Or et coronavirus : c’est la guerre (S. Thomson)

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L’or reste très volatile en ce moment. Des pénuries sont rapportées par de nombreux marchands américains, asiatiques et européens. Les primes bondissent (aux États-Unis, il est quasi impossible d’acheter des pièces d’argent à moins de 18/19 dollars). Stewart Thomson n’est pas très optimiste pour le futur, comme il l’explique dans son dernier billet :

« La guerre contre le coronavirus s’intensifie. Désormais, l’ennemi dispose d’une force aérienne ! Les organisations de la santé telles que l’OMS affirment que le virus peut se transmettre dans l’air. Les gouvernements occidentaux pathétiques et les banques centrales bataillent avec la seule arme à leur disposition : de la dette et de la propagande affirmant que cela évolue mieux qu’anticipé.

Voici probablement le graphique le plus important de la planète.

Ma prévision de 2019 qui conseillait de vendre les actions pour acheter de l’or pourrait bien être la plus spectaculaire de ma carrière. Pourtant, elle découle tout simplement de ma focalisation constante sur le graphique hebdomadaire du ratio Dow Jones/or.

Les investisseurs des marchés actions se sont focalisés sur les politiciens au lieu de se concentrer sur ce graphique. Et maintenant, ils ressemblent aux investisseurs de 1929. Soit à des fourmis qui vénèrent la dette et qui viennent d’être atomisées.

Il n’y a pas encore d’investisseurs qui sautent par les fenêtres, mais je prédis que ce sera la prochaine étape de l’échec de la guerre de l’Amérique contre le coronavirus.

Les sociétés ont gaspillé leurs bénéfices sur des rachats d’actions au lieu de constituer des réserves pour les mauvais jours. Les investisseurs ont vénéré la dette et le gouvernement au lieu d’agir prudemment. Et aujourd’hui, le coronavirus les lessive.

Soyez préparés. Seuls les Chinois ont abordé sérieusement le problème, une victoire temporaire a été acquise. La Corée du Sud a suivi l’exemple de la Chine, je suis optimiste quant à leurs chances de succès.

J’avais prédit, avant que les choses dégénèrent, que la situation sera pire aux États-Unis qu’en Italie. J’en suis toujours convaincu. Personnellement, j’ai fait l’armée, j’ai fait du karaté avec le champion du monde des poids lourds pendant des années. En bref, en cas de guerre, je serai debout à 4 heures du matin, prêt à monter au front.

Les investisseurs sur les marchés actions qui vénèrent le gouvernement sont incapables de sortir d’un sac papier mouillé. Les dégâts financiers engendrés par le corona ne font que démarrer.

L’or et le cash sont bien entendu les 2 actifs clés de votre survie financière. Mais quid des actions minières ? Il y a une belle figure inversée de type tête et épaules qui suggère un plus bas sur le graphique du GDX. On la retrouve sur celui de nombreux titres miniers individuels.

En bref, lorsque le lion rugit, les investisseurs doivent prêter attention. J’avais suggéré que les investisseurs devaient se préparer à l’éventualité d’une arrivée de l’or dans la zone basse des 1 446 $ et à se positionner sur les minières si cela devait arriver.

Mon analyste préféré de la méthode Eliott Wave pense qu’une divergence majeure a lieu en ce moment. L’or devrait encore baisser un peu, tandis que les titres devraient grimper. On pourrait assister ensuite à une hausse spectaculaire qui propulserait ces actifs vers leur record.

Cette analyse est conforme à ma thèse qui anticipe une relève de la garde. Qui a l’argent pour acheter les titres miniers en ce moment ? Les banques l’ont. Je pense qu’elles furent les acheteuses lorsque les fonds ont dû vendre pour rester à flot.

Des trillions de dollars se sont retirés des marchés actions, mais les gestionnaires n’ont pas recommandé d’acheter de l’or ou des actions minières… pas encore.

Je pense que les gouvernements et les banques vont créer au moins 100 trillions de dollars de monnaie pour combattre la crise du coronavirus. Mais cela pourrait grimper jusqu’au quadrillion.

Certains analystes comparent cette crise à celle de 2008. Selon moi, la situation des États-Unis ressemble plus à un mélange de 1966 et 1929. En 2008, les banques centrales et les gouvernements purent encourager les citoyens et les entreprises à travailler afin de créer de l’activité. Aujourd’hui, l’argent créé va simplement servir à payer des gens qui sont enfermés chez eux.

Lorsque les choses se tasseront, je pense que la crise du coronavirus sera considérée comme la rampe de lancement pour une inflation gargantuesque, voire peut-être pour de l’hyperinflation. »