• Sale journée pour les bulls de l’or en ce lundi 23 novembre. L’or a connu une nouvelle glissade précipitée qui l’a propulsé jusqu’à environ 1.830 $ l’once. Après avoir défendu à de multiples reprises les 1.850 $ avec succès, le barrage a donc cédé. À court terme, le contexte est désormais grandement bearish. Les analystes ne parlent plus de rebond, mais du prochain seuil de résistance qui pourrait mettre fin à l’hémorragie. Au moment de la rédaction, l’or s’échange à environ 1.827 $.

  • Les nouvelles positives concernant les vaccins en cours d’approbation ont déclenché une nouvelle vague d’optimisme (ou d’euphorie, c’est selon). De nouveau, la Bourse ne semble pas préoccupée par l’endettement massif des pays, les conséquences de la récession qui doivent encore se matérialiser, la pandémie qui continue de gagner du terrain… En partant du principe que ces vaccins soient efficaces sans effets secondaires, il faudra encore convaincre la population de se faire vacciner massivement (de 60 à 85 % de la population). Le mouvement antivaccin est important. Chez les gens qui ne partagent pas ces idées, il pourrait également y avoir des réticences à se faire vacciner avec un produit développé dans l’urgence.

  • Jusqu’où l’or va-t-il baisser, c’est donc la question. Désormais, la prochaine zone à surveiller est celle des 1.808 $. Soit la moyenne mobile à 200 jours du métal jaune. Après quoi, il y a les fameux 1.785 $ de Stewart Thomson, qui devrait représenter une zone d’achat substantielle pour les investisseurs qui souhaitent se positionner sur les métaux précieux. Le malheur des uns fait le bonheur des autres, comme on dit. Pour les personnes à la recherche d’un point d’entrée, cette correction est une aubaine.

  • De son côté, la FED continue de maintenir que les taux resteront à des niveaux planchers pendant des années. Hier, c’est le président de la FED de Chicago qui a fait une sortie allant dans ce sens. Charles Evans a déclaré ce lundi que beaucoup de temps sera nécessaire pour que l’économie américaine se relève de la crise du coronavirus. Selon lui, les taux devraient rester bloqués à zéro jusqu’à 2023-2024. Cela semble un minimum. N’oublions pas qu’après la crise de 2008, la FED avait mis 7 ans à relever son taux directeur.

  • Selon Chris Vermeulen, les 1.810 $ sont une zone cruciale. Si l’or s’avère incapable de se maintenir au-dessus de ce niveau sur base d’une clôture hebdomadaire, la correction pourrait propulser le métal jaune jusqu’à 1.600 $. Soit son prix, grosso modo, du début de l’année, lorsque l’on commençait à peine de parler du problème du Covid à Wuhan. Il s’agirait d’une réaction outrancière, donc d’une opportunité.