Hier, les métaux précieux ont connu une légère baisse. Depuis 2 semaines, l’or est en phase de consolidation entre 1.920 et 1.860 $. La prochaine impulsion sera donnée par la FED ou des chiffres d’inflation qui surprennent à nouveau à la hausse.

Cette inflation pourrait être dopée par les difficultés qu’éprouvent les sociétés américaines à embaucher en ce moment. Le nombre d’emplois vacants a atteint pour la première fois plus de 9 millions de postes. Et ceci alors que plus de 15 millions d’Américains perçoivent des allocations de chômage. Le problème est simple : la majorité de ces gens gagnent plus d’argent en restant chez eux.

En Chine, les coûts des producteurs ont explosé de 9 %, ce qui ne fait qu’alimenter ces craintes d’inflation à travers le monde. Cependant, des chiffres moins élevés qu’attendu en termes d’inflation des prix à la consommation (+1,3 %) dans ce même pays ont permis de mitiger ces craintes. Contrairement aux autres banques centrales, la Chine est déjà en train de réduire ses stimulations.

Des témoignages informels inquiétants concernant l’inflation

Les témoignages des chefs d’entreprise sur l’inflation abondent. Voici ce que dit Franz Hofmeister, patron de Quaker Bakery Brands : « Nous sommes touchés par l’inflation de toutes les façons possibles. Le plus effrayant, c’est que nous ignorons quand cela va s’arrêter. » Ses clients ont protesté lorsqu’il a augmenté de 8 % les prix de ses pâtes à pizza, petits pains pour hamburger et autres produits de boulangerie. D’autant que de nouvelles augmentations pourraient être nécessaires.

James Jeppson, fournisseur de restaurants, explique que les pénuries d’huile de soja l’obligent à rationner les livraisons. Certains clients doivent payer jusqu’à 3 fois plus cher leur huile. Il tente de promouvoir des produits (frites, etc.) qui dégradent moins l’huile de cuisson.

En Russie, les prix augmentent également. Mais les autorités russes adoptent un discours complètement différent. Elvira Nabiullina, gouverneure de la Banque centrale de Russie, a déclaré récemment à CNBC : « Nous pensons que les pressions inflationnistes en Russie ne sont pas transitoires, elles ne sont pas temporaires. »

En Chine, les fabricants ont dû soit augmenter leurs prix, soit arrêter de produire en raison de la hausse importante des prix des matières premières. Hong Miao Toy, qui fabrique des dinosaures en plastique et des jouets éducatifs, a vu ses marges fondre de 30 % cette année. « Je n’ai jamais vu les prix augmenter autant », a déclaré le propriétaire. « Je ne pense pas que l’on connaîtra à nouveau les prix d’avant la pandémie », a-t-il confié (source de ces témoignages).

Stewart Thomson : pour arrêter l’inflation, il suffit de supprimer la FED

En cas de démarrage d’un cycle inflationniste sérieux, beaucoup de choses vont changer pour les Américains, qui sont focalisés sur le dollar. Et ce changement ne sera pas pour le meilleur…

L’investisseur légendaire, économiste et gestionnaire Mohamed El-Erian est horrifié par la ritournelle de la Banque centrale américaine concernant l’inflation, qui affirme qu’elle est transitoire. Il pense que la FED va devoir agir plus vite pour éviter que ces vents inflationnistes se transforment en ouragan. Il a déclaré, le 7 juin, à Marketplace News :

« Nous assistons à des soucis d’approvisionnement significatifs. Nous voyons le prix du transport augmenter, des difficultés à embaucher. Il n’est pas possible d’inverser toutes ces choses de façon immédiate. Lorsque vous observez l’économie avec une vue d’ensemble, vous voyez des pressions inflationnistes grandissantes qui sont encouragées par ces politiques monétaires incroyablement accommodantes. »

Mon opinion est un peu différente. Je pense que la FED ne doit rien faire, tout simplement parce qu’on devrait la fermer. L’entreprise privée n’a pas besoin d’un « bureau social des marchés financiers », car c’est ce qu’est devenue la FED aujourd’hui (source).