• L’or a clôturé en modeste hausse ce vendredi, juste en dessous de 1.839 $ après avoir atteint un plus haut de 1.846 $ et un plus bas de 1.826 $. Depuis l’ouverture de la session asiatique de ce lundi, le métal jaune se replie. Tandis que l’on se dirige vers l’ouverture des marchés européens, l’or s’échange à environ 1.830 $ l’once.
  • Du côté des dossiers chauds du moment, toujours pas de fumée blanche. Du côté du Brexit, les négociations ont été prolongées, ce qui fait renaître l’espoir d’un accord avant la date butoir du 31 décembre. En ce qui concerne le budget et le plan de stimulation aux États-Unis, c’est toujours l’impasse. Un financement d’une semaine a été décidé afin d’éviter la fermeture des services publics américains. Le président Trump souhaite envoyer une nouvelle salve de chèques de 1.200 $ et le vote d’un plan d’aide. Ce qui pourrait être son cadeau d’adieu.
  • Cette semaine dispose du potentiel de faire bouger les métaux précieux. Outre le Brexit et le plan de stimulation US, il y a les derniers développements de la pandémie, une réunion de la FED ainsi que le comptage des votes du collège électoral américain ce lundi. Après quoi, les choses devraient être plus calmes alors que tout le monde se prépare aux fêtes de fin d’année.
  • À combien va clôturer l’or en 2020 ? Selon Peter Hug, directeur du trading de Kitco, le métal jaune pourrait récupérer jusqu’à 1.920 $ d’ici Noël. « Je pense que l’or va recapturer les 1.850 $ cette semaine. Je pense même que les 1.925 $ pourraient être testés d’ici Noël« , a-t-il déclaré. Même si les stimulations fiscales américaines pourraient être reportées après le Nouvel An, les politiques monétaires restent positives pour le métal jaune. « Les stimulations sont, bien entendu, très importantes aux yeux du grand public, mais d’un point de vue macro les banques centrales restent très accommodantes. Elles doivent tout faire pour maintenir l’économie à flot, ce qui est positif pour l’or« , a-t-il expliqué. Selon lui, le plus gros risque qui pèse sur l’or est une correction généralisée, à l’instar de ce qui s’est passé en mars.
  • Selon Sean Lusk, codirecteur de Walsh Trading, la saisonnalité est désormais du côté de l’or à partir de cette semaine. « Les facteurs saisonniers vont commencer à jouer, tôt ou tard, a-t-il déclaré. La faiblesse récente fut provoquée par les spéculateurs, les gestionnaires, ils ont retiré quelques billes. Mais nous n’avons pas franchi des niveaux majeurs. » Selon lui, l’or va continuer de s’apprécier jusqu’à la fin de l’année. « Il s’agira d’un processus lent qui nous mènera jusqu’à 1.850-1.900 $. »
  • Thomas Kaplan est un milliardaire qui a une affinité pour les métaux précieux. S’il parie principalement sur l’argent métal (il pense qu’il pourrait dépasser les 100 $ l’once), il aime également l’or. Selon lui, la 3e phase de ce marché haussier séculaire de l’or le portera « bien au-delà de son plus haut récent« . La pandémie a permis au grand public de comprendre la valeur précaire de l’argent papier. Et si on ajoute à cette dévaluation une baisse de la production d’or qui devrait s’élever à 5 % par an dans les quelques années à venir, selon Barrick, on obtient tous les ingrédients pour une « tempête parfaite« .