• Depuis le début de la semaine dernière, l’or se trouve dans une phase de consolidation avec un léger biais haussier. Le cours fluctue entre 1.720 et 1.760 $ alors que la hausse des taux obligataires s’essouffle et que la reprise des achats d’or physique en Orient soutient les prix.
  • Outre la situation relevée sur le terrain (voir notre autre article du jour), les statistiques des exportations suisses montrent également une reprise de la demande d’or physique sur le continent asiatique. La demande renaît à Hong Kong, même si c’est encore timide. En Inde, c’est beaucoup plus visible avec des importations d’or de 58 tonnes en février. Et en Thaïlande, on n’avait plus importé autant d’or depuis mi-2018.
  • L’argent fait par contre montre d’une grande volatilité depuis le début de la semaine. Ce lundi, il a évolué dans un écart de 5 %. Idem aujourd’hui, alors que la session européenne vient à peine de démarrer, le métal gris a déjà évolué entre 26,73 et 25,52 $, et ce, alors que c’est le calme plat ou presque sur le marché de l’or.
  • Après Brainard, c’est au tour de Jerome Powell himself d’assimiler Bitcoin à… l’or. Le président de la FED a déclaré : « Les cryptos actives sont hautement volatiles, voyez Bitcoin. Ils ne sont donc pas très utiles en tant que réserve de valeur. Leur valeur ne repose sur rien. Il s’agit plus d’actifs pour spéculer, a déclaré Powell à l’occasion d’un webinar de la BRI. Il s’agit essentiellement d’un substitut de l’or plutôt que du dollar. » Donc si on suit bien le patron de la FED, la valeur de Bitcoin ne repose sur rien et il s’agit d’un véhicule spéculatif… comme l’or ? On aura tout entendu. C’est à se demander pourquoi le Trésor américain possède officiellement 8.000 tonnes de métal jaune.