• Ce lundi, les métaux précieux ont limité la casse après la session dantesque de vendredi. L’or a fait mieux que l’argent, d’ailleurs. Le métal jaune a plongé jusqu’à 1.821 $ pour clôturer finalement à 1.846 $, soit 4 $ de moins que le prix d’ouverture. L’argent a clôturé quant à lui juste en dessous de 25 $ pour une ouverture à 24,43 $. Depuis la session asiatique et le début de l’ouverture des marchés européens, l’or et l’argent sont respectivement, à 9h20 heure de Paris, en hausse de 0,5 et 1,5 %.
  • Sur les marchés à terme, le métal jaune s’est en revanche apprécié. On ne peut pas invoquer le dollar pour expliquer cette hausse. Les investisseurs ont probablement jugé que le mouvement de vendredi avait été excessif. Ils en ont donc profité pour passer à l’achat, malgré la hausse du billet vert.
  • D’un point de vue technique, l’or devra désormais dépasser les 1.858 $ s’il veut poursuivre son redressement, soit le niveau de résistance avec lequel il bataille en ce moment.
  • On a beaucoup parlé des flux sortants de métal des ETF or en novembre. On assiste actuellement à un phénomène inverse, qui pourrait consacrer un nouveau renversement de tendance. Après un mois de décembre plus calme, des lingots arrivent à nouveau dans les stocks des ETF au lieu de les quitter. Affaire à suivre…
  • En novembre, les banques centrales furent à nouveau vendeuses nettes d’or. Cela était déjà arrivé durant les mois d’août et de septembre. Ces chiffres négatifs sont principalement à mettre au crédit de la Turquie. Pour rappel, Istanbul fait face à une crise monétaire importante. Mais ces ventes de lingots n’auraient pas été forcées par le besoin de stabiliser la lire turque. Ce serait plutôt la demande locale qui aurait débouché sur la cession d’or de la Banque centrale de Turquie aux banques commerciales turques, selon le World Gold Council. Sur base annuelle, 2020 devrait rester une année d’achats nets, toujours selon le WGC.
  • En Inde, les importations d’or 2020 ont atteint leur plus bas niveau depuis 2009. Elles se sont limitées à 275,5 tonnes. Les prix élevés et le coronavirus ont découragé de nombreux Indiens. Cependant, le mois de décembre a montré une embellie avec des importations de 55,4 tonnes, soit 18 % de plus par rapport au dernier mois de l’année 2019.
  • Actuellement, une grande partie de l’attention de la presse financière est focalisée sur la hausse des taux obligataires américains. Par contre, on parle moins des taux réels sur les obligations corporate. Pour la première fois de l’histoire, les taux réels des obligations des sociétés de qualité (investment grade) sont en territoire négatif. Et ce, malgré des échéances qui n’ont jamais été aussi longues. En Europe, plus de 10 % de ces obligations d’entreprises « rapportent » déjà -0,25 % ou moins.