Pourquoi l’avenir de l’or est radieux

0
3267
dette

Tandis que l’or est à un fifrelin de son record historique à plus de 1360 EUR l’once au moment d’écrire ces lignes, une petite correction n’est pas à exclure, notamment sur des bases techniques (RSI en surachat notamment). Si cela intéresse au plus haut point les traders, pour les investisseurs cela n’a pas beaucoup d’importance : à moyen et à long terme, l’avenir de l’or est radieux. Un rapport d’Evergreen Gavekal l’a expliqué en long et en large : le problème, c’est la dette.

Si vous le souhaitez, vous pouvez lire l’intégralité du rapport ici : https://blog.evergreengavekal.com/debt-end/

Voici une liste des points importants qui font dire à Gavekal que l’or pourrait bien être l’investissement le plus rentable des années à venir :

  • La prévalence des obligations à rendement négatif, le retour des crédits hypothécaires subprime, les crédits auto subprime, une courbe des rendements fortement inversée, les CLO, les obligations corporate américaines pourries et l’augmentation du coût du service de la dette américaine sont comme des signaux d’alarme économiques
  • Pour montrer à quel point la prolifération de la dette a dégénéré, en 2007 la dette mondiale s’élevait à 112 trillions. Aujourd’hui, elle s’élève à 250 trillions
  • La dette combinée des 4 plus grandes économies du monde a augmenté 10 fois plus vite que leur croissance l’année dernière
  • Au lieu de contrôler les dépenses et la dette alors que l’économie tourne, les dépenses du gouvernement américain ont augmenté de 30 % durant la dernière année fiscale alors que ses revenus ont baissé de 3 %
  • En résultante, le Trésor américain émet annuellement plus d’un trillion de dette pour financer le déficit
  • Le marché obligataire corporate n’est pas plus joli à voir. La dette notée BBB a plus ou moins doublé depuis 2007 par rapport à la taille de l’économie
  • De même, les obligations corporate et autres instruments de crédit à risque élevé ont surpassé de loin le pic que nous avons connu avant la crise de 2008
  • Durant cette période de théorie monétaire moderne déguisée, de nombreux investisseurs se sont laissés convaincre qu’une exposition à un indice S&P500 est la façon la plus sûre d’empocher des rendements élevés
  • Mais alors que la bulle de la dette se dégonfle et que le cycle économique se renverse, l’or et d’autres actifs tangibles pourraient bien être la meilleure protection pour les investisseurs

Plus particulièrement concernant la dette, voici comment Gavekal décrit la situation actuelle, plutôt inquiétante :

  • Aujourd’hui, 15 trillions d’actifs sont sujets à des rendements négatifs. Rien que depuis l’année dernière, ce chiffre est en hausse de 9 trillions
  • De nombreux émetteurs européens de dettes pourries sont payés pour emprunter
  • 43 % des obligations non américaines affichant un rendement négatif. En Allemagne, toutes les échéances jusqu’à 30 ans sont concernées
  • Il y a pour 14 trillions de dollars d’actifs acquis durant les QE sur les bilans des banques centrales
  • Après avoir failli détruire le système financier il y a 10 ans, les crédits hypothécaires subprime sont de retour
  • Les jumeaux maléfiques que sont les CDO et les CLO sont tous feux tous flamme
  • Les crédits auto subprime font rage
  • Le nombre d’obligations corporate américaines notées juste un cran au-dessus de junk n’a jamais été aussi élevé
  • Le coût du service de la dette américaine va bientôt éclipser le budget militaire, et ce malgré des taux très bas et leur hausse récente
  • Le Japon et l’Europe sont à l’aube d’une récession, si elle n’a pas démarré déjà, malgré des politiques monétaires du tout ou rien qui signifient qu’il leur reste très peu de marge de manœuvre
  • La planète est secouée par une guerre commerciale d’une ampleur que l’on a plus vue depuis les années 30, à laquelle personne ou presque ne s’attendait
  • La théorie monétaire moderne (qui dit que le gouvernement peut dépenser autant qu’il le souhaite) est largement discutée en tant que remède sérieux à la stagnation séculaire (à savoir cette incapacité chronique de générer de la croissance)
  • Globalement, les bénéfices des entreprises américaines stagnent depuis 2011 (d’après le bureau of Economic Analysis du gouvernement), mais depuis le S&P 500 a triplé