« La Deutsche Bank cherche 8 milliards d’euros !! » L’édito de Charles SANNAT

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Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

On vous le dira.

On vous le répétera jusqu’à l’écœurement car un mensonge répété 10 000 fois devient une vérité.

Tout va bien.

L’euro est « irréversible ».

Les banques ? Elles vont très bien merci.

Avec les profits qu’elles font, pensez donc, elles n’ont jamais été aussi solides.

Pourtant, lorsque l’on regarde les choses plus librement, sans la pression quotidienne et étouffante du prêt à penser politiquement correct auquel nous sommes tous censés adhérer sous peine de « mort » sociale, alors c’est un peu différent.

Celles et ceux qui lisent régulièrement Insolentiae savent que la Deutsche Bank, la plus grande banque allemande et accessoirement l’une des plus grandes banques européennes, ne va pas bien.

Banque allemande cherche 8 milliards… pour voir !

Ho, ce n’est pas un journal « complotiste », « fin-du-mondiste » ou encore « fasciste » qui en parle, non c’est La Tribune (il faut le dire à chaque fois, sinon le « décodex » du monde vous classe immédiatement dans les sites caca-boudin-qui-puent-beurk, nauséabonds, les « zeures » les plus sombres machin-toussa-toussa).

« La première banque allemande Deutsche Bank a annoncé vendredi commencer à préparer une possible augmentation de capital d’environ huit milliards d’euros ainsi qu’une mise en Bourse d’une part minoritaire de son activité de gestion d’actifs.

Deutsche Bank cherche à se recapitaliser. La première banque allemande a annoncé vendredi commencer à préparer une possible augmentation de capital d’environ huit milliards d’euros ainsi qu’une mise en Bourse d’une part minoritaire de son activité de gestion d’actifs. La banque «réalise des étapes préparatoires pour une éventuelle augmentation de capital d’environ 8 milliards d’euros et plusieurs éventuelles mesures stratégiques», écrit dans un communiqué, le groupe dont la santé financière est régulièrement source d’inquiétudes. »

Bon, il faut toujours y aller doucement, avec délicatesse. Il faut de la crème, beaucoup, et passer de la pommade pour que le mouton ne parte pas en courant. Pensez donc, 8 milliards… c’est si peu pour la très vertueuse Allemagne qui se permet tout de même de donner des leçons de bonne gestion au monde entier et particulièrement aux Grecs et aux Français.

D’ailleurs, souvenez-vous, la Deutsche Bank avait tellement prêté à la Grèce que depuis, il faut la recapitaliser sans cesse. Jamais il n’a été question de sauver la Grèce. Il fallait sauver les banques européennes du marasme grec et des monceaux de créances douteuses. C’est à cela uniquement que servent les plans d’aide pour la Grèce.

Mais tout le monde s’en fiche.

Bref, on y va par itération.

« La mise en œuvre de ces mesures «dépend des conditions de marché et de l’approbation du directoire et du conseil de surveillance», précise Deutsche Bank, estimant que «à ce stade, aucune décision n’a été prise» »

Évidemment… bien sûr… je rigole. On a un trou de 8 milliards mais on ne sait pas encore si on le comble ou si on le regarde grossir encore un peu. Je ne sais pas vous, mais moi j’hésite.

Rien ne va bien !

Vous l’avez compris, cette piqûre de rappel salutaire doit bien vous permette de ne pas oublier que ce n’est pas parce que pour le moment tout est calme que tout va beaucoup mieux.

La crise, qui est toujours la même depuis 2007, connaît des phases d’accalmie, puis des aggravations ponctuelles et parfois des crises paroxystiques où tout peut s’effondrer d’un instant à l’autre.

Jamais le système n’a été aussi instable, ce qui ne veut pas dire qu’en apparence tout ne semble pas… normal !

Situation financière compliquée

« Embarqué dans un vaste plan de restructuration, se traduisant par des milliers de suppressions d’emplois et l’abandon de certaines activités à risques ou peu rentables, Deutsche Bank a aussi vu son image fortement écornée et son bilan financier dégradé par de nombreuses poursuites judiciaires.

C’est la perspective de cette amende, qui au départ menaçait d’être deux fois plus importante, qui avait à l’automne fait naître un vent de panique sur la capacité de la banque à résister. Des rumeurs d’augmentation de capital, voire même d’un sauvetage public, ensuite démenties avaient alors circulé. Après de lourdes pertes nettes en 2015 et 2016, Deutsche Bank compte renouer avec des bénéfices en 2017. »

Il est fort peu probable que la Deutsche Bank aille mieux l’année prochaine, pour la simple et bonne raison qu’elle détient encore bien trop d’actifs de bien mauvaise qualité.

Ensuite, que pensez-vous qu’il arrive aux banques en cas d’explosion de l’euro ?

Que pensez-vous que les banques pourront faire ?

Il n’y a pas 36 solutions : soit elles meurent, soit elles imputent les pertes aux épargnants.

Au final, ce sont toujours les épargnants, les gens, les vrais, vous et moi qui payons le coût des crises.

C’est pour cette raison que j’ai rédigé pour vous le Guide Spécial Placements 2017 : avec presque 90 pages, il aborde de façon exhaustive l’ensemble des placements à votre disposition et les risques associés à chacun. À noter une nouveauté de taille cette année, la partie consacrée à l’achat d’or, la manière de s’y prendre et les pièges à déjouer dans ce secteur qui, disons-le, reste opaque pour la majorité des épargnants.

Pourquoi en parler ? Parce que nous vivons à mon sens l’un des derniers points d’entrée sur les métaux précieux en général et l’or en particulier. C’est, je pense, dans les prochaines semaines et mois que tout se joue. Si les Pays-Bas sortent de l’euro, la France risque fort de suivre. L’euro ne peut pas survivre à la sortie de la France.

Il est stupide de croire que l’Allemagne maintiendrait l’euro uniquement avec les bras cassés économiques du sud de l’Europe !

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

Source : Insolentiae.com