La BCE exhorte l’UE à brider les monnaies virtuelles de crainte de perdre le contrôle

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bitcoin ou or

À la menace de l’or et de l’argent sont venus désormais s’ajouter Bitcoin et les autres cryptodevises apparentées. Tout ce qui menace le monopole des banques centrales sur la monnaie doit évidemment, quand ce n’est pas possible de le supprimer, être bridé via la loi, la taxation, les manipulations, etc. Article de Reuters.com, publié le 18 octobre 2016 :

« La banque centrale européenne souhaite que les décideurs de l’Union européenne durcissent les nouvelles règles proposées sur les monnaies numériques telles que Bitcoin de crainte qu’elles puissent un jour à affaiblir leur propre contrôle sur la masse monétaire dans la zone euro.

Les règles proposées par la Commission européenne dans le cadre de la lutte contre le terrorisme prévoient l’obligation pour les plates-formes d’échange de devises de vérifier l’identité des clients qui échangent des devises virtuelles contre de véritables devises (sic), ainsi que rapporter les transactions suspectes.

Dans un avis juridique publié mardi, la BCE a déclaré que l’Union européenne ne devrait pas promouvoir l’utilisation des monnaies numériques et devrait spécifier clairement qu’elles sont dépourvues du statut juridique de devise ou de monnaie.

« La dépendance d’acteurs économiques sur des unités de devise virtuelles, si leur utilisation devait augmenter substantiellement à l’avenir, pourrait en principe remettre en cause le contrôle de la banque centrale sur la masse monétaire… Même si dans les faits ce risque est limité, » a écrit la BCE dans un avis à l’attention du Parlement européen et du Conseil. »

Le risque est faible mais dans le doute, rendons la vie impossible à Bitcoin, une monnaie certes virtuelle mais dont la masse monétaire est connue d’avance (et dont l’expansion prévue est très loin des exploits monétaires de Messieurs Draghi, Kuroda et cie) et dont la production requiert tout de même de l’énergie (mining), et non pas une simple volonté politique.

5 Commentaires

  1. Donc on prend un article de reuters qui relate juste les faits et la valeur ajoutée de l’auteur se résume à
    « Tout ce qui menace le monopole des banques centrales sur la
    monnaie doit évidemment, quand ce n’est pas possible de le supprimer,
    être bridé via la loi, la taxation, les manipulations, etc »
     » rendons la vie impossible à Bitcoin »

    C’est là bien méconnaitre l’écosysteme des crypto, qui justement réclame des règles du jeu claires ie de la réglementation.
    Il est de plus risible de prendre la BCE au mot lorsqu’on sait que les
    crypto monnaies sont utilisées, testées, en expansion, partout sur le
    globe (Ah la puissance de feu la banque centrale indienne)

    Le point essentiel à garder en mémoire, c’est que le monde
    des crypto demande justement de la réglementation pour pouvoir devenir
    mainstream.
    Etle bitcoin n’est qu’une partie infime des possibilités offertes par le
    monde des crypto monnaies. A se demander pourquoi l’auteur se braque
    dessus alors que la BCE mentionne ‘les crypto monnaies’ comme un
    possible élèment déstabilisateur pour les politiques monétaires.

    L’auteur part, à partir d’un article très correct de reuters, dans des
    extrapolations de type libertaire basique (bouh l’Etat, les BC et la
    réglementation).
    Les investisseurs dans les crypto sont loin, très loin de ce point de vue.

    • Relisez lentement l’article. La BCE ne demande pas de réglementer, mais de les brider. Quand la BCE dit « si leur utilisation devait augmenter substantiellement à l’avenir, pourrait en principe remettre en cause le contrôle de la banque centrale sur la masse monétaire », je ne sais pas comment ca ne pourrait pas être plus clair, il ne s’agit pas d’un délire !

    • Vous mélangez tout. Le sujet de l’article concerne le point de vue de la BCE sur les cryptos, et non ce que l' »écosystème » souhaite (et qui nous importe peu, à vrai dire, ce n’est pas notre sujet). A un projet de nouvelles règles les concernant, la BCE a répondu par les extraits de l’article. Aucune « extrapolation libertaire », des citations ! La BCE n’a pas demandé de règles, juste une mise à l’écart pour les empêcher de trop concurrencer l’euro (par ex en cas de taux toujours plus négatifs).

      « L’auteur se braque sur Bitcoin » : dans l’introduction, je cite « Bitcoin et les autres cryptodevises apparentées ». Nous mentionnons Bitcoin car c’est de loin la plus populaire, ce fut la première et la seule connue du grand public, devions-nous citer les + 700 ?

      Parler d’extrapolation quand c’est écrit en toutes lettres, c’est osé.

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