Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a annoncé un plan économique de 16 milliards d’euros (17,5 milliards de dollars) comprenant des aides publiques et des prêts pour aider les entreprises et les ménages à faire face à la forte hausse des coûts de l’énergie due à la guerre de la Russie en Ukraine.
Le plan prévoit des réductions d’impôts pour un montant de 6 milliards d’euros (6,5 milliards de dollars) et une aide supplémentaire de 10 milliards d’euros (10,9 milliards de dollars) de la part de la banque publique de développement ICO, a déclaré M. Sanchez à des chefs d’entreprise à Madrid lundi.
Le gouvernement entend réduire le prix de l’essence et du diesel pour tous les consommateurs de 20 centimes d’euro par litre (74 centimes par gallon). L’État contribuerait à hauteur de 15 centimes d’euro par litre (55,5 centimes par gallon) et les compagnies pétrolières à hauteur de 5 centimes d’euro (18,5 centimes par gallon).
Les mesures s’appliqueraient initialement jusqu’au 30 juin et devraient être officiellement approuvées par le Conseil des ministres mardi.
Pendant ce temps, l’Espagne et le Portugal cherchent à découpler le prix de l’électricité de celui du gaz.
Les deux pays doivent présenter cette semaine à la Commission européenne un plan sur la réduction du prix de référence du gaz naturel, qui sert à calculer le prix de l’électricité.
Des réglementations spéciales
Lors d’un sommet de l’Union européenne qui s’est tenu vendredi à Bruxelles, les deux pays avaient négocié des réglementations nationales spéciales pour le plafonnement du prix du gaz afin de rendre l’électricité moins chère.
Avec ce train de mesures, Madrid espère apaiser le mécontentement qui se manifeste. Outre la hausse des prix de l’énergie, les consommateurs et les entreprises doivent faire face à des goulets d’étranglement en matière d’approvisionnement en raison des protestations des chauffeurs routiers.
Le gouvernement avait déjà convenu avec les représentants de l’organisation des entreprises de camionnage espagnoles, la CNCT, de subventions s’élevant à environ 1 milliard d’euros (1,1 milliard de dollars).
Toutefois, le président de la Plate-forme de défense du secteur des transports, Manuel Hernandez, qui avait appelé aux manifestations et n’est pas membre de la CNCT, a qualifié ces subventions de « miettes et de cacahuètes ».
Les protestations se poursuivront la troisième semaine jusqu’à ce qu’une meilleure offre soit faite, a-t-il déclaré.

