Les banques centrales « sont à court de munitions », selon le patron de l’OCDE

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Environ une décennie après la crise financière, il se peut que les banques centrales n’aient plus grand-chose dans leur arsenal afin de doper l’économie, selon le patron de l’OCDE.

Angel Gurria, secrétaire général de l’OCDE, a fait ce commentaire vendredi alors que les grandes banques centrales du monde telles que la FED et la BCE ont récemment indiqué qu’elles sont prêtes à baisser leur taux directeur. Ce changement de posture a lieu au beau milieu de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine. Celle-ci pourrait, selon certains économistes, faire dérailler une économie mondiale déjà en train de ralentir.

Gurria a déclaré à CNBC que la planète « serait dans une posture bien pire aujourd’hui » sans les stimulations des banques centrales des 10 dernières années. Cependant, celles-ci « sont à court de munitions », selon lui.

« Les taux d’intérêt sont à zéro presque partout, ou ils sont proches de zéro. Désormais, nous savons que les taux resteront bas pendant un bon bout de temps, c’est tout ce que les banques centrales peuvent faire », a-t-il déclaré à l’occasion du sommet du G20 à Osaka.

Selon lui, il est temps que les politiques fiscales entrent en jeu afin de doper davantage l’activité économique. Cela signifie que les pays qui peuvent se permettre de dépenser sans mettre en danger leurs finances doivent le faire, a-t-il expliqué.

« Certains pays doivent se focaliser sur le remboursement de leur dette, bien entendu. Cependant, certaines nations disposent de capacités pour dépenser davantage de façon contrôlée, a-t-il ajouté. Des politiques fiscales coordonnées sont donc la prochaine étape. »