• Hier, les métaux précieux ont enregistré une journée de redressement. L’or a terminé ce mardi à 1.855 $, après avoir touché jusqu’à 1.863 $. La performance de l’argent a été encore plus convaincante, le métal gris s’étant apprécié de presque un demi-dollar. Depuis l’ouverture de ce mercredi, l’or est en légère hausse à environ 1.857 $. Par contre, l’argent est en recul.
  • Aux États-Unis, les démocrates s’activent afin d’obtenir la destitution de Trump. Il semblerait que les politiciens américains soient engagés dans un concours de mesquineries, entre une administration Trump qui démarre des feux ici et là et des démocrates qui gaspillent du temps pour destituer un président à qui il reste quelques jours de mandat. Et tandis que YouTube est devenu l’une des dernières plates-formes à censurer le président américain en exercice, Biden dévoilera son plan de stimulations économiques ce jeudi.
  • Pour la première fois de son histoire, les réserves d’or de la Russie ont une valeur plus élevée que ses réserves en dollars. Ce basculement a eu lieu récemment. Selon la Banque centrale de Russie, la valeur de son stock d’or représentait 22,9 % de ses réserves en date du 30 juin 2020, contre 22,2 % pour ses réserves en dollars. On ne connaît pas les chiffres actuels vu que ces statistiques sont publiées avec un délai de 6 mois. Ce basculement or/dollar est uniquement à mettre au crédit de la hausse du métal jaune. En effet, la Russie n’a plus acheté d’or depuis le mois d’avril 2020.
  • La United States Mint, l’émetteur des fameuses American Eagles, est en rupture de stock sur de nombreux produits, que ce soit pour les pièces d’argent avec ou sans certificat ou les pièces d’or. Et ce, malgré des tarifs plutôt prohibitifs (à partir de 67 $ pour la pièce d’argent 2020 par exemple). Cette information est à mettre en relation avec la statistique des ventes des pièces d’argent de la US Mint. Rien que du 1er au 12 janvier 2020, la monnaie américaine a vendu plus de 4,6 millions de pièces d’une once, soit 800.000 unités de plus que durant tout le mois de janvier 2020 (lorsque le prix de l’argent était presque 2 fois moins cher).
  • Dans son dernier billet, Stewart Thomson répète ses conseils avisés qui ont prédit les niveaux de support et de résistance majeurs autour desquels l’or fluctue. Il avait annoncé vendre du Bitcoin autour de 40.000 $ pour acheter de l’or… Encore une fois, il a eu raison. En ce qui concerne le métal, on pourrait de nouveau baisser jusqu’à 1.767 $, voire même 1.671 $. Ce dernier niveau représenterait un gros signal d’achat, selon Thomson. À 2.089 $, il faudrait penser à réduire la voilure. Il estime que le scénario haussier jusqu’à 2.089 $ est plus plausible que le scénario baissier, même celui à 1.767 $.
  • Pourquoi la dynamique de l’argent diffère-t-elle quelque peu de celle de l’or en ce moment ? Toujours selon Thomson, c’est parce que nous allons connaître un épisode d’inflation. Si l’or se comporte bien en période d’inflation et de déflation, l’argent brille particulièrement durant les périodes d’inflation (attendue ou existante).
  • L’inflation… Ce phénomène qui s’est apparenté au monstre du Loch Ness durant ces 4 dernières décennies va-t-il finir par montrer le bout de son nez ? Des signes commencent à apparaître. Après le cuivre, c’est au tour des matières premières alimentaires d’être en hausse substantielle. Dans notre autre article du jour, nous développerons ce thème avec une interview de Louis Gave, de Gavekal Research.