de stabilisation des échanges, du Trésor, de la Fed, de la BRI, des banques de lingots et des banques centrales. Nous sommes actifs depuis 1999 et durant ces 4 dernières années nous avons été sévèrement touchés.

Ils ont manipulé à la baisse le cours de l’or vers des prix artificiellement bas, mais il semble que nous soyons à un tournant, qu’ils n’y arrivent plus,
ce qui explique pourquoi l’or a été jusqu’en hausse de 200 dollars sur base annuelle, maintenant d’environ 150 à 160 $.  Nous pensons qu’ils manquent d’or physique en provenance des banques centrales afin de continuer ce qu’ils ont fait durant les 4 à 5 années précédentes.

Nous avons parlé ensemble de ce sujet, du temps de Robert Rubin.  Votre postulat est que l’exercice de manipulation du cours de l’or s’est vraiment accéléré sous le secrétaire Robert Rubin, qui était derrière la politique du dollar fort. Mais désormais, les gens ne font plus vraiment confiance aux devises, nous avons vu se ce qui s’est passé. Ils pensent que les banques centrales gesticulent dans tous les sens de désespoir. Pourquoi continueraient-elles de manipuler le cours de l’or si elles ont fait pendant autant de temps et qu’il s’agit d’une situation désespérée aujourd’hui ? Être une banque centrale aujourd’hui est une situation désespérée, n’est-ce pas ?

Nous pensons que les choses vont dans cette direction, mais l’or est largement considéré dans son ensemble comme étant le baromètre du système financier américain.  Si vous réfléchissez, c’est mauvais pour les entreprises, pour les politiciens, pour les banquiers, etc. Ils veulent donc limiter son prix au maximum.  Ils le font depuis tellement longtemps que c’est devenu une habitude. Mais comme je l’ai dit, nous pensons qu’ils sont arrivés à court d’or physique pour continuer, ce qui explique pourquoi l’or est devenu si soudainement volatil. Cela crée une opportunité énorme pour le futur. Dès qu’ils perdront le contrôle de l’argent métal, qu’ils contrôlent complètement,  on le sait en voyant à quel point l’or est volatil alors que l’argent ne bouge pas… L’argent, c’est la kryptonite de l’or. S’ils perdent le contrôle de l’argent, c’est terminé.

Bill, pour ceux qui ne suivent pas encore toute l’histoire, qui ne connaissent pas votre travail, celui de Chris et de GATA depuis sa fondation. Que font aujourd’hui la Fed, les banques centrales et le Trésor pour manipuler à la baisse le cours de l’or ? Quel sera l’événement qui leur fera jeter l’éponge ?
Quand l’or sera-t-il libre, et grimpera bien plus haut que ses niveaux actuels, soit autour des 1200 dollars ?

Oui, absolument. Ce qu’ils font c’est secrètement, en douce… Ils utilisent l’or des banques centrales, le sortent de leurs coffres pour le fournir au marché via des opérations de leasing. En fait, il s’agit de vendre l’or des banques centrales. Elles en possèdent bien moins qu’elles le disent. C’est ainsi qu’elles maintiennent les cours de l’or et de l’argent à des prix artificiellement bas.

Si l’or n’avait fait que suivre le cours de l’inflation, il vaudrait le double de sa valeur actuelle. Nous pensons que c’est ainsi que son cours va évoluer. L’or va exploser. La clé se trouve du côté du marché de l’argent, qui se dirige vers 18,5 $ l’once. Lorsqu’ils en perdront le contrôle, le cours grimpera jusqu’à 100 $. Il s’agit d’un processus, d’un renversement qui a lieu. Ils sont dans de sales draps, et c’est ce que le marché nous dit. Les évolutions de l’or sont totalement différentes par rapport à ce que nous avons connu durant ces dernières années.

Bill, je ne vous ai jamais entendu autant insister sur le rôle de l’argent. Votre devise est « en l’or nous croyons » (in gold we trust/in God we trust), l’argent ne faisait pas partie de l’équation. Est-ce que l’argent ne fut pas d’abord utilisé pour garantir la valeur du dollar avant l’or ?

Oui, c’était il y a très longtemps. La raison pour laquelle je parle tant de l’argent, c’est que sa situation est tellement énervante, à les voir l’entraver, c’est comme si on lui avait attaché une ancre. Ou un aimant. Ils essaient de maintenir son cours à des niveaux peu élevés et nous pensons qu’ils ont tellement puisé dans leurs réserves d’argent qu’ils sont terrorisés à l’idée d’en perdre le contrôle.  Cela commence déjà avec l’or. C’est un processus, cela n’arrive pas du jour au lendemain. Mais l’or vient de grimper de 70 $ en un jour il n’y a pas si longtemps, cela n’avait jamais lieu. Il s’agit d’un signe que les choses changent. La raison pour laquelle je parle de l’argent, c’est que lorsque vous voyez que l’or monte et décolle, cela veut dire que la partie est terminée.
Nous verrons alors les cours de l’or et l’argent exploser dans les mois ou les années à venir. Cela surprendra les gens. Cela ne fera que confirmer à quel point GATA avait raison durant toutes ces années, car il n’y aura pas d’autre explication possible.

Bill, est-ce que nous devrons forcément assister à des liquidations ? Lorsque le scénario que vous décrivez arrivera, lorsque l’argent passera au-dessus de 18,5 dollars l’once, est-ce que tout partira à vau-l’eau ? Verra-t-on les marchés actions complètement couler ? Assisterons-nous à un bouleversement du paysage avec la hausse de l’or tout en voyant d’autres actifs bien se comporter également ? Assisterons-nous à une liquidation totale ?

Cela pourrait être le cas. Surtout s’ils ont de nouveau recours aux QE, il n’y a pas de raison pour que les marchés n’accompagnent pas la hausse de l’or.
Le marché physique est la clé. Si les « vilains », comme on les appelle, arrivent à court de métal physique et sont obligés de stopper leurs activités, l’or et l’argent exploseront.  C’est ce qui arrivera, il ne s’agit que d’une question de temps. L’or semble indiquer que nous nous rapprochons du moment de vérité, mais vous savez, nous n’avons pas besoin de chaos total…Il suffit de voir les conséquences des taux négatifs, du débat autour de l’élimination de l’argent papier, des soucis des marchés actions… Cette peur, cette recherche de la sécurité pousse les investisseurs vers l’or. C’est susceptible de continuer, mais il n’y a pas nécessairement besoin que ce soit l’un ou l’autre.

Bill, avant de clôturer, je voudrais juste clarifier une chose. Lorsque vous dites que le prix de l’or pourrait plus que doubler si les banques centrales, la BRI, etc., stoppaient leurs manipulations. Si les marchés étaient totalement libres, combien l’or vaudrait ? 4000, 3000 ? 8000 l’once ? Je voudrais un chiffre, histoire que les gens aient un sujet de conversation aujourd’hui.

Absolument. J’étais il y a 10 ans à une conférence dans l’Utah. À l’époque le cours de l’or était de 436 $ l’once. Je pensais que nous aurions besoin, c’est juste mon opinion, de voir l’or à 3 à 4000 $ l’once pour réinitialiser le marché, mais ça pourrait être beaucoup plus. Quand on voit le rythme auquel la Chine en achète… Tout dépend également de ce qui se passe dans le monde financier. Mais de 3000 à 4000 $ l’once, c’est une certitude.

Interview d’Egon von Greyerz dans la deuxième partie du Keiser Report 825 (20 octobre 2015). Sujets abordés : l’or bien sûr, mais aussi les conséquences des taux négatifs, l’augmentation des déficits publics, le risque immobilier, considéré comme un actif sûr, etc.

Transcription de l’interview d’Egon von Greyerz :

Bienvenue à nouveau dans le Keiser Report, je suis Max Keiser. Il est temps de nous tourner maintenant vers le banquier suisse Egon von Greyerz  de Matterhorn Asset Management et GoldSwitzerland.com. Egon, bienvenue à nouveau dans le Keiser Report.

C’est un plaisir d’être à nouveau ici, Max, merci.

Merci de nous rendre visite des montagnes suisses. Donc, Egon, donnez-nous votre avis à propos de ceci. C’est le graphique que nous avons discuté durant la première partie d’émission. Il met en relation l’expansion du crédit et la croissance du PIB, ce dernier n’évoluant plus. Que se passe-t-il, quel est votre avis ?

Oui. Cela s’appelle la loi des rendements décroissants, ou, simplement dit, la tentative vaine d’ « essayer de pousser sur la corde ».

Il est impossible, comme Krugman le croit et la plupart des gens de la City qui sont derrière nous, de créer de la richesse en créant des quantités infinies de papier sans valeur. C’est pourtant ce que les gouvernements font à travers le monde. Manifestement, nous sommes arrivés au point où le PIB ne progresse plus car cette monnaie créée pour le faire augmenter est dénuée de valeur. Cela dit, si nous calculions le PIB en prenant en compte l’inflation véritable au lieu des chiffres officiels, le PIB serait en baisse plutôt qu’en hausse.

Quelques questions…  Vous dites qu’on ne peut pas décréter la prospérité en créant de l’argent. Cependant, nous vivons dans une économie, et cela remonte à 100-150 ans, dans laquelle le crédit joue un grand rôle dans la croissance économique. Mais il semblerait, et corrigez-moi si j’ai tort, que les cycles économiques que nous avions auparavant, dans lesquels la création de crédit débouchait sur une suroffre de biens et de services qui engendrait la baisse des prix débouchant sur la contraction du crédit… Il semblerait que ces lois de la réalité économique ont été remplacées par ce mantra voulant que quel que soit le climat, les vannes du crédit doivent être laissées grandes ouvertes, peu importe la situation. Est-ce correct ?

C’est bien sûr tout à fait correct. Cela a commencé en 1913 avec la création de la Fed. Depuis, nous avons assisté à une création interrompue de crédit, un phénomène devenu exponentiel à partir de 1971 lorsque Nixon a mis un terme à la convertibilité du dollar en or. Depuis le début des années 90, la dette mondiale a doublé. Depuis 2008, la dette mondiale a augmenté d’environ 73 trillions. Soit de presque 50 %.

Nous avons eu une crise, ils ont essayé de la régler en créant d’immenses quantités d’argent et en facilitant l’accès au crédit. Cette crise est aujourd’hui plus grave, la dette s’est creusée depuis le début de la crise. C’est ainsi que ce système fonctionne. Comme vous l’avez dit… Si nous abolissions les banques centrales, ce que nous devrions faire, si l’offre et la demande déterminaient les marchés, nous n’aurions pas ces bulles énormes. Aujourd’hui, nous avons les bulles les plus massives de l’histoire, et ce à travers le monde.

Vous avez dit que cela remonte à presque 100 ans, la période 1913 coïncidant avec la création de la banque centrale américaine. Il s’agit d’un comportement assez ancré dans l’esprit des gens. Ils ont utilisé cet artifice à de nombreuses reprises afin de s’extirper des difficultés économiques, en ouvrant les vannes du crédit. De leur côté, ils diront que cela a toujours marché, pendant 100 ans cette stratégie a fonctionné. Mais il semblerait d’après ces chiffres de la croissance du PIB… Désormais, il semblerait que cela ne marche plus. Mais comment faire pour leur faire accepter le fait que le remède préconisé, qu’ils ont prescrit pendant si longtemps, ne marche plus ?

Ils ne le reconnaîtront pas. Le monde ne l’acceptera pas car il est habitué à opérer ainsi. Mon opinion des gouvernements est qu’ils achètent des votes avec cet argent créé. Cet argent leur permet d’acheter l’opinion publique. On sait que l’austérité ne marche pas, quel que soit le pays. Ils ont essayé en Espagne, en Grèce ou encore en Italie. Il y a des grèves, des manifestations. Aujourd’hui, les gens ont l’habitude d’être maternés, d’avoir l’État qui s’occupe d’eux. Malheureusement, il est impossible de faire marche arrière.

La création monétaire continuera, même si elle ne résout rien. La dette continuera de se creuser, et en bout de course je suis sûr que nous aurons un QE mondial, même si je déteste cette expression, car « QE » est un terme artificiel qui a été créé pour occulter la réalité de la création monétaire. La création monétaire va s’accélérer dans les mois ou les années à venir, tous les pays feront tourner la planche à billets, des États-Unis au Japon en passant par la Chine et l’Europe. Nous aurons ensuite trop d’inflation, et probablement un épisode d’hyperinflation. Il n’y a donc pas de solution. Les gouvernements ne savent rien faire d’autre. Le système finira donc par s’effondrer.

Ok. Donc, autrement dit, les gouvernements refusent de changer leur comportement, ce qui signifie que l’on se dirige tout droit vers un effondrement économique. Et seule cette catastrophe permettra de forcer l’ajustement nécessaire  des politiques. Je voudrais désormais aborder un autre sujet. Cela fait quelques années que nous parlons de ce thème, mais désormais il y a une nouveauté qui est venue se greffer à ce contexte : les taux négatifs. En fait, en Suisse, ils sont en place, les taux sont négatifs, expliquez-nous tout d’abord de quoi il s’agit exactement, et quelles sont les conséquences.

Ils sont en place en Suisse. J’ai 2 passeports, je suis né en Suède mais je possède aussi la nationalité suisse. Il se fait que ces 2 pays ont mis en place des taux négatifs.

Ah, vous êtes donc le dénominateur commun ! Egon von Greyerz, où qu’il aille les taux se retrouvent en territoire négatif ! Je suppose que ça va désormais arriver en Grande-Bretagne.

Ces taux d’intérêt négatifs sont ridicules. Dans certains cas, vous pouvez être payé pour faire un crédit hypothécaire. Les taux négatifs ont été mis en place par les pays qui reçoivent trop de liquidités. Leur conséquence est que les gens ne reçoivent aucun retour sur leur investissement. Mais alors, pourquoi investir s’il n’y a pas de rendement à la clé ?

La Suisse a mis en place des taux négatifs pour mettre un terme à l’afflux d’argent qui entraine le raffermissement du franc suisse. Nous avons pourtant eu un franc suisse for pendant des décennies, ce qui fut extrêmement bénéfique pour l’économie du pays, qui était le plus prospère d’Europe. Mais la nouvelle philosophie de la BNS a changé : il s’agit désormais d’un hedge fund qui pense pouvoir manipuler l’économie. La BNS possède le ratio le plus élevé du monde entre la taille de son bilan et le PIB national : son bilan représente 85 % du PIB suisse. La Fed en est à 25 % du PIB américain.

Quel est aujourd’hui l’argument qui dissuade la possession d’or ? Avant, on disait que posséder de l’or ne générait aucun rendement alors qu’il faut payer des frais de garde. Mais si vous déposez votre argent à la banque et qu’on vous prélève 1 % chaque année, alors pourquoi le faire ? Vous avez amené un peu d’or, merci, c’est très intéressant.

Ce sont des graines d’or, il me suffit de les planter dans le jardin pour faire pousser un arbre d’or ?

Non. L’or ne poussera pas, par contre sa valeur va croître !

Correct !

Dans ce contexte, pourquoi ne pas convertir cet argent en or, quel est l’intérêt ? Si je mets mon argent à la banque, elle va me prélever un certain pourcentage en vertu de ces taux négatifs.

Il n’y aucun intérêt à mettre son argent à la banque, vous avez raison. Il est clair que le monde ne peut pas fonctionner avec des taux négatifs car le rendement sur l’épargne disparaît. Si vous me posez la question, bien sûr… la valeur de l’argent papier a été détruite durant les 100 dernières années, quel que soit le pays, de 97 à 99 % en termes de pouvoir d’achat ou par rapport à l’or.

En pouvoir d’achat. Mais c’est la première fois qu’ils ont décidé de voler l’argent des épargnants avec les taux négatifs. ABS est devenue la première banque suisse à répercuter les taux négatifs sur ses clients, sur les petits dépôts. Auparavant, seuls les gros clients institutionnels étaient impactés. Mais maintenant cela s’est propagé jusqu’aux particuliers.

Oui. Les gros clients étaient déjà impactés, et maintenant cela commence aussi à toucher les petits clients, les particuliers. Absolument. Il n’y a donc aucun intérêt à mettre son argent à la banque. D’autant que la valeur de cet argent papier est détruite par la création de crédit et la création monétaire.

Mais quid des personnes qui bénéficient de la bulle immobilière résultant de cet accès bon marché au crédit. Vous avez mentionné les crédits hypothécaires qui offrent une rémunération. L’immobilier est-il une bonne valeur-refuge pour l’épargne ?

Malheureusement pour ces gens, ils ne comprennent pas ce qu’ils font. En Suisse, ou en Autriche, vous pouvez obtenir un crédit hypothécaire sur 20 ans pour environ 1,25 %. Ce n’est rien. Les gens ne regardent même plus les coûts annuels. Mais les prix de l’immobilier explosent, on a une bulle immobilière épique dans de nombreux pays européens.

Et si un jour vous devez vendre votre maison parce que vous avez besoin de liquidités, vous risquez de vous retrouver sans offre. Il n’y a pas d’acheteur, en cas de crise beaucoup de gens perdent leur travail si mon scénario se vérifie, donc vous êtes dans l’incapacité de payer vos mensualités ou de vendre votre maison.

L’immobilier résidentiel n’est pas vraiment une classe d’investissement en soi, car ce n’est pas un marché très liquide. Il ne s’agit pas d’un équivalent au cash, contrairement à ce que les gouvernements prétendent.

Exact, et il y a des bulles partout. Prenons par exemple Londres. Pour acheter une propriété de standing, vous pouvez débourser de 200 à 250 millions de dollars. Vous pouvez également acheter une œuvre d’art, une autre classe d’actifs pour les riches, par exemple un Picasso ou un Gauguin, pour disons 250 millions de dollars. Donc, pour environ 1/2 milliard de dollars, vous obtenez un appartement avec un tableau au mur. Voilà où nous en sommes aujourd’hui. La création monétaire a généré une richesse inouïe pour 0,1 % de la population, ou moins encore. Le reste ne fait que s’endetter toujours plus, une dette qui ne sera jamais remboursée, bien sûr.

En ce qui concerne la Chine, le gouvernement s’est mis à vendre ses obligations américaines et achète de l’or. La Russie achète également de l’or.

Et la Russie vend aussi des Treasuries. Oui.

Comment cette tendance va-t-elle évoluer selon vous ?

Tous ces gouvernements savent que le dollar sera la prochaine devise à tomber. Tout simplement parce qu’il n’est pas possible d’émettre la monnaie de réserve mondiale tout en étant le pays le plus endetté de la planète et en ayant été incapable de dégager un excédent budgétaire depuis le début des années 60 et une balance commerciale positive depuis les années 70.

Donc le dollar, et à mon avis très bientôt, dans les mois à venir, va commencer à baisser, et de façon dramatique.

Mais ce qui garantit la valeur du dollar depuis si longtemps, comme nous l’avons souvent dit dans cette émission, c’est le Pentagone. Mais les choses changent.

Oui, ce qui se passe en Syrie est très intéressant d’un point de vue géopolitique.

Ce n’est pas très bon pour le dollar.

L’or finira par refléter les conséquences de cette création monétaire et de la situation du dollar. Il s’agit d’un gramme d’or, à 40 $ la pièce…

Merci Egon, merci beaucoup.

Ok…  Cela vaudra au moins 400 $ en argent d’aujourd’hui, mais cela pourrait très bien aussi valoir 4 trillions en dollars du futur, même si cette somme ne voudra rien dire. L’or a au moins le mérite de préserver votre pouvoir d’achat, ce que l’argent papier ne fera jamais, c’est sûr et certain.

Nous sommes arrivés au terme de cette émission. Merci de votre présence dans le Keiser Report.

Merci Max, ce fut un plaisir.

Mike-Maloney-VideoMike Maloney est une figure atypique du monde de la finance : il n’a aucune formation académique en la matière. Dès son plus jeune âge, il s’est lancé dans les affaires, vendant d’abord des petites motos et go-karts, pour ensuite se lancer dans la conception et la vente de matériel stéréo haut de gamme.

C’est alors qu’il découvre les effets des cycles économiques, alors qu’en  1992, la demande pour ses produits s’évapore. Il parvient pourtant à résister. En 2000, il reçoit la responsabilité de gérer le patrimoine de la famille. Il décide de faire confiance à un conseiller financier. Mal lui en a pris : les résultats furent désastreux. En 2 ans, il voit fondre la richesse de sa famille. Il décide donc de se séparer de son conseiller financier et commence à étudier par lui-même l’économie.

Alors qu’il se plonge pendant des heures dans le sujet chaque jour, il développe une passion pour l’histoire monétaire. Il investit alors toute la richesse familiale dans l’or et l’argent, ayant compris qu’il s’agit du seul support qui permet de se protéger de l’inflation, des cycles économiques et des défaillances structurelles inéluctables que notre système monétaire actuel vont entraîner.

Mike Maloney, en plus de disposer d’une riche culture économique et de ne pas faire partie du système, a le grand mérite d’être un excellent pédagogue. Sa dernière vidéo, intitulée « la plus grosse arnaque de l’histoire de l’humanité », explique de façon la plus simple possible comment une poignée de privilégiés s’accapare toute la richesse grâce au système monétaire mis en place, totalement contrôlée par le secteur bancaire.

Une vidéo à regarder et à comprendre absolument pour quiconque veut réellement comprendre ce qui est vraiment « la plus grosse arnaque de l’histoire de l’humanité », une arnaque qui dépasse les clivages gauche-droite, la question de la démocratie et de la liberté. Il s’agit purement et simplement de la source même de la grande majorité de nos problèmes, qui est occultée en déviant l’attention de la population sur la religion, le racisme et le nationalisme, censés être à la base de tous les maux de la planète, alors qu’ils ne sont que des diversions. Pour afficher les sous-titres en français, cliquez sur « CC » puis choisissez French dans le menu déroulant.

Vidéo Mike Maloney : La plus grosse arnaque de l’histoire de l’humanité