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Crise énergétique: l’Europe cherche une percée sur les plans de lutte contre le changement climatique

Jeudi, les ministres de l’environnement de l’UE évalueront les progrès accomplis dans la négociation d’une série de nouvelles politiques en matière de changement climatique. Les pays sont divisés sur la question de savoir si la flambée des prix de l’énergie doit accélérer ou ralentir leur programme vert.

Après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, premier fournisseur de gaz de l’Europe, l’Union européenne s’est donné pour mission d’abandonner les combustibles fossiles russes en quelques années, en augmentant les importations de gaz en provenance d’autres pays et en redoublant d’efforts pour réduire les émissions responsables du réchauffement de la planète au cours de cette décennie.

Ces plans, qui, selon Bruxelles, permettront à la fois de lutter contre le changement climatique et d’aider les pays à se libérer de l’influence de Moscou, comprennent une douzaine de lois visant à réduire les émissions de l’industrie, des transports et du secteur énergétique.

Les ministres des pays de l’UE tenteront jeudi de trouver des solutions pour surmonter leurs désaccords sur certaines des propositions les plus controversées, qui doivent être approuvées par une majorité de pays de l’UE et par le Parlement européen.

En tête de liste figure le projet d’un nouveau marché du carbone destiné à imposer des coûts aux émissions de CO2 provenant des transports et des combustibles de chauffage.

Un document préparatoire de la France, qui préside les réunions des ministres de l’UE jusqu’en juin, indique que les pays ont encore des « divergences de vues importantes » sur cette politique.

Les ministres examineront les moyens d’améliorer l’acceptabilité d’un tel système ou de le remplacer par d’autres mesures de réduction du CO2 si aucun accord ne peut être trouvé, indique le document.

Le nouveau marché du carbone n’entrerait pas en vigueur avant 2026, mais le débat sur cette politique s’est intensifié dans un contexte de flambée des prix de l’énergie au cours des derniers mois, alors que les gouvernements mettent en place des mesures d’urgence pour aider les citoyens à supporter la hausse des prix des combustibles fossiles.

Cette semaine, la Suède a annoncé qu’elle réduirait temporairement la taxe sur les carburants afin de freiner la flambée des prix, tandis que la France a offert aux automobilistes une remise sur l’essence.

Certains pays et législateurs européens s’opposent depuis longtemps au nouveau marché du carbone, qui, selon eux, risque d’alourdir la facture énergétique si les fournisseurs de carburant répercutent le coût du CO2 sur les consommateurs.

D’autres estiment que ce marché est nécessaire pour réduire les émissions du secteur des transports, qui ont augmenté ces dernières années, et celles des bâtiments européens, qui consomment beaucoup d’énergie et qui, si rien n’est fait, risquent de compromettre les objectifs de lutte contre le changement climatique.

La Commission européenne a proposé d’utiliser les recettes du marché pour soutenir les ménages à faibles revenus et investir dans les économies d’énergie et d’autres mesures visant à réduire les factures.

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