William Kaye sur le crash de l’avion de Malaysia Airlines

William Kaye sur le crash de l’avion de Malaysia Airlines

0

« Ce qui se passe en Ukraine ainsi qu’à Gaza jouent en faveur des métaux précieux, même si leur cours reste encadré. Je reviens juste de Russie où j’ai eu la chance de rencontrer des gens très importants à Moscou, où je possède une résidence secondaire.

 

J’ai notamment dîné récemment avec un sénateur russe qui fait parti de la liste des personnalités blacklistées, il s’agit donc de quelqu’un d’important et de proche de Poutine. Je peux vous dire qu’il est catégorique sur un point : la Russie n’a rien à voir avec le vol MH17 qui a été abattu.

Abattre cet avion n’avait aucun sens d’un point de vue stratégique pour les Russes ou même les forces pro-russes en Ukraine. Ce sénateur a insisté sur le fait que les pro-russes ne disposent pas des armes nécessaires pour atteindre une telle altitude. Elles ne possèdent que des armes capables d’abattre des avions à faible altitude, jusqu’à 3000 m. Or, le vol MH17 de Malaysia Airlines volait à plus de 10.000 m.

En gros, ce sénateur russe affirme, à l’instar de mes autres sources dans la région, que les forces pro-russes sont en train de remporter la bataille contre l’Ukraine. Autrement dit, que l’armée régulière est en train de perdre contre ces groupes hétéroclites. Les rebelles ont le contrôle de la majorité de la ville de Donetsk, très importante d’un point de vue énergétique. Elle possède dans ses alentours de grosses réserves de gaz naturel, il s’agit d’une ville stratégique pour l’Occident.

Mais ce sont les pro-russes qui contrôlent la zone, ainsi que celle de la ville de Lougansk. Ils ont également en position de mettre la main sur Kharkov, l’ancienne capitale, et la ville la plus importante de l’Est. (…)

Les Russes et pro-russes n’avaient donc pas intérêt à abattre cet avion. Par contre, l’Occident en avait un, en essayant de faire porter le chapeau à la Russie pour forcer l’Europe à durcir sa position.

Je suis donc très méfiant sur ce dossier (…). Je suis Américain et je souhaite tout le meilleur à mon pays, mais les informations que j’ai découvertes en Russie furent très convaincantes. Les faits sont largement en faveur des Russes. »