Taux négatifs : seuls les gouvernements et les entreprises peuvent en profiter

Taux négatifs : seuls les gouvernements et les entreprises peuvent en profiter

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À cette question rhétorique, il a apporté très rapidement une réponse d’une grande limpidité : l’argent gratuit, ou pire, à taux négatif, n’est pas réservé à tout un chacun. Seuls les gouvernements et les entreprises peuvent en profiter, les citoyens sont exclus.

En fait, des crédits à la consommation avec des taux négatifs seraient « une perversion », a-t-il déclaré, alors que certains attendent avec impatience l’arrivée de crédit hypothécaire à taux négatifs qui offriraient dans les faits un rendement pour avoir emprunté des tonnes d’argent afin d’acheter un bien immobilier ridiculement surévalué. Même la Suisse, qui affiche le taux le plus négatif du monde, a fixé des limites.

« Je pense qu’il s’agirait d’une perversion, une perversion économique, d’avoir des crédits à des taux négatifs. Cela va nettement à l’encontre de la nature d’un prêt, » a-t-il déclaré.

Je suis tout à fait d’accord avec lui. Les taux négatifs, ou les rendements négatifs, vont à l’encontre de la nature économique de la dette. La dette à rendement négatif est une absurdité qui existe seulement de par la volonté des banques centrales, qui les ont imposés.

« En Suisse, il a été décrété depuis longtemps que les taux négatifs seraient exclus des offres de crédit personnel. Depuis peu, l’Autriche a fait de même, » a-t-il déclaré. C’est donc officiel : les consommateurs ne pourront pas emprunter à des taux négatifs. (…)

Et voilà toute l’hypocrisie des banques centrales : les gouvernements d’Europe et du Japon empruntent depuis un bon moment à des taux négatifs tandis que de plus en plus d’obligations d’État voient leur rendement s’inverser. (…) Au total, pour environ 12 trillions de dollars d’obligations d’État affichent un rendement négatif (voir ci-dessus).

En juillet, l’Allemagne a vendu pour 4 milliards d’obligations à 10 ans avec un coupon de 0 %, ainsi qu’à un prix supérieur à leur valeur nominale. Les acheteurs ne recevront donc aucun paiement en intérêt, et lorsque l’obligation arrivera à maturité ils recevront un montant inférieur à ce qu’ils ont payé, sans parler des pertes engendrées par l’inflation qui aura lieu dans les 10 années à venir.

Les entreprises, même les entreprises américaines avec des filiales en zone euro, empruntent à des taux négatifs, parfois directement à la BCE via des obligations privées. (…)

En conclusion, et c’est Nowotny qui le dit implicitement : les entreprises et les états peuvent bénéficier de l’absurdité que sont les taux négatifs, mais pas les consommateurs. Cette absurdité ne profite qu’à un petit groupe soigneusement choisi. »