Les valorisations des marchés sont à leur plus haut depuis 1900, avertit Goldman

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Bitcoin est une bulle : en ce moment, la presse financière fait ses choux gras des évolutions vertigineuses du prix de Bitcoin. Le Wall Street Journal a notamment publié un article sur une grand-mère qui a investi dans la cryptodevise (au début elle avait compris qu’il s’agissait d’une « big coin »… le malentendu dissipé, elle trouve ça super « fun »). Cela permet d’occulter toutes les autres bulles, et qui représentent non pas une centaine de milliards de dollars, mais des trillions. Goldman nous rappelle pourtant à quel point les marchés financiers sont élevés, et donc risqués (source) :

Le marché haussier prolongé des actions, des obligations et du crédit ont poussé les valorisations des actifs à leur plus haut depuis 1900, une situation qui finira tôt ou tard par se traduire par des pertes douloureuses pour les investisseurs, d’après Goldman Sachs.

« Rares sont les périodes durant lesquelles les actions, les obligations et le crédit ont été simultanément chers, les seules exceptions étant les années 20 et les années 50 », ont écrit des stratégistes de Goldman Sachs, dont Christian Mueller-Glissman. « Chaque bonne chose a une fin, et tôt ou tard il y aura un marché baissier », ont-ils déclaré.

Alors que les banques centrales réduisent leurs assouplissements quantitatifs, poussant ainsi les investisseurs vers les obligations à longue échéance, les rendements devraient à moyen terme « baisser parmi toutes les classes d’actifs », selon les analystes de la banque. Un autre scénario, moins probable, serait un krach. Les actions et les obligations seraient frappées, les dégâts pour chaque classe d’actifs étant dictés par le scénario, à savoir soit une récession, soit une croissance qui consacrerait l’accélération de l’inflation.

« Les valorisations élevées augmentent le risque de repli pour la simple raison que la marge de manœuvre pour absorber les chocs est moindre », ont écrit les stratégistes. « Le pourcentage moyen de valorisation des actions, des obligations et du crédit aux États-Unis est de 90 %, un record historique. »

Un portefeuille composé de 60 % d’actions du S&B 500 et de 40 % de Treasuries sur 10 ans générait depuis 1985 un rendement ajusté à l’inflation de 7,1 %, pour 4,8 % durant le siècle dernier. L’explosion de la bulle Internet et la crise financière sont les 2 tâches sur ce bulletin. (…)

Parmi les autres constats de ce rapport :

  • La volatilité exceptionnellement basse sur les marchés actions, avec un VIX très proche de son plus bas record de septembre, pourrait se poursuivre. L’histoire montre qu’une volatilité très basse peut s’installer pendant des périodes supérieures à 3 ans. La période actuelle a démarré seulement à la mi-2016. (…)
  • Les obligations sont probablement aujourd’hui une moins bonne assurance contre le risque des marchés actions – une opinion partagée par Pacific Investment Management.
  • Les banques centrales « pourraient ne pas être capables, ou désireuses, de contrecarrer des chocs de croissance ou d’inflation », surtout si elles estiment que des déséquilibres et des excès sont en train de se former. Elles disposent également de moins d’options de politiques monétaires accommodantes vu le faible niveau des taux et l’encombrement de leur bilan.