À quoi servent les crédits étudiants américains : à payer des vacances, des iPads…

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Article de Zero Hedge, publié le 21 mai 2016 :

« Du fait que les crédits étudiants devraient atteindre 17 trillions de dollars d’ici 2030 (soit le PIB américain actuel) et que 40 % des étudiants qui empruntent ne remboursent pas un centime, les graines d’une nouvelle crise financière de proportions bibliques sont déjà plantées.

Bien sûr, cela n’inquiète pas les étudiants d’aujourd’hui : à charge aux économistes, gestionnaires et banques de s’en soucier. Non, leur souci immédiat est de savoir qui va réserver leurs prochaines vacances à Cancun ou qui sera en charge des boissons de la fête de demain.

D’après une étude, environ 20 % des étudiants américains diplômés cette année et qui ont eu recours aux crédits étudiants affirment que l’argent emprunté a servi à payer des vacances, des notes de restaurant, etc., d’après Bloomberg.

Le diplômé de Texas A&M Eric Hazard se souvient de l’excitation du jour du paiement :

« La réception des chèques était perçue sur le campus comme l’octroi d’un bonus pour être étudiant. On allait tout de suite à la banque pour le toucher. J’ai acheté de l’électronique pour mon dortoir, j’ai également offert les tournées pendant un mois ou 2. Abstraitement, je savais que je devrais rembourser un jour. Mais il n’y a pas d’échéancier dans notre tête : cela aura lieu plus tard… » (…)

Oui, plus tard… Ou peut-être jamais.

Est-ce que contracter un crédit étudiant pour acheter de l’électronique, payer des sorties ou des vacances est illégal ? Pas vraiment d’après Mark Kantrowitz, responsable d’un site spécialisé dans les crédits étudiants. Et même s’il s’agissait de violations, il n’y aurait aucune sanction :

« Si quelqu’un utilise cet argent pour une sortie, pour aller voir un match de base-ball, il ne s’agit pas d’une violation légale, » a-t-il déclaré. « Dès que cet argent se trouve dans les mains de l’étudiant, il n’y a aucun contrôle sur la destination des fonds, comme des manuels, le loyer ou l’alimentation. Rien ne l’empêche d’acheter un iPad, d’ailleurs techniquement un iPad pourrait être justifié. » Quid de vacances, ou d’un six-pack de bières ? D’après Kantrowitz, de tels achats pourraient enfreindre la lettre du contrat de crédit, mais aucune sanction ne serait prise envers l’étudiant. (…)

Après tout, comment pouvons-nous blâmer les étudiants : ils ne font qu’imiter l’exemple à suivre, et c’est exactement ce qui est préconisé. Dans un monde où la dette est la réponse à tout problème, il est facile de comprendre pourquoi les crédits étudiants grimpent de cette façon :

crédits étudiants

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