Bernstein : des arguments solides pour préférer l’or aux actions et aux obligations

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Perth Mint or

Tandis que les craintes de récession grimpent, Bernstein suggère aux investisseurs de se pencher sur l’or et les actions minières afin de réduire leur exposition au risque.

La division trading quantitatif de la société a envoyé ce lundi une note intitulée « Des arguments solides pour investir dans l’or ».

« Nous montrons qu’en raison des valorisations actuelles des actions, et à partir de points de références des cycles précédents de l’or et de la Bourse, le métal jaune offre des rendements similaires par rapport à des actifs plus risqués », a déclaré Bernstein.

« La situation actuelle, ses risques géopolitiques et la constitution d’une dette souveraine presque record rendent les autres classes d’actifs, considérées comme sûres, plus discutables. Un tel contexte engendre également la tentation de créer de l’inflation, et donc de renforcer les arguments en faveur de l‘or », précise ensuite la note.

Bernstein a analysé 2 indicateurs clés, qui sont tous les 2 à des niveaux jamais vus depuis la Seconde Guerre mondiale :

  1. la dette des gouvernements ;
  2. les achats d’or des banques centrales.

La dette « engendre la tentation de créer de l’inflation » selon Bernstein. Les achats d’or des banques centrales sont « une tendance qui devrait se poursuivre tant que la quote-part des États-Unis dans le PIB mondial continuera à décliner », a écrit la firme.

dette et achats d'or des banques centrales

L’environnement géopolitique actuel nous entraîne vers une période dans laquelle ni les actions ni les obligations ne performeront, ce qui poussera les investisseurs vers l’or, selon Bernstein.

« Le problème d’un investissement dans l’or est que le rendement réel est nul à long terme. Cependant, il est également apparent (…) qu’il existe des périodes durant lesquelles les autres sources traditionnelles de rendement «sans risque», sous la forme de bons du Trésor, ne sont pas capables d’offrir un tel rendement sans risque », a écrit Bernstein. « Cela a souvent lieu durant les périodes d’incertitudes géopolitiques, ou après la constitution d’une dette importante. »

Durant les baisses importantes de la Bourse, c’est l’or qui est la valeur la plus défensive, selon les recherches de Bernstein. La firme s’est penchée sur 4 marchés baissiers historiques (1972 à 1974, 1987, 2000 à 2002 et 2007 à 2009). À l’occasion de ces 4 scénarios, les actions minières ont suivi de près le cours du métal concerné, pour « au moins réussir à produire un rendement relatif positif », selon Bernstein.

valeur défensive or

Source : CNBC