Or : énorme signal d’achat sur le RSI, avertit Stewart Thomson

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Observez le graphique hebdomadaire crucial de l’or. Le métal jaune consolide ses positions après s’être frotté au seuil de résistance substantiel des 1.800 $. En 2012, nous avions connu de grosses fluctuations autour de cette zone de résistance, pour ensuite connaître une baisse de l’or qui avait déçu les investisseurs.

Mais contrairement à ce qu’il s’était passé à l’époque, le roi des actifs pourrait être en train de dessiner une figure en fanion bullish. L’or pourrait ainsi se diriger vers les 2.000 $, puis même vers les 3.000 $, dans un délai relativement court.

Voici l’un des graphiques les plus impressionnants qui soient. La plupart des analystes estiment que lorsque l’oscillateur RSI est supérieur à 70, le marché est suracheté. S’ensuit alors une baisse.

C’est vrai sur les graphiques à court terme, mais cet indicateur technique est parfois démenti sur les graphiques trimestriels, par exemple. Il peut même s’agir d’un signe bullish. En ce qui concerne l’or, un RSI qui passe à plus de 70 est historiquement un signe ultra bullish. À chaque fois que cela s’est produit, nous avons connu des hausses de plusieurs centaines de pour cent !

Vu l’incroyable optimisme qui se dégage de ce graphique de l’or à long terme, tous les investisseurs devraient posséder des positions clés sur le métal jaune au lieu de se contenter de le considérer en tant qu’outil de trading. Les traders à court terme y gagneront à posséder de l’or physique en plus de leurs positions sur les marchés dérivés.

Les Américains n’ont plus épargné ainsi depuis les années 80

Après tout, l’or, c’est la monnaie ! L’argent papier, c’est la dette. Les citoyens américains semblent s’inquiéter de constater que la préoccupation de leur gouvernement semble être une volonté de toujours creuser plus sa dette, que les marchés actions apaisés par la FED sont le reflet du bien-être financier des citoyens, ce qui est évidemment faux.

Les médias dominants, de gauche comme de droite, souhaitent que les citoyens dépensent leur argent et s’endettent. L’objectif est de permettre au gouvernement de se vanter d’une croissance solide, tout en ignorant les piles de dettes qui furent nécessaires pour la générer.

Les citoyens commencent à se rebeller. Ils semblent avoir pris les choses en main en se mettant à épargner pas uniquement pour les périodes difficiles, mais pour la prochaine crise. Celle-ci est inévitable, vu la mentalité absurde de tous les bords politiques américains à recourir constamment au crédit.

Les taux négatifs favorisent l’endettement public sans aider le citoyen. Avec une dette à des niveaux déjà dramatiques, un gouvernement aux pouvoirs renforcés qui creuse davantage son déficit n’est pas bon pour la croissance. Cela sème les graines d’une catastrophe économique.

Le citoyen comprend cette réalité inquiétante. Le taux d’épargne américain autour de 12 % est déjà similaire à celui de la Suisse en 2020. Ce n’est pas rien.

On peut voir une figure tête et épaules inversées sur le graphique du ratio cours/bénéfices du S&P 500. Des poids lourds de la gestion avertissent déjà que la bourse américaine est surévaluée. Que se passera-t-il quand ce P/E atteindra mon objectif situé autour de 30 ? Vont-ils la qualifier de bulle de la Compagnie de la mer du Sud 2.0 ? (…)

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