L’or s’apprécie alors que l’appétit pour le risque s’évapore en raison du coronavirus

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Chine coronavirus

Ce jeudi, l’or s’est apprécié sur fond de crainte engendrée par l’épidémie de coronavirus en Chine, et du potentiel impact d’un tel scénario sur l’économie mondiale. Ces peurs ont réduit l’appétit des investisseurs pour les actifs les plus risqués, et donc alimenté la demande pour les valeurs refuges.

Le cours de l’or a grimpé de 0,4 % pour atteindre 1 564 $ l’once. Les contrats à terme ont, quant à eux, clôturé à 1 565,4 dollars l’once (+ 0,6 %).

« Le coronavirus a poussé les investisseurs vers l’or, car ils anticipent de nombreux remous dans les économies affectées », a déclaré Jeffrey Sica, fondateur de Circle Squared Alternative Investments.

« Cela ajoute de nouvelles incertitudes aux marchés. Les investisseurs sont forcés de se tourner vers les valeurs refuges afin de se protéger contre la possibilité de voir l’épidémie gagner en ampleur. »

Des millions de Chinois mis en quarantaine

Le gouvernement chinois a mis les millions d’habitants de 2 villes en quarantaine alors que le nombre de victimes a atteint 18 personnes, et que 634 autres sont porteuses du virus (note : chiffres de la fin de la semaine dernière, ils ont grimpé depuis… tout comme le cours de l’or).

Les peurs engendrées par le coronavirus ont engendré la plus forte chute des marchés actions chinois de ces 8 derniers mois. Ces turbulences ont affecté ensuite les bourses internationales. Il n’y a pas que le métal jaune qui en a profité. Les taux américains ont chuté pour atteindre leur plus bas de ces dernières semaines. Ce qui rend l’or encore plus attractif vu que cela réduit le coût d’opportunité de la détention d’or.

« Les actions ont quelque peu baissé, cela a donc engendré de l’intérêt pour le métal », a déclaré Bob Haberkorn, stratégiste senior de RJO Futures. « Mais l’absence de risque géopolitique à court terme empêche l’or de bouger de façon décisive. La réunion de la BCE n’a pas eu non plus d’impact », a-t-il ajouté.

À l’occasion de sa dernière réunion, la BCE a décidé de ne pas toucher à son taux directeur. Elle a lancé une grande « revue stratégique » de son objectif d’inflation et de ses outils.

L’or avait grimpé jusqu’à 1 610,9 dollars le 8 janvier après l’escalade des tensions entre les États-Unis et l’Iran. Depuis, il a réussi à se maintenir à plus de 1 550 $ la majeure partie du temps.

Tous les yeux sont désormais tournés vers la première réunion de l’année de la FED, qui aura lieu les 28 et 29 janvier. Selon l’analyste technique de Reuters Wang Tao, le cours de l’or devrait revisiter son plus bas du 21 janvier à 1 545,96 dollars. Il semble peu enclin à franchir le niveau de résistance des 1 564 $.

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