• Les analystes annonçaient une résistance importante à 1.850 $. Au final, il aura simplement fallu ce qui est perçu comme l’imminence d’un plan de stimulation américain pour permettre au métal jaune de transpercer ce niveau de résistance. L’or évolue actuellement au-delà de 1.860 $. L’argent s’échange quant à lui à plus de 24,6 dollars l’once.
  • On ignore encore quelle sera l’ampleur de ce plan. Des 900 milliards proposés, on pourrait passer à 500 milliards. Cela ne serait néanmoins qu’un zakouski dans l’attente de la prise de fonction de Joe Biden. Outre des aides additionnelles qui seront plus que probablement adoptées l’année prochaine, les démocrates ont d’autres projets dans leurs cartons. Chuck Schumer, par exemple, a réitéré sa demande envers le président élu d’annuler 50.000 $ de tous les crédits étudiants. Il l’a exhorté à ne pas chercher l’approbation du Congrès en signant un tel décret dès son entrée en fonction.
  • Ce regain de forme de l’or rend les prévisions bullish pour 2021 plus plausibles. Selon Frank Holmes, le métal jaune pourrait très bien s’apprécier de 40 % l’année prochaine. Il estime qu’un objectif à 2.200-2.600 $ est tout à fait réaliste.
  • D’un point de vue technique, Tom Fitzpatrick explique que le prochain niveau de résistance majeure est à 1.878 $ (moyenne mobile à 55 jours). L’or devra ensuite s’affranchir de la zone des 1.931 $, qui correspond à la ligne de tendance descendante formée par les 2 derniers plus hauts du métal jaune. Si le métal parvient à franchir ces 2 niveaux de résistance, il retestera alors 1.966 $, soit son plus haut de novembre (voir graphique ci-dessous).
  • Standard Chartered s’attend à ce que l’or dépasse à nouveau les 2.000 $ d’ici quelques mois. La banque admet qu’il y aura quelques obstacles en route, mais elle pense qu’ils seront franchis au final. Selon son analyste Suki Cooper, l’or a été survendu. Il ne s’agit pas nécessairement d’une mauvaise chose, vu que les mains faibles ont été éliminées. Selon elle, le métal jaune devrait à nouveau franchir la barre des 2.000 $ d’ici le premier trimestre 2021. Malgré la volatilité, elle relève également que le marché de l’or reste très liquide. Il l’est bien plus par rapport aux marchés actions et obligataires.
  • Dans son dernier commentaire hebdomadaire, BlackRock estime, comme Bill Dudley, que le marché sous-estime l’inflation à venir. Le hedge fund est néanmoins optimiste pour les actions l’année prochaine. Tout simplement parce que la hausse de l’inflation ne sera pas suivie par un relèvement des taux vu la nouvelle politique d’inflation moyenne de la FED. En principe une reprise traditionnelle pousse les taux obligataires à la hausse. Mais selon BlackRock, cela ne sera pas le cas en raison des engagements pris par la FED. Les actifs risqués devraient donc en profiter. Tout comme l’or, pour les mêmes raisons, mais cela, BlackRock ne le mentionne pas.