21 vérités dérangeantes sur les investissements, l’économie et la FED

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Parfois, il est préférable de ne pas suivre le troupeau. En ce qui concerne les stratégies d’investissement, voici 22 raisons factuelles de ne pas le faire :

Concernant la valorisation des actions et des obligations

  • Le ratio Shiller C/B du S&P500 n’a été plus élevé qu’à une occasion : à la fin des années 90. Il est actuellement au même niveau que celui qui a précédé la Grande Dépression.
  • La valorisation du ratio Shiller C/B, ajustée à la conjoncture économique en vigueur, est plus surévaluée qu’au cours de la fin des années 20 et à la fin des années 90.
  • Le ratio entre le prix et les ventes du S&P 500 est à un niveau record.
  • Le total des bénéfices des entreprises domestiques a augmenté à un taux annualisé de 0,97 % au cours des cinq dernières années. Avant cette période et depuis 2000, la croissance du bénéfice annualisé sur 5 ans a été de 7,95 % alors que cette période inclut deux récessions.
  • Au cours des 10 dernières années, les sociétés du S&P 500 ont payé plus d’argent aux actionnaires via des rachats d’actions et des dividendes qu’elles en ont gagné.
  • Les 200 premières sociétés du S&P 500 ont des trous dans leur caisse de retraite qui totalisent 382 milliards de dollars. Des sociétés comme GE ont dépensé des montants supérieurs à leur trou dans leur système de retraite pour des rachats d’actions (45 milliards de dollars).
  • La volatilité implicite des actions et des obligations américaines sont à un plus bas de 30 ans, ce qui montre à quel point les investisseurs sont vautrés dans la suffisance.

Concernant l’économie américaine

  • Le PIB réel a augmenté de 1,97 %, 0,83 % et 0,69 % respectivement au cours des 3, 5 et 10 dernières années.
  • La prévision de la Réserve fédérale pour la croissance du PIB réel est de 2,05 % et de 1,90 % pour 2018 et 2019.
  • La dette du gouvernement fédéral par rapport au PIB s’élève à 105,86 %, soit près de 2 fois plus qu’à la fin de l’année 2000. 720Global estimes de façon optimiste que le ratio atteindra 130 % dans dix ans.
  • Les déficits publics devraient augmenter trois fois plus vite que la croissance jusqu’en 2027.
  • À 8,6 billions de dollars, les niveaux d’endettement des entreprises sont plus élevés de 30 % aujourd’hui par rapport à leur pic antérieur de septembre 2008.
  • À 45,3%, le ratio de la dette des entreprises par rapport au PIB se situe à des niveaux historiques, ayant récemment dépassé les niveaux précédant les deux dernières récessions.
  • Cumulées, les dettes publique et privée s’élèvent à 329 000 $ par ménage.
  • La croissance de la productivité (TFP) continue de baisser et approche rapidement de zéro. Elle est actuellement en déclin dans de nombreux pays développés.
  • En 2016, les premiers baby-boomers ont atteint 70 ans, ce qui représente un point d’accélération du nombre de salariés qui quittent le monde du travail pour devenir des retraités indemnisés. 10 000 baby-boomers prennent leur retraite quotidiennement, ce qui ajoute du poids au fardeau des programmes gouvernementaux financièrement instables tels que l’assurance maladie et la sécurité sociale.
  • Des fonds de pension étatiques et locaux sont fortement sous-financés. Selon une étude du Hoover Institute publiée en mai 2017, les déficits de retraite actuels totalisent plus de 3,8 trillions de dollars.

Concernant la Réserve fédérale

  • Le taux directeur américain est inférieur ou égal à 1 % depuis 2009. Avant cette période, il n’a été inférieur à 1 % que pendant un trimestre dans les années 1950.
  • Le bilan de la FED reste presque six fois plus élevé par rapport aux niveaux antérieurs à la crise, ce qui permet de fausser le prix de l’argent et les mécanismes de transmission entre les emprunts, le crédit et les politiques de la FED.
  • Malgré que nous ayons quitté l’environnement de crise il y a longtemps, la politique de la FED reste bien trop accommodante en raison des taux planchers et d’un bilan boursouflé qui encourage une mauvaise ventilation des capitaux mondiaux.
  • Selon les documents formels de la Réserve fédérale concernant sa stratégie et ses objectifs de politiques, la FED est toujours aussi incohérente sur ses objectifs et sur les moyens à exploiter pour les atteindre.

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