Bilan provisoire de la guerre commerciale contre la Chine: les USA ne s’y attendaient pas

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Le bras de fer commercial sino-américain n’a pas pour l’instant conduit à une réduction des échanges entre les deux pays et, ce qui est le plus important, du déficit commercial américain. Au contraire, ils ne cessent d’augmenter.

Entre janvier et avril 2018 les échanges commerciaux entre la Chine et les États-Unis ont augmenté de 13,2 %, en atteignant 191,5 milliards de dollars, fait savoir l’administration générale des Douanes chinoises.

De plus, l’excédent chinois était de 22,1 milliards de dollars en avril, ce qui constitue une hausse de 43,8 % par rapport au niveau de mars.Les négociations de Pékin, du 2 au 4 mai, n’ont pas permis à la Chine et aux États-Unis d’enrayer la guerre commerciale. Washington a demandé à Pékin de réduire le déficit commercial entre les deux pays d’au moins 200 milliards de dollars d’ici à 2020, le chiffre ayant atteint 375 milliards de dollars l’année dernière.

Les relations entre les deux pays se sont aggravées cette année après que les États-Unis ont introduit des mesures protectionnistes dues notamment à un déficit commercial élevé. La Chine a réagi en adoptant elle aussi des mesures sur les importations en provenance d’Amérique, ce qui a suscité le mécontentement de cette dernière.

Arroseur arrosé: la Chambre de commerce US en Russie évalue l’impact réel des sanctions

Début avril, Washington a introduit de nouvelles mesures restrictives contre plusieurs grands patrons d’entreprises russes et leurs sociétés, dont entre autres Oleg Deripaska et le géant de l’aluminium Rusal. Selon la Chambre de commerce américaine en Russie, avec cette politique de sanctions c’est l’économie US qui est perdante.

Les nouvelles sanctions américaines contre la Russie infligent plus de dommages à l’économie américaine qu’à l’homme d’affaires Oleg Deripaska, PDG du géant de l’aluminium Rusal qui a été sanctionné par Washington, a estimé Alexis Rodzianko, le président de la Chambre de commerce américaine en Russie (AmCham).

Il a expliqué sa position via la production de la voiture américaine la plus populaire, la Ford F-150, qui nécessite beaucoup d’aluminium.
«Si Rusal ne livre pas ce métal aux États-Unis […], il sera impossible de produire autant de voitures que nécessaire sur le marché, et ce sera une grande perte», a déclaré à Sputnik Alexis Rodzianko.

Selon le président de l’AmCham, la construction aéronautique souffre aussi des nouvelles sanctions car personne ne sait encore par quoi remplacer les volumes fournis auparavant par la société russe.

«Si on évalue le tout, les dégâts causés à sa propre économie sont beaucoup plus importants que ceux causés à Oleg Deripaska», a conclu l’interlocuteur de l’agence.

Début avril, Washington a introduit de nouvelles mesures restrictives contre la Russie. Ainsi, plusieurs grands patrons d’entreprises et leurs sociétés ont été portés sur une «liste noire», dont entre autres Oleg Deripaska et son holding En+ Group, mais aussi GAZ, Basic Element et Rusal.

Cette décision a entraîné une chute des cotations des titres de nombreuses sociétés et banques russes, y compris de celles qui n’avaient pas été touchées par le dernier durcissement des sanctions.

Sources : ici et ici (SputnikNews)