AccueilOrLa BRI confirme le rôle important de l’or pour les banques centrales

La BRI confirme le rôle important de l’or pour les banques centrales

Certains geeks étalent leur manque de culture monétaire, ou leur honnêteté douteuse, en affirmant que Bitcoin a déjà remplacé l’or en tant que valeur refuge. Cela arrivera peut-être, un jour, être borné comme Peter Schiff n’est pas non plus la solution… Mais nous en sommes encore très loin. Et tandis que les maximalistes rêvent, la BRI vient de réaffirmer le rôle important que l’or remplit dans la stabilité financière. Notamment en permettant de solidifier le bilan des banques centrales et de garantir la solvabilité des nations (source) :

« Le rôle de l’or dans la gestion des réserves de change d’une nation n’est pas prêt de baisser de sitôt, d’après un papier de recherche de la Banque des règlements internationaux (BRI), la banque centrale des banques centrales.

Dans ce rapport, l’analyste Omar Zulaica affirme qu’évaluer le ratio d’or idéal d’un portefeuille de réserves de change n’est pas une tâche anodine. Il doit être calculé en fonction des objectifs poursuivis. Vu l’environnement actuel, Zulaica estime que les banques centrales doivent continuer d’ajouter de l’or à leurs réserves.

Le rapport de l’analyste de la BRI contient 5 conclusions clés. Si l’or peut présenter des problèmes à court terme en raison de sa volatilité, à long terme le métal jaune a un effet positif sur le portefeuille d’une banque centrale.

« Sur de longues durées, l’or peut offrir une assurance efficace contre la sensibilité aux taux de son portefeuille. Si on regarde à plus de 2 ans en avant, il est intéressant d’avoir en moyenne plus de 10 % de ses réserves en or », a-t-il écrit.

L’or, un actif essentiel pour les banques centrales des nations secondaires

Zulaica affirme donc que l’or est un actif de diversification important pour le long terme. Mais aussi pour les nations dont la devise n’a pas de statut de monnaie de réserve internationale, et qui affiche une volatilité importante. Dans ce cas de figure, avoir 20 % de ses réserves en or pourrait être optimal, notamment pour les banques centrales des pays émergents.

Alors que les conditions économiques mondiales se détériorent, Zulaica affirme qu’un ratio de 20 à 50 % d’or « en tant que matelas de sécurité » pourrait être adéquat en raison de la sensibilité élevée des taux et des risques de change.

Zulaica conclut également que « la valeur d’assurance » de l’or pourrait pousser les banques centrales à augmenter leur allocation au métal dans leur portefeuille, surtout dans cet environnement fait de taux peu élevés.

L’analyste affirme également que le rôle de l’or dans un portefeuille va bien au-delà de l’évaluation « risque/récompense ». Le métal jaune offre des avantages intangibles qui vont bien au-delà de la diversification des réserves de change qu’il est difficile d’évaluer sur base d’indicateurs standards.

« La possibilité d’un événement adverse de grande échelle et non financier peut faire réfléchir davantage. Par exemple, une guerre majeure, une période d’inflation très élevée ou, pour faire référence aux événements récents, une cyberattaque systémique ou une pandémie mondiale sont suffisamment de raisons pour pousser les banques centrales à conserver leurs lingots d’or, voire à en acheter », a-t-il déclaré.

« En effet, dans les scénarios les plus adverses, les stocks d’or d’un pays peuvent représenter la solution ultime pour maintenir la confiance dans la stabilité de ses finances. Les allocations relativement élevées à l’or que l’on observe en pratique peuvent être la manifestation de l’importance qui est attachée à ses considérations plus générales au sein de la communauté qui gère ses réserves. L’or s’analyse bien au-delà de considérations qui sont le risque et le rendement. »

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