• Hier, l’or a continué d’évoluer dans son écart de ces derniers jours, entre 1.720 et 1.750 $ environ. Il a clôturé en baisse à 1.726,8 $, soit le prix auquel il s’échange au moment d’écrire ces lignes. L’argent métal a également un peu abandonné du terrain hier, tout en parvenant à clôturer au-dessus des 25 $. Il est actuellement en hausse d’environ 0,5 %.
  • La baisse des taux obligataires américains n’aura pas été suffisante pour permettre aux métaux précieux de décoller. Le raffermissement du dollar américain a prévalu. « Nous sommes dans une période difficile en termes d’appétit pour le risque en général. Cela pourrait fournir un peu de soutien au marché de l’or, mais il est vrai qu’en ce moment, l’accent est mis sur le dollar », a déclaré Ole, analyste chez Saxo Bank. « L’or devra dépasser le niveau des 1.765 $ l’once pour repartir sur un élan positif », a-t-il ajouté.
  • Selon Jesse Felder, ce n’est pas le moment de jeter l’éponge concernant l’or. Selon lui, nous avons assisté, durant ces 7 derniers mois, à une correction saine. Il estime que la plus grosse menace qui plane sur l’or est la hausse des taux obligataires. Cependant, nous devrions être proches du plus haut. Pour preuve, nous avons rarement assisté à une augmentation aussi rapide des taux. L’or devrait reprendre sa marche en avant lorsque la hausse de l’inflation officielle s’accélérera. L’augmentation vertigineuse de la dette et des déficits est une autre raison d’être optimiste sur le long terme.
  • Concernant le futur du taux directeur américain, le président de la FED de Cleveland, Charles Evans, a indiqué qu’il n’anticipe pas de relèvement avant 2024. Seule une inflation plus élevée pourrait pousser la FED à relever les taux avant cette date. Cela serait-il un problème pour l’or ? Pas vraiment, vu que durant les années 70 le prix de l’or avait explosé alors que les taux étaient très élevés… pour combattre une inflation galopante. Comme toujours, ce sont les taux réels qui comptent.
  • Peter Schiff estime que la FED s’est prise au piège. Pour combattre l’inflation, elle devra soit relever les taux pour mettre en faillite le Trésor, soit ne pas toucher aux taux et mettre en faillite les citoyens qui ont de l’épargne via l’inflation. « Comment la FED pourra-t-elle combattre l’inflation sans mettre en faillite le gouvernement ? Ce n’est pas possible. Donc je pense qu’elle choisira de ne pas s’attaquer à l’inflation, pour massacrer la population via la destruction de la valeur du dollar », a-t-il déclaré.