8 raisons d’anticiper une hausse de l’or

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lingotins d'or de 50 grammes, 20 grammes, etc.

L’or a grimpé de 12 % depuis le mois d’août, mais il reste une bonne affaire. Tout comme les actions minières. Le métal et les minières aurifères sont toujours une bonne assurance contre les turbulences mondiales, la stagflation ou une récession à venir. L’or est également une bonne carte à jouer en cas de faiblesse du dollar.

« Je reste très positif et constructif en ce qui concerne l’or », a déclaré Frank Holmes, CEO et investisseur en chef d’U.S. Global Investors, qui propose plusieurs fonds dédiés aux métaux précieux.

Les analystes de Goldman Sachs pensent que le métal va grimper de 4 % pour atteindre 1375 $ l’once d’ici l’été, et d’environ 8 % jusqu’à 1425 $ l’once d’ici un an.

8 raisons d’être optimiste pour le métal jaune

Cela peut ne pas sembler énorme. Mais vu les caractéristiques défensives de l’or, ces gains seront intéressants pour votre portefeuille si les craintes d’inflation, de récession ou une crise géopolitique devaient à nouveau propulser le S&P 500 dans le rouge. Voici 8 raisons de croire en la hausse de l’or.

1. Baisse des rendements obligataires

Les rendements obligataires ont fortement chuté depuis l’automne dernier. En raison du coup de mou de l’économie américaine, ils pourraient baisser davantage alors que la FED a adopté un ton plus conciliant. Cela pourrait être bon pour l’or, vu qu’il s’agit d’un actif qui ne produit pas de rendement, ou pour lequel il faut payer des frais de stockage lorsqu’il s’agit de lingots physiques.

2. Affaiblissement du dollar

La baisse des rendements obligataires américains est l’un des facteurs qui fera baisser le dollar. Tout comme l’embellie économique à l’étranger, alors que les banques centrales du monde passent à l’action afin de doper la croissance. La baisse du dollar est bonne pour l’or en raison de la corrélation inverse qui existe entre ces 2 actifs. « La valeur de l’or varie en fonction du dollar, tandis que la valeur du dollar varie en fonction des taux réels », a déclaré Holmes.

3. Achats d’or des banques centrales

Vous estimez peut-être que les crédits étudiants américains sont un lourd fardeau. Mais il s’agit d’une goutte d’eau dans l’océan de la dette mondiale. Elle vient d’atteindre récemment les 244 trillions de dollars, soit 3 fois le PIB mondial annuel, d’après l’Institute of International Finance.

Les risques et les incertitudes engendrés par cet énorme fardeau de la dette mondiale sont l’une des raisons qui expliquent pourquoi les banques centrales achètent à nouveau énormément d’or, selon Holmes. Durant le 4e trimestre de l’année dernière, ces acquisitions ont augmenté de 130 %. En 2018, les banques centrales ont collectivement acheté 650 tonnes d’or, selon le World Gold Council. Il s’agit des volumes des plus importants depuis l’élection de Nixon en 1968. Et toujours selon le WGC, ces achats pourraient être encore plus élevés cette année.

4. La peur

Les banques centrales apprécient l’or en tant que monnaie de réserve sûre qui les protège des périodes turbulentes. Vous devriez en faire de même en allouant au moins 5 % de votre portefeuille au métal jaune, pour les mêmes raisons. « L’or joue un rôle de préservation du capital », a déclaré Tom Winmill, gestionnaire de Midas Fund. « L’or conservera sa valeur lorsque la valeur de tout le reste baissera, c’est pourquoi cet actif est si remarquable. »

Si les craintes concernant l’inflation ou une récession devaient à nouveau se matérialiser, ou en cas de regain des tensions géopolitiques, vous ne serez pas le seul à chercher refuge auprès de l’or. Les autres investisseurs feront de même, ce qui fera grimper le cours. « Nous continuons d’anticiper une hausse pour l’or en raison de la hausse de la demande du métal à des fins de diversification », ont écrit les analystes or de Goldman Sachs dans une note récente. Le ralentissement de la croissance américaine et la baisse du chômage continueront de convaincre les investisseurs que le cycle économique américain arrive en bout de course, selon ces analystes, ce qui soutiendra la demande pour le métal jaune.

5. Accord commercial États-Unis/Chine

Une solution à ce dossier doperait les perspectives économiques en Chine, ce qui profiterait aux matières premières. L’explication est simple : la Chine consomme environ la moitié des matières premières de la planète. Le PMI local est l’un des indicateurs clés de l’empire du Milieu à surveiller, selon Holmes. S’il devait passer à nouveau au-dessus de 50, il s’agirait d’un signe d’embellie de la croissance chinoise.

6. L’amour du métal en Chine

Une économie chinoise en meilleure forme sera positive pour l’or pour d’autres raisons. « Tout est une question d’amour », affirme Holmes. Il estime que 60 % de la demande d’or provient de consommateurs qui achètent de l’or en guise d’expression de leur amour et de leur affection. Ce genre de dépense est corrélé à la croissance du PIB. « Plus la croissance est élevée, plus les gens achètent de l’or », selon Holmes. C’est surtout en Chine que l’on peut constater ce genre de comportement.

7. Baisse de la production d’or

Le dernier boum des investissements dans le secteur minier aurifère date de 2011, soit lorsque le cours de l’or atteignit un pic. Cela signifie qu’aujourd’hui, la production est en baisse, selon Winmill. C’est l’une des raisons qui expliquent pourquoi il anticipe la hausse des cours de l’or dans les 3 à 5 ans.

8. Facteurs techniques

Depuis la baisse du cours de l’or en 2012-2013, le métal a buté à plusieurs reprises sur le seuil de résistance des 1350 $ l’once. S’il parvient à franchir ce seuil, il s’agira d’un signal technique haussier suggérant des niveaux plus élevés, selon James Paulsen, stratégiste en chef du Leuthold Group.

Source : marketwatch.com