Or : en attente de nouvelles de la FED ce mercredi (Thomson)

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lingots d'or pur

En principe, la concurrence est un phénomène positif. Mais lorsqu’il s’agit de gouvernements qui sont engagés dans un concours de celui qui empruntera le plus d’argent sans rémunérer ses créanciers… Ce n’est plus très sain.

Voici le graphique quotidien de l’or. La prochaine réunion clé de la FED est programmée pour aujourd’hui. Il est très peu probable que la FED fasse quoi que ce soit pour mettre des bâtons dans les roues d’un gouvernement qui affiche désormais un désir insatiable de création monétaire et de crédit. En cas de statu quo, cela sera-t-il suffisant pour pousser le cours de l’or à la hausse ? Peut-être. Mais je conseille aux investisseurs d’attendre l’impulsion haussière plutôt que de tenter de l’anticiper.

La figure en triangle qui se dessine sur le graphique est probablement négative. Si c’est une tendance baissière qui devait se matérialiser pour briser le triangle, l’or pourrait baisser jusqu’à 1.775-1.800 $.

En bref : il est préférable d’utiliser l’analyse technique avant de prendre une décision. À savoir d’attendre des plus hauts plus élevés et des plus bas plus importants avant de conclure que la correction est finie.

Quid des actions minières ? Examinons le graphique du GDX :

En cas de creux en dessous de 39 $, on assistera probablement à une baisse plus prononcée. Mais cela serait probablement le résultat d’un massacre général sur les marchés actions américains.

Le gouvernement n’a pas de réserves. À chaque crise qui se présente, il emprunte toujours plus de monnaie de singe créée de façon électronique par une banque centrale ravie de s’exécuter. En résumé, toute correction plus sérieuse de l’or devrait être de courte durée, pour ensuite propulser le métal vers de nouveaux records sur fond de dévaluation.

Pouvoir d’achat en berne aux États-Unis

Malheureusement, la plupart des investisseurs dans les marchés actions américains ressemblent à ces bons à rien qui ne veulent pas travailler. Ils sont prêts à acheter en cas de hausse ou de creux, car ils savent que le gouvernement et la banque centrale voleront à leur rescousse en cas de problème.

Tout ceci alors que le citoyen américain moyen est qualifié de loser s’il n’a pas les moyens de payer ses soins de santé. Des études ont montré qu’en 1963, une maison coûtait en moyenne de 8 années de salaire. Aujourd’hui, cette moyenne est de 34 ans ! 8 ans, c’est désormais l’échéance de nombreux crédits auto. Et celle-ci arrivée, la voiture ne vaut presque plus rien.

Cela n’empêche pas le gouvernement américain d’appeler cela « la plus forte économie de tous les temps ». Une ode à la folie, en quelque sorte.

Au Japon, la Banque centrale est désormais le plus gros investisseur de la bourse locale. La Banque centrale suisse possède un énorme portefeuille d’actions internationales achetées avec des billets sortis de sa photocopieuse. La FED a fait un QE pour acheter des obligations corporate d’entreprises zombies. Ce n’est donc probablement qu’une question de temps avant de voir la FED devenir le plus gros actionnaire de la Bourse US. Malheureusement, c’est ce qu’on appelle le capitalisme aujourd’hui.

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Moyenne mobile à 50 jours, nouveau plancher de l’or ?

Stewart Thomson reste indécis quant à la direction que prendra l’or dans les semaines à venir. Cela dit, il y a un paramètre technique qui suggère que, sous réserve d’absence de krach boursier de type mars 2020, l’or pourrait se maintenir confortablement au-delà des 1.900 $.

Comme on peut le voir sur le graphique ci-dessus, la moyenne mobile à 50 jours du graphique quotidien fait office de zone de support presque infranchissable depuis la déconfiture du mois de mars. Le triangle reste néanmoins une menace. La FED pourrait résoudre ce dilemme du triangle dans les heures qui suivent.