La baisse d’urgence du taux directeur américain bénéficie à l’or

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or et argent

Les investisseurs se sont à nouveau tournés vers l’or en tant que réserve de valeur après que la baisse d’urgence du taux directeur américain par la FED ait provoqué l’effondrement du rendement des obligations américaines sur 10 ans.

Le métal jaune a continué sur son élan mercredi après avoir bondi d’une façon que l’on n’avait plus vue depuis 2016. Le métal a rebondi suite à son plongeon dramatique de vendredi, lorsque les investisseurs vendirent du métal afin de couvrir leurs pertes sur les autres classes d’actifs.

« L’or a de nouveau pleinement joué son rôle de valeur refuge après la baisse de la FED », a déclaré Ole Hansen, responsable de la stratégie matières premières de Saxo Bank. L’or profite à la fois des incertitudes et des taux réels fortement négatifs, selon lui.

Les spéculations vont bon train quant à la prise d’une décision similaire par la Bank of England. Le Groupe des 7 s’est engagé à apporter une réponse coordonnée à l’épidémie de coronavirus suite à la décision de la FED. Celle-ci a également enclenché une grande activité parmi ses pairs dans la région Asie-Pacifique.

Les investisseurs ont désormais les yeux rivés sur la Banque du Canada (note : depuis la publication de cet article, elle a également baissé son taux directeur de 0,5 %). La FED n’avait plus baissé son taux directeur en dehors de ses réunions programmées depuis 2008.

Du côté des ETF or, leurs stocks de métal ont continué de croître pour constituer de nouveaux records. (…) « Le métal précieux a prouvé qu’il est une assurance efficace pour protéger les portefeuilles des risques du coronavirus. Les facteurs qui jouent en faveur du métal restent en place, a écrit Mark Haefele, chief investor officer d’UBS. Les taux américains sont désormais plus bas, ce qui réduit le coût d’opportunité de la détention d’or. » (source)

De bonnes affaires sur les marchés actions ?

Les indices américains ont passé un sale quart d’heure. Le S&P 500 a connu sa correction la plus rapide de l’histoire. Cela signifie-t-il que les actions sont désormais abordables ? Pas vraiment, si on se base sur l’indicateur préféré de Warren Buffett. Celui-ci calcule le ratio entre la valeur de tous les titres cotés et le revenu national brut. Comme celui-ci l’a expliqué, « ce ratio a ses limites par rapport aux enseignements que l’on peut en tirer. Cela n’en reste pas moins le meilleur indicateur simple pour connaître la valorisation des marchés ».

Sur base de cet indicateur, les actions restent aussi chères qu’en 2000, au pic de la bulle Internet et la correction de 50 % qui allait s’ensuivre. Elles sont plus chères de 20 % par rapport à 2007, et la correction de 57 % qui allait s’ensuivre.

Il est donc difficile de dire que les indices sont bon marché, même après la correction importante de la semaine dernière. De plus, le risque baissier reste très élevé. (source)