• Hier, l’or a clôturé à 1.737 $ environ, pour enregistrer une baisse de 0,3 %. L’argent a terminé la journée de mercredi à un prix quasiment identique à celui de l’ouverture (-0,003 $). Depuis ce matin, la tendance est à la hausse pour les métaux précieux : l’or affiche une progression de 0,4 %, l’argent, de 0,7 %.
  • En février, les raffineurs suisses ont expédié pour la première fois depuis septembre 2020 de l’or vers la Chine. Comme nous l’avons déjà évoqué, cela s’inscrit dans le cadre d’un rebond de la demande d’or physique en Asie, avec des importations records enregistrées en Inde et en Thaïlande, par exemple. Comme l’explique Reuters, l’or se vend principalement sous la forme de bijoux en Asie. Les prix élevés découragent les acheteurs. Donc lorsque le cours baisse, ils en profitent. Selon les douanes suisses, la Suisse a exporté 102 tonnes d’or en février 2021. Il s’agit d’un chiffre en hausse par rapport aux 82 tonnes de janvier 2021, ou encore aux 42,7 tonnes de février 2020.
  • La Turquie est en proie à une crise monétaire de taille. Afin de faire face à la chute de la lire turque, sa banque centrale a dû vendre 11,7 tonnes d’or en février. Cela n’a pas empêché les banques centrales d’être acheteurs nets durant le second mois de l’année. Selon les chiffres du World Gold Council, les achats d’or de l’Inde, de l’Ouzbékistan, du Kazakhstan et de la Colombie ont largement compensé les ventes d’Ankara, qui furent les seules à représenter des quantités substantielles. Toujours d’après le WGC, globalement les banques centrales devraient être acheteuses en 2021. Mais dans l’immédiat, ces acquisitions de lingots devraient rester limitées.
  • Actuellement, le marché de l’or est en territoire neutre, et ce, malgré une FED qui ne prend pas du tout au sérieux la hausse des taux obligataires ou les craintes d’inflation. Hier, le compte rendu de son Comité a de nouveau botté en touche concernant ces 2 risques. Il n’a rien apporté de neuf sous le soleil, d’où l’absence de réaction des marchés financiers.
  • Selon les analystes métaux précieux de Citi, l’or pourrait traverser une phase de consolidation relativement longue. La banque s’attend à un prix moyen de 1.800 $ l’once cette année, ainsi que des fluctuations dans une fourchette de 1.700 à 1.900 $. La banque perçoit quelques menaces, comme la possibilité de voir la FED réduire son QE d’ici la fin 202 ou encore des taux courts qui remonteraient dans l’anticipation de la hausse des taux attendue en 2022 ou en 2023, un événement susceptible de pousser le dollar à la hausse.
  • Wolf Richter nous apprend, dans son dernier billet, que la Banque du Canada détient désormais 40 % des obligations canadiennes, ce qui lui fait dire qu’à titre de comparaison, la FED est plutôt timide. En effet, la Banque centrale américaine ne détient « que » 17,6 % de tous les bons du Trésor américain, soit un peu moins de 5 billions sur un total d’un peu plus de 28 billions d’obligations.
  • Les Américains commencent à reprendre goût aux cartes de crédit. C’est la constatation de Zero Hedge sur base des statistiques cartes de crédit de Bank of America. Après une période de réduction de la voilure sur cet instrument de crédit, on a assisté à un bon de 27,6 milliards de ce type de dette en février, soit presque 10 fois plus que les 2,8 milliards attendus.