• Hier, les métaux précieux sont dans un premier temps partis à la hausse pour ensuite glisser lentement mais sûrement jusqu’à la clôture. Aujourd’hui, l’or a chuté d’environ 1 % alors que la session européenne se profilait. Le recul de l’argent fut encore plus net. Au moment d’écrire ces lignes, l’or s’échange autour de 1.890 $ l’once, l’argent de 26,5 $.
  • Regain de forme du billet vert, Bourses en effervescence et hausse des taux obligataires expliquent la mauvaise performance des métaux précieux. Le Nikkei 225 a notamment clôturé à son plus haut niveau depuis 1990 alors qu’aux États-Unis, les indices majeurs battent record sur record.
  • Aux États-Unis, on est toujours sous le choc des événements qui ont secoué le Capitole. Plus que jamais, Trump est dans le collimateur de la presse. Il a fini par condamner ces événements dans une vidéo publiée hier. Il a également promis qu’il ne ferait pas obstacle à la transition, malgré le fait qu’il reste en désaccord avec le résultat des élections.
  • L’inflation est un thème récurrent dans les articles de la presse financière. Si c’est intrinsèquement bon pour l’or, il faut également observer la réaction des marchés obligataires. Et, actuellement, ceux-ci se positionnent pour une hausse de l’inflation alors que les taux augmentent. Comme toujours, ce sont les taux réels qui sont l’indicateur clé à observer.
  • Selon Capital Economics, les taux réels vont continuer de se détériorer en 2021. Cependant, la firme estime que les plus beaux jours de l’or sont derrière lui. En effet, elle estime que la reprise économique poussera les investisseurs à bouder les valeurs refuges. La pression baissière engendrée par la sortie des investisseurs des ETF or signifiera un cours stable, selon Capital Economics. Le prix de l’or devrait osciller de 1.900 $ durant le reste de l’année, d’après elle.
  • Steve Dunn, d’Aberdeen Standard Investments, n’est pas de cet avis. « L’augmentation des pressions inflationnistes dans un environnement fait de taux bas est de très bon augure pour le cours de l’or en 2021 », a-t-il déclaré.
  • On a beaucoup parlé des stimulations fiscales et monétaires aux États-Unis pour expliquer la méforme du dollar. Mais selon Peter Boockvar, il faut aussi prendre en compte le déficit commercial américain. Il a explosé depuis le début de l’année pour atteindre un niveau presque record. Ce qui signifie des paiements en dollars à l’étranger avec conversion rapide en monnaie locale.