Le plan secret des élites pour les cryptodevises

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Bitcoin

Le risque de l’interdiction légale des cryptodevises est bien réel. Selon Jim Rickards, ce scénario est d’ailleurs déjà écrit : lorsque la technologie de la chaîne de blocs « officielle » sera prête, Bitcoin et cie seront bannis. Il explique pourquoi dans cet article paru le 5 septembre 2017 sur DailyReckoning.com :

« L’intérêt pour Bitcoin est énorme en ce moment. Il est impossible d’ouvrir un site web, d’écouter un podcast ou de regarder une vidéo de la sphère financière sans entendre parler de la hausse phénoménale du prix de Bitcoin.

Vous connaissez peut-être un « millionnaire du Bitcoin » qui a acheté 500 pièces il y a quelques années et qui possède désormais une fortune en Bitcoins de plus de 2 millions de dollars. C’est vrai, de tels individus existent.

Pourtant, l’hystérie qui secoue les cryptodevises vous distrait d’une vérité terrifiante dont personne ne parle. De nombreux éléments montrent que les gouvernements, les régulateurs, les autorités fiscales et les élites en général se préparent à les éliminer. Le futur de Bitcoin pourrait s’assimiler à une dystopie dans laquelle Big Brother contrôle ce qu’on appelle la chaîne de blocs et décide qui a le droit de vendre quoi et comment.

De plus, la technologie derrière les cryptodevises pourrait être le même mécanisme qui sera utilisé par les élites mondiales pour remplacer le système financier basé sur le dollar.

En 1958, Mao Tsé Toung, dirigeant du parti communiste chinois et dictateur du pays, fut confronté à des intellectuels et des artistes démoralisés par l’aliénation du joug communiste. En réponse, il décréta une nouvelle politique de liberté intellectuelle.

Mao fit la déclaration dite de la « Campagne des Cent Fleurs » qui encourageait la création artistique et la pensée créatrice. Ce qui est ensuite arrivé ne fut pas une surprise pour les personnes familières aux méthodes de tels États. Lorsque les intellectuels et les artistes se manifestèrent, il fut facile pour la police secrète de Mao de les appréhender, certains au passage ayant été tués ou torturés, tandis que d’autres furent envoyés dans des camps de rééducation pour apprendre la conformité idéologique.

Le mouvement des Cent fleurs fut un piège pour ceux prêts à faire confiance à l’État. Ce fut également un avant-goût d’un événement encore plus violent et global, la Révolution culturelle de 1964-1974 durant laquelle toute trace de la culture bourgeoise chinoise et d’un grand pan de l’histoire de la Chine fut éradiquée.

Quelque chose de similaire a lieu avec Bitcoin et la technologie du registre distribué (DLT). Les gouvernements observent patiemment le développement de la technologie de la chaîne de blocs, qui grandit en dehors de leur contrôle depuis ces 8 dernières années.

Les Libertariens se réjouissent de cette absence de contrôle gouvernemental. Cependant, leur réjouissance est prématurée. Croire que ces systèmes puissants peuvent prospérer en dehors du contrôle des gouvernements est naïf.

Les gouvernements n’aiment pas la concurrence, surtout lorsqu’il s’agit de la monnaie. Ils savent qu’ils ne peuvent pas éradiquer la chaîne de blocs, en fait ce n’est pas leur intention. Ils veulent simplement la contrôler via les régulations, la taxation et la supervision, éventuellement l’arrestation et l’emprisonnement des individus qui refusent d’obéir aux règles du gouvernement la concernant.

La chaîne de blocs ne sort pas des vapeurs d’éther (malgré la cryptodevise éponyme), elle ne se trouve pas sur Mars. Elle dépend d’infrastructures critiques telles que des serveurs, le réseau Internet, le système bancaire et le réseau électrique qui sont tous sous le contrôle de l’État.

Un groupe de grandes sociétés régulées par le gouvernement ont annoncé un effort commun pour développer une chaîne de blocs open source destinée à devenir le standard uniformisé. Ce groupe inclut des sociétés comme JP Morgan, Wells Fargo, State Street, SWIFT, Cisco, Accenture, la bourse de Londres et Mitsubishi UJF Financial. On ne peut pas vraiment parler de 5 jeunes à capuche qui travaillent dans un garage. C’est un signe que le consortium public-privé est en train de prendre la main.

L’Uniform Law Commission, qui fait des propositions de lois destinées à être adoptées dans les 50 États des USA, a récemment publié sa dernière proposition en la matière, la Uniform Regulation of Virtual Currency Businesses Act.

Cette nouvelle loi non seulement propose un cadre légal pour les régulateurs étatiques, mais également une plate-forme qui définit les termes et les conditions d’action en justice, que ce soit pour des abus réels ou fictifs des bourses d’échange et d’autres acteurs du secteur des cryptodevises. Lorsque les actions en justice seront possibles, l’anonymat sera la première victime.

Le 1er août 2017, la SEC a publié sa Guidance on Regulation of Initial Coin Offerings, la première étape visant à obliger les émetteurs de nouvelles cryptodevises à s’enregistrer auprès du gouvernement.

À cette même date, le Forum économique mondial de Davos a publié un papier intitulé « 4 raisons de questionner l’engouement pour la chaîne de blocs ».

Le 7 août 2017, la Chine a annoncé son intention d’utiliser la chaîne de blocs pour percevoir l’impôt et envoyer à ses citoyens des « factures électroniques ».

Mais il y a probablement encore pire : le FMI s’est lui aussi mêlé au débat. Dans un rapport spécial publié en juin 2017, le FMI a clarifié sa position concernant la chaîne de blocs :

« Le registre distribué, en particulier, pourrait bouleverser le secteur financier… On peut le classifier en 2 catégories, «sans permission» et «autorisé» en fonction des participants au processus de validation. Les registres distribués sans permission permettent à tout un chacun de lire, d’effectuer des transactions et de participer au processus de validation. Ces systèmes ouverts (derrière Bitcoin, par exemple) pourrait faire de gros dégâts s’ils étaient implémentés avec succès. Au contraire, avec les registres distribués autorisés, le processus de validation est sous le contrôle d’un groupe choisi de participants ou d’une seule entité. Il pourrait donc servir de plate-forme de communication commune. »

Les écrits du FMI doivent être « traduits » par un expert car ils utilisent un langage spécial, la vérité se trouve toujours entre les lignes. Ici, il faut lire que le FMI est en faveur des systèmes « autorisés » et ne souhaite pas des alternatives anonymes. Le FMI souhaite également qu’un « groupe de participants sélectionnés » ou « une entité » effectue le contrôle, et non « quiconque ».

Ce document devrait être considéré comme la première étape du plan du FMI visant à migrer sa devise mondiale, les DTS, vers une plate-forme distribuée sous son contrôle. À terme, toutes les autres formes de devises seront bannies.

Ces éléments, ainsi que d’autres développements, montrent qu’un groupe composé du FMI, de la JP Morgan, des participants de Davos, du fisc américain, de la SEC et d’autres agences se forme pour éliminer le microcosme indépendant de la chaîne de blocs et le remplacer par un système « autorisé » sous le contrôle « d’entités choisies ».