• Après un début de journée en baisse, l’or a affiché une performance positive ce mercredi pour terminer en hausse de 13 $ à un peu plus de 1.745 $. L’argent a fait beaucoup mieux s’appréciant de plus de 2 % (clôture 25,33 $). En ce moment, le métal gris poursuit sur sa lancée avec un prix qui progresse de 0,41 %. C’est par contre presque le statu quo pour l’or.
  • Outre le dollar et les taux longs, c’est l’apparition tant attendue d’une inflation supérieure qui a permis aux métaux précieux de connaître une bonne journée hier. Ce mercredi, l’indice des prix à la consommation américain a connu sa plus forte augmentation mensuelle depuis plus de 8 ans. Reste à savoir si cela sera suffisant pour permettre au métal jaune de franchir le seuil de résistance des 1.750-1.765 $. Un tel succès sera indispensable pour pouvoir envisager les 1.800 $ à court terme.
  • Selon l’ancien directeur de l’U.S. Mint, le véritable prix de l’or est d’environ 2.100 $. Comment arrive-t-il à ce chiffre ? Tout simplement en se basant sur le prix d’achat de l’or physique pour les particuliers. La demande est énorme, notamment pour un début d’année. « En janvier, la U.S. Mint a vendu 220.000 onces en pièces et lingotins d’or. C’est inhabituel, il s’agit du meilleur mois de janvier de l’histoire de la Monnaie », a-t-il déclaré. Pourtant, les pièces d’or sont relativement chères. Elles affichent une prime allant de 250 à 350 $ sur le cours spot officiel. Et cet écart des prix est rendu possible par les positions synthétiques du Comex. On est passé de 50 contrats par once d’or à 120 contrats possibles. Cela a donc multiplié par plus de 2 l’impact des positions papier sur l’impact des achats physiques, selon Moy.
  • Ted Butler, qui scrute le marché de l’argent comme personne, vient de faire une découverte intéressante. Soudainement, Bank of America est devenue un acteur majeur du marché OTC des produits dérivés métaux précieux. Via le rapport trimestriel publié par l’OCC concernant ces positions (au 31 décembre, ces chiffres sont publiés avec une latence de 3 mois), on apprend que BoA est passée d’une exposition de moins de 175 millions le 31 mars 2020 à plus de 8 milliards 6 mois plus tard. En bref, Ted Butler soupçonne BoA d’avoir emprunté 300 millions d’onces d’argent à JP Morgan afin de les vendre aux ETF. Pour rappel, à l’époque, les ETF argent ajoutaient des quantités de métal sans précédent. BoA aurait donc été le pourvoyeur « à crédit » de ces lingots. Vu la hausse de l’argent depuis, Bank of America serait dans le rouge de 2 milliards sur cette opération. Selon Butler, les conséquences sur le prix de l’argent seront importantes si BoA devait jeter l’éponge et ainsi racheter ces 300 millions d’onces d’argent physique afin de les restituer à JP Morgan.